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    Dikkenek : "Dommage qu'il soit aussi compliqué de faire des films singuliers"
    Par Brigitte Baronnet - Propos recueillis au Festival du film francophone d'Angoulême 2016 — 10 juil. 2017 à 19:20
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    10 ans après la sortie de "Dikkenek" son réalisateur, Olivier van Hoofstadt, nous a accordé un entretien revenant sur ce film devenu culte aujourd'hui. Comment un projet aussi déjanté a-t-il vu le jour ? Une suite est-elle envisagée ? Rencontre.

    Europa Corp.

    A l'occasion de la diffusion de Dikkenek ce soir sur NT1, nous vous proposons de découvrir un entretien inédit avec son réalisateur, Olivier van Hoofstadt. Sorti en 2006, en pleine Coupe du monde, cette comédie belge portée par un impressionnant casting (François Damiens, Marion Cotillard, Florence Foresti, Mélanie Laurent, Jérémie Rénier...) est désormais régulièrement rediffusée à la télévision avec succès...

    AlloCiné : Dikkenek est incontestablement un film devenu culte. On vous en parle encore beaucoup aujourd'hui ?

    Olivier van Hoofstadt, réalisateur et coscénariste : Souvent oui. Ca fait plaisir que les gens aiment bien. C’est dommage que pour faire des films un peu singuliers, ça soit aussi compliqué. Mais sinon, ça me fait plaisir quand on me parle du film. Il passe beaucoup à la télé.

    Ce film singulier en particulier a été compliqué à monter ?

    7 ans pour trouver les financements, le réaliser… De la feuille blanche à la sortie.

    Personne ne voulait faire Dikkenek

    Pourquoi est-ce que ça été aussi long ?

    Personne ne voulait le faire.

    C’était le cas des acteurs aussi ?

    Si, toujours. J’adore les comédiens. On écrit un autre [film] et si vous entendiez le casting, vous tomberiez de votre chaise ! Mais c’est compliqué car c’est hors du commun, c’est plus décalé, c’est plus violent.

    Il y a des remix de Dikkenek avec Pretty Woman…

    EuropaCorp
    Jean-Luc Couchard et Marion Cotillard

    Comment percevez-vous justement que l’on s’approprie votre œuvre ? C’est plutôt flatteur ?

    Je trouve ça gai qu’il y ait des gens qui s’amusent. Il y a des gosses qui ont refait le film sur Internet. Il y a des morceaux de musique avec des dialogues du film. C’est gai d’entendre des gamins répéter ton film.

    Le point de départ d’inspiration de Dikkenek, c’était quoi ?

    Mon enfance. J’ai cherché dans toutes les conneries que j’ai faites quand j’étais jeune, des personnages qu’on a croisé à la campagne parce qu’on habitait souvent à la campagne. Claudy Focan, le mec il existait vraiment dans le village où on habitait quand on était petit. Tous ces gars qui ont des vies complètement décalées… Pendant un an et demi, j’ai réfléchi à tout ça. On ne parle que de ce qu’on connaît bien.

    Et comment le film a été perçu par les gens dont vous vous êtes inspiré ?

    Ils ne savent pas, ils ne savent pas ! J’aime bien mettre des prénoms de gens que je connais, et puis ça les fait rire quand ils regardent le film ! Ils ne s’y attendent pas, ils ne savent pas au départ.

    Est-ce qu’il y a une scène ou un personnage dont on vous parle plus ?

    Claudy Focan. Il faut dire que je le connais bien le personnage. Il est habillé par mon père, par son père. C’est vraiment un mélange de nous.

    Le film est culte aujourd’hui mais parfois on a des surprises quand on s’intéresse au succès en salles d’un film devenu populaire avec ses passages télé… Ces films ne font pas forcément beaucoup d’entrées en salles. Est-ce que c’était le cas de celui-là ?

    Oui, carrément. Il n’est peut être pas sorti au bon moment. Il est sorti en pleine Coupe du monde où la France était en finale contre l’Italie, au début de l’été [2006]. 130 000 personnes en France. Donc ça n’a pas marché, mais c’est après. Le bouche à oreille avec la VOD, Canal+…

    Et en Belgique, ça a bien marché ?

    Ca a fait aussi plus ou moins 100 000 entrées. Ce qui est pas mal pour une comédie belge. C’était un film très gai à faire. On s’est bien marrés.

    Et c’est un casting complètement fou. Quand on voit la carrière de Marion Cotillard, par exemple, aujourd’hui, et qu’on sait qu’elle a joué dans un film comme celui-là…

    Surtout elle était dans mon premier court métrage, elle avait 15 ans.

    EuropaCorp
    Marion Cotillard dans Dikkenek

    Comment l’avez-vous connue ?

    Elle tournait dans un téléfilm en Belgique avec Anna Karina [Chloé de Dennis Berry, Ndlr.]. J’ai un ami qui m’a dit : ‘Il faut que je te présente Marion. C’est une jeune comédienne. Elle va réussir, tu verras…’ J’étais à Liège, on a vu Marion. On a fait ce court métrage qui s’appelle Snuff Movie.

    Il y a également Jérémie Rénier qu’on associe plutôt au cinéma des frères Dardenne et à des films plus « sérieux ». Comment vous sont venues toutes ces idées de casting et de contre-emploi ?

    Quand on écrivait, on essayait de réfléchir à des gens avec qui on aimerait travailler, de justement prendre des gens à contre-emploi. Jérémie, ça lui a plu de tourner une comédie. François Damiens commençait à faire des caméras cachées en Belgique et quand j’ai vu ça, je me suis dit : il nous faut ce gars là. François est très très doué, c’est un plaisir de travailler avec lui.

    Est-ce que tout était très écrit ? Par exemple les répliques de François Damiens justement ?

    En fait, il y a énormément de préparation. Il y a beaucoup de répétitions. 90% était écrit. Après, ce que j’avais dit à François, un mois avant le tournage, c’était qu’on allait arrêter de répéter, arrêter de trouver des blagues, et comme ça quand on fait ensuite des prises et qu’elles sont bonnes, tu peux garder de l’improvisation, trouver d’autres choses…

    Il n’y a eu aucune censure

    Est-ce que la version qui est sortie au cinéma est une version censurée ?

    Ah non, là franchement, il n’y a eu aucune censure. Luc Besson [producteur de Dikkenek] m’avait vraiment donné carte blanche. Ils ont juste oublié une feinte de Florence Foresti dans la copie 35 pour les salles, mais qui est sur le DVD.

    EuropaCorp
    François Damiens avec Mélanie Laurent dans Dikkenek

    Luc Besson justement, comment est-il arrivé sur ce projet ?

    En fait, mon premier court métrage, c’était Snuff Movie avec Marion Cotillard. Puis, j’ai fait Parabellum et Keo avec José Garcia. La femme de José Garcia, Isabelle Doval, a fait Rire et châtiment [produit par EuropaCorp, la société de Luc Besson]. Je pense qu’un jour José Garcia a dû déjeuner avec Luc Besson qui avait vu Parabellum sur Canal+ ou ailleurs. Il lui a demandé comment j’arrivais à faire un court métrage de 33 minutes en scope avec des poursuites d’hélicoptère, des fusillades, 4000 figurants… José lui a expliqué comment j’avais procédé, avec beaucoup de débrouille, des sponsors… J’ai toujours fait un peu comme ça.

    Luc m’a appelé en me demandant si j’avais un projet et j’avais justement Dikkenek. Tout était déjà story-boardé et tous les décors étaient pris en photo. On s’est rencontrés. Il a lu le scénario et m’a dit qu’il allait financer le film avec son propre argent et c’est comme ça qu’on l’a fait.

    Avant lui, vous aviez eu beaucoup de refus parce que le film était trop…

    Les gens ont la trouille, alors que c’est juste pour faire rigoler. Mais c’est comme Steve [projet sur lequel il travaille actuellement, Ndlr.] : il y a Anglade, Berléand, Foresti, Natacha Régnier, Jérémie Rénier, Pauline Etienne, Corinne Masiero, Lubna Azabal, Paul Bartel, Karim Leklou, Alice Belaidi, Chloé Jouannet... C’est une comédie, il n’y a rien de violent.

    C’est un projet donc pour lequel le scénario est prêt, un casting… Et maintenant vous attendez que quelqu’un ait le courage de le financer ?

    Il y a des gens qui l’ont lu, qui aiment bien. Entre temps, on a aussi écrit un film qui s’appelle Uca qu’on a vendu pour 7 tomes de BD, qu’on va essayer de développer.

    Adami
    Olivier van Hoofstadt sur le tournage du court métrage A/K présenté à Cannes en 2016 dans le cadre des Talents Adami

    Quand on voit le côté culte de Dikkenek, on pourrait se dire que ça ouvre des portes ?

    Mais c’est justement ça le problème : c’est que généralement un film culte ne marche pas au cinéma.

    Il n'y aura jamais un Dikkenek 2

    Y aura-t-il un Dikkenek 2 ?

    Jamais. Déjà parce qu’un casting comme celui-là, c’est impayable.

    Parce qu’à l’époque, il n’avait pas coûté cher ?

    Non, ça avait coûté 2,5 millions d’euros en tout. De toute façon, on n’aurait pas eu plus d’argent, donc il fallait le faire comme ça. On ne peut pas avoir beaucoup d’argent pour faire des films aussi décalés que celui-là. Mais les acteurs, ce n’est pas un soucis.

    Alors pourquoi jamais ?

    Jamais parce que je trouve qu’on a fait le tour avec ces personnages et j’ai envie de m’amuser avec d’autres personnages, d’autres histoires. Et s’il y avait de quoi monter un peu plus dans Dikkenek, si on ne l’a pas fait, c’est bien comme ça.

    Il y a beaucoup de scènes coupées ?

    Il y en a certaines, mais il y a surtout des prises. C’est un petit peu comme si vous aviez un bêtisier.

    Vous les avez déjà montées ou montrées ?

    Je les ai vu pendant qu’on montait. Ils existent.

    Vous ne voudriez pas les utiliser ?

    Si, ce serait cool, en DVD. Un remix en fait !

    Aviez-vous été contacté pour faire un Dikkenek 2 avec le succès télé ? Luc Besson par exemple vous l’a-t-il proposé ?

    Non. Luc Besson souhaitait que je fasse Go Fast juste après, ce que j’ai fait. Il n’en a jamais été vraiment question.

    Après Dikkenek, vous avez tourné Go Fast, dans un tout autre univers. Est-ce aussi un film dont on vous parle beaucoup ?

    Surtout à Roschdy Zem, je pense. Il me disait qu’on lui parlait beaucoup de ce film, comme s’il avait fait que celui-là ! Il y a beaucoup de femmes qui adorent ce film, c’est marrant ! Un film très difficile à faire, gros tournage, mais très chouette expérience. Tous les courts métrages que j’ai faits avant sont d’ailleurs beaucoup plus comme Go Fast que Dikkenek.

    Dikkenek : notre rencontre avec l'équipe du film en 2006 lors de sa présentation à Cannes 

    Interview 1 - Français

     

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    Commentaires
    • fifisa07 ..
      Justement, c'est là tout le génie du réalisateur ! Un dikkenek est clairement un personnage sans finesse, qui raconte des histoire sans queue ni tête tout en pensant être le meilleur .
    • spielbergismygod
      Ah mais je ne doute pas que les personnages aient un potentiel comique.Et je le dis encore une fois, j'aime l'humour belge. ça ne m'empêchera pas de penser que le film est mal fagoté, sans rythme, manquant totalement de finesse dans sa réalisation (parce qu'on peut filmer avec finesse un 33 tonnes, à mon avis) et que l'ensemble est un empilement de scènettes aux dialogues qui ressemblent plus à des citations cools qu'à des dialogues à proprement parler. Je ne parle même pas du mépris avec lequel sont traités les personnages.
    • fifisa07 ..
      C'est un humour bien spécifique. Moi, en tant que Belge, ça me fait pisser de rire car ici on en croise pas mal des personnages comme ça ( de moins en moins il est vrai ) . Mais dans mon enfance, c'était quelque chose de voir le claudy focant du village tu sais ;)
    • CONANLEBARBARE
      A part Podalydes le reste que tu cites est ultra formaté cinéma d'auteur Français et sans surprise
    • MGM-ranger
      De l'audace bien sûr qu'il y en a, mais presque inexistante quand tu vois le nombre de films originaux qui sortent en France, avec pourtant une production d'environ 300 films par ans.
    • Tommy Shelby
      Effectivement peut être devrais je aller voir sur ton profil. Ça y est. Bon tu as l'air d'être bon public puisque tu mets 5 à à peu près tous les films que tu regardes. Mon étonnement est donc une fois de plus assez fort quand je lis qu'à part une scène avec Cotillard le reste ne trouve pas grâce à tes yeux. Je te trouve dur mon cher ami , mais je ne met pas en cause ton amour pour le cinéma belge rassure toi ;)De manière générale, j'aime l'idée que des films aient leur propre identité tel que Dikkenek ou c'est arrivé près de chez vous, tu devrais aussi t'en réjouir, la où en 2017 tous les films se ressemblent et où la créativité est tombée dans l'oubli.
    • spielbergismygod
      Pas sur que tu comprennes ma remarque sur ta photo. Je célèbre le personnage et sa candeur, rien de plus, personnage qui contraste avec ta réponse à mon post qui n'était que le commentaire d'un film quand tu te permets un commentaire de ma personne. Si tu trouves cette allusion débile, je ne peux plus rien pour toi.Les raccourcis, tu peux les éviter en prenant deux secondes pour aller sur mon profil, ou deux minutes pour discuter.Ta remarque, même générale, est bête comme tout. Si je suis ton raisonnement, pour aimer Dikkenek, il faut juste aimer l'humour belge et ne pas se limiter au cinéma grand public. Problème : j'aime l'humour belge. Et je ne me limite pas au cinéma grand public. Et je n'aime pas Dikkenek. Serais-je donc une anomalie ? Mais puisque tu m'as l'air d'aimer beaucoup les raccourçis (Spielberg = cinéma grand public, c'est court, très très court), tu dois surement trouver ma réponse trop longue.
    • Tommy Shelby
      Avec un pseudo pareil , difficile de ne pas faire de raccourci;) Tu vois ,c'est aussi débile que ta remarque sur ma photo....Et je te rassure mon premier post n'a rien de condescendant, c'est juste une remarque générale .
    • Arnaud E.
      J'avoue que j'ai détesté ce film quand je l'ai vu au cinéma (un pote fan m'y avait trainé), mais depuis le temps j'ai appris a l’apprécier de plus en plus au final :)
    • spielbergismygod
      Il ne faudrait peut-être pas exagérer la chose. Le cinéma français n'est pas resplendissant, mais quand même.
    • spielbergismygod
      https://www.youtube.com/wat...Avec une image de profil pareille, je ne t'aurais pas suspecté de condescendance. C'est arrivé près de chez vous oui. Dikkenek non. Évite d'estimer mes orientations cinématographiques sans me connaître, merci. ;)
    • Tommy Shelby
      C'est un film plus subtil qu'il n'y paraît. Il faut juste être réceptif à l'humour belge et à autre chose que du cinéma grand public ;)
    • spielbergismygod
      C'est un peu court comme vision des choses. Tu regardes le cinéma d'Assayas, de Podalydès, ou de Desplechin, des frères Larrieu, c'est quand même pas ce que j'appelle du cinéma sans forme et sans audace. Amalric a l'air de proposer quelque chose de très intéressant avec son faux biopic sur Barbara (et puis Jeanne Balibar quoi). Tournée était un film formidable. Il y a du talent. Pas en quantité astronomique il est vrai.
    • spielbergismygod
      Jamais compris le trip autour de ce film, à peu près pas drôle tout le temps. Reste Marion Cotillard, qui sauve les meubles dans une scène géniale, mais le reste, que c'est lourdaud et mou du genou.
    • bruce_campbell
      Et il le fait avec son pognon personnel... pas celui de l'état ou du CNC.
    • tueurnain
      Et y'en a qui le critique encore et toujours avec des phrases de ce genre:Ouiiii, métuvoa, Besson yfékeudétaxi....La preuve que non...
    • MGM-ranger
      Depuis une cinquantaine d'années, l'audace et l'originalité sont quasi-incompatibles avec le cinéma français. On se retrouve avec un cinéma épuré visuellement (façon documentaire) et intellectualisé à outrance dans son propos (films sociaux). Ce cinéma est précieusement protégé par son petit milieu fermé à double tour. Et bien sûr cette minorité incapable de ce remette en question peut dormir tranquille tant qu'elle bénéficiera des subventions.
    • Kristina I.
      François damiens a vraiment porté une grande partie du film, c'est peut être le seul rôle ciné ou il est très proche du personnage des caméras cachées et ça a contribuer au succès. Le film est culte, les répliques aussi, on en entends encore régulièrement en 2017. D'ailleurs je comprends pas car les producteurs doivent le savoir, faire un film avec françois damiens dans un rôle comme ça c'est un succès assuré, pourquoi il n'y en a plus jamais eu ? Dire que ce mec est limite un voisin, je l'ai plusieurs fois croisé sans jamais oser lui parler.
    • bruce_campbell
      En fait, tu regardes le cinéma actuel, il n'y a que Luc Besson qui produit des films originaux.
    • Tommy Shelby
      Un classique , ça plait pas tout le monde mais c'est ça qui le rend culte
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