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    Cannes 2014 - The Search : Hazanavicius n'a "jamais eu l’impression de faire des films simples"
    Par Thomas Imbert — 21 mai 2014 à 16:40
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    Trois ans après "The Artist" et le prix d'interprétation pour Jean Dujardin, Michel Hazanavicius revient en Compétition Officielle avec "The Search" où il dépeint la guerre en Tchétchénie. Rencontre avec l'équipe du film en conférence de presse...

    Je n’ai jamais eu l’impression de faire des films simples

    Michel Hazanavicius : Non, ce n’était pas simple. Mais je n’ai jamais eu l’impression de faire des films simples. Par contre je fais toujours des films qui sont nés d’un désir très fort et à partir du moment où vous avez un désir très fort, les complications ou les contraintes que propose le sujet deviennent des éléments avec lesquels vous travaillez.

    Michel Hazanavicius : Je trouvais intéressant de faire un film, d’être au plus près de l’humain, d’avoir un rapport émotionnel à cette guerre. Il était évident que je n’allais pas revisiter une cinématographie, faire de l’ironie ou faire le malin.

    Michel Hazanavicius : J’ai essayé de travailler complètement sur un autre registre, avec un rapport plus direct aux personnages, à l’histoire, en essayent de garder un équilibre : d’un côté le respect de mon thème, de mon histoire, de l’évènement que j’essayais de raconter, et de l’autre côté le respect du cinéma aussi. C’est-à-dire ne pas m’empêcher de faire du cinéma, de faire un film.

    C’était compliqué pour moi de m’octroyer la légitimité d’aller sur ce terrain-là

    Michel Hazanavicius : Une fois que j’ai eu ce désir de film, c’était compliqué pour moi de m’octroyer la légitimité d’aller sur ce terrain-là. Et j’ai découvert un film de Fred Zinneman, The Search, dont mon film est librement inspiré. (…) Il y avait ce mouvement de ré-humanisation, de retour à la vie d’un gamin qui dans l’original sortait des camps de concentration. Là j’ai évidemment changé et j’ai complexifié, ou rééquilibré en rajoutant une destinée inverse : la déshumanisation d’un soldat qui au départ n’est pas soldat.

    Peut-être que c’est un rappel, The Artist était déjà le trajet d’un acteur qui descendait et d’une actrice qui montait

    Michel Hazanavicius :  Très rapidement j’ai voulu travailler sur ces itinéraires croisés. Peut-être que c’est un rappel, The Artist était déjà le trajet d’un acteur qui descendait et d’une actrice qui montait. Je m’en rend compte en le disant, d’ailleurs. 

    Elle comprend que parfois il faut voir plus petit pour toucher plus grand

    Bérénice Béjo : Mon personnage est en fait comme les spectateurs : il observe, il écoute, il entend, il digère et au bout d’un moment, ce personnage qui n’est pas un héros dans le film, petit à petit, avec la rencontre du petit garçon, va se rendre compte qu’on ne peut pas arriver comme ça et sauver le pays. (…) C’est beaucoup plus compliqué finalement. Et peut-être que de s’attacher à quelqu’un près de vous et qui vous demander de l’aider, c’est plus important que de vouloir sauver la terre entière. C’est ce que j’ai aimé dans Carole : finalement elle devient une héroïne de cette histoire parce qu’elle comprend que parfois il faut voir plus petit pour toucher plus grand. 

    Je crois qu’il faut être insouciant, voire inconscient, voire stupide pour être réalisateur

    Michel Hazanavicius : On peut réfléchir comme ça, mais après on a plus le droit de filmer des hélicoptères, le football américain, des cowboys…  On est impressionné et puis à un moment je crois qu’il faut être insouciant, voire inconscient, voire stupide pour être réalisateur. Evidemment que j’ai pensé à Full Metal Jacket, et par contre j’ai évité de le revoir. J’avais une histoire à raconter, la thématique est la même, mais j’ai essayé de faire un film qui a un organisme différent. 

    Bérénice Béjo : Je pense que dans le film, pour comprendre et pour vraiment sentir que ce petit enfant, finalement, décide de vivre, de continuer d’avancer, d’essayer, de tenter sa chance malgré ce qui est arrivé à sa famille, il n’y avait pas plus beau et plus fort que de la traduire par la danse. C’est un film qui parle de ça, de résilience, qui parle de ces enfants mais de ces personnes qui ont souffert aussi, qui ont vécu des choses dramatiques et qui décident de vivre.

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    Commentaires
    • Aletheia.666
      La bonne blague.
    • Frank Castle
      Pas vu The Artist, mais celui-là me tente vachement.
    • MC4815162342
      Bah moi j'en ai l'impression^^
    • CZJ69
      Bah là encore, je ne vois pas en quoi Jean Dujardin a pris la grosse tête : foutaise !
    • MC4815162342
      Jean ne mérite pas son oscar meme pas du tout, après la grosse tête un chouia quand meme.Pour Marion non au contraire, elle sait rester simple et prouve qu'elle aime le ciné
    • CZJ69
      Je ne te vise pas toi en particulier mais plutôt la majorité des gens. Il n'y a qu'à lire les commentaires sur Jean Dujardin et Marion Cotillard sur internet, ils prennent très cher alors qu'ils n'ont rien demandé.
    • MC4815162342
      Je le dis pas à chaque fois moi juste quand j'ai l'impression
    • CZJ69
      Perso, je trouve ça un peu bête de dire à chaque fois d'un français qui a un peu de succès qu'il prend la grosse tête.
    • MC4815162342
      je l'ai vu aussi, il est certes bien et surement un bon gars mais comme tout le monde il prend un peu la grosse tête, enfin de ce que je vois, après c'est peut etre et meme surement faux
    • CZJ69
      Je l'ai vu hier au Grand Journal sur Canal + et il n'a pas la grosse tête. C'est tout simplement un homme bien élevé et plein de savoir faire.
    • MC4815162342
      Son prochain projet est une comedie avec Galifianakis donc ricain.Ca ne fait pas forcement prendre la grosse tête mais j'ai l'impression qu'il l'a, ce n'est qu'un impression
    • CZJ69
      Surtout que c'est un film français ... et sinon, je ne vois pas en quoi travailler aux USA fait prendre la grosse tête ...
    • CZJ69
      J'ai hâte de voir ce film !
    • MC4815162342
      Sort nous OSS 3 au lieu de prendre la grosse tête chez les ricains
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