Comédien confirmé ou encore en évolution, Chris O'Donnell fait partie de ces acteurs à la filmographie solide mais encore trop souvent considéré comme un second rôle. Son rôle principal dans le spin-off "NCIS : Los Angeles" pourrait changer la donne si la série confirme le succès de son lancement. Retour sur la carrière fournie d'un acteur qui peut encore aller plus loin...

Entre son premier film en 1990 et 1996, l'acteur tourne dans pas moins de onze longs-métrages et souvent entouré d'actrices et acteurs prestigieux :
Al Pacino,
Matt Damon,
Marie-Louise Parker,
Ben Affleck,
Brendan Fraser,
Jessica Lange ou
Tommy Lee Jones...
Le rôle qui le révèle au grand public est celui de Charlie Simms (son quatrième sur grand écran) dans
Le Temps d'un week-end, où il partage l'affiche avec
Al Pacino. Il y incarne un étudiant cherchant à se faire un peu d'argent en s'occupant d'un aveugle (
Pacino). Son interprétation lui vaut une nomination aux
Golden Globes et une place dans la liste des 12 nouveaux acteurs prometteurs de 1992 dans le magazine
Screen World. Par la suite, il joue les avocats avec
Gene Hackman (
L'Héritage de la haine), les justiciers avec
Val Kilmer (
Batman Forever) et les fugitifs avec
Drew Barrymore (
De l'amour à la folie). Au fil des rôles, il dévoile un palette assez large...
Sur les onze films qu'il tourne jusqu'en 1996, six sont des films dits
"d'époque", situés dans des passés plus ou moins proches. Dans les années 50, il incarne un jeune irlandais impliquée dans une relation houleuse avec
Minnie Driver (
Le Cercle des amies), retrouve
Jessica Lange dans
Blue Sky et joue le jeune lycéen d'une école prestigieuse confronté à l'arrivée d'un élève juif (
La Différence)... Il revêt le costume de l'écrivain
Ernest Hemingway pour les beaux yeux de
Sandra Bullock (
Le Temps d'aimer) et se glisse dans la peau d'un jeune homme en Alabama pour le film
Beignets de tomates vertes. Il voyage même au 17ème siècle en fougueux d'Artagnan dans
Les Trois mousquetaires.
Cette diversité aide l'acteur à se constituer un fond de jeu solide, couplé à une notoriété renforcée par sa participation à la franchise "
Batman" en 1995. Mais cette franchise n'est pas forcément l'
"aubaine" dont chaque acteur rêve dans sa carrière...