Mon AlloCiné
    The Get Down : la série Netflix annulée, Baz Luhrmann s'explique
    25 mai 2017 à 12:00
    facebook Tweet

    La série musicale Netflix "The Get Down" est annulée après une première saison de 11 épisodes. Le créateur et showrunner Baz Luhrmann a posté un message aux fans du show.

    Netflix

    Le hashtag #RenewTheGetDown n'aura malheureusement pas suffi : selon Variety, la série musicale The Get Down de Baz Luhrmann, fresque historique et sociale sur l’émergence du hip-hop dans le Bronx des années 70, est officiellement annulée par Netflix après une saison de 11 épisodes, dont la deuxième partie avait été lancée le 7 avril dernier.

    Cela me tue de ne pas pouvoir me couper en deux et me rendre disponible pour les deux productions.

    L'engagement de Baz Luhrmann sur un long métrage semble avoir été la cause principale de cette annulation. Le showrunner et cinéaste (Moulin Rouge !Gatsby le Magnifique) a d'ailleurs tenu à adresser un messages aux fans de Zeke, Shaolin Fantastic, Boo-Boo, Ra-Ra, Dizzee et Mylene Cruz sur sa page facebook : 

    "Chers fans de The Get Down,

    Je voulais vous parler à cœur ouvert, et vous dire à quel point je suis humble et touché -non seulement moi mais aussi tous ceux qui ont tant apporté à ce projet- par votre passion et votre engagement à voir le prochain chapitre de The Get Down entrer en production dans un futur proche. Je veux vous expliquer pourquoi il est peu probable que cela arrive...

    Quand on m'a demandé de venir superviser The Get Down pour concrétiser le projet, j'ai dû reporter mon engagement sur un film pendant au moins deux ans. Cette exclusivité est dès lors devenue un point critique pour Netflix et Sony, qui ont été des partenaires et soutiens formidables de la série. Cela me tue de ne pas pouvoir me couper en deux et me rendre disponible pour les deux productions. Je me sens profondément lié à tous ceux avec qui j'ai travaillé et collaboré sur cette expérience remarquable.

    Toutes sortes de choses ont été lancées pour l'avenir... Même un spectacle sur scène (pouvez-vous imaginer cela ? Moi je peux, une version-concert ça vous dit ? L'été prochain ? C'est juste une idée). Mais la vérité, c'est que je fais des films. Et le truc avec les films, c'est que quand vous les réalisez, il ne peut y avoir rien d'autre dans votre vie. Depuis l'arrêt de The Get Down, j'ai passé les derniers mois à préparer mon nouveau projet cinématographique...

    La distribution de cette série est unique et exceptionnelle. Au-delà de nos incroyables vétérans, je ne peux pas vous dire combien nous avons été privilégiés de trouver de tels jeunes et nouveaux talents, dont beaucoup sont maintenant en train de se lancer dans le cinéma, de créer de la musique et de faire des progrès considérables dans leur carrière. Nos acteurs, scénaristes, collaborateurs musicaux, chorégraphes, équipes de tournage et de post-production ont tous ressenti le privilège profond d'avoir été accueilli par le quartier du Bronx et la communauté hip-hop. Mais surtout par les ancêtres du hip-hop : Grandmaster Flash, Kool Herc, Afrika Bambaataa, Grandmaster Caz, Kurtis Blow, Raheim et tous les b-Boys, B-Girls, graffeurs, MC's et DJ's qui ont rendu cette histoire possible. Ainsi que les gardiens de la flamme et de la lumière, comme Nas. Nous avons vécu des choses ensemble que je n'oublierai jamais. Tous les membres de lé famille The Get Down ont été touchés par cette mission de raconter la pré-histoire d'une forme de culture qui allait non seulement changer la ville, mais le monde.

    Quant au futur de la série, l'esprit de The Get Down et l'histoire  qui a commencé à être racontée... Elle a désormais sa propre vie. Une qui vit aujourd'hui et qui continuera à être racontée quelque part, d'une façon ou d'une autre, grâce à vous, les fans et les soutiens.

    Touché et honoré, et pour citer la belle ballade de Mylene, "Je vous verrai sur l'autre côté..."

    Le meilleur,

    Baz"

    • Pour (re)découvrir The Get Down sur Netflix
    • Pour tout savoir sur la série

    Découvrez notre mashup de danses The Get Down

    The Get Down : Le mashup de danses !

     

    facebook Tweet
    Dans cet article
    The Get Down
    The Get Down
    Série ( 2016 )
    Voir sur Netflix
    Sur le même sujet
    • The Get Down - Part 2 fait danser les spectateurs
    • The Get Down, Fargo, Better Call Saul... c'est sur Netflix en avril
    Commentaires
    • MrTitoo
      La série Prison Break était annulée aussi.. Mais apparemment il y en a qui prédisent l'avenir ici :P !
    • Badaask
      Excuse bidon. La vérité c'est que cette série est ultra-cher (un peu à la manière de Vinyle sur HBO) et que Luhrmann est connu pour dépasser considérablement les budgets que les studios lui donne parce qu'il est capricieux et incapable de s'en contenter. La série n'étant pas non plus un gigantesque succès, elle n'est pas rentable tout simplement.
    • Oliver Q.
      Ben le déclin de la spiritualité et l'éveil de la rationalité ou de façon général ces deux concepts clefs que sont spiritualité et rationalité on les retrouve toujours dans les récits de fantasy qu'ils adoptent le réalisme psychologique comme Game of Thrones (qui aborde sous l'angle du pouvoir les questions comme : 'pourquoi nous battons-nous réellement ? Famille ? Patrie ?' 'La spiritualité est-elle réelle?' 'Le surnaturel ou la magie le prouvent-ils' ? 'Les valeurs sont-elles donc relatives en conséquences ?') ou des récits épiques et mythiques comme le Seigneur des Anneaux qui évoque par métaphore le déclin de la spiritualité dans les sociétés occidentales industrialisées (les livres/films s'achèvent sur le départ des elfes, les tenants de la magie, et l'émergence au pouvoir des hommes, qui, bien qu'ils soient meilleurs que le mal personnifié sont ceux grâce auxquels il a perduré avant d'être détruit, et sont industrieux malgré leur noblesse)Ah ben Harry Potter c'est très bien ce sont de bons bouquins globalement pas trop mal adaptés... après le pb avec une oeuvre de ce type, racontée de façon plus conventionnelle, avec des personnages issus du réalisme psychologique, mais avec une formule très rodée au niveau des bouquins, sans problèmes majeurs d'adaptation sur le plan pratique, c'est que ça pousse à la jouer safe et à faire des adaptations bien menées et bien jouées mais qui ne proposeront pas qqch d'assez différent des oeuvres d'origines pour s'en démarquer et créer qqch de personnel; hormis le 3 (vraiment un grand film qui essaie de transcender l'oeuvre d'origine en s'en différenciant et avec une mise en scène puissante) tous les autres films de la saga sont grosso modo les livres en moins bien; c'est relativement fidèle, et ça coupe quand ça 'doit' couper par rapport aux bouquins, mais tu n'accouches pas d'une oeuvre aussi puissante qu'elle pourrait l'être (et parfois même elle a été appauvrie de façon criminelle_ où sont passés Rogue et Dumbledore dans les deux parties du 7 alors qu'ils sont au centre du livre et qu'ils sont les deux persos les plus fascinants de la saga ? C'est pour ça que je préfère le Seigneur des Anneaux... Personnellement je trouve que c'est une oeuvre tellement radicale et visionnaire que Jackson a été forcé d'en faire qqch de complètement différent en films et qu'en accouchant d'une oeuvre à part, il a réussi à en restituer la grandeur paradoxalement, ce qu'Harry Potter au ciné a échoué à faire à mon sens (les films n'en restent pas moins excellents et immensément supérieurs au blockbuster moderne aujourd'hui)
    • Quagmire92
      Franchement, tu m'as convaincu sur Penny Dreadful, je vais tester ne serait-ce que pour voir si j'arrive à en tirer quelque chose qui transcende son côté horrifique. Après, t'as parlé du Seigneur des anneaux et ça, c'est encore quelque chose auquel je ne comprends rien. J'avais essayé de m'y m'être dans mon adolescence (de lire les livres) mais j'étais trop jeune pour comprendre encore. Mais, j'aime ce que tu as dit sur la métaphore sur le déclin de la spiritualité et l'émergence de la rationalité, si je comprends bien le sens de cette phrase, je pense que c'est quelque chose qu'on retrouve dans Game of Thrones mais dans le sens inverse vu que dans la série (et dans les livres, j'ai lu les trois premiers en anglais, les premiers livres que j'ai lu en VO, j'étais fier^^) la spiritualité est en pleine renaissance.Par contre HP je kiffe, même si je regrette que le fait que ce soit destiné à un public jeune voire familiale ait empêché les films, et peut-être même l'auteure, d'aller plus loin (Mais concrètement je trouve que les livres retranscrivent bien le climat de guerre qui règne à la fin). En fait, je trouve que justement, HP aurait pu bénéficier d'une mise en scène de type horrifique à partir du 4è film. Quelque chose qui se serait rapprocher du Labyrinthe de Pan de Del Toro mais malheureusement ça n'a pas été le cas et, au lieu des cadavres des victimes (et de la team de Voldemort) rassembler dans la grande salle, on s'est retrouvé avec une Bellatrix et un Voldemort qui s'évaporent. C'est dommage parce que les films sont très bon mais ils auraient vraiment pu sublimer les livres.Bref, pour finir, je réitérerais le fait que j'aime le réalisme psychologique du type Zola, mais je ne pense pas qu'il soit en contradiction avec des genre plus fantaisistes et je ne pense pas être fermé à aucun genre.Je n'ai pas vraiment d'exemples qui me viennent en tête tout de suite mais, je pense être capable d'apprécier le symbolisme en général, même si, c'est vrai qu'au final il faut toujours que ça revienne à une réflexion sur la condition humaine pour que ça me touche vraiment et je suis d'accord pour dire que des œuvres de fantaisie peuvent nous marquer aussi fortement que celles de réalisme pur.
    • Oliver Q.
      Ah c est un postulat très exigent j en suis conscient... Mais je crois que c est parce qu on ne regarde que le dualisme des séries soit feuilletonnantes et issues du réalisme psychologique qui tentent d imiter la grande tradition de HBO (qui est largement adopté par une grande partie du câble) soit conçues en stand alone et notamment les cop shows, qu on dit qu Mais il y a d'autres formats : l anthologie par saison ou par épisode, les séries de genre (comme celles que je t ai citées) qui manifestent ce respect de l épisode et qui proposent quand même un fil narratif ou thématique unifié par saison et qui arrivent à faire de grandes choses (en Angleterre mine de rien mais aussi sur certaines chaînes aux US) mais il faut y accorder de l attention c est tout...Après faire une grande série de base c est dur parce que ça veut dire faire ce que je viens de dire et le faire sur plusieurs saisons et de façon brillante ! Donc peu importe le style en termes de décor et de personnages ce sera difficile pour tous ceux qui essaieront
    • Oliver Q.
      Oui j aime aussi ce réalisme psychologique à la zola, balzac (qui a ete repris dand The Wire brillamment) etc... en plus elle s accorde bien aux possibilités du format série de base qui est fondamentalement, pour les séries feuilletonnantes ou pas, une exploration intense du concept d habitude dans la fiction qui permet l approfondissement de personnages (et en grand nb) mais après je crois qu on peut faire sans le réalisme psychologique... tout en explorant ces notions ! Le réalisme psychologique est notre mode de compréhension dominant donc j imagine que c est normal qu on l apprécie facilement qu on y soit attaché même, mais après les séries qui veulent s émanciper d un carcan social tout en y réaccédant d une façon différente plus colorée plus extrême aussi, et s attaquer à quelque chose de plus fondamental encore (comme Penny Dreadful ou Black Sails ou DVD sur les monstres, l avidité, le génie) en s attaquant à nos représentations et en choisissant des genres très marques (l horreur, le récit de aventures) pour les retourner d une façon intéressante et nous plonger dans l inconfort inquiet de l incertitude plutôt que la satisfaction plus cynique du savoir laissent aussi une marque emotionnellement... moins directe bien sûr qu un récit réaliste viscéral, plus progressive mais durable...Et en fin de compte, elles permettent d accéder à un contenu, à un récit civilisationnel pas moins fort, pas moins puissant... Le réalisme est beau mais aussi à certains égards plus confortable... Le récit mythique ou archetypal est moins poignant mais il est fascinant... Je te conseille de voir Penny Dreadful parce que c est grandiose en termes d écriture et d interprétation...Perso en tant que français je m alarme de cette faveur parfois donnée au réalisme comme si c était un genre roi et que seuls le drame social et le drame romantique méritaient l intérêt... surtout dans notre pays où on méprise le cinéma et le divertissement dit de genre (alors que le réalisme est un genre, c est un ensemble de structures narratives et iconographiques) et je n aimerais pas que ce mépris passe dans les séries aussi... il faut du courage pour entreprendre n importe quel genre et tous se valent... Celui qui aime la fantasy réaliste de Harry Potter car l oeuvre souscrit à un réalisme psychologique moderne en termes de personnages et entend livrer un récit d identification à un public jeune adulte peut aimer la caractérisation de personnages archetypale et le cadre mythique du Seigneur des Anneaux en tant que grand récit de début et fin de civilisation et de métaphore sur le déclin de la spiritualité et l émergence de la rationalité
    • Quagmire92
      J'ai essayé de regarder Black Sails deux ou trois fois et je ne sais même pas si je suis parvenu à finir le premier épisode. Je pense que je vais avoir du mal à adhérer à ces histoires de pirates. :/Sinon, tu n'es pas le premier à me parler de Penny Dreadful, et je l'ai repérée depuis sa sortie (à cause d'Eva Green bien sûr, je ne suis qu'un homme et un Quagmire en plus Giggity ahah) mais je dois admettre que je n'aime pas trop le style horrifique (J'ai pas assumé les 20 premières minutes de TWD ahah mais je dois reconnaître que c'était intense, je me suis tout de suite mis dans la peau du perso et ça m'a tué). Mais on m'a aussi dit que ce n'était pas aussi hardcore donc peut-être que je finirai par me laisser tenter. Après, le truc c'est que moi je surkiffe ce que tu appelles le réalisme psychologique. Quand je lis (ce qui arrive trop rarement ces derniers temps), je lis des classiques (ils sont gratuits sur Kindle LOL) et j'adore Zola, Dumas et Hugo, et le sentiment que me donnent les séries de David Simon par exemple (The Wire et Treme en l'occurrence) est le même que celui que je ressens quand je lis du Zola. Il y a beaucoup de personnages qui, grâce à l'écriture qui parvient toujours à retranscrire une espèce de simplicité quotidienne ( et qui doit en réalité être extrêmement complexe à dépeindre de manière aussi captivante), apportent tous quelque chose au récit et ce qui au final donne une espèce de grande toile de vie que j'adore. Dans tous les cas, dans presque tout ce que je regarde il me faut une connexion avec les persos, il faut qu'ils me paraissent humains pour que j'adhère à l'histoire. Peu importe le genre, si il n'y a pas cet élément, j'aurais beaucoup de mal à accrocher.
    • Quagmire92
      Encore une fois, je suis assez d'accord avec ton analyse et, c'est vrai que je ne pourrais pas qualifier une seule des séries Netflix que j'ai vu de chef-d'oeuvre; HOC étant selon moi la meilleure même si mon opinion est probablement un peu biaisée vu que Kevin Spacey est un de mes acteurs préférés et que je pourrais ne regarder la série que pour le voir interagir avec Robin Wright (étant donné que je n'y connais pas grand chose en politique et encore moins en politique américaine).Mais, en fait, il me semble que ton propos est vraiment basé sur un postulat de haute exigence parce que les séries avec lesquelles tu compares les productions de Netflix c'est vraiment le gratin de ce qui se fait dans les médias traditionnels et elles ont toutes un format d'une dizaine d'épisodes qui limite le risque de trouver des fillers qui existent dans beaucoup de séries.Concrètement, la seule série à laquelle je peux penser comme ça que je regarde actuellement, qui a un format de plus de 20 épisodes et qui parvient à rendre chacun d'entre eux intéressant et unique, même quand ils ne sont pas directement liés à l'intrigue principale c'est Elementary.Sinon, oui effectivement, c'est vrai que les problèmes de rythme et de lenteur sont quelque chose que j'ai remarqué et qui est caractéristique de toutes les séries Netflix que je regarde. Après, ça ne me dérange pas tant que ça. Au final, je finis toujours par établir mon opinion de la saison sur le message, ou l'intrigue générale qui a été conduite à son aboutissement. Si à la fin, la big picture me plaît, les longueurs ne me posent pas de problème.Mais, je pense que tu tiens quelque chose sur l'explication de ces longueurs, tu devrais chercher à contacter quelqu'un de chez Netflix pour les aider à améliorer leur offre. Moi, je m'en accommode parce que l'éventail de choix est assez varié en dehors de chez Netflix et, aussi, je ne paie pas pour regarder leurs séries...
    • Quagmire92
      Autant pour moi dans ce cas. La deuxième partie, c'était vraiment du n'importe quoi. Elle était bien loin du niveau de la première qui m'avait subjugué dès le premier épisode tellement la transition entre, les années disco et, la naissance underground du hip-hop était sublime.
    • Lillou N
      La série est annulée pour de bon...
    • loulouthe
      Il n'y a eu qu'une seule saison coupée en 2 parties...
    • damon j.
      Flaked seras annuler après sa saison 2, je suis sur et certains,en plus elle a eu 2 épisodes de moins je pense qui l'ont renouvelé juste pour donner une fin, Marco Polo, a etait annuler apres sa saison 2, je pensse que c'est la méme choses que Flaked et HG na durée que 3 saisons. Apres franchement avous, un service de streamings avec pleins de series sans fin, ça va te donnée envie de t'abonner ? Il faut visé le long terme.Pour Iron Fist c'est autre choses. Elle fait partie de The Defender
    • Oliver Q.
      Après pour en revenir à Netflix, parce que c'est le sujet de départ, même si je suis favorable à la liberté qu'ils accordent à leurs créateurs ou en tout que cela suscite mon enthousiasme, j'émettrais des réserves quant à la viabilité du mode de diffusion et à ses conséquences sur le plan artistique.L'avantage et l'inconvénient avec Netflix, c'est le binge-watching, à mon avis. Parce que du coup, vu que c'est le mode de consommation dont Netflix se revendique et que dans les faits c'est ce qui advient chez les spectateurs, les créateurs de séries conçoivent chaque saison qu'ils scénarisent davantage comme de longs films plutôt que comme des salves d'épisodes. On en voit les conséquences dans leurs séries dramatiques qui souffrent presque toutes de problèmes de rythme à la mi-saison ou un peu avant la fin de saison, (j'ai eu la sensation de voir des épisodes trop longs ou dispensables dans tous les shows Marvel, dans 13 Reasons Why, dans Marco Polo, dans Sense8, dans HoC, etc). En effet, puisque ces saisons sont conçues comme de films de 8, 10, 13h, les créateurs se moquent des temps morts, des trous d'air, des faux rythmes qui s'y trouvent parfois de façon conséquente et qui certes ne dépareilleraient pas dans un film mais qui ont du mal à passer dans des séries, je trouve. (Dans Jessica Jones par exemple, les deux trois, derniers épisodes étirent la fin de Kilgrave de façon agaçante).Et on en revient donc toujours à ce jeu entre liberté artistique et contrainte formelle. Car le modèle du binge-watching permet aussi d'évacuer la nécessité du cliffhanger, de la fin d'épisode choc, du fait de mettre le grappin sur le spectateur pour la semaine suivante, une nécessité qui est exclusive au mode de diffusion propre à la télévision, à savoir d'un épisode par semaine, et aux impératifs traditionnels de part de marché et d'audience (cliffhangers que tu vas trouver dans de la télé de grand network comme dans 24 ou dans Desperate Housewives ou Lost mais aussi sur des séries du câble comme Dexter ou Game of Thrones, etc). Ce qui est un avantage, parce que cela donne l'opportunité aux récits à la narration plus lente, moins évènementielle, plus dense et moins spectaculaire d'être racontés comme ils le devraient, à certains égards. Mais c'est aussi un inconvénient comme je l'ai expliqué plus haut, parce que ce que le formal traditionnel de diffusion à la télé oblige aussi les scénaristes à un respect de l'épisode en tant qu'unité de sens, en tant que moyen métrage spécifique et unique avec une intégrité propre. Bcp d'épisodes de The Wire, des Sopranos, de Oz ont à la fois un côté formulaïque (dans le sens où un rituel y est répété avec un prologue, comme les interventions d'Augustus Hill dans Oz ou de façon générale la scène prégénérique dans The Wire, ainsi qu'un épilogue) mais qui donne aussi à chaque épisode sa spécificité thématique et formelle et qui en fait quasiment un mini-film. Or c'est ce respect de l'épisode comme unité qui permet de construire des épisodes vraiment iconiques (comme les trois derniers épisodes de Breaking Bad par exemple, des modèles du genre) et légendaires. L'épisode idéal de ce format de diffusion a à la fois sa spécificité, son unicité car il est pensé comme un unique épisode diffusé tout seul, et permet en même temps de faire avancer l'intrigue générale et permet donc d'accrocher le spectateur et de le pousser à revenir chaque semaine. Or dans les séries Netflix, les épisodes font certes avancer l'intrigue, mais peut-on parler d'unicité et d'intégrité propres à chaque épisode ? Je n'ai pas toujours l'impression que c'est le premier souci des scénaristes. Ca n'empêche pas qu'il y ait souvent une bonne réalisation et un excellent jeu d'acteurs parce que là on est dans la 'production value' et Netflix assure en prenant des cadors et en mettant l'argent, mais reste ce pb de concevoir une saison entière comme un film plutôt que comme une suite d'épisodes. Bref, c'est comme si système Netflix te garantissait du bon même le plus souvent du très bon, mais ne te permettait pas d'aller au-delà de très bon pour atteindre la grandeur. A mon sens il faudra qu'ils modifient peut-être leur façon de proposer leur offre.
    • Oliver Q.
      Ben aujourd'hui ces trois séries servent de référence (on y ajoute aussi Breaking Bad ou Boardwalk Empire parce que ce sont deux drames choraux et que les deux comportent des antihéros dont la voie a été tracée par tracée par Tony Soprano) sur le modèle du réalisme psychologique et thématique... Et il est aujourd'hui rare que les séries adoptent des modèles qui n'aillent ni vers le réalisme psychologique ni vers le réalisme thématique_ Game of Thrones adapte une oeuvre qui se fonde sur le réalisme psychologique, par exemple_ c'est pourquoi je salue les efforts de chaines comme Starz avec Da Vinci's Demons ou Black Sails ou encore Showtime avec Penny Dreadful. J'aime beaucoup Game of Thrones, attention, c'est probablement une des meilleures séries actuelles et une des rares à être à mon sens à la hauteur de la hype qu'il y a autour, mais voir réémerger des modèles de personnages alternatifs, le retour d'archétypes (une caractérisation de personnages plus vraiment à la mode, que ce soit au ciné ou à la télé) comme ceux que ces séries proposent, me pousse à me demander si ce ne sont pas en réalité CES séries, celles qui évoquent le lien entre le mythe et l'Histoire, de façon parfois fantasmagorique, entre la littérature et l'Histoire avec des personnages qui n'obéissent pas à la régie du réalisme psychologique mais de plutôt à de la pensée symbolique ou mythique (comme Eva Green dans Penny Dreadful), qui n'ont pas duré trop longtemps (Da Vinci's Demons, Penny Dreadful et Black Sails ont respectivement 3, 3 et 4 saisons) et qui ne sont pas devenues médiocres, là où bcp de séries qui ont été au début géniales dans le registre du réalisme psychologique ou thématique (House of Cards à mon sens, Dexter, même Mad Men qui s'essouffle après la saison 4) et qui ont en fin de compte tenté de marcher sur les pas de Tony Soprano, de The Wire, ne se sont pas trouvé en échec. Après il y a bcp d'autres excellentes séries que je n'évoque pas mais je me demande, je me pose la question.
    • Quagmire92
      Lol C'est pas mon style, j'essaie de me comporter au maximum comme je le ferais dans la vraie vie quand je suis sur le net donc je ne vais pas aller insulter les gens ou m'énerver pour rien. En tout cas, encore une fois tu fais une analyse parfaite. J'avais jamais vraiment pensé au rapprochement entre les séries HBO des années 2000 et les séries qui nous sont proposées aujourd'hui (alors que deux sur trois sont dans mon panthéon de séries) mais, c'est vrai que c'est ce qui se fait. Je ne m'en plains pas, parce que comme tu l'as dit, il y a beaucoup de séries de qualité aujourd'hui et je me régale à en regarder beaucoup; je me régale tellement qu'aujourd'hui j'ai beaucoup de mal à regarder des films alors que dans mon adolescence, c'est d'abord vers eux que je me tournais. Bref, c'est très intéressant de discuter avec toi et, je pense que je partage t'es opinions mais tu les exprimes mieux que je le ferais donc continue à faire avancer les débats mdr
    • Oliver Q.
      Pardon j'aurais dû être plus clair, c'était du nb d'abonnés que je voulais parler (j'utilise encore les termes de la télévision) + le budget...Le succès critique... Flaked, Fuller House, Hemlock Grove, Marco Polo saison 1, Haters Back Off, The Ranch, Iron Fist... toutes ces séries ou saisons se sont fait pourrir par la critique et pourtant ont été renouvelées donc ce sont surtout les critères ultérieurs qui comptent
    • Dydoo29
      +/-. C'est LA série la plus cher de Netflix, et bon elle ne rapporte pas assez... 3.5 millions de visionneurs sur une période d'1 mois; C'est 1/5 de ce que fait OITNB sur la même période. Du moins, c'est l'info que j'ai eu.
    • Dydoo29
      DE toutes manières, Netflix ou pas, il en faut peu à CW pour renouveler
    • damon j.
      Marco Polo ne se finis pas sur un cliffhanger certes c'est une fin ouverte mais la fin suffit à conclure la série, de toute façon vu la mauvaise critique c'etait logique. Netflix est plus malin que àa et je ne pense qu'elle annuleras ses série sans leur donnée un minimum de fin. Sinon cela signiras un début resilation d'abonnement pour de nombreux client. Si Sense 8 et annuler sans avoir un minumum de fin (ça veux dire que ça pourrais etre le ca pour d'autres)), je me désabonne direct et j'invite d'autre à leur faire si leur série se fait annuler sans fin
    • damon j.
      Netflix se en fout des chiffes de visionnage, chez elle une serie est renouvelé en fonction du succé critique, du nombres de nouveaux abonné et de réabonnement qu'elle suscite.Je pense que sa viens surtout du budget qui à explose et des problemme multiple sur le tournage et surout d'enorme tenssion entre netflix et sonny qui produit aussi Bloodlne ses deux serie ont étaient annuler à cause de ça
    Voir les commentaires
    Suivez-nous sur Facebook
    Toute l'actu Netflix
    Sur Netflix du 13 au 19 septembre : American Horror Story, Marianne, la trilogie Scream...
    NEWS - Au programme
    vendredi 13 septembre 2019
    Sur Netflix du 13 au 19 septembre : American Horror Story, Marianne, la trilogie Scream...
    Unbelievable sur Netflix : l’histoire d’un viol auquel personne n’a voulu croire
    NEWS - Séries à la TV
    vendredi 13 septembre 2019
    Unbelievable sur Netflix : l’histoire d’un viol auquel personne n’a voulu croire
    Actus Netflix
    News séries TV
    Toutes l'actu des séries TV
    Back to Top