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    Les Têtes de l'emploi : "C’est un rire dont on est fier !"
    Par Propos recueillis par Yoann Sardet — 7 nov. 2016 à 17:50
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    Dans "Les Têtes de l'emploi", Franck Dubosc et François-Xavier Demaison rient du travail (et du non-travail) avec Elsa Zylberstein. Rencontre avec les deux héros de cette comédie sociale, en salles le 16 novembre.

    Une comédie qui fait du bien

    Franck Dubosc : J’ai entendu un spectateur très heureux à la fin d’une avant-première des Têtes de l'emploi, qui voulait en parler comme d’un "drame rigolo". C’est compliqué, car on ne peut pas parler de drame non plus... Ce qu’on peut dire c’est que c’est un film où on rit beaucoup, mais comme il y a un fond social et réaliste, on se prend quelque chose en plus dans la gueule. C’est un film qui a un plus, selon moi.

    François-Xavier Demaison : Effectivement, on rit énormément. Cela fait longtemps que j’e n’avais pas ri autant. Mais ce rire fonctionne car il y a un vrai fond sérieux. C’est bien de dépasser cette peur du chômage, ces dysfonctionnements et cette réalité, et d’en faire quelque chose qui libère et qui fait du bien. C’est un rire dont on est fier, je trouve. On rit beaucoup oui, mais on effleure des sujets parfois dramatiques avec beaucoup d’intelligence et d’humanité.

    Franck Dubosc : Il y a deux façons d’avoir aimé un film. Il y a le "C’est bien, c’est marrant !" Et puis il y a le "C’est vraiment bien…" Et sur ce film, j’ai vraiment senti les gens dans cette disposition, car il y a quelque chose où comme le disait François-Xavier, on est fier d’avoir ri. On a osé rire. Pas que du chômage d’ailleurs, car on parle de sujets graves, de couples en crise, de gens inadaptés qui vont retrouver du travail, etc… Pouvoir enfin rire d’un film dans lequel il y a tout ça, ça fait du bien. (...) Quand j’ai reçu le scénario, le titre était "Chômage". Et une fois la lecture achevée, je n’ai pas compris pourquoi le film s’appelait ainsi. Pas sous un prisme de bon titre ou de mauvais titre : " Chômage" peut être un bon titre comme "Camping" était un bon titre pour un film se déroulant dans un camping. Mais ici, c’est plus l’histoire de trois pieds nickelés face à la question du travail.

    Franck Dubosc, Elsa Zylberstein et François-Xavier Demaison, les trois pieds nickelés des Têtes de l'emploi

    La précision de la comédie

    François-Xavier Demaison : Nous nous connaissons depuis Disco qui était un de mes premiers films. Nous nous entendons très bien, nous avons beaucoup ri entre les prises, mais aussi parce que nous prenons très au sérieux notre métier de faire rire. Il y a beaucoup de précision dans la comédie, c’est du boulot. Elsa Zylberstein aussi a beaucoup travaillé, et nous tenions tous les trois à nous investir pour tirer le projet vers le haut et trouver la réplique juste et le ton juste. Nous nous sommes très bien entendus là-dessus. Depuis nous sommes partis en vacances, nous avons fait construire une petite maison... deux hommes une femme, combien de possibilité ? (Rires)

     

    La tête de l'emploi... pour la comédie ?

    Franck Dubosc : Ce n’est pas que je cherche à faire autre chose que de la comédie. Attirer les publics larges au cinéma, c’est compliqué. Les gens m’aiment -ou ne m’aiment pas d’ailleurs- pour ce que je sais faire et ce que j’ai apporté, à savoir de l’humour. Après, la télévision nous offre souvent des rôles qu’on ne nous offrirait pas au cinéma. C’est différent, que ce soit drôle ou pas drôle. Et cela permet de toucher d’autres choses. Mais je ne pense pas que nous soyons cantonnés à la comédie. La chance ensuite avec un film comme Les Têtes de l’emploi, c’estque ça allie les deux, c'est-à-dire un vrai fond avec beaucoup d’humour. Mon personnage, avec son air très sérieux et sa moustache, vous le mettez dans un autre film, il est beaucoup moins drôle. Ce film nous a permis vraiment d’allier tout ça : c’est le beurre, l’argent du beurre et le c.. de la crémière comme dirait ma mère. (Rires)

    Vos premiers boulots

    François-Xavier Demaison : Je pense que si des gens l’ignorent encore, c’est qu’ils n’étaient pas en France ces dix dernières années car je l’ai racontée cette anecdote ! (Rires) J’ai connu une première trajectoire professionnelle dans un bureau, avec une cravate, comme fiscaliste. Au niveau des filles, fiscaliste c’est le stade juste avant croquemort ! (Rires) J’ai aussi été chauffeur au Festival du Film de Paris. J’ai transporté Gilles Jacob, l’ancien Président du Festival de Cannes, et je l’ai un peu perdu dans Paris dans une belle Safrane dorée. Je me souviens m’être trompé, avoir pris les quais et l’avoir coincé dans deux heures d’embouteillages ! Il avait raté le film et tout… Plus tard, quand j’ai été nommé au César pour Coluche, je me suis retrouvé à sa table et je lui avais raconté cette histoire. Et quand j’ai présenté un film à Cannes il y a quatre ans, il m’a glissé en haut des marches qu’il avait hésité à venir me chercher en voiture à mon hôtel. C’est une anecdote assez sympa.

    Franck Dubosc : Moi, j’ai été pilote d’hélicoptère en Afrique centrale. Je vous ai pas raconté ? (Rires) C’était avant mon intervention dans la Marine nationale française et cette opération à cœur ouvert que j’ai pratiqué sur moi-même... Plus sérieusement, j’ai été releveur de compteurs d’eau à Grand Quevilly. Et j’ai fermé les boîtes d’isolants liquide, aussi. Et professeur d’expression orale pendant huit ans au Barreau de Paris. Des petits jobs, mais j’ai très vite été acteur.

     

    Souvenirs de castings

    Franck Dubosc : A un moment donné, j’ai beaucoup travaillé en Angleterre, et j’ai fait le casting d’Indiana Jones et la dernière Croisade, pour jouer Indiana Jones jeune, joué par River Phoenix. Dès que je suis entré dans la pièce, on m’a dit que ça ne marcherait pas car je n’étais ni anglais ni américain. Les directeurs de casting américains et anglais voient le maximum de gens à un moment donné, pour ne pas prendre le risque de passer à côté de quelqu’un : comme je travaillais beaucoup là-bas et que j’étais "en vogue", il fallait que je fasse partie des gens à voir. Pour qu’ils puissent dire qu’ils avaient vu tout le monde si aucun acteur américain, anglais ou australien ne faisait l’affaire. C’était juste pour cette raison-là.

    François-Xavier Demaison : Moi, j’ai récemment passé le casting d’Alliés avec Marion Cotillard et Brad Pitt. Je trouve le rôle super, je me dis que c’est quand même beaucoup de texte, j’apprends cinq pages… Je me lance et la directrice de casting me dit "Vous vous rendez compte que vous avez appris le rôle de Brad Pitt ?". Le rôle pour lequel je postulais était celui qui avait deux répliques, un personnage qui l’accueillait dans une ambassade ou quelque chose comme ça. J’ai été pris d’un fou-rire ! (Rires) Ptite humiliation du quotidien…

    Franck Dubosc : Je me souviens aussi avoir fait le casting pour le film Une grande année de Ridley Scott. Il s’agissait de quatre jours de tournage qui tombaient en plein milieu de Camping. Je me suis dit que j’allais m’angoisser au milieu de ce qui était mon premier vrai grand rôle pour quatre jours et deux répliques dans le Sud de la France. Je me suis dit : "Ne vaut-il pas mieux pouvoir dire que j’ai refusé de tourner dans un film de Ridley Scott que me dire j’ai quatre jours et deux répliques dans un film de Ridley Scott ?" (Rires)

    Les Têtes de l'emploi - en salles le 16 novembre

     

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