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    Décès du réalisateur japonais Shohei Imamura
    30 mai 2006 à 12:00
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    Le cinéaste japonais Shohei Imamura, deux fois Palme d'Or avec "La Ballade de Narayama" et l'"Anguille", est décédé ce mardi 30 mai à l'âge de 79 ans.

    La disparition d'une légende du cinéma japonais. Le réalisateur japonais Shohei Imamura, qui fait partie du cercle restreint des cinéastes ayant remporté deux Palmes d'Or, pour La Ballade de Narayama et L'Anguille, s'est éteint ce mardi à l'âge de 79 ans.

    Des débuts entre truands et prostituées

    Issu d'une famille bourgeoise, Shohei Imamura fréquente, par révolte et goût du théâtre, les milieux des petits truands et des prostituées. A partir de 1951, il travaille successivement pour Schochiku et Nikkatsu, deux grands studios japonais où il officie en tant qu'assistant réalisateur. En 1958, il réalise son premier long-métrage, Desir vole, où s'esquissent déjà les interrogations récurrentes de son cinéma.

    Un observateur de la société japonaise

    Les thèmes qu'il affectionne particulièrement sont les traditions villageoises et la réflexion sur la société japonaise, avec notamment Profond Desir des dieux (1968) et La vengeance est a moi (1979). Shohei Imamura s'interroge également sur le traumatisme de la Seconde guerre mondiale et sur la présence des militaires américains sur le sol nippon dans Histoire du Japon racontee par une hotesse de bar (1970) et Pluie noire (1989). Sur le même thème, il livre des documentaires comme En suivant ces soldats qui ne sont pas revenus (1971).

    Deux Palmes d'Or pour une légende

    L'autre aspect important de son oeuvre, c'est la place accordée à des femmes confrontées à leur destins, comme dans Ces dames qui vont au loin (1975), Eijanaika (1981) ou La Ballade de Narayama (1983). Ce dernier film lui vaut la Palme d'Or au Festival de Cannes, une récompense qu'il obtiendra une seconde fois pour L' Anguille, en 1997 (ex-aequo avec Le Goût de la cerise). La même année, il tourne Kanzo Sensei. En 2001, il réalise De l'eau tiède sous un pont rouge puis est l'un des auteurs du film collectif 11'09'01: September 11. Shohei Imamura, grande figure de la "Nouvelle vague" japonaise, était considéré comme le plus grand réalisateur vivant du pays depuis la disparition d'Akira Kurosawa.

    Clément Cuyer avec AFP
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    Commentaires
    • silvain92
      Personnellement "l'anguille" ne m'avait pas bouleversé plus que ça, par contre "pluie noire" est un film majeur et indispensable.
    • Yohan Marques
      C'est une bien triste nouvelle qui vient gacher la joie d'avoir assister à un bien beau festival ! Que le hasard est sinistre parfois ! Imamura s'en est allé au paradis des grands du cinéma ! Sayonara :hello:
    • Bollareck
      Sayonara, Imamura Sensei. :( Dire que je n'aurai pas vu un seul de ses films de son vivant ...
    • otarierom
      nooooooooooooooooooooooooooon celui qui m'a fait découvrir le ciné asiat et l'aimer l'anguille :love2: :love2: :love2: :love2: :love2: :love2: :( :( :( :( :( :( :cry: :cry: j'espère qu'on aura droit à une rétro du coup et une photo allociné au moins :(
    • Jacke
      Merci a ce grand realisateur , je n'ai vu que L'Anguille mais j'en garde un souvenir emu, une histoire simple narrant la complexite de la vie melee a sa poesie.
    • CrystallineGreen
      :( Je me souviendrai toujours de son superbe film passé inaperçu à sa sortie "De l'eau tiède sous un pont rouge".Et bien sur l'Anguille... :hello: Farewell... :(
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