Notez des films
Mon AlloCiné
    Death Note : l'étrange mystère qui entoure le scénariste du manga culte
    Par Clément Cusseau (@ClayMancuso) — 28 juin 2018 à 19:00
    FBwhatsapp facebook Tweet

    Depuis sa parution en manga il y a plus de dix ans, un mystère entoure "Death Note" et son scénariste dont l'identité, cachée derrière un pseudonyme, n'a jamais été révélée malgré l'immense succès rencontré par la série.

    D.R.
    Son enquête a tenu ses fans en haleine durant 13 tomes (37 épisodes pour sa version animée), et pourtant le véritable mystère de Death Note n'est pas lié à son intrigue mais à son scénariste. Ce dernier est en effet crédité sous le nom de Tsugumi Ōba, un nom d'emprunt pour un auteur dont l'identité réelle n'a à ce jour pas encore été découverte.

    Pourquoi tant de mystère ? La première hypothèse est finalement la plus évidente : peut-être qu'en se cachant derrière un pseudonyme, le créateur de Death Note a voulu se préserver d'une exposition médiatique engendrée par le succès phénoménal du manga, mais également par ses séries suivantes Bakuman et plus récemment encore Platinum End.

    Plus qu'une simple légende urbaine, le thème de l'identité apparaît également comme un fil rouge de son oeuvre et notamment dans Death Note : le cahier possédé par le protagoniste Light Yagami lui permet de tuer la personne de son choix, à condition de connaitre son nom et son visage. C'est pourquoi il lui est impossible d'éliminer son rival L, un détective de génie vivant reclus et dont personne ne sait rien.

    D.R.
    A gauche : le héros du manga fictif Super Hero Legend dans Bakuman / A droite : le héros de Tottemo! Luckyman, le manga publié par Hiroshi Gamō.

    Autre théorie en vogue : Tsugumi Ōba ne serait autre que Gamō Hiroshi, un scénariste peu connu en France. Dans le manga Bakuman, l'oncle du héros Nobuhiro Mashiro est un mangaka connu pour sa série de super-héros comique Super Hero Legend dont le personnage principal ressemble à s'y méprendre à celui de Tottemo! Luckyman, un gag-manga publié par Hiroshi dans les années 90 (voir visuel ci-dessus).

    Autre élément troublant, toujours dans Bakuman. Si l'on s'attarde sur le logo du manga, un nouvel indice semble relier la série au scénariste. En découpant le bas des lettres du titre, apparaît en effet un autre mot : Rakiman, soit le nom en version originale du manga Tottemo! Luckyman.

    D.R.
    Bakuman revient Rakiman, le nom japonais du héros de Tottemo! Luckyman

    L'éditeur japonais Shūeisha n'a jamais trahi le mystère qui entoure l'identité réelle de Tsugumi Ōba, mais a néanmoins confirmé que des traits du scénariste se retrouvent parmi plusieurs de ses personnages, notamment le côté casanier et reclus de L et Near dans Death Note, caractéristique également d'Eiji Niizuma dans Bakuman. Autre détail amusant : dans cette même série, les deux personnages principaux signent leurs mangas sous un pseudonyme, né de la combinaison de leurs noms mais également des caractères japonais des mots "rêve" et "se réaliser".

    Ces éléments sont-ils d'authentiques indices conçus par le scénariste pour permettre aux lecteurs de découvrir son identité réelle ? Ou au contraire une timide façon de se dévoiler, tout en préservant son intimité ? Pour quelle autre raison, Tsugumi Ōba se cacherait-il derrière un pseudonyme ? Et d'ailleurs, s'agit-il réellement d'un homme (Tsugumi est un prénom féminin, mais il n'est pas rare que des auteurs masculins optent pour des pseudonymes de sexe opposé) ?

    D.R.
    La personnalité de L dans Death Note (à gauche) et d'Eiji Niizuma de Bakuman (à droite) s'inspirent de celle de leur créateur Tsugumi Ōba.

    Et si la série la plus haletante de Tsugumi Ōba  était le mystère autour de son identité ? Quatorze ans après la première parution du manga Death Note, le véritable nom du scénariste reste et demeure un mystère. Ce qui n'empêche pas à ses oeuvres de rencontrer le succès, bien au contraire : Death Note a ainsi été adapté en série animée et live au Japon, a fait l'objet de nombreuses adaptations cinématographiques dont la récente adaptation américaine produite par Netflix; Bakuman a été adapté en animé puis en long métrage live en 2015).



    Sa nouvelle série Platinum End est actuellement publiée chez Kazé (7 tomes disponibles).

    FBwhatsapp facebook Tweet
    Sur le même sujet
    Commentaires
    • Isabelle D
      surtout que ton com donne envie
    • Isabelle D
      non je n,ai finalement pas continué mais rien ne dit que je ne m'y remettrai pas 1 jour
    • Zabieru51
      Alors, tu as regardé jusqu'à la fin, j'espère ? Car le suspense augmente petit à petit, il faut voir une bonne partie des épisodes, les tous premiers étant là principalement pour introduire Light et Ryuk. Ce qui semble au départ n'être qu'une banale histoire fantastique/horrifique se transforme en un polar exceptionnel rempli de suspense jusqu'à la dernière minute :)
    • Victoria B
      Justement c'est le principe du film d'avoir un personnage principal qui est un méchant tu devrais pouvoir t'accrocher à un autre personnage. Je déteste light au plus haut point mais j'adore death note par exemple
    • Victoria B
      Oui j'ai compris mais même les films jap j'ai pas trop confiance
    • isabulled
      Je viens de me mettre à l'animé sur les conseils de je ne sais plus qui ... et malgré 1 univers glauque et sombre à souhait et 1 idée de départ sympa et original j'ai beaucoup de mal à m'y accrocher,sûrement dû au personnage principal,Light,arrogant,imbu de sa personne,limite antipathique qui m'insupporte vraiment au plus au point ... je vais quand même continuer quelques temps histoire d'être sûre de ne rien rater ...
    • Jay L.
      C'est pour ça que j'ai pas trop envie de le voir^^
    • C m.
      Je parle de la trilogie hein, pas de la bouze américaine.
    • C m.
      Si tu as vu l animé tu vas être déçu. C'est trop résumé. A la limite juste pour Ryuk qui est pas mal dedans.
    • Jay L.
      Oui je sais mais je n'ai pas encore vu
    • Ha'Otep
      Y a une trilogie japonaise aussi en film
    • Jay L.
      Énorme série/animé n’empêche dommage que le film netflix ne soit pas de cette qualité
    • Marty ollie
      J'aimerais bien connaître le temps qu' il a fallu pour écrire le scénario. 5, 10, 20 ans ???
    Voir les commentaires
    Back to Top