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    Harcèlement : Karin Viard révèle avoir été victime de prédateurs sexuels
    Par Julia Fernandez — 8 nov. 2018 à 16:00
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    Prochainement à l'affiche du film "Les Chatouilles", l'actrice a confié avoir été elle aussi la proie de prédateurs qui ont abusé d'elle alors qu'elle débutait sa carrière au cinéma.

    Suite au mouvement #MeToo qui a émergé de l'affaire Weinstein, bon nombre d'actrices américaines ont pris la parole pour dénoncer le tabou autour du harcèlement systémique qui règne dans l'industrie du cinéma. Cependant, peu de voix ont osé s'élever dans l'Hexagone, malgré des accusations portées à l'encontre de Luc Besson et d'Adbellatif Kechiche, et les rares témoignages d'actrices comme Léa Seydoux ou Sara Forestier dans la continuité des témoignages à charge contre Harvey Weinstein, et aucune n'a osé mettre directement en cause une personnalité française.

    Karin Viard, connue pour son franc-parler, sera bientôt à l'affiche du film Les Chatouilles, qui traite de la difficulté de se reconstruire suite à des abus sexuels. Est-ce l'expérience du film, associée au contexte de libération de la parole des victimes, qui l'a décidée à parler à son tour ? Quoi qu'il en soit, la comédienne a confié au magazine Gala qu'elle avait été elle aussi victime de prédateurs sexuels au début de sa carrière, qui ont profité de sa naïveté et de son manque d'expérience : "J’étais une oie blanche, j’avais une certaine naïveté, une sorte de candeur. N’ayant pas été élevée par mes parents, je n’avais jamais été regardée par mon père par exemple, je ne me suis jamais vue comme quelqu’un capable de susciter le désir."

    Selon elle, cette lacune dans son éducation l'a rendue vulnérable face aux hommes. "Je suis tombée sur des prédateurs sexuels qui ont anesthésié mes sensations, et j’ai préféré “passer à la casserole” plutôt que de me rebeller parce que ça me paraissait plus simple. C’est vous dire à quel point je reviens de loin !"

    Je suis tombée sur des prédateurs sexuels qui ont anesthésié mes sensations, et j’ai préféré “passer à la casserole” plutôt que de me rebeller parce que ça me paraissait plus simple

    Sans nommer ses agresseurs, la comédienne explique avoir pris conscience de l'ampleur des faits au moment de l'affaire Weinstein, et de la nécessité d'instaurer du dialogue autour de ce sujet aujourd'hui avec les générations futures, à commencer par ses propres enfants : "Avant cette affaire-là, je n’avais pas pris conscience qu’il y a des gens qui portent en effet en eux l’ADN du prédateur, bien que j’aie dit à mes filles “méfiez-vous, il y a des hommes qui… tout ça, ça s’apprend.”"
    Le cinéma français n'a pas encore été ébranlé par le mouvement #MeToo ; ce témoignage d'une actrice aussi populaire permettra-t-il d'ouvrir la voie à une véritable prise de parole ? 
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    Commentaires
    • Chocasse
      C'est dingue, jamais aucune nuance dans vos propos, les circonstances atténuantes sont donc inexistantes, je le répète encore une fois, heureusement que vous n'occupez aucun poste dans la justice.
    • Cévenole30
      Quoi qu'il en soit, ce ne peut être une bonne solution, prendre le risque de faire du tort à des innocents n'est jamais la bonne solution. Il y a aussi des femmes qui abusent. Il y a certes de vraies victimes : Maria Schneider a été l'une d'elles : elle a réellement été abusée . Son jeune âge, son ignorance de ses droits ont permis à un réalisateur de la traiter comme un objet. Elle a subi une réelle humiliation publique. On ne lui pas laissé le choix et elle n'a retiré, bien au contraire, aucun profit dans l'affaire. Ce n'est pas le cas de celles qui acceptent des propositions 'indécentes pour décrocher la timbale, qui la décrochent - passant devant des actrices qui avaient peut-être autant de talent qu'elles mais qui elles ont dit non, et qui viennent se plaindre après !
    • Chocasse
      C'est le résultat d'années d'oppression masculine à l'égard des femmes. Bien sûr que l'on peut briser une vie avec de fausses accusations, mais combien de femmes violés, agressés, sans que l'on ne les crois ? A qui l'on a demandé de se taire ?Et encore une fois, ce n'est pas un tribunal comme vous semblez le croire. C'est une libération de la parole, mais ça semble déranger un grand nombre d'hommes cette liberté soudaine. Et je dis ça en tant qu'homme. Il y a des recours contre la diffamation, certains y ont eu besoin et avec succès. Les femmes ne seront plus muselé sous prétexte que leur droit à la parole fait peur à quelques hommes qui ne sont sans doute pas très net sur leurs activités passés.
    • Cévenole30
      Non pas n'importe quoi ... Pourquoi est-il permis d'accuser sans preuve des gens sur l'espace public que constitue un site, que tout le monde peut consulter. Imaginez que cela se passe dans la rue, essayez de lancer des accusations sans preuve d'une personne connue avec un mégaphone, vous vous feriez immédiatement arrêter ! Tout cela n'est pas normal du tout et très malveillant. Salir la réputation de quelqu'un, c'est extrêmement grave, on peut briser la vie de gens innocents. Il y a des tribunaux pour juger et déterminer si quelqu'un est coupable, on prête serment, on témoigne, rien à voir avec cette chasse aux sorcières digne de l'Inquisition.
    • Chocasse
      Mais bien sûr, il va de soit que les hommes et femmes invectivés par ses dénonciations sont immédiatement condamnés par la justice ... N'importe quoi ...
    • Cévenole30
      L'espace public ne doit pas être un tribunal où n'importe qui peut accuser n'importe qui de n'importe quoi, sans la moindre preuve. C'est une régression barbare.
    • Chocasse
      C'est sûr, c'est tellement préférable que les actes restent cachés et donc non punies.La justice ne peut avoir lieu si la parole n'est pas libéré.
    • Cévenole30
      Je ne considérerai JAMAIS que des accusations publiques et sans preuves constituent une avancée sociale (quelles que soient les personnes visées, dernièrement beaucoup d'hommes célèbres, politiques ou autres) même quand on baptise joliment ce procédé d'une formule bien trouvée qui semble de prime abord rendre la chose positive alors qu'elle ne l'est pas du tout : libération de la parole. Ce ne sont pas les hommes que je défend, c'est une certaine idée de la justice et de la civilisation.
    • Cévenole30
      Comment ça 'je suis la preuve vivante que les hommes ne sont justement pas accablés ? Je parle du cas précis où une femme, à qui on a fait une proposition indécente (une femme adulte, jouissant de toutes ses facultés mentales a priori), l'accepte parce qu'elle y trouve du bénéfice. Elle est donc complice, elle y a trouvé son compte. Venir se plaindre, après c'est se déresponsabiliser. La bonne attitude, c'était de refuser. Dans ce cas-là, oui, elle peut être accusatrice. Dans l'autre : l'acceptation, il faut assumer.
    • Chocasse
      Tu es la preuve vivante que les hommes ne sont justement pas accablés. C'était même tout l'opposé avant l'affaire Wenstein et MeToo. Et étrangement, depuis ce revirement de situation, il y a un véritable phénomène de déculpabilisation à l'égard des homme. Il n'y a certainement pas un avantage féminin, le jeu s'est juste égalé entre les hommes et les femmes, et c'est une vrais avancée social.
    • Cévenole30
      Je tiens compte de l'humain, bien au contraire. Mais l'humain, c'est les femmes mais aussi les hommes. Accabler systématiquement les uns pour avantager les autres, trouver tous les défauts aux uns, toutes les excuses aux autres, ce n'est plus de l'humain, c'en est une grossière caricature sans la moindre objectivité. Et cela ne défend en rien la cause des femmes de les faire passer pour des êtres irresponsables et sans volonté. C'est une vraie régression, au contraire, question féminisme.
    • Chocasse
      C'est bien, ne prenez aucunement compte de l'humain, faites comme si il était à votre image, uniquement intéressé par la cupidité. Le monde tourne comme vous j'en suis sûr, tout du moins toute les femmes victimes d'abus et de harcèlement sexuels. C'est bien de se voiler la face.
    • Cévenole30
      Je crois que ce qui est sacrément hypocrite comme vous dites, c'est de zapper l'affaire de la récompense, qui tient un rôle très important dans le consentement. Tout le reste, la naïveté, etc. c'est du vent.
    • Cévenole30
      Sauf qu'il n'y a pas vraiment de contrainte, juste une proposition, à accepter ou non. Et c'est trop facile, une fois que la victime a eu le petit cadeau voire le gros cadeau que méritait sa bonne volonté, de venir porter plainte. Ce n'est plus crédible ! J'approuve par contre entièrement celles qui savent dire non à la proposition et à la prime, la récompense qui accompagne celle-ci. Là, il n'y a pas de problème, c'est clair, sans la moindre ambiguïté.
    • Chocasse
      C'est le principe de la justice en fait, punir les comportement déviants. Encore une fois, elles peuvent dire Oui sous la contrainte. C'est pas juste c'est trop facile, ça c'est ce que dirait l'avocat de la défense, à tord bien sûr. Il y a des circonstances atténuantes partout, mais les abuseurs savent très bien quand un Oui cache en fait un Non, faudrait être sacrément hypocrite pour avouer le contraire.
    • Cévenole30
      A l'abus de pouvoir, la seule et bonne réponse c'est de dire NON à ce qui est inacceptable et si possible dénoncer l'abuseur. Quand on a dit OUI, c'est trop tard, et se plaindre n'est plus crédible dans la mesure où on a eu le choix. Un adulte est censé diriger sa propre vie et rendre les autres responsables de ses propres erreurs, se présenter comme naïf ou faible, bref irresponsable, c'est vraiment trop facile. Après tout, l'abuseur va peut-être rétorquer que lui aussi a des excuses, que lui aussi est faible, ne sait pas résister à ses pulsions, est un pauvre garçon qui n'a pas de succès auprès des femmes et qui tente sa chance ? Et ajouter qu'il n'a pas employé la force, que l'autre pouvait effectivement refuser ...
    • Chocasse
      Ai je dit que c'était le propre des femmes ? Non, un état de faiblesse psychologique peut arriver chez n'importe qui, c'est sans doute toutefois plus fréquent chez les femmes dû à l'omniprésence des hommes dans des postes importants. Et heureusement cela commence un peu à évoluer avec le temps.Ca n'a rien à voir avec du féminisme tout ça, c'est détourner le sujet, il s'agit d'humanisme avant toute chose, de savoir faire preuve de compassion.
    • Cévenole30
      Je vais vous résumer mon point de vue. Le vrai féminisme, c'est de considérer les femmes comme les égales des hommes, pas d'en faire de pauvres petites créatures incapables de dire non ni d'assumer leurs actes, toujours excusables quoi qu'elles fassent - il faut - à mon humble avis - œuvrer dans ce sens. C'est une façon détournée de les considérer comme inférieures aux hommes que de toujours rendre ceux-ci responsables moralement. Comme si d'un côté, il y avait un adulte, et de l'autre un enfant.
    • Chocasse
      Certains cas sans doute, est ce que ça l'es ici ? On en sait rien en fait, et spéculer sur le fait qu'il s'agit d'une simple promotion canapé c'est justement donné raison aux possibles abus de pouvoir.
    • Chocasse
      Le propre d'un abus de pouvoir c'est justement d'abuser parfois d'un état de faiblesse ou de position de faiblesse d'une personne. La seule solution ce n'est pas de rendre tout le monde fort mais de punir les responsables de tel actes, et de faire de la prévention, ce que fait Karine Viard ici justement par le biais de témoignage.
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