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    Les héroïnes Disney à travers le temps

    De Blanche-Neige à Vaïana... celle que l'on qualifie souvent (parfois par erreur) de "princesses Disney" ont bien changé ! Retour sur l'évolution des héroïnes Disney à travers le temps...

    Walt Disney Pictures

    De "Siffler en travaillant" et "Un jour mon prince viendra" à "Libérée, délivrée" et "How far I'll go" (littéralement "Jusqu'où j'irai"), les héroïnes Disney ont parcouru un sacré bout de chemin. 

    Des princesses de l'ère classique, promptes à s'affranchir des tâches ménagères et à subir moult humiliations en attendant sagement le prince charmant, il ne reste plus grand chose. 

    Dès l'aube des années 90, les héroïnes Disney ont gagné en indocilité, s'opposant à l'ordre établi et s'affranchissant des carcans imposés par leur condition féminine. Elles ont gagné en personnalité, en débrouillardise, en volonté et en indépendance. Elles se sont diversifiées, aussi, et les codes de représentation se sont progressivement éloignés de la jeune femme blanche, aux cheveux lisses et aux yeux plus gros que sa taille de guêpe. 

    On se souvient qu'en 1938, soit un an après la sortie de Blanche-Neige, les studios Disney refusaient abruptement les candidatures des jeunes femmes qui souhaitaient rejoindre le navire en tant qu'animatrices, ces tâches étant réservées aux "jeunes hommes". Aujourd'hui, les femmes - bien que toujours minoritaires - ont pris part à l'aventure Disney, et ont certainement joué un rôle décisif dans l'évolution des héroïnes au cours de l'histoire du studio. 

    80 ans après, les princesses et héroïnes Disney n'ont plus besoin d'un prince charmant pour venir les délivrer ou les secourir. Elles prennent dorénavant leur destin - et leur dessin ! - en main. 

    Blanche-Neige (1937)

    Blanche-Neige et les sept nains reste comme LE chef-d’œuvre de Disney. On est en 1937 et du point de vue de la représentation, en résonance avec son temps, Blanche-Neige incarne la jeune-femme vulnérable, qui prend plaisir dans les tâches ménagères et attend qu’un prince charmant vienne la sauver... Le dessin est quant à lui d’une élégance remarquable et le travail sur les couleurs est sublime.

    Cendrillon (1950)

    En 1950, Cendrillon est une jeune femme oppressée, martyrisée, victime de la jalousie des autres femmes. Elle aussi attend son prince, mais on note que le coup de pouce vient surtout de sa marraine la fée. C’est Cendrillon qui lance la tradition de la « robe de princesse », avec une véritable intrigue autour de la confection de la robe de bal. 

    Aurore dans La Belle au bois dormant (1959)

    Aurore, elle, est carrément maudite le jour de son baptême... et seul un prince peut la délivrer du mauvais sort. Elevée par ses marraines, Aurore est une princesse proche de la nature, rêveuse… C'est aussi l'une des princesses Disney les plus élégantes (mais aussi l'une des moins réalistes), et on note de plus en plus de détails dans les traits du visages, les cheveux, les expressions...

    Ariel dans La Petite Sirène (1989)

    Ariel est la première princesse à vraiment vouloir s'affranchir de ses obligations de princesse. Cette petite sirène veut "partir là-bas", curieuse de découvrir le monde des humains et la terre ferme, et pas très encline à respecter l'autorité paternelle. Désireuse de connaître l'amour, elle se jette tête baissée dans un piège, mais comme on est dans un Disney, tout est bien qui finit bien...

    Belle dans La Belle et la Bête (1991)

    Dans l'introduction de La Belle et la Bête, la personnalité de Belle est largement développée : c'est une jeune femme sensible, passionnée par la lecture, très proche de son père et qui ne se laisse pas faire - elle repousse par ailleurs les avances du "beau gosse du village", Gaston. Et courageuse, de surcroît. Bref, une fille avec un sacré caractère, assez pour adoucir la Bête.

    Jasmine dans Aladdin (1992)

    Dans Aladdin, Jasmine s'oppose fermement à son père et à l'idée d'un mariage sans amour. Elle s'aventure seule dans les rues d'Agrabah, déguisée en mendiante. Petit à petit, les princesses se dressent contre l'ordre établi et se libèrent des carcans imposés par leur condition féminine. Déjà une sacrée évolution ! La sensualité de Jasmine, qui est une autre nouveauté, transparaît dans le dessin.

    Pocahontas (1995)

    Pocahontas est l'héroïne par excellence, la jeune femme passionnée qui oeuvre pour la paix et pour son peuple. Digne, courageuse - sportive, aussi -, c'est une véritable écolo, et même si tomber amoureuse d'un colon n'est pas du meilleur goût, c'est une femme de convictions, avec une conscience politique, prête à se battre pour ses idéaux. Un beau modèle pour les petites filles.

    Esmeralda dans Le Bossu de Notre-Dame (1996)

    Esmeralda est un exemple un peu à part car la jeune Bohémienne correspond aux codes de représentation des anciennes princesses Disney : malgré son caractère bien trempé, elle se retrouve dans la position de la demoiselle en détresse secourue par son "prince" (Phoebus). Objet de fantasme pour les hommes qui l'entourent, dotée d'une poitrine généreuse, c'est la plus sexualisée des héroïnes Disney.

    Mégara dans Hercule (1997)

    Megara est une héroïne étonnamment indépendante. Elle refuse même de se faire secourir par Hercule lorsqu'il la prend pour une demoiselle en détresse et tient tête à Hadès, qui la retient sous son emprise. Sarcastique, elle a du chien et décide toujours de suivre son instinct, quitte à faire des erreurs. Lorsqu'elle réalise qu'elle est amoureuse d'Hercule, elle va jusqu'à se sacrifier pour lui.

    Mulan (1998)

    Mulan est l'une des héroïnes Disney les plus indépendantes et les plus fortes de toute l'histoire de Disney, puisqu'elle va jusqu'à se faire passer pour un homme afin de pouvoir combattre les Huns à la place de son père. Une héroïne guerrière (en armure !), qui se dresse aussi frontalement contre l'ordre établi, c'est une première. Une héroïne au sens le plus héroïque du terme.

    Tiana dans La Princesse et la grenouille (2009)

    Tiana est une jeune femme autonome, travailleuse et qui n'a pas besoin d'un homme pour subvenir à ses besoins. Le facteur physique est complètement écarté de la démarche de séduction avec le "prince charmant" puisque Tiana passe comme lui les trois quarts du film sous l'apparence d'une grenouille. Ici, l'amour est donc une histoire de caractères et c'est rafraichissant.

    Raiponce (2010)

    Raiponce décide de découvrir le monde par elle-même et de faire ses propres expériences. Loin d'être passive, notamment dans le rapport de séduction avec Flynn - c'est elle qui le sauve et non l'inverse. C'est un voyage initiatique et une démarche personnelle, dans laquelle l'histoire d'amour passe au second plan. Et la symbolique des cheveux est finalement assez moderne.

    Merida dans Rebelle (2012)

    Comme le dit très bien le titre, Merida est Rebelle. Elle est loin des codes de représentation des princesses Disney. Sa morphologie, sa garde-robe, sa chevelure, sont différentes et c'est la plus effrontée de toutes. C'est aussi et surtout la première à ne pas avoir de love interest, ce qui est quand même une très nette rupture et une sacrée évolution.

    Elsa et Anna dans La Reine des neiges (2013)

    Dans La Reine des neiges, on a deux princesses pour le prix d'une. Deux personnalités qui se complètent, comme deux moitiés d'un tout. C'est la relation de fraternité entre les deux soeurs qui prime. Pour se libérer, Elsa n'a besoin que d'elle même et pour s'accomplir, elle n'a besoin que de l'amour de sa soeur. Et, comme Rebelle, le film est coréalisé par une femme.

    Vaïana (2016)

    Elle est loin désormais, la princesse classique qui chantait en époussetant des étagères et qui "sifflait en travaillant". Vaïana veut aller voir plus loin que le bout de son île, alors elle y va. Pas de prince charmant à l'horizon. Une silhouette plus réaliste, une grande agilité, les cheveux en bataille : Vaïana est fin prête à répondre à l'appel de la liberté.

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