Rencontre avec le renommé producteur Mark Gordon, derrière les manettes du film-catastrophe "Le Jour d'après". De l'art de donner naissance à un blockbuster...
Il a produit des "musts" du film d'action comme
Speed ou
Le Chacal, il a suivi
Steven Spielberg pour
Il faut sauver le soldat Ryan et
Sam Raimi pour
Un plan simple :
Mark Gordon est l'un des producteurs hollywoodiens les plus renommés. Quatre ans après
The Patriot, le chemin de la liberté, il retrouve
Roland Emmerich pour le film catastrophe
Le Jour d'après. Rencontre.
Quatre ans après "The Patriot", vous retrouvez Roland Emmerich...
Mark Gordon : C'est un plaisir de retravailler avec Roland. Surtout avec un film aussi intéressant, qui dénote des films catastrophe traditionnels. Losque
Roland est venu me parler de cette histoire, j'ai tout de suite été séduit. Il venait de lire un ouvrage évoquant le phénomène de l'effet de serre et les dangers que celui-ci pourrait avoir sur l'environnement. Il était totalement emballé par ce sujet et souhaitait vivement réaliser un long-métrage à partir de ce thème, écrire une fiction à partir d'un scénario catastrophe qui reposerait sur des bases scientifiques crédibles. Comme la Fox a elle aussi été très vite en phase avec nous, tout s'est enclenché très rapidement. De manière étonnante même, puisque je le répète, le film est assez osé pour un film de ce genre...
Justement, on sent dans le film une critique sous-jacente de la non-action du gouvernement américain actuel au niveau de l'environnement. Avez-vous décidé dès le départ d'égratigner de la sorte la politique de votre pays ?
C'est venu au gré de l'écriture. Mais nous n'avons pas vraiment "voulu" critiquer la politique américaine. Nous avons juste usé d'un peu d'ironie pour faire prendre conscience aux gens que la situation écologique dans le monde est assez préoccupante. Nous leur disons :
"Notre film est une fiction mais, au contraire de nombre de films catastrophes, les événèments décrits peuvent arriver dans un futur plus ou moins proche." Si notre film peut à la fois distraire les gens et leur faire comprendre que le danger est bien réel, presque à portée de main, nous aurons réussi notre pari. Tout est un peu éxagéré, c'est un film, mais c'est basé sur des bases scientifiques réelles. Alors, OK, nous avons un peu égratigné les américains, mais c'est de bonne guerre...
Quels sont vos projets ? La continuité dans le film d'action ou un cinéma plus "apaisé" ?
En ce qui concerne mes productions, je tiens d'abord à souligner que peu importe le genre. L'histoire est à mon sens prédominante. Ainsi, nous avons déjà un nouveau un script de qualité avec
Roland, et il se pourrait donc que je retravaille donc très vite avec lui. C'est un projet sur la vie du pharaon égyptien Toutankhamon. Comme j'aime bien me diversifier et m'intéresser aux destins de personnages atypiques, j'ai accepté de produire le nouveau film de
Lasse Hallström, qui raconte la vie du séducteur italien Casanova. Enfin, nous mettons actuellement la touche finale au film d'action
Hostage, avec
Bruce Willis (réalisé par le Français Florent Emilio Siri, à qui l'on doit Nid de guêpes, NDLR).
Propos recueillis par Clément Cuyer
- -