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    Love, Simon : pourquoi le teen movie avec Nick Robinson est l'un des films les plus importants de 2018
    Par Jérémie Dunand (@JejeSeries) — 1 juil. 2018 à 21:30
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    Actuellement en salles, "Love, Simon", comédie romantique pour ados portée par Nick Robinson, pourrait bien être le film à gros budget que l'on attendait sur l'homosexualité.

    Twentieth Century Fox

    En salles depuis le 27 juin, Love, Simon, réalisé par Greg Berlanti (le producteur à succès derrière les séries Arrow, Flash, ou Riverdale) et adapté du roman de Becky Albertalli Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens, est une comédie romantique adolescente qui raconte l'histoire de Simon Spier (Nick Robinson), un lycéen qui dès les premières secondes du film déclare être "comme tout le monde" mais qui cache un énorme secret à son entourage : il est gay. Lorsqu'il rencontre sur un réseau social à la mode "Blue", un autre ado dans le placard dont il ignore la véritable identité, Simon voit une lueur d'espoir venir éclairer son quotidien et se met à rêver à la possibilité d'une première grande histoire d'amour. Mais cette relation digitale naissante, et la quête identitaire de Simon, vont être bouleversées lorsqu'un camarade de Simon découvre son secret et se met à le faire chanter sous menace de révéler son homosexualité à tout le lycée.

    Devenu un véritable petit phénomène depuis sa sortie aux États-Unis en mars, Love, Simon a pourtant au premier abord tout d'un film de lycée tout ce qu'il y a de plus classique, dans la lignée de Collège attitude, Elle est trop bien, ou 10 bonnes raisons de te larguer. Mais c'est justement en partie là que réside sa grande force, et sa différence. Parce que, oui, c'est vrai, Love, Simon est un film mainstream, à destination du grand public, et distribué par un grand studio. Mais c'est aussi un teen movie centré sur un personnage gay. Et ça, c'est moins fréquent. Et cela impose le film de Greg Berlanti comme un film qui fera date. Car même s'il ne gagnera jamais d'Oscar, Love, Simon est sûrement l'un des films les plus importants de 2018. Voilà pourquoi...

    Parce que c'est la première comédie romantique pour ados avec un héros gay

    Comme nous le confiaient récemment Greg Berlanti, Nick Robinson et Katherine Langford en interview, Love, Simon est le "premier film de studio qui raconte la découverte de l'amour par un ado gay". Un constat qui paraît étonnant en 2018 mais qui est pourtant bel et bien vrai. L'homosexualité, et plus globalement la communauté LGBTQ, ont évidemment déjà été au centre de pas mal de films indépendants, mais qu'un grand studio américain comme la Fox décide de faire de sa nouvelle rom-com ado une histoire d'amour gay, ce n'est pas rien et cela constitue en soi un réel pas en avant en terme de réprésentation des personnes gays et lesbiennes au cinéma. Qui pour la première fois peut-être peuvent se reconnaître dans le "Je suis comme vous" lancé par un héros de comédie romantique hollywoodienne mainstream.

    Car si le petit écran, avec des exemples tels que Glee, Degrassi, ou plus récemment Skam, a permis depuis déjà un moment de mettre en avant la communauté LGBTQ par le biais de très beaux portraits de lycéens gays, le cinéma semblait lui rester bien en retard lorsqu'il s'agissait de s'adresser aux adolescents via des oeuvres grand public. Trop souvent, les personnages gays dans les films pour ados américains semblaient jusqu'à présent n'être que des personnages ultra secondaires, qui ne servaient qu'à cocher la case du "meilleur ami gay" ou de celui dont on se moque via des vannes de mauvais goût. Avec Love, Simon Hollywood semble donc amorcer un nouveau virage, en prouvant que, oui, un personnage gay peut être le héros d'une love story comme les autres, un brin guimauve et cliché comme tous les films et toutes les séries se déroulant dans un lycée. Qui offrent leur propre version romancée de la réalité mais qu'on aime quand même.

    2017 Twentieth Century Fox
    Parce que c'est un film LGBTQ avec une fin heureuse

    En plus d'être un film important par le simple fait que son héros ne soit pas un homme blanc hétéro, Love, Simon se démarque aussi parce qu'il n'est pas vraiment un film LGBTQ comme les autres. En effet, sans tomber dans le cliché et stigmatiser tous les films du genre, avouons que les histoires et autres romances gays que le cinéma a tendance à nous offrir respirent rarement la joie de vivre et, pire, se terminent souvent de manière triste et désespérée, faisant de l'homosexualité quelque chose de douloureux et/ou de potentiellement mortel. Oui, Brokeback Mountain, Philadelphia, MilkMoonlight et Call Me By Your Name, on parle (entre autres) de vous.

    Plutôt que de faire de l'histoire de Simon Spier un drame où le love interest du héros finira forcément par lui briser le coeur ou par mourir, Love, Simon a fait le choix d'une fin heureuse (on n'en dira pas plus évidemment). Il n'est pas question de vie ou de mort dans le film de Greg Berlanti et les ressorts lacrimaux du long-métrage se trouvent ailleurs. C'est en effet le questionnement intérieur de Simon, ses doutes et ses peurs, qui nous font pleurer, parce que c'est un processus incroyablement émouvant, qui touche forcément en plein coeur ceux qui ont vécu cela de près ou de loin. Et le fait de voir Simon aimer et embrasser un autre garçon pour la première fois est bien plus beau et renversant que toutes les fins tragiques que les scénaristes auraient pu écrire.

    2017 Twentieth Century Fox
    Parce que c'est un très beau film sur l'acceptation

    Plus qu'une simple histoire d'amour dont le protagoniste est gay, Love, Simon est aussi et surtout un film important sur l'acceptation. L'acceptation des autres, évidemment, puisque l'une des peurs de Simon, qui a fait de son homosexualité un secret, réside dans la réaction que sa famille et ses amis pourraient avoir en apprenant qu'il est gay. Mais également l'acceptation de soi, et l'étape souvent difficile du coming-out qui en découle. Car Love, Simon rappelle une chose fondamentale : le coming-out est un processus personnel et privé. "Je m'en tape si tu ne pensais pas que mon coming-out prendrait ces proportions", lance Simon à celui qui a révélé son secret au grand jour. "C'était pas à toi de décider de ça. C'est moi qui suis censé décider où, et quand, et comment, et qui le sait, et comment je dois le dire. C'est quelque chose qui m'appartient. Et à cause de toi j'en ai été privé".

    Comme Simon, beaucoup trop de personnes ont été "outé" sans l'avoir décidé (on pense évidemment aux célébrités dont l'homosexualité a été révélée par la presse people). Faire son coming-out revient à dire au monde entier une vérité qui nous appartient. Une vérité que chacun doit pouvoir énoncer au moment voulu et de la manière qu'il l'entend. Love, Simon parle très bien de ce sujet et ce n'est pas la seule chose qui émeut dans le parcours initiatique de Simon. Car l'autre chose que rappelle le film, ou qu'il dit à ceux qui n'en auraient pas conscience, c'est qu'il n'est pas toujours facile d'accepter d'être gay, dans une société où être hétéro reste encore la norme en 2018.

    Un passage très réussi du film, dans lequel Simon imagine ce que donnerait le coming-out hétéro de ses amis :

    Love, Simon EXTRAIT VO "Je suis hétéro"

     

    Mais heureusement, malgré les doutes et les peurs de son héros, qui redoute la réaction de ses proches, Love, Simon parvient à énoncer un message très important : la vérité peut être libératrice et chacun a droit au bonheur et à l'amour, que l'on soit gay ou hétéro. Un message que traduit à la perfection l'une des plus belles scènes du film, entre Nick Robinson et Jennifer Garner, qui joue la mère de Simon, durant laquelle ce dernier demande à sa mère si elle savait qu'il était gay. "Je savais que tu avais un secret", lui répond-elle. "Quand tu étais petit tu étais tellement insouciant. Mais ces toutes dernières années, de plus en plus, c'est presque comme si je te sentais retenir ta respiration. (...) Etre homosexuel ça t'appartient. Ça fait partie de ta vie et tu devras l'appréhender tout seul. Et je déteste ça. Dès que tu nous en as parlé tu as dit "Maman, je suis toujours moi". J'ai besoin que tu entendes ça : tu es toujours toi Simon. Et tu es toujours le même fils que j'adore taquiner. (...) Il faut reprendre ton souffle maintenant Simon. Il faut que tu sois plus toi. Ce que tu n'as pas été depuis un temps incalculable. Tu mérites d'avoir tout ce que tu souhaites".

    C'est bien simple, on n'a pas été aussi touché par un discours de parent depuis celui de Michael Stuhlbarg dans Call Me By Your Name. Quelques phrases si fortes, si puissantes, si belles, qu'elles méritent à elles seules qu'on aille voir Love, Simon.

    Parce que son message pourrait changer la vie de beaucoup de jeunes

    En montrant qu'être gay ne devrait aucunement être perçu comme quelque chose de négatif, que l'on peut être gay et heureux, et que l'on ne devrait pas avoir à cacher qui l'on est, Love, Simon s'impose sans mal comme l'un des films les plus touchants et les plus nécessaires de cette année 2018. Le long métrage de Greg Berlanti prend même un malin plaisir à détourner les clichés du genre de la comédie romantique dans l'une de ses dernières séquences, en montrant que Simon a le droit à l'amour et qu'il a le droit de vivre cet amour sur une grande roue, comme Drew Barrymore et tous les autres héros hétéros de teen movies. Ça aussi, mine de rien, on avait probablement besoin qu'Hollywood nous le montre enfin dans l'un de ses films à gros budget.

    Et si l'un des messages de Love, Simon est que l'on a tous droit à l'amour, ou qu'"On mérite tous une première grande histoire d'amour", comme dirait la tagline de l'affiche, l'autre message du film est assurément "Vous n'êtes pas seuls". Ce que traverse Simon, tant de jeunes adolescents gays l'ont vécu auparavant et vont continuer de le vivre. Et si plus de films avaient décrit la vie de la communauté LGBTQ de manière positive et optimiste, peut-être que certains adolescents en mal de repères auraient pu y trouver une certaine lueur d'espoir et ne pas commettre l'irréparable (des études, notamment rapportées par l'association américaine Trevor Project, rappellent que les adolescents gays, lesbiens ou bis sont cinq fois plus susceptibles de tenter de se suicider que les adolescents hétéros).

    2017 Twentieth Century Fox

    Grâce au personnage de Simon Spier, qui lui-même semble en manque de repère (malgré la présence dans le film d'Ethan, autre ado de son lycée à avoir fait son coming-out et qui vit fièrement son homosexualité), la jeunesse LGBTQ actuelle pourrait donc avoir trouvé son modèle. Ou du moins un exemple positif d'acceptation de soi et de prise de parole qui pourra peut-être permettre à certains d'énoncer leur propre vérité à leur manière. Car chaque expérience et chaque coming-out est différent. Mais ce qui est certain c'est que Love, Simon est un film qui marque les consciences, libère la parole, et semble déjà avoir poussé de nombreux jeunes à faire leur coming-out, si l'on en croit les récits de spectateurs touchés qui fleurissent notamment sur Twitter. Même le frère de Nick Robinson, probablement motivé par l'histoire du film dans lequel jouait son frère, a choisi de révéler son homosexualité à sa famille au moment du tournage de Love, Simon : "Je pense que le timing a été un peu une coïncience, mais l'une des meilleures choses qui est ressortie de ce film est que j'ai pu lui parler", a déclaré Nick Robinson à Ellen DeGeneres lors de son passage dans le talk-show Ellen. "Je pense que la force d'un film comme celui-ci est de démarrer des conversations".

    Il ne reste donc plus qu'à espérer que, comme Simon Spier, de nombreux adolescents gays qui n'osent pas faire leur coming-out trouveront le courage de "reprendre leur souffle" grâce à Love, Simon. C'est tout ce qu'on peut leur souhaiter.

    Notre interview de Greg Berlanti, Nick Robinson et Katherine Langford :

     

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    Commentaires
    • Guillaume L
      Je vais à mon tour parler de cet excellent film. Ce film malgré que je sois homosexuel montre que tout public peut le regarder. Ainsi, les histoires romantiques homosexuelles sont tant manquantes dans le cinéma. Pourtant les films qui la traitent se multiplient. Le film combine l'humour, la tristesse, le bonheur, la peur, le romantisme et finalement l'amour ! Ce film nous dit aimez-vous comme vous le voulez ! Cet histoire romantique permet de redonner de la vitalité aux histoires romantiques dans toute la société. Ce film pour moi mérite une note de 4/5.PS : L'article est très intéressant et montre tous les problèmes actuelles de nos sociétés.
    • PurpleMarOne
      Le but premier des producteurs est effectivement de gagner de l'argent. Il n'empêche que les producteurs et les réalisateurs ne sont pas des robots qui voient chaque film comme une machine à sous, ils ont également des convictions. Les grandes sociétés de production n'avaient pas osé utilisé un héros LGBT jusqu'ici justement parce qu'ils pensaient qu'il y aurait trop de réacs qui boycotteraient le film. Alors oui, certainement que dans Love, Simon, il y a une stratégie commerciale, il n'empêche que ce film a une grande valeur symbolique, qui a largement été reconnue.Oui, la réaction de l'entourage de Simon à son coming out est très idéaliste (je n'irais pas jusqu'à dire irréaliste), mais pour comprendre ce choix du film, il faut le situer parmi les autres films LGBT : ces derniers ont, pour la grande majorité, présenté le fait d'être homo, bi, trans, etc, comme une condamnation, en mettant en avant la fermeture d'esprit de l'entourage des personnages. Cette manière de faire vaut autant qu'une autre, mais le problème est qu'il y avait très peu de films qui présentaient le coming out plutôt comme une libération, c'est pourquoi Love, Simon est le film sur l'homosexualité qu'on attendait. Il ne prétend pas être LE film de référence sur le sujet, simplement un film parmi les autres, qui traite le sujet de manière différente.Il n'y a aucun rapport entre le degré de richesse d'une famille et son ouverture d'esprit. La tolérance de la famille de Simon ne vient certainement pas du fait qu'ils sont bourgeois. Si le film a choisi d'utiliser un milieu bourgeois, c'est parce que les problèmes financiers n'étaient pas le sujet du film, celui-ci devant rester centré sur l'homosexualité de Simon.
    • singeou7
      Mais le film a exactement les mêmes défauts que les autres teen movies du genre, il n'essaye rien de nouveau. On va pas commencer à dire que c'est un bon film juste parce que le personnage principal est homosexuel (c'est trop facile). C'est pas un choix, c'est de la fainéantise : c'est décliner une recette pour avoir un public encore plus large, pour faire consommer également l'homosexuel. Les producteurs s'en fichent de la tolérance, ils veulent voir les sous revenir à la fin.Ad populum et majorité, qu'en ai-je à faire ?Beaucoup : combien ? T'aurais des liens pour savoir exactement ce que le film a changé chez eux, parce que ça me fait assez hurler de rire.Le fait que les gens soient riches et bourgeois ? Et bien comme dans le film, Simon ne risque rien à sortir du placard parce qu'il appartient à ce type de famille : il le dit à Noël tout le monde pleurs, on sort les violons et puis c'est fini, sa mère est psy, son père est neuneu sympathique. Imagine la situation que le film ne décris absolument pas dans une famille plus modeste ? Ce sera pas la même chose, parce que ces gens ce qui les intéresse c'est d'avoir à graille à la fin du mois et de payer le loyer, et pour tout un tas de raisons ça peut moins bien se passer ou même n'avoir aucun sens de la part de l'enfant de révéler quoi que ce soit. Parce qu'on ne touche pas à l'universel, on ne touche pas au nœud du problème. Ce film c'est du problème de bourge qui va au Starbuck tous les matins en prenant la bagnole et qui a les moyens de dramatiser sa vie en piquant un caprice amoureux à la fête foraine.Et je dis tout ça sans avoir détesté, je ne suis juste pas stupide quant aux intentions du film, à son intérêt et à son avenir.
    • PurpleMarOne
      « Faute avouée n'est pas plus pardonnée ». Là réside le fond du problème : tu considères forcément comme une faute le fait d'avoir fait un teen movie kitsch, alors que c'est un simple choix artistique, qui plaît à certains et moins à d'autres. Et le film ayant eu de très bons retours critiques, on peut dire que ça a plu à la majorité.Beaucoup de jeunes LGBT disent bien dans leurs témoignages qu'ils n'ont pas eu droit à la même acceptation de leurs parents que celle de Simon, et que c'est ce film qui a changé les choses dans leur famille. Et désolé, mais je ne vois pas le rapport avec le fait qu'ils puissent être riches et bourgeois.
    • singeou7
      Non mais on parle pas d'un film indépendant produit par la MJC d'une petite commune de l'Arkansas, on parle de la Fox. Et quand bien même, je ne parle pas d'encouragement envers les producteurs (ce qui n'est pas du cinéma), mais de qualité du film. Disney est tout autant critiquable. Faute avouée n'est pas plus pardonnée, on parle de cinéma et d'art.Je n'ai absolument pas rouspété sur le fait de banaliser la vie d'un garçon homosexuel (si les scénaristes pouvaient s’empêcher de raconter des conneries sur ce qu'est être homosexuel aussi ce serait mieux, mais bon on ne peut pas tout demander...), c'est très bien. Je ne parlerai pas nécessairement de faire avancer les mentalités, mais c'est déjà moins vulgaire que d'autres méthodes.Je me fiche du témoignage des 2, 20, 200 ou 2000 parents qui ont accepté quoi que ce soit de leur enfant dans ces témoignages. Rien ne dit qu'ils n'étaient pas ouverts, bourgeois et riches avant la séance.
    • PurpleMarOne
      Ce film s'est très clairement assumé depuis le début comme un teen movie classique, avec ses codes et ses clichés, avec un peu de kitsch par-ci, par-là. Je comprends que ça puisse ne pas plaire, mais tu ne peux pas critiquer le film pour ça. À ce moment-là, on peut aussi critiquer Disney pour les mêmes raisons.Je ne dis pas que ce film ne fait plus rien risquer aux homosexuels, je dis qu'en banalisant un héros homo dans un film à grand budget, on fait bien avancer les mentalités. Non, ce n'est pas à toi de dire que tu trouves cette réaction stupide. Les témoignages sur Internet (je les aurai souvent mentionnés cette semaine) montrent que Love, Simon n'a pas seulement donné aux jeunes le courage de faire leur coming out, mais aussi permis aux parents de comprendre leurs enfants LGBT et de les accepter.
    • PurpleMarOne
      Il est intéressant et ironique de constater que l'accusation de ne pas respecter l'avis d'autrui est souvent prononcée par ceux qui ne sont pas d'accord avec un commentaire mais ne trouvent pas de contre-argument réel, et finalement ne savent que dire « Tu ne respectes pas qu'on ne partage pas ton avis ». Vois-tu, je ne traite pas de haters ceux qui ne partagent pas mon avis, mais ceux qui ont déjà un avis sur le film sans même l'avoir vu.Oui, ma « leçon de morale » s'adresse bien aux commentaires, et non à l'article lui-même. J'assume cela. Maintenant que tu n'as fait que résumer mon commentaire de manière péjorative, tu pourrais peut-être développer une réponse construite sur de véritables arguments.
    • Gozer [
      dans une société où être hétéro reste encore la norme en 2018Rien que cette phrase, ridiculise ton pauvre commentaire anti-haters.Tu n'a pas su sortir dans le fonds de l'article, les propos maladroits donnés par le rédacteur, tu ne fais que parler de la forme des commentaires SOUS l'article, et tu fais une mini leçon de morale pour les haters qui ne partage pas ton avis. ça fait un peu de peine.
    • singeou7
      Non pas politique par rapport à l'homosexualité, mais par rapport au soft-power américain. Pour ce qui est de l'homosexualité, ce film devient un objet social, d'accord, mais mon mépris reste le même.Le message est bidon, la culture et l'environnement dans laquelle baigne les personnages de ce film est vaine et n'existe pas, ça n'existe pas aux Etats-Unis, alors encore moins en France. Tout est faux et beaucoup de choses font fausses. Si tu crois qu'en allant voir se film en famille, tout est lavé, tout est pardonné, tu ne risques plus rien, tu peux sortir du placard : c'est à la limite de la stupidité.
    • PurpleMarOne
      Mais qu'est-ce que les gens ont à parler de politique quand on parle d'homosexualité ? Ça n'a rien à voir ! Il ne s'agit pas d'un intérêt politique, il s'agit d'un intérêt social, familial.Certes, il n'y avait pas besoin de grand-chose pour donner aux jeunes le courage de faire leur coming out, et pourtant, ce « pas grand-chose », aucune grande firme n'avait eu le cran de le faire. Alors, que la Fox, la première, décide d'envoyer un message tout simple mais positif aux jeunes LGBT, oui, ça donne du courage, ça fait avancer les choses.
    • singeou7
      Du coup tu considères le film comme un objet d'intérêt politique (et plutôt américain d'après les premiers témoignages), pas un objet d'intérêt cinématographique. Et puis vu la qualité du film, s'ils avaient besoin de ça pour faire leur coming-out, c'est qu'il ne leur fallait pas grand chose.
    • PurpleMarOne
      Il ne suffit pas d'un jugement personnel pour dire si oui ou non un film fait avancer les choses. Il faut s'en remettre aux preuves objectives, en l'occurence les témoignages, et peu de films peuvent se vanter d'avoir donner à tant de jeunes le courage de faire leur coming out, alors qu'envoyer des familles au McDo après la séance, tous les films l'ont déjà fait.
    • singeou7
      Mais le film est sorti il y a moins de quatre mois... A ce niveau-là, Avengers fait changer les choses en envoyant les familles au McDonald's après la séance. Et pour l'avoir vu, le film n'avance en rien les choses...
    • BLboug B
      - PARCE QUE...Allociné vous a donné un ordre : Aimer uniquement et unilatéralement le sujet de ce film et oublier tous les autres éléments fondamentaux qui le compose. A savoir : Le scénario, le jeu des acteurs, la photographie, le mixage, la lumière, les costumes, etc...etc... ! Ne demandez pas pourquoi ! PARCE QUE... C'est comme ça ! Un point c'est tout ! .Quelle incompétence... Quelle manque de professionnalisme...Bref ! Quelle misère à lire.
    • PurpleMarOne
      Ton jugement de l'importance d'un film est très subjectif. L'article dit que le film est important dans le sens où il a réellement su faire avancer les choses, si on en croit les témoignages sur Internet.
    • Cuderoy
      J'avais très bien compris. Encore une fois, les gens ne sont pas contre la positivité de l'article d'Allocine, ils sont contre le fait que ce commentaire positif n'a rien à voir avec des arguments de cinéma : écriture, réalisation, montage, lumière, mixage... voilà des arguments qui permettent de savoir si un film est important cette année ou non. Si l'article avait été homophobe au dernier degré, n'incitant nullement à aller voir le film, les commentaires auraient été les mêmes, à savoir que ces arguments n'ont rien à voir avec du cinéma. Que l'article soit moralement acceptable ou non, la faute est la même.
    • PurpleMarOne
      Tu ne m'as pas bien lu.Ceux que j'appelle haters ne sont pas ceux qui ont vu le film et posté une critique négative dessus. Libre à chacun de ne pas avoir apprécié.Ceux que j'appelle haters, ce sont ceux qui, sans avoir vu le film, discréditent l'article d'Allociné seulement parce qu'il est positif, alors qu'il s'agit d'une critique comme une autre : la personne qui a écrit cet article ne fait rien d'autre qu'exposer ses arguments en expliquant en quoi elle trouve le film important.
    • Cuderoy
      Personne ou presque ne critique le film dans les commentaires précédents, seule la démarche d'Allocine est critiquée, à savoir vendre aux utilisateurs un film selon des critères qui, justement, devraient nous convaincre qu'il est bon avant même de l'avoir vu. Ce que tu dis toi-même être une méthode de haters (ici lovers vu que c'est positif).
    • sptz
      ahah, je connais le gars, mais je n'ai étonnamment jamais vue une de ses vidéos... il fait des critiques ciné lui aussi? décidément tout le monde s'y met...
    • sptz
      mon seul problème, c'est que parfois il ce laisse emporter par ses émotions et n'est plus du tout objectif... mais je suis d'accord avec lui assez souvent, même quand j'ai aimé un film qu'il défonce, force est de constaté qu'il a des arguments...
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