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"Un long dimanche de fiançailles" est américain
21 août 2007 à 17:10
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Pas de double nationalité pour "Un long dimanche de fiançailles " : le Conseil d'Etat a finalement décidé que le film de Jean-Pierre Jeunet était bel et bien un film américain, qu'il le veuille...or not.

Green Card pour Un Long dimanche de fiançailles, qui obtient (bien malgré lui) la nationalité américaine. Malgré un casting presque entièrement français (Audrey Tautou et Gaspard Ulliel en tête) , le film de Jean-Pierre Jeunet n'a pas convaincu le Conseil d'Etat et sera donc maintenant considéré comme une production américaine. Considéré jusque là comme français, il avait à ce titre remporté cinq Césars.

Crise d'identité

Le débat autour de la nationalité du film était avant tout une question d'euros (ou de dollars). Un Long dimanche de fiançailles, produit par 2003 Productions, avait dans un premier temps obtenu une subvention de 8 millions d'euros de la part du CNC, en tant que production européenne. Mais il avait été reconnu que c'est Warner Bros, bien que ne détenant que 34% de la société, qui dirigeait véritablement le projet : la subvention avait alors été annulée une première fois par le tribunal administratif de Paris, décision aujourd'hui confirmée. Condamnée pour la seconde fois, la société 2003 Productions devra verser 3000 euros au SPI (Syndicat des Producteurs Indépendants) et à l'API (Association des Producteurs Independants). De là à rendre les Césars...

Nicolas Sykas avec le Film Français
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  • "Un long dimanche de fiançailles" : l'agrément annulé
  • "Un long dimanche de fiancailles" n'est plus français !
Commentaires
  • CMARCHAND
    Le conseil d'Etat a tranchées.
  • Ierons
    n'importe quoi ... :sarcastic: ça s'rait une daube i diraient que c francais ... Un long dimanche ... est un bijoue du cinéma français ! qu'on le veuille ou non ! :p
  • baptiste_33
    pas mal la news !! y a rien!
  • Jim-Block
    kes k'on s'en fout
  • nagui
    Et Nous, tu croit que ton Post nous Intéresse ? Allez, Dégage ! Dommage, Mais, on sait bien que l'Argent ouvre toutes les portes... :crazy:
  • mrtoo
    Parle pour toi mec!! Sinon c'est completement débile!! On sait bien que ce film est largement plus francais que américain, même les techniciens sont francais! Il doit y avoir que 2 acteurs américains dans le film le réalisateur est francais et la mageur production est francais (il y a pas que Warner bros!!)le film a été tourné en francais... Ah ils en profitent bien les américains il est bon il est américain en attendant ils ont voulus nous refiler alexandre, nous le mettre francais et en échange que un long dimanche dimanche de fiancaille soit américain!!
  • Jocker
    Il ne faut pas s'en prendre aux americains, mais bien aux francais. Le conseil d'etat est francais.Cette mesaventure prouve encore une fois l'ultime stupidité de notre pauvre cinema francais merdique. Apres ca on se demande pourquoi tous les realisateurs originaux se cassent un jour ou l'autre (jeunet, gondry, oson)... Pauvre cinema francais va. C'est vraiment de la merde. Pas de couilles aux cul chez les dirigeants. DE LA MERDE.En france, avoir des idees originales est quelque chose de dangereux.Que les americains recuperent ensuite ce qui est bien... c'est tout a fait logique et normal. Je les comprends. PS: vous saviez que la scenariste de 1492 proposa d'abord le film aux francais, et aucune boite de prod n'en a voulu ? DE LA MERDE JE VOUS DIS. La seule chose qu'ils nous produisent c'est Asterix 22 et Mariages.JE HAIS LE CINEMA FRANCAIS.
  • MarieMadden
    Mais ils sont débiles...Pour une fois qu'on avait un superbe film français, ils décident qu'il est pas français à cause de la Warner... Si, parce que la Warner avait participé au film, on devait le définir comme américain, on aurait du tri à faire dans les films "français" :sarcastic:
  • nicklos72
    "Le film, qui raconte une histoire française, adapté d'un roman français, tourné intégralement en France, en français, qui a fait travailler plus de 2.000 figurants français, une trentaine de comédiens et comédiennes français et environ 500 techniciens français pendant 18 mois (...) ne serait soudainement plus considéré comme un film français!" euh, j'ai une question à 1.000.000 $ : combien d'américains ont vu ce film au fait ?
  • gnagnace
    [quote]euh, j'ai une question à 1.000.000 $ : combien d'américains ont vu ce film au fait ?[/quote] le film a rapporté 6 millions $ au USA :D j'atend les 1 000 000 :lol: bon allez on va pase fachez, tout le monde sait bien que le film est francais, c'est seulment sur le papier qu'on dit qu'il est américain, si vous vous obstinez, il serait temps que vous vous disiez que la loi n'est pas de votre coté, point final
  • zibouglon
    Jean-Baptiste Rossi, plus connu sous le pseudonyme de Sébastien Japrisot, anagramme de son vrai nom, né le 4 juillet 1931 à Marseille, décédé le 4 mars 2003 à Vichy en France et ca aussi c'est americain ?? :p
  • finesse
    Que dire devant une tel bétise ... Je voudrais juste signaler à nos grands éxécutifs, instinctifs du cinéma français , que warner bros distribue et à mit de l'argent dans des trucs genre: Ma femme s'appelle Maurice L'antidote Le boulet Chouchou Les anges gardiens Et meme dans la série de dvd les voyages d'Antoine. Pourquoi ne pas revoir égalment la nationalité de cette préstigieuse liste.
  • Driv3n
    Ridicule comme décision... Pas la peine que je redise tout ce qui a été dit plus haut. Je considererais toujours ce film comme un film francais... je vois ne toujours pas ce qu'il a d'américain mais bon...
  • cineternel
    [quote]Mais ils sont débiles...Pour une fois qu'on avait un superbe film français, ils décident qu'il est pas français à cause de la Warner... Si, parce que la Warner avait participé au film, on devait le définir comme américain, on aurait du tri à faire dans les films "français"[/quote]La Warner a produit les Bronzés 3 donc les Bronzés 3 est américain. C'est tout aussi stupide que cette décision.Non mais, plus sérieusement, on s'en fout de la décision de la justice, Un Long Dimanche de Fiançailles est un film français tourné en français, réalisé par un français avec des acteurs français et entièrement pensé en français. C'est définitivement un film français et, à ça, la justice ne pourra rien y faire qu'elle le veuille ou non.Ce qui me fait peur plutôt c'est qu'avec une décision aussi stupide, la justice française renit le travail de l'artiste, elle reconnait davantage la légitimité des droits. Sur ce terrain, elle ne vaut pas mieux que la logique du cinéma à l'américaine (à savoir que les producteurs dominent tout).
  • Climteastwood
    Jamais vu une telle connerie, c'est sidérant tellement c'est stupide !
  • willoup94
    C'est clairment une histoire d'argent.... pour pas que le film de Jeunet est droit aux aides de l'état que la plupart des films français aient droit... et oui le cinéma français est un cinéma fonction publique :saint: [quote]"Un long dimanche de fiançailles", film américainNOUVELOBS.COM | 10.08.2007 | 18:36 Le Conseil d'Etat confirme que le film de Jean-Pierre Jeunet, indirectement financé par Warner Bros, ne pouvait prétendre aux aides publiques réservées aux productions européennes. Le Conseil d'Etat confirme, vendredi 10 août, qu'"Un long dimanche de fiançailles", superproduction de Jean-Pierre Jeunet sortie en 2004 et produite par Warner Bros, est un film américain. A ce titre, il ne peut bénéficier des aides publiques réservées aux œuvres européennes. Le Conseil confirme ainsi un jugement en ce sens de la Cour d'appel. Il condamne le producteur du film, la société 2003 Productions, qui appartient en partie à la Warner, à verser 3.000 euros au Syndicat des producteurs indépendants (SPI) et à l'Association des producteurs indépendants (API). Ceux-ci qui contestaient le statut de film français au film de Jeunet. "Cheval de Troie" de Warner Bros Déjà en 2005, la cour administrative d'appel de Paris avait confirmé la décision du tribunal administratif d'annuler l'agrément permettant au film de bénéficier d'aides publiques. Le Centre national de la cinématographie (CNC) avait accordé cet agrément à "Un long dimanche de fiançailles" en 2003. Pour la SPI et l'API, 2003 Productions n'est que le "cheval de Troie" de Warner Bros France, qui s'en servirait pour détourner des aides françaises au profit de Hollywood, normalement exclu de cette manne en raison de sa nationalité extra-européenne. Le tribunal administratif avait jugé que la société, contrôlée à 32% par l'Américain Warner, "n'a d'autre objet que de permettre à la société Warner Bros France (...) de bénéficier du soutien financier institué par le décret du 24 février 1999 alors même que ce décret réserve ledit soutien à l'industrie cinématographique européenne". Le CNC et 2003 Productions avaient alors fait appel. Césarisé cinq fois Les statuts de la société de Jean-Pierre Jeunet prévoient que la très grande majorité des bénéfices reviennent à la compagnie américaine, qui détient aussi une minorité de blocage et un droit de veto sur les choix des films à produire. Pour le Conseil d'Etat, ces manifestent bien un "accord de concert entre actionnaires" qui favorise la compagnie américaine.Coproduit par TF1, "Un long dimanche de fiançailles" a enregistré 4,4 millions d'entrées en France. L'Académie des César film l'avait considéré comme un film français, en le récompensant dans cinq catégories. [/quote]
  • FrRe
    Pitoyable...
  • alban020587
    c vachement intéressant une telle news, surtout pour un film déja monté, réalisé, vendu, diffusé, financé et remboursé donc... voila voila voila :sarcastic: sinon sur le principe je suis d'accord que c'est con de lui donner cette nationalité
  • scorsso
    aprés qu'on s'étonne pas et surtout qu'on vienne pas pleuré que le cinéma américain ait le monopole. comment veux t'on faire evoluer le cinéma francais en mettat des gens qui ne pense qu'au pognon (car au fond tout se résume a ca). la plupart des cinéaste francais ne sont meme pas cinéphile il reste scotché sur leur godard et compagnie. alala truffaut tu nous manque.
  • JokinJack
    Bah ça voudra dire qu'officiellement, la France compte un navet de moins. S'ils pouvaient aussi repartir avec Audrey Tautou, je leur baise les pieds !!! :hot: :hot: :hot:
  • vincus
    Bof, je me fous de savoir si ce film est français ou pas. A l'évidence, ici, il l'est.Mais n'oublions pas que ce pays marche sur la tête. Moi, j'dis, c'est la faute à Sarko.... :wahoo: Ce qui est vraiment important c'est que grâce à Warner, ce film a eu une renommée international. Ca n'est pas rien.Et s'il faut que les majors américains doivent supporter nos talents pour bénéficier des aides de l'Etat, ce n'est que justice. Après tout, Nos distributeurs ne sont pas capable d'imposer nos films dans le monde. Alors, pourquoi pas les majors? De toutes façon, les américains connaissent les limites. Ils veulent juste l'argent pour financer les films.A partir du moment que c'est pour nos productions, je trouve ça très bien.
  • Porridge
    Que vous exécriez le cinéma français, c'est votre droit le plus absolu, mais ne vous sentez pas obligés pour autant d'écrire n'importe quoi sur le sujet ! La question ici n'est ni artistique, ni émotionnelle, ni chauvine mais purement juridique. Est-ce qu'un film dont la majorité des décisions artistiques ont été prises par un gros studio américain peut être considéré au final comme un film français ? La réponse est non. Pourquoi est-ce important, même aujourd'hui, "alors que le film a été monté et exploité" - comme je l'ai lu plus haut ? Tout simplement parce qu'un film français peut bénéficier d'aides publiques, auxquelles d'autres films exploités sur notre territoire n'ont pas droit. Pour faire simple, quand vous achetez une place de cinéma (pour un film français, américain, japonais, allemand...), une partie du prix du billet est prélevée par le CNC (qui dépend du ministère de la culture), puis redistribuée sous différentes formes aux producteurs français. Ce système de redistribution est unique au monde et a deux gros avantages :- il constitue une forme astucieuse et invisible de taxation des produits audiovisuels américains, qui représentent environ la moitié des entrées en France ;- il permet à toute l'industrie cinématographique de s'auto-financer en réinjectant de l'argent dans la production. C'est pourquoi le cinéma français n'est pas un "cinéma fonction publique", comme j'ai pu également le lire. En l'occurrence, on pourrait plutôt dire que l'industrie s'auto-alimente. Vous comprenez maintenant que si n'importe quel studio américain - comme l'a fait ici la Warner - pouvait torpiller le système de redistribution, utiliser une structure française comme sous-marin tout en prenant l'ensemble des décisions à sa place, nous aurions un sérieux problème. D'où l'importance de cette jurisprudence. D'où le fait que oui, "c vachement important cette news". Je m'explique. Je m'appelle Rupert Murdoch, je possède la Fox et la 20th Century ; je décide d'utiliser comme couverture une société française pour récupérer des fonds publics sur le dos du CNC ; je récupère quelques millions d'euros, qui n'iront de fait pas aux producteurs français ; je répète l'opération quelques dizaines de fois, et à terme, je coule l'industrie française du cinéma, qui fait vivre plusieurs dizaines de milliers de personnes. Maintenant se pose le problème des techniciens, qui est en réalité un faux problème. L'argument serait : la plupart des acteurs et des techniciens qui ont travaillé sur le projet - dont le réalisateur - sont français, donc le film est français. Il faut quand même savoir que dès lors qu'un producteur décide d'aller tourner des séquences ou un film entier à l'étranger, il embauche toujours la main-d'oeuvre disponible sur place. Simplement car cela coûte toujours moins cher que les éventuels frais de déplacement de toute une équipe. Ainsi, quand Woody Allen tourne un film à Londres, il emploie majoritairement des techniciens de la BBC. La question du territoire et de la nationalité des équipes n'a pas d'influence sur la nationalité d'un film. Ce qui compte, c'est davantage la provenance des sommes investies et la localisation du centre de décision. Comme pour n'importe quelle autre entreprise, finalement. On ne va pas crier "cocorico" dire que MacDonald's est une société française sous prétexte qu'elle emploie des salariés en France ! J'en oublie presque de souligner l'un de vos commentaires semblant dénoncer des producteurs français "qui pensent qu'au pognon". Réfléchissez une minute : prenez-vous sérieusement Hollywood pour une entreprise philanthropique ? De même, les trouvez-vous si originaux et si géniaux que cela, ces producteurs qui fabriquent maladivement remake sur remake, suite sur suite, reprise sur reprise, adaptation sur adaptation ? "Schrek 3", "Spiderman 3", "Rocky 4", "Harry Potter 5", "Rush Hour 3", "Die Hard 4", "Hairspray", "Ma sorcière bien aimée", "Les Simpson", bientôt "Dallas"... N'en jetez plus ! Quelle créativité ! La notion même de risque ou de création à Hollywood n'existe plus, tant les enjeux commerciaux sont importants. Marketing compris, un film américain coûte en moyenne 100 millions de dollars. Comment prendre le moindre risque artistique face à des sommes pareilles ? Après, que vous continuiez, pour des raisons émotionnelles, à considérer "Un long dimanche de fiançailles" comme un film français, c'est votre problème de spectateur, pas celui du CNC ni du Conseil d'Etat. Artistiquement d'ailleurs, la décision juridique ne change rien : le film de Jean-Pierre Jeunet a bel et bien remporté cinq Césars.
  • nicklos72
    M'aurait étonné qu'y ait pas un "gratteur"... :D T'es américain ou quoi ? :lol:
  • Porridge
    Oui, bon, désolé pour la longueur... "J'ai pas eu le temps de faire court", comme dirait l'autre !
  • JBLEPALACE
    mince alors, il pourrait pas classerles films de albert dupontel ou certain de luc besson en nationalité américaine? Ca nous permettrais de ne pas avoir a expliqué comment de tel acteur ou réalisateur peuvent etre Francaisah oui j'ai oublié Bacri aussi, est j'en suis sure financé par la Cia :D
  • Tyrannosaurus
    :jap: Merci pour ton explication qui nous change des commentaires débiles à l'emporte pièce des messages precedant.
  • Maxximvs
    lamentable, futile, inutile, bref, digne des fossiles di conseil d'Etat quoi... Même en intégrant l'ihstoire de "gros sous" WB ne possède qu'un tiers de la société de production 2003 Prod. alors je ne vois où le film est plus américain ??? bref, sans commentaires tellement c'est d'une stupidité abrutissante !! le conseil d'Etat n'a vraiment que ça à foutre !!!
  • lucie.kirschleger
    Posséder un tiers du capital d'une société permet son contrôle. La naïveté peut tuer (notre cinéma). Le but final des américains est de détruire la concurrence sous quelque forme que ce soit. L'industrie cinématographique est devenue l'un des premiers secteurs d'exportation des USA. Ils sont capables, dans ces conditions, de n'importe quoi pour la promouvoir. La France a du batailler de toute ses forces pour tenter de sauvegarder son cinéma au niveau mondial et même européen en invoquant l'exception culturelle. Ce n'est pas pour admettre un sous marin à l'intérieur du pays. Donc il y en a à foutre. C'est même essentiel si on veut préserver un minimum de cinéma français. Je n'ai rien contre les grosses productions américaines dans laquelle je range le film "Un long dimanche de fiancailles" mais par moment, cela fait du bien de voir autre chose. Encore faut-il qu'il y ait encore autre chose à voir.
  • LordGalean
    "Le but final des américains est de détruire la concurrence sous quelque forme que ce soit. L'industrie cinématographique est devenue l'un des premiers secteurs d'exportation des USA. Ils sont capables, dans ces conditions, de n'importe quoi pour la promouvoir" et oui, les américains c'est le mal, leur but est de contrôler toute la planète, seule la gauche nous sauvera d'eux. Le principe même du capitalisme est la concurrence et la libre entreprise, qui plus est le secteur américain du cinéma est bourré de gens talentueux et créatif, n'en déplaise à nos clichéteux officiels français :). Harry Potter 5 comme le dit si bien "porrige" c'est certes une adaptation de livre, mais derrière cette adaptation, il ya un chef décorateur créatif, des infographistes créatifs, des lead designer créatifs, etc... La créativité ne se mesure pas dans l'originalité d'un projet (sinon le cinéma français dans son quasi ensemble n'aurait rien de créatif, toujours les mêmes histoires, toujours le même misérabilisme, toujours les mêmes thématiques cent fois rebattu, pas plus original que le moindre block de base). La créativité se mesure dans la réalisation d'un réal, dans le cadrage d'un cadreur, bref dans le talent de toute l'équipe technique et de tous les a-côtés : pré-prod, pré-affiche, pré-recherche sur les décors,els persos, les fringues, les objets... etc c'est un tout. Je parle même pas du nombre de réal américain qui emploie des français (ou des étrangers) ou qui produisent du cinéma français ou étranger parce qu'ils aiment ce qu'ils font, producteur y compris. Bref, encore un avis manichéen à l'emporte-pièce à la française. "La France a du batailler de toute ses forces pour tenter de sauvegarder son cinéma au niveau mondial et même européen en invoquant l'exception culturelle. Ce n'est pas pour admettre un sous marin à l'intérieur du pays". Sans le cinéma américain et les rentrées d'argent dû au pourcentage prélevé sur chaque entrée pour les blocksbuster (tant honni d'une certaine frange des cinéphiles intellos), le cinéma français aurait fermé ses portes depuis longtemps. Ben oui, produire à perte du cinéma élitiste et/ou risqué, à force ça a un coût. Les américains indé l'ont compris, et ils font du cinéma blockbuster, de l'indé-block (Dreamworks, Jackson, Raimi, etc...), de l'indé "normal" (quand même un budget de film arrivant au bas mot à 15-30 Millions de dollars), de l'indé underground (moins de 10 millions de dollars, dont fait parti le film Saw premier du nom, ainsi que Blair Witch, et d'autres). Seulement avec l'argent que peut rapporter le block ou l'indé, les prods refinancent de l'indé et du block (ceux que manifestement la france n'a pas encore ni compris, ni appliqué, morale judéo-chrétienne aidant, "l'argent c'est le mal, parler d'argent c'est le mal, gagner de l'argent pour le réinjecter dans d'autres films c'est aussi le mal" . L'art c'est un truc de fauché qui doit être fait dans sa cave en france et qui ne doit pas être vu par plus de 50 000 spectateurs :( c'est sûr qu'avec une définition comme ça et un refus total de faire certaines concessions (même les films indé US passent par lê principe des projections tests, sisi)la santé du cinéma français va continuer à se dégrader. Prenons ne serait ce que la Warner, elle possède une filiale de film indé qui a un logo différent quoique identifiable et qui est stylisé et reproduit à lui seul l'envie de faire des choses différentes même pour des américains. Ou Clowney et Syriana, film indé produit par des producteurs qui croit en le faux block réflexif pour faire réfléchir les gens, ou encore les Wachs, Matrix Trilogy et V for Vendetta, produit par Joel Silver. Les Weinstein qui nonobstant leur défaut ont quand même bcp oeuvré pour l'ancien cinéma indé (qui sont certains block d'aujourd'hui grace au succès rencontré en salles). En france, on a quoi ? Martin Bouygues qui se prend d'amour pour le cinéma de Lynch et décide de le produire envers et contre tout. Et on le remercie en fac de cinéma en le traitant de capitaliste intéressé ? par quoi, un capitaliste n'est pas un être humain, il ne peut pas être touché par l'art ? c'est forcement inconcevable ? avec une mentalité comme celle-là, pas étonnant qu'en France rien n'avance et que les réalisateurs à succès se barrent au USA dès leur premier succès au box office français. Hollywood sait tout produire, sait tout faire, sans privilégier un quelconque cinéma. On connait tout autant les acteurs en vu de block, que les acteurs d'indé (autant Bruce Willis que Sophia Coppola ; autant Michael Bay que Zach Braff). Un acteur américain ne sera pas catalogué dans le block, si il fait un block. il pourra faire des films indés par la suite. un acteur français qui fait un block aura bcp de mal à se défaire de l'étiquette (acteur pas sérieux qui fait des blocks et pas de l'indé). ps : petite anecdote pour finir : je me suis récemment acheté Casino Royale en 2dvd. Il ya la dedans un trés intéressant docu sur les james bond Girl. une d'entre elles, une italienne, a dit que Fellini et Antonioni avait refusé sa candidature pour leurs films, sous le prétexte complètement stupide, qu'elle avait tourné dans James Bond... Ces gens supposés être tolérants, qui font des films dans lesquels ils croient bon de donner des leçons a tout un chacun, ne sont même pas capable de faire la part des choses, confondre un acteur et ses personnages. C'est de la stupidité affligeante et en France on tient le même raisonnement et ça je l'avoue, ça me fout hors de moi :( Comme disait Einstein, il ya deux choses d'infini, l'Univers et la connerie humaine, pour l'Univers j'ai encore des doutes (ce qui s'avèrera vrai d'ailleurs, puisque l'Univers est fini, on en a presque la preuve, sauf que des milliers d'Univers gravitent autour de cet univers fini, mais bon là n'est pas le sujet ! lol). ps2 : dans le genre acte stupide, je propose maintenant de retirer les Césars du film, comment un film américain peut-il recevoir des Césars destinés au film français ? à aprt le César du meilleur film étranger, je vois pas ...
  • willoup94
    [quote]ps2 : dans le genre acte stupide, je propose maintenant de retirer les Césars du film, comment un film américain peut-il recevoir des Césars destinés au film français ? à aprt le César du meilleur film étranger, je vois pas ...[/quote]Et pour en revneir à ces messants américains, ils sont même capable, s'ils tombent amoureux d'un film étranger, de lui faire gagner un oscar du meilleur film, c'est déjà arrivé et cela arrivera encore, pareil pour les autres catégories... :jap:
  • Porridge
    Comme le dit pisty, "le cinéma ne devrait pas avoir de nationalité". Je suis d'accord. Du côté des spectateurs, c'est d'ailleurs déjà plus ou moins ce qui se passe. Mais tant qu'il existera des Etats pour distribuer des fonds publics et encourager un cinéma national (entre parenthèses, il existe aussi des aides à l'échelle européenne), il faudra déterminer quel film a droit à telle ou telle avance sur recettes. Encore une fois, le problème est ici purement juridique. Cher Lord Galéan, quand je lis des phrases ironiques du style "les américains, c'est le mal (...), seule la gauche nous sauvera d'eux" ou des citations d'Einstein pleines de sous-entendus, je me demande vraiment de quel côté se situe ce fameux "avis manichéen". Alors comme ça, il y aurait d'un côté les gentils spectateurs de droite qui savent comment le monde tourne et font sainement fructifier la planète, de l'autre les cinéphiles intellos bobos de gauche ancrés dans leurs idéaux étroits et leur snobisme, et rien entre les deux ? Quelle belle vision... Eh bien non, au risque de vous décevoir, je vais être d'accord avec vous : les Américains produisent des films qui fonctionnent, d'une qualité technique souvent excellente ; ils rapportent de l'argent au système, et c'est tant mieux ! Je ne suis pas contre ce type de cinéma, dont je peux être moi-même friand. J'ai trouvé "Ratatouille", par exemple, très créatif et bien ficelé. Et en l'occurrence, je n'avais pas détesté "Un long dimanche de fiançailles". Mais - car il y a un mais - je regrette : il est faux de croire que la machine pourrait ne tourner qu'avec ce type de films. Pourquoi ? À cause de cette règle absolue en matière d'industrie culturelle et de spectacle : la diversité de l'offre est le seul véritable moteur de la fréquentation. On ne fidélise le spectateur qu'en lui offrant le choix parmi une variété de productions, qu'en l'incitant à s'intéresser à de nouvelles choses. Ce qu'a bien compris Hollywood, comme vous le soulignez : les recettes des blockbusters sont réinvesties dans d'autres films, parfois plus risqués, plus exigeants. Mais, au risque de vous décevoir encore une nouvelle fois, c'est exactement cette stratégie qu'applique également le cinéma français aujourd'hui : Luc Besson va utiliser les recettes de Taxi 4 pour financer des projets moins évidents ; la société Fidélité Films utilise les recettes de "Podium" et de "Anthony Zimmer" pour produire François Ozon et Emir Kusturica, etc. Evidemment, les sommes investies sont moins importantes en France qu'aux Etats-Unis (car le mode de financement est structurellement différent, mais ce point mériterait un livre entier...), ce qui a un impact direct sur les histoires tournées. Un film français de "petit budget" paraîtra toujours plus intimiste que "Little Miss Sunshine", "petit budget" américain produit par la Fox. Problème, toutefois, aujourd'hui : de part et d'autre de l'Atlantique, l'écart se creuse de manière inquiétante entre les "petits budgets" et les "gros budgets". Les producteurs préfèrent désormais mettre plus d'argent dans un succès annoncé que de se risquer à financer un film à moyen ou petit budget. Mécaniquement, donc, les petits films sont de plus en plus petits et les nouvraux talents ont du mal à émerger. Et que se passerait-il si on laissait simplement faire le marché, connaissant cette tendance ? Adieu les films risqués, bonjour les gros budgets ! Ce qui revient à terme... à tuer la diversité, c'est-à-dire - pour être très prosaïque - à faire baisser la fréquentation, à décourager le spectateur de se déplacer en salles ou d'acheter un DVD pour voir toujours la même chose, etc. L'industire cinématographique italienne a été assassinée de cette manière ; idem pour la plupart des autres cinémas européens. Bon, je crois qu'on s'éloigne quand même un peu du sujet initial...
  • LordGalean
    [quote]Cher Lord Galéan, quand je lis des phrases ironiques du style "les américains, c'est le mal (...), seule la gauche nous sauvera d'eux" ou des citations d'Einstein pleines de sous-entendus, je me demande vraiment de quel côté se situe ce fameux "avis manichéen". Alors comme ça, il y aurait d'un côté les gentils spectateurs de droite qui savent comment le monde tourne et font sainement fructifier la planète, de l'autre les cinéphiles intellos bobos de gauche ancrés dans leurs idéaux étroits et leur snobisme, et rien entre les deux ? Quelle belle vision...[/quote] Oui, sauf que c'est de l'ironie, et la citation d'Einstein ne s'adressait pas à toi mais bien aux réalisateurs de la précédente anecdote. Justement je n'ai pas dit que je pensais comme ça, je n'ai fais que retranscrire l'opinion que mes amis bobos ont du cinéma, sauf que c'est l'inverse, pour eux ce sont les gentils bobos de gauche intello qui font fructifier le cinéma et les méchant nazis de droite (c'est un oxymore à la mode) qui font couler la société... comme quoi. Ma vision à moi, elle se situe entre les deux justement, je trouve que c'est une belle vision :)lol je pense qu'on peut à la fois faire du divertissement et donner à son film plusieurs pistes de lectures possibles, d'ailleurs la plupart des réas que j'apprécie agissent en ce sens (même si pas tous), et je compte faire de même pour mes futurs projets. [quote]Mais - car il y a un mais - je regrette : il est faux de croire que la machine pourrait ne tourner qu'avec ce type de films. Pourquoi ? À cause de cette règle absolue en matière d'industrie culturelle et de spectacle : la diversité de l'offre est le seul véritable moteur de la fréquentation. On ne fidélise le spectateur qu'en lui offrant le choix parmi une variété de productions, qu'en l'incitant à s'intéresser à de nouvelles choses[/quote]. Et pourtant c'est vrai, j'ai lu un bouquin trés instructif sur les financements du cinéma d'auteur, et il est financé à 90% par la taxation absolument pas invisible contrairement à ce que vous semblez dire (les USA savent trés bien à quoi sert cette taxe et l'ont accepté en tant que tel), il n'y a aucune cachotterie au niveau français. LEs blockbusters financent les films d'auteur, prise de tête ou non, risqués ou non qui verront le jour au cours de l'année et qui sont quasiment assurés d'être produit à pertes mais d'être quand même réalisé, c'est ce qu'on appelle l'exception culturelle française (et ça en un sens c'est pas plus mal, mais arrêtons de cracher dans la soupe une fois qu'on ignore plus ce sys de fonctionnement, ça serait bien agréable). Lorsque j'entend des gens de ma connaissance, parfois même de mon entourage se demander si la disparition des blockbusters ne serait pas une bonne chose pour le cinéma français, et connaissant ce détail des financements, je ne peux m'empêcher de me gausser et de les regarder à moitié suffocant de rire , les pauvres s'ils savaient ... [quote]Ce qu'a bien compris Hollywood, comme vous le soulignez : les recettes des blockbusters sont réinvesties dans d'autres films, parfois plus risqués, plus exigeants. Mais, au risque de vous décevoir encore une nouvelle fois, c'est exactement cette stratégie qu'applique également le cinéma français aujourd'hui : Luc Besson va utiliser les recettes de Taxi 4 pour financer des projets moins évidents ; la société Fidélité Films utilise les recettes de "Podium" et de "Anthony Zimmer" pour produire François Ozon et Emir Kusturica, etc.[/quote] Luc Besson n'est pas le cinéma français au risque de vous décevoir encore une nouvelle fois, Luc Besson nonobstant l'homme qu'on l'aime ou pas est un ovni, un mec fan du cinéma, une exception qui confirme la règle, un vrai cinéphile qui produit des daubes calibrés ados en le sachant parfaitement pour produire plus de 10 films d'auteur risqués par an ou des nouveaux réal pas forcément de film d'auteur (comme Bandidas nonobstant qu'on aime ou non le film). Si on a 3 enterrements , c'est grace à lui, donc sur ce point, je pense que la France a beaucoup à apprendre, Besson produit à la Spielberg, encore que ce dernier avec Dreamworks se permet de produire toujours de la qualité, même dans les films divertissements ou les produits ados calibrés (type Eurotrip).Et c'est parce que Luc Besson fait ce genre de choses, que d'autres prod se lancent dans l'aventure, et ça n'a rien à voir avec le cinéma français (je n'ai jamais vu le cinéma d'auteur produire du bon cinéma de genre, même fauché, alors que l'inverse, Besson, lui il le fait, fin de la constatation sur qui a l'esprit plus ouvert que l'autre dans notre cher cinéma français). [quote]ce qui a un impact direct sur les histoires tournées. Un film français de "petit budget" paraîtra toujours plus intimiste que "Little Miss Sunshine", "petit budget" américain produit par la Fox.[/quote] ça dépend ce qu'on entend par "intimiste", et ça dépend surtout si on doit considérer le terme "intimiste" comme un défaut, une qualité ou une gloire. Dans votre discours ça semble préférable au cinéma intimiste à l'américaine type little miss sunshine qui oh malheur est produit avec plus de 2M d'euros (le minimum d'un film français intimiste). Décidément, on n'en sort toujours pas de ces relents de la morale judéo-chrétienne vis à vis de l'argent en france, alors qu'il est de bon ton de bouffer du cureton dès qu'on peut, encore un paradoxe intéressant. Mais pas nouveau après tout, Salvador Dali était sunormé "avida dollars" par ses copains fauchés mais artistes, l'argent lui enlevant tout sérieux et toute légitimé dans l'art, quelle rigolade. [quote]Problème, toutefois, aujourd'hui : de part et d'autre de l'Atlantique, l'écart se creuse de manière inquiétante entre les "petits budgets" et les "gros budgets". Les producteurs préfèrent désormais mettre plus d'argent dans un succès annoncé que de se risquer à financer un film à moyen ou petit budget. Mécaniquement, donc, les petits films sont de plus en plus petits et les nouvraux talents ont du mal à émerger.[/quote] c'est faux pour les USA, vrais pour la france, malheureusement, les prod français ne comprennent rien à rien (hormis quelques exceptions), sinon, on a Stephen Gaghan nouveau réal inconnu du bataillon au USA qui se permet de réaliser Syriana, film intimiste à gros budget, film risqué s'il en est, produit par un Clowney, une société de prod nouvelle et un Soderberg Steven (qui fait Buble comme Ocean 13 :)) le jour où les français en feront autant, le cinéma français sortira de l'ornière dans laquelle il s'enfonce et qui lui fait faire en plus une cission avec le public (qui se considère comme trop con pour son cinéma hexagonal, pour ne pas dire parisien). Un petit film au USA, c'est pas moins de 10 Millions de Dollars, donc encore une fois c'est faux, et les talents ne cessent d'émerger au cinéma US que ce soit des réal, des acteurs (Superman Returns est entièrement porté par un inconnu :) oui un inconnu), des chef op, des monteurs, des producteurs, des films. Les prod prennent d'énormes risques au USA, ils commencent à en prendre un tout petit peu en france :) et on ne parle que du domaine du cinéma, pasque niveau série télé, l'écart est encore plus grand, les USA ont 10 ans d'avance sur nous, alors que chose malheureuse, les champions du feuilleton romanesque au 19eme siècle, c'était nous les français, mais à force de traiter Dumas et Verne comme des faiseurs, des romanciers de gare et de ne pas les étudier en fac (merci l'intellectualisme bon ton), on passe à côté de la richesse de leurs oeuvres sur tout les plans et ce sont les américains qui les récupèrent (cf la légende de Zorro dans lequel le "méchant" se prénomme Armand comte de la Fère, (le Athos des 3 mousquetaires) et un de ses hommes de main à le visage marqué par la trace d'un crucifix chauffé à blanc (référence évidente pour tout littéraire un peu cultivé au Saint-Mars d'Alfred de Vigny, sorte de "super héros" avant l'heure). Mais cette tendance à justment tendance à s'inverser, avec l'apport aussi bien en cinéma de genre qu'en série télé de petit jeune mordu de référence us et littéraire et qui ont pour eux d'être ambitieux, rêveur et qui veulent révolutionner le cinéma (comme l'ont été les jeunes de lanouvelle vague avant eux, même si ces derniers n'ont pas su évoluer, à l'exception de François Truffaut (halala ce qu'il peut me manquer ce réal, une collaboration Spielberg/lui sur un film, ça aurait été grandiose, il en était d'ailleurs question avant sa mort, sans Truffaut, il n'yaurait peut-être pas eu de E.T d'ailleurs, c'est lui qui lui a conseillé de le faire car il pensait que Spielberg serait parfait pour diriger les enfants. deux grands amis dont l'un est parti trop tôt, alors que des réal aigri comme Godard crache sur le cinéma US et sur la frange "entertainment" des cinéastes issus de Spielberg (c'était déjà impensable de dire qu'on aimait Dante ou Donner en fac :)= lol) mais je m'éloigne à mon tour du sujet, emporté par la nostalgie de la bêtise de mes coreligionnaires :)donc tout ça pour dire que le cinéma français semble être sur la bonne voie que ce soit des films comme Chrysalis ou des séries comme Le Gréco ou David Nolan, même si on est encore trés loin de tout le potentiel de génie qu'on avait au 19eme siècle. tout espoir n'est heureusement pas perdu.
  • dadanoup
    Qu'on le vielle ou non c'est tranché ... et tout cela est une question de fric ! et de personnes jalouses du succès de certains ... maintenant qu'on arrete de se poser (comme certains le disent très bien) la question pourquoi des réal francais partent de l'autre coté de l'Atlantique ... maintenant je trouve scandaleux qu'un film aussi réussit doivent sous pretexte qu'il est maintenant devenu "américain" se voir retirer ses 5 césars, les 5 récompenses francaises qu'il mérite. Car ce film est quoi qu'en dise le conseil d'état fait par, pour, et avec des Francais ...
  • Porridge
    Cher Lord Galéan, merci pour cette réponse argumentée. Je vais tenter d'être rapide, cete fois-ci... Si vous relisez mon post, vous verrez que je suis plutôt d'accord avec vous en ce qui concerne le système de redistribution : il ne fonctionne que parce qu'une partie des recettes des grosses machine servent à financer de plus petits films ; si les grosses machines disparaissent, le système devient caduc. De la même manière, s'il n'existait que des grosses machines américaines (ou autres, d'ailleurs) calibrées, le public lassé déserterait progressivement les salles, comme il l'a fait dans la plupart des autres pays européens. Le système est un tout ; c'est se leurrer que d'en voir une seule partie. Vous remarquerez aussi que je n'ai dit aucun mal de "Little Miss Sunshine" ni de Luc Besson. Mais dire que "Luc Besson n'est pas le cinéma français", dans le sens où vous l'entendez, n'est qu'à moitié vrai : d'une part, Luc Besson, dans ses discours, ne cesse de se considérer comme profondément français, d'autre part, la plupart des producteurs aujourd'hui sont bien à la recherche, comme EuropaCorp, d'un modèle leur permettant de diversifier les risques. La société Fidélité Films, par exemple, produit de tout et le fait bien. Pourtant, son équipe est issue de ce que vous considérerez sans doute comme la caricature du cinéma français, l'élitisme de l'élitisme : La fémis ! Concernant Steven Spielberg, je serais moins angélique. Jugeant les résultats commerciaux de films comme "Chicken Run" ou "Wallace & Gromit" décevants, Dreamworks a tout bonnement rompu le contrat sur cinq films qui le liait aux studios Aardman, sans doute son partenaire le plus original et le plus inventif. Pourtant, les films Aardman n'engendraient pas vraiment de perte ; Spielberg aurait tout à fait pu poursuivre l'aventure avec les géniaux petits studios de Bristol, si la loi des profits maximums ne régnait pas à Hollywood contre celle de la recherche de créativité. Mais en disant cela, l'athée que je suis va sans doute encore une fois se faire taxer de "morale judéo-chrétienne" ?... Cher pisty, je suis d'accord en ce qui concerne la partie distribution / marketing. Mais gardons un peu d'optimisme, quand même, pour l'avenir !
  • willoup94
    [quote]Dreamworks a tout bonnement rompu le contrat sur cinq films qui le liait aux studios Aardman, sans doute son partenaire le plus original et le plus inventif. Pourtant, les films Aardman n'engendraient pas vraiment de perte [/quote]Je savais pas cette rupture...mais aucun autre studio style Disney/Pixar ou Fox animation n'a pas repris la main ? Voir un autre ?! :??:
  • LordGalean
    "Concernant Steven Spielberg, je serais moins angélique. Jugeant les résultats commerciaux de films comme "Chicken Run" ou "Wallace & Gromit" décevants, Dreamworks a tout bonnement rompu le contrat sur cinq films qui le liait aux studios Aardman, sans doute son partenaire le plus original et le plus inventif. Pourtant, les films Aardman n'engendraient pas vraiment de perte ; Spielberg aurait tout à fait pu poursuivre l'aventure avec les géniaux petits studios de Bristol, si la loi des profits maximums ne régnait pas à Hollywood contre celle de la recherche de créativité." il faut savoir par contre que depuis un petit bout de temps, Dreamworks n'appartient plus à Steven Spielberg, puisque loi terrible du capitalisme, on peut se faire déposséder de son entreprise par les actionnaires ;), et c'est ce qui s'est passée, Spielberg ne produit plus rien au nom de Dreamworks depuis La Légende de Zorro, Transformers et machin d'une Geisha (le titre exact ne veut pas sortir).Il demeure en revanche propriétaire de Amblin, et je crois d'ailleurs que Indy 4 va sortir sous cette bannière :) S'il ya bien quelqu'un qui privilégie la recherche de la créativité à la loi des profits maximum, c'est bien lui. tous ses réals ont la final cut, les mains libres, même si le résultat ne correspond pas forcément aux envies ou aux préférences de Spielby. C'est quand même le gars qui a produit Rêves de Kurosawa, a une période où Kuro était en perte de vitesse commerciale et de renommée. "Mais en disant cela, l'athée que je suis va sans doute encore une fois se faire taxer de "morale judéo-chrétienne" ?..." Je suis désolé si ça t'a froissé mais c'est pas moi qui ai inventé cette loi imaginaire selon laquelle "en france, parler d'argent c'est le Mal et en gagner encore plus" et d'où cela peut-il venir sinon des vieilles morales judéo-chrétienne sur l'argent dont on doit se déposséder :) ;) (pourtant je suis catholique, du moins gnostique maintenant)
  • strombolo
    évidemment je trouve toute cette affaire ridicule, que les américains le vueillent ou non ce film est FRANCAIS!!! C'est quoi toutes ces connerie(pardon!), dans quel système on est en train de tomber?!?!?!il y a juste un truc que je pige pas:vu que un long dimanche... est maintenant américain, on va vraiment lui enlever les césars qu'il a gagné(et qu'il méritait!!)?????
  • hitchboy
    quand on sait que justement la warner avait crée pour l'occasion une filiale 100% francaise, pour un film ou y a presque aucun ricain au générique...et apres on s'étonne que jeunet aille aux usa pour tourner...
  • cinefan3000
    le genre d'évènement qui fait réfléchir sur le monde du cinéma, et pas que du cinéma si vous voyez ce que je veux dire. C'est bien triste en tout cas même si je n'avait pas raffolé du film.
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