Mon AlloCiné
    "Dans Cro Man, nous avons dû rendre un match de football cinématographique", explique Nick Park
    Par Propos recueillis par Maximilien Pierrette à Paris le 29 janvier 2018 — 7 févr. 2018 à 05:00
    facebook Tweet

    Créateur de Wallace et Gromit, Nick Park signe un nouveau long métrage et nous entraîne dans la Préhistoire, pour nous faire découvrir les origines du football avec "Cro Man". Un film réalisé en solo et dont il nous a parlé.

    Le football a-t-il été créé à la fin du XIXè siècle ? Ou pendant la Préhistoire, du côté de Manchester ? C'est visiblement la seconde option qui prime selon Cro Man, nouveau bébé des studios Aardman et de Nick Park, créateur de Wallace et Gromit. Treize ans après la sortie du Lapin-Garou, ce dernier repasse au long et derrière la caméra pour nous faire remonter le temps avec humour. Mais c'est au présent, et dans un hôtel parisien, qu'il nous dévoile cette aventure.

    AlloCiné : "Cro Man" marque une petite révolution car c'est le premier long métrage que vous avez réalisé seul.
    Nick Park : En effet. D'habitude nous réalisons à deux, en suivant le modèle de Disney, qui met souvent deux réalisateurs à la tête d'un film. Il y a beaucoup de travail donc cela permet de se le partager. J'ai partagé ma vision avec Steve Box sur Wallace & Gromit - Le Mystère du Lapin-Garou, avec Peter Lord sur Chicken Run, et j'ai beaucoup appris. Mais cette fois-ci, je voulais tenir les rênes moi-même, être sur le siège du conducteur.

    Quel élément de l'histoire est arrivé le premier : le décor préhistorique, ou le football ?
    J'ai d'abord eu envie de faire un film sur des hommes des cavernes, sur l'âge de pierre. J'ai toujours eu ça dans le sang. Quand j'avais 11 ans, je suis devenu un grand fan du travail de Ray Harryhausen, et Un million d'années avant J.-C. était mon film préféré. J'aime les dinosaures et les hommes des cavernes, et je pense que j'étais trop jeune pour remarquer Raquel Welch. Moi j'aimais juste les dinosaures (rires)

    C'est grâce à ce film que j'ai eu envie de prendre une caméra pour réaliser les miens, donc je remercie Ray Harryhausen pour cela. C'est en dessinant des hommes de cavernes avec leurs lances que j'ai pensé au sport, et eu envie de mêler les deux, car le sport est une force civilisatrice. J'ai donc développé cette idée d'hommes préhistoriques qui inventent le football, qui possède une nature tribale. Donc la machine s'est enclenchée à partir de là.

    Nick Park dans la jungle des interviews

    Le film laisse entendre que vous êtes un grand fan de Manchester United. Est-ce vrai ?
    Moi ? Oh non. Je ne suis même pas vraiment un fan de football (rires) J'aime ce sport, mais j'aime surtout regarder la Coupe du Monde, les gros matches, que je trouve stimulants. Mais je n'ai pas grandi dans une famille mordue de football. J'ai grandi dans le nord de l'Angleterre, où l'équipe locale était Preston North End [l'un des clubs fondateurs du championnat anglais en 1888, premier champion de l'Histoire et actuellement en Championship, ou deuxième division, ndlr]. J'avais son nom écrit sur mon cartable, mais c'est tout. Je ne suis même pas allé voir l'équipe jouer (rires)

    Vous avez réalisé beaucoup de courts et longs métrages pour Aardman : quel a été le principal défi sur celui-ci ? Le plus inédit ?
    Il s'agit ici d'un tout nouveau monde, mais j'ai trouvé ce défi séduisant. Il y avait des décors massifs à construire, une vallée luxuriante, une forêt, des paysages préhistoriques avec des volcans. Nous avons dû nous tourner vers les effets numériques pour beaucoup de ces choses. Le plus gros de l'animation est bien évidemment fait à l'ancienne, avec des marionnettes et en stop-motion.

    Mais quand nous sommes arrivés au match de football, ça a été l'un de nos gros challenges : pas sur le plan technique, car la foule a été faite numériquement ; mais il nous a fallu mettre un match en scène et le rendre cinématographique, car vous ne voyez pas souvent le football au cinéma. Il y a bien eu quelques films sur le sport, mais ils ne sont pas très bons. Et c'est encore plus dur en stop-motion, car il faut que cela paraisse dynamique. Gladiator a été ma principale référence pour déterminer à quel point le match devait être excitant.

    Propos recueillis par Maximilien Pierrette à Paris le 29 janvier 2018

    facebook Tweet
    Commentaires
    Voir les commentaires
    Suivez-nous sur Facebook
    Top Bandes-annonces
    Crawl Bande-annonce VO
    Wedding Nightmare Bande-annonce VF
    Sponsorisé
    Factory Bande-annonce VO
    Donnie Darko Bande-annonce VO
    Port Authority Bande-annonce VO
    Top Gun: Maverick Bande-annonce VO
    Bandes-annonces à ne pas manquer
    Actus ciné Interviews
    Vita & Virginia : "Elles étaient en avance sur leur temps !" - entretien avec la réalisatrice du film
    NEWS - Interviews
    jeudi 11 juillet 2019
    Vita & Virginia : "Elles étaient en avance sur leur temps !" - entretien avec la réalisatrice du film
    Anna de Luc Besson : rencontre avec Sasha Luss, sa nouvelle héroïne
    NEWS - Interviews
    mercredi 10 juillet 2019
    Anna de Luc Besson : rencontre avec Sasha Luss, sa nouvelle héroïne
    Dernières actus ciné Interviews
    Films de la semaine
    du 17 juil. 2019
    Le Roi Lion
    Le Roi Lion
    De Jon Favreau
    Bande-annonce
    Le Coup du siècle
    Le Coup du siècle
    De Chris Addison
    Avec Rebel Wilson, Anne Hathaway, Alex Sharp (II)
    Bande-annonce
    Wild Rose
    Wild Rose
    De Tom Harper (III)
    Avec Jessie Buckley, Julie Walters, Sophie Okonedo
    Bande-annonce
    Persona non grata
    Persona non grata
    De Roschdy Zem
    Avec Raphaël Personnaz, Nicolas Duvauchelle, Roschdy Zem
    Bande-annonce
    L'Oeuvre sans auteur - Partie 1
    L'Oeuvre sans auteur - Partie 1
    De Florian Henckel von Donnersmarck
    Avec Tom Schilling, Sebastian Koch, Paula Beer
    Bande-annonce
    Yuli
    Yuli
    De Icíar Bollaín
    Avec Carlos Acosta, Santiago Alfonso, Kevyin Martínez
    Bande-annonce
    Sorties cinéma de la semaine
    Back to Top