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    "Dreamgirls" par Beyoncé et Jamie Foxx
    23 mars 2006 à 07:00
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    "Dreamgirls", ou l'oeuvre de Diana Ross et ses Surpremes. Beyoncé Knowles, Jamie Foxx et la "Nouvelle Star" Jennifer Hudson nous en disent plus sur cet événement musical du début 2007...

    A la rencontre des Supremes. Après Ray Charles et Johnny Cash, et avant Chet Baker et , Hollywood revient sur un nouveau destin musical, celui de Diana Ross, figure incontournable du label Motown dans les années soixante. Ce projet, Dreamgirls, adaptation d'un célèbre spectacle musical de Broadway supervisée par producteur David Geffen et DreamWorks, a été confié à Bill Condon, réalisateur remarqué de Dr Kinsey. A l'occasion d'une exposition conscarée aux costumes du film organisée à Los Angeles, AlloCiné a pu y croiser le trio Beyoncé Knowles / Jamie Foxx / Eddie Murphy, ainsi que la "Nouvelle Star" Jennifer Hudson, gagnante de l'émission American Idol. Morceaux choisis...

    AlloCiné : Jennifer, vous venez de sortir gagnante de la dernière saison de American Idol et maintenant vous décrochez ce rôle parmi un groupes d'acteurs majeurs. On dirait que le rêve continue pour vous...
    Jennifer Hudson :Oui, c'est tout simplement "trop", et je dois me pincer tous les jours pour me convaincre que je ne rêve pas, que tout cela ne va pas s'arrêter à l'instant. Pour moi, c'est une occasion unique, car dans ce film je joue la comédie et je chante également. Je suis d'abord une chanteuse par formation mais après cette experience, je suis vraiment tombée amoureuse du métier d'actrice donc je vais m'efforcer de mener de front les deux.

    Vous êtes la nouvelle star du groupe. N'est-ce pas un peu intimidant de se retrouver face à Beyoncé par exemple ?
    Jennifer Hudson : Pendant quelques secondes, c'est vrai que je me suis sentie toute petite et que je me suis demandée s'ils ne s'étaient pas trompé de personne en me signant pour cette production. Mais très vite, quand j'ai compris la gentillesse et la générosité de tout le monde, je me suis vite sentie plus à l'aise et cela m'a permis de mieux me concentrer afin de donner le meilleur de moi-même.

    Beyoncé, quel effet cela fait-il de se retrouver entre Jamie Foxx et Eddie Murphy ?
    Beyoncé Knowles : Et n'oubliez pas de mentionner aussi la presence de Danny Glover et de Anika Noni Rose, une actrice très connue pour son travail à Broadway sur Caroline et Change. Pour moi, c'est vraiment le résultat de plusieurs années de travail passées à convaincre Hollywood que je ne suis pas qu'une chanteuse, mais également une actrice. Ce film m'offre la possibilité de prouver que j'ai un répertoire large au niveau dramatique : on passe du drame à la chanson à la comedie, et à chaque fois j'ai dû chercher en moi les émotions adéquates pour donner vie à ce personnage. Et puis, travailler avec des acteurs de génie comme Jamie Foxx et Eddie Murphy, dont j'étais une fan quand j'étais jeune, cela vous donne encore plus de courage pour affronter les difficultés de votre rôle. J'ai apris énormément d'eux et cela me servira le reste de ma carrière. J'ai notamment appris à rester toujours calme et cool. Il ne faut jamais perdre son cool dans la vie...

    Etant vous-même chanteuse, on imagine que vous vous êtes identifiée au rôle ?
    Beyoncé Knowles : Tout à fait, même si ce qu'elle vit fut beaucoup plus sévère que la réalité qu'il m'a fallu affronter pour réussir. Dans mon cas, j'ai toujours eu autour de moi une famille unie qui m'a soutenue pas à pas. Tandis que mon personnage, elle, n'a pas cette chance et qu'elle se rend vite compte du coupe-gorge qu'est le monde du showbusiness ! Mais elle va prendre du poil de la bête, sortir les griffes et se battre pour arriver à ses fins...

    Jamie, on vous a vu partout depuis deux ans, entre l'Oscar, vos succès, votre disque... Quelle est votre prochaine ambition ? Quels rêves vous reste-t'il à assouvir ?
    Jamie Foxx : Et bien je crois que j'ai dépassé toutes les réalités de tous les rêves que je n'ai jamais eu. Franchement, je ne m'attendais pas du tout à tant de succès et je ne comprends toujours pas ce qui m'est arrivé. Car c'est vrai qu'en travaillant dur, on arrive toujours quelque part... Mais à ce point, c'est vraiment que quelqu'un m'aime tout là-haut... Alors maintenant, je prends la vie comme elle vient, tranquille, en paix.

    Comment avez-vous approché ce rôle, celui d'un manager qui va prendre sous ses ailes trois chanteuses et en faire des stars ?
    Jamie Foxx : Comme tous les rôles que j'accepte de jouer, avec intégrité et honnêteté. C'est vrai que j'y ai mis pas mal de moi-même, d'autant que ma profession de chanteur me fait vraiment comprendre ce que ce personnage pense et comment il agit. Le showbiz et le monde de la musique me sont devenus des unievsr très familiers.

    "Dreamgirls" parle de succès, de gloire... Que vous a apporté votre propre succès ?
    Jamie Foxx : J'ai eu de la chance, car cela m'a ouvert les yeux sur ce qui compte vraiment comme la famille, les amis... Et puis j'ai appris à ne pas tomber dans le panneau de la facilité. Quand vous avez du succès, c'est trop facile de n'accepter que des films avec des centaines de millions de dollars de budget avec plein de monstres en images de synthèse. Au contraire, j'ai appris à rester humble et à prendre des rôles, comme mon rôle dans Dreamgirls, qui me touchent au plus profond de moi. Une de mes amis, Helen Berkin, m'a toujours dit: Fais gaffe à ne pas chaser l'argent, sinon je vais te donner des baffes !". Et c'est vraiment ce que j'essaye de faire : de ne pas penser à l'argent mais à mon coeur, à ce qui l'anime et le fait vibrer. Il ne faut surtout pas la ramener quand on a du succès car c'est aussi une affaire de chance et pas seulement de talent...

    Il semble qu'il y a vraiment une explosion de talent noirs à Hollywood. Est-ce le signe d'un changement ?
    Jamie Foxx : Oh, oui ! Dans les années 70, il n'y avait que Richard Pryor, dans les année 80 il n'y avait que Eddie Murphy mais depuis les années 90, on ne compte plus le nombre de Stars black comme Chris Rock, Chris Tucker, Will Smith, moi-même et je crois que l'on ne va pas s'en arrêter là. Le visage de l'Amérique, la couleur de ce visage change. Et c'est tant mieux pour nous tous...

    Propos recueillis par Emmanuel Itier en février 2006 à Los Angeles


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