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    "Les Sorcières de Zugarramurdi" ouvre le PIFFF : 3 questions à Alex de la Iglesia !

    De passage à Paris pour la présentation des "Sorcières de Zugarramurdi" en ouverture du PIFFF, Alex de la Iglesia a répondu à nos questions. Découvrez un avant-goût de l'interview complète.

    C'est ce mardi 19 novembre que s'ouvre la 3ème édition du Paris International Fantastic Film Festival (PIFFF), avec un invité de marque : Álex de la Iglesia. Très apprécié par les fans de films de genre, le réalisateur ibérique y présentera son nouveau long métrage, la comédie horrifique Les Sorcières de Zugarramurdi. En attendant de découvrir le reste de l'interview au moment de sa sortie, le 8 janvier prochain, voici 3 des réponses du metteur en scène à nos questions.

    Allociné : Que ressentez-vous à l'idée de faire l'ouvrerture du PIFFF, d'être celui qui va donner le ton de cette édition ?

    Álex de la Iglesia : Je ne sais pas si c'est très bon pour le festival, qui est très prestigieux (rires) C'est une fierté et un honneur, mais un peu une folie aussi. Là où j'ai quelques doutes, c'est que je ne fais pas totalement des films de genre : il y a toujours quelque chose d'étrange, un peu de comédie, de folie, et j'aime bien que les gens ne sachent pas exactement ce qu'ils sont en train de voir. Je n'aime pas non plus que l'on mette mes films dans des cases, même si celle dans laquelle je rentre le mieux est celle du cinéma fantastique. Sans complètement appartenir au genre pour autant.

    Avez-vous plus de pression lorsque vous présentez un film à des fans du genre, beaucoup plus pointus et exigeants ?

    Oui, bien sûr. J'aimerais qu'on me propose de réaliser un vrai film de terreur, car je le ferais. Mais en ce moment, je fais ce que j'aime, à savoir ce genre de cinéma-là, et je ne sais pas vraiment dans quel type de festival je pourrais aller. Il faudrait inventer un festival de cinéma schizophrène, car c'est un peu ce que je fais (rires) Il pourrait ainsi y avoir des films fantastiques, car ça rentrerait dedans, mais aussi des films avec plus de libertés, qui permettent d'aller plus loin dans la folie et sortir un peu de la norme. Je pourrais même avoir ma place dans un festival de comédie. Le problème, en fait, c'est aussi le public, qui est heureux quand il reçoit ce qu'il attend. Or, moi je veux aller plus loin et le surprendre. Du coup certains y prennent du plaisir, et d'autres non puisqu'ils veulent voir ce qu'ils attendent. Mais je suis habitué à ça.

    Ce refus de rentrer dans une case, dont vous parliez plus tôt se ressent dans votre filmographie, très variée en termes de genres, personnages ou monstres. Pourquoi donc avoir choisi de vous attaquer aux sorcières ?

    C'est une histoire que mon co-scénariste [Jorge Guerricaechevarria, ndlr] et moi avions en tête depuis une vingtaine d'années, depuis Le Jour de la bête. A cette époque, nous aimions déjà le lieu, Zugarramurdi, où il y avait vraiment eu une assemblée de sorcières espagnoles. C'est même là qu'est né le concept de la sorcellerie. Il y a même le texte d'un jugement qui s'est tenu sous l'Inquisition, dans un village proche en 1610 : le texte a été réécrit, et on peut y lire des jugements de sorcières expliquant comment elles faisaient leur sabbat, s'enduisaient de liquide de crapaud, mangeaient des champignons, ou encore l'idée du balai et leur façon de s'habiller, puisque le chapeau conique était en fait une tenue folklorique des femmes de l'époque. C'est donc dans ce texte qu'est né le mythe de la sorcellerie.

    Propos recueillis par Maximilien Pierrette à Paris le 19 novembre 2013

    Le programme du PIFFF en images

    La bande-annonce des "Sorcières de Zugarramurdi"

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