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    "Ce soir, c'est Palmashow" sur TF1 : "On ne veut pas parodier pour parodier"
    Par Maximilien Pierrette (@maxp26) - Propos recueillis le 24 janvier 2019 à Paris — 15 févr. 2019 à 05:30
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    Après le cinéma, retour à la télé pour le Grégoire Ludig et David Marsais avec "Ce soir, c'est Palmashow". Un nouveau prime, diffusé sur TF1 ce vendredi 15 février et dont le duo nous a parlé, en plus de sa méthode de travail.

    TF1

    Après le succès de leur premier film, La Folle Histoire de Max et Léon (1 228 382 entrées fin 2016), les revoici sur petit écran. Grégoire LudigDavid Marsais et le réalisateur Jonathan Barré nous convient cette fois-ci sur TF1 avec "Ce soir, c'est Palmashow", leur quatrième prime, diffusé ce vendredi 15 février à 21h. Au programme des réjouissances : des sketches, des parodies, des clips, des invités (Benoît Poelvoorde, Kad Merad, Anaïs Demoustier, Jérôme Commandeur...). Et toujours cette envie de rire et faire rire, et une façon de faire qui n'a pas changé dans le passage d'une chaîne à l'autre, comme nous l'ont expliqué les deux comédiens.

    AlloCiné : Qu'est-ce que ça change quand on fait un prime pour TF1 ?
    Grégoire Ludig : Les lettres déjà. Avant c'était C8, maintenant y a un 1. Non, ça change qu'on a une petite pression supplémentaire parce qu'on imagine, et on espère, que ça va être vu par...
    David Marsais : ... plus de gens !
    GL : D'où ce challenge pour nous, après avoir fait trois primes, sur Direct 8, D8 et C8, d'en faire un sur TF1. On est très contents et ça ne change pas la donne artistiquement : on est restés fidèles à ce que l'on fait d'habitude et ce que l'on aime faire, donc après ce sont les gens qui nous diront ce qu'ils en pensent.
    DM : C'est un peu plus de moyens, donc c'est un peu plus agréable et nous avons eu un peu plus de confort sur certains sketches qu'on ne pouvait peut-être pas faire avant. Et je pense que ça se voit à l'image. Mais sur le ton, pas grand-chose a changé finalement.

    Votre façon d'écrire est donc restée la même ?
    DM : Tout à fait. Mais avec plus de moyens pour pouvoir faire des sketches un peu plus découpés. Disons qu'avant on se permettait de faire deux sketches découpés dans une soirée, comme "La Solitude" ou "Les Petites victoires", là où on s'est permis d'en faire plein là.
    GL : Oui, "découpé" c'est un sketch où il y a plein de décors à l'intérieur du même sketch.

    "La Solitude", l'un des sketches découpés du Palmashow :

    Le fait d'avoir fait un film avant, ça aide au moment de faire le grand saut vers TF1 ?
    DM : Non car c'est très différent comme travail, vraiment.
    GL : On n'aborde pas l'écriture de la même façon : comme le film, les sketches c'est très personnel et ça nous fait rire nous. Mais même si le diffuseur change, que la manière d'écrire ou ce que l'on a envie de raconter évoluent avec le temps et nos vies perso, le fond reste le même.
    DM : Et même Jonathan Barré, qui a réalisé le film et les sketches, prend les choses différemment. Dans Max et Léon, il y avait une unité, tandis que là ça change toutes les trois minutes. Ce sont deux travaux complètement différents.

    Avez-vous un exemple de sketch que vous n'auriez pas pu faire avant ?
    DM : Celui avec Alain Chabat, sur le cinéma réglementé, qui est assez riche en décor et demande une grosse organisation. En fait c'est un ensemble que nous n'aurions pas pu faire avant : là y a "La Solitude", "Les Petites Victoires", le "Alors qu'en fait"...
    GL : Plein de sketches hyper différents et variés, c'est vrai que ça change.
    DM : Alors qu'avant on optimisait les décors.
    GL : Mais on a toujours cette chance, sur C8 comme aujourd'hui, d'être libres dans l'écriture et ça c'est ce qui prime pour nous.

    L'un des guests de "Ce soir, c'est Palmashow" se cache sur ce tweet, saurez-vous le retrouver ?

    Combien de temps cela prend pour faire un prime comme celui-ci, de l'écriture à la diffusion ?
    GL : Un peu plus d'un an. On a eu l'idée, avec David, de réécrire un prime en fin d'année 2017, en novembre-décembre, avec déjà deux-trois idées de sketches.
    DM : Puis on l'a brainstormé en janvier.
    GL : Et on a commencé à l'écrire jusqu'en avril-mai. Puis il a fallu tout organiser pour les tournages, qui ont eu lieu en juin, puis un peu en juillet et un peu en septembre. Là on a terminé les derniers "retakes" il y a dix jours et la diffusion est le 15 février. Donc un an et deux mois.

    Et par rapport aux autres primes ?
    GL : Deux fois plus long.
    DM : Et encore, si on ramasse tout, je pense que ça ne fait que trois mois de plus. Car il y a eu des coupures à chaque fois.
    GL : Et le fait d'avoir plusieurs décors influe sur le plan de travail, il faut bien jongler entre tout.

    On écrit d'abord ce qui nous plaît, ce qui nous fait rire

    Comment ça s'écrit un sketch du Palmashow, notamment au niveau du choix des sujets ?
    DM : Déjà faut que ça nous fasse rire à l'origine. Si on prend "Patron incognito"... On ne regarde pas la télé, c'est un truc qu'on doit avouer. Mais on en avait entendu parler et on a vu celui avec le mec qui travaille dans un Columbus Café. On l'a vu se déguiser et on s'est dit que ça n'était pas possible tellement c'était foireux et mal fait. On trouvait aussi qu'il y avait une condescendance générale dans toute cette émission. Ça nous a fait marrer, et à ce moment-là Grégoire tournait Au poste ! avec Benoît Poelvoorde. Partant de là, on trouvait amusant qu'il reprenne un peu son personnage de Monsieur Manatane et vienne faire un patron horrible au sein d'une société qui l'a clairement reconnu depuis le début.

    Vous avez déjà l'accord des guests avant d'écrire leurs rôles ?
    GL : Non. On écrit d'abord ce qui nous plaît, ce qui nous fait rire. Et après, en fonction des personnages qu'on a écrits, on se dit "Tiens, est-ce que ça vaudrait le coup de demander, pour que ça apporte un petit plus au sketch ? Est-ce que ça les ferait rire eux ?" Et après on demande, donc ça se fait vraiment de la manière la plus simple possible : on les voit, on leur montre ce qu'on a écrit et on leur demande si ça les botte. Si c'est non, bah tant pis (rires) Si c'est oui, on peut avoir des choses à changer ou la personne accepte immédiatement. On a même de la chance d'avoir des gens qui nous disent que si ça vient de nous, ils sont partants sans avoir besoin de lire. Donc si ça plaît, tant mieux. Si ça ne plaît pas, c'est pas grave.
    DM : Ah oui, c'est déjà assez compliqué à tourner, comme il y a cent-cinquante décors et que c'est complètement explosé. Donc si on sent que c'est un peu compliqué et que ça va être galère à faire, on préfère ne pas le faire. On est là pour s'amuser avant tout.

    Un aperçu des invités dans cette bande-annonce :

    En plus, quand on voit le générique, on remarque que vous ne tournez pas que dans la région parisienne, ce qui doit rendre les choses encore plus compliquées.
    GL : Oui voilà. On est partis tourner du côté de Montpellier en plus de Paris et de la région parisienne notamment. On aime bien avoir des décors différents. Et on aime surtout montrer autre chose que ce que l'on voit partout, c'est-à-dire que faire un sketch en-dessous de la ligne 6 du métro... On dit la même chose pour les films d'ailleurs, mais faire un sketch où l'on voit le panneau "La Motte-Picquet - Grenelle" et on incarne des personnages, les gens pensent tout de suite "sketch", et se disent que ça n'est pas vrai. Ils n'y croient pas. Si c'est un lieu qu'on ne connaît pas trop, avec des personnages que l'on découvre, on a plus tendance à se laisser aller dedans et à croire au sketch. À ses personnages en tout cas. On voulait un peu d'air, sortir un peu de Paris.

    Pour en revenir aux guests, le fait d'avoir fait trois primes et un film rend-il les choses plus faciles, ou vous avez encore des refus ?
    GL : Oh on a eu quelques refus ouais.
    DM : Mais c'était plus artistique. Des gens à qui ce que l'on proposait parlait moins, sans pour autant fermer la porte pour une prochaine fois. Mais des gens qui sont là dans ce prime avaient déjà réfusé auparavant parce que le texte ne leur plaisait pas à l'époque. Je ne pense pas qu'il y ait de calcul de la part des guests à chaque fois : ce sont souvent des gens que nous avons rencontrés en tournage, on a tissé des liens.
    GL : Après ça peut aider dans la façon de faire. On sait ce qu'on veut faire, on sait faire des sketches. Ensuite on aime ou on n'aime pas, mais comme les gens voient qu'on adore et que ça nous fait rire, ils se disent "Bah tiens, je vais aller me marrer avec eux".

    Kad Merad sera de retour dans ce prime, après une apparition dans le précédent :

    Y a-t-il une répartition des tâches lorsque vous écrivez ? Et de quelle façon Jonathan intervient-il dans le processus ?
    GL : La méthode c'est qu'on se retrouve tous les deux dans un café, le matin. On est très scolaires, mais on est plus efficaces le matin à l'écriture.
    DM : À 8h30.
    GL : Le petit verre d'alcool de nuit, le côté "Paris by Night", ça n'est pas notre truc, même si ça marche très bien pour d'autres. Mais nous il faut que l'on soit à 8h30-9h au café, jusqu'à ce qu'on n'en puisse plus dans la journée. On a nos ordis, y en a un qui écrit, l'autre qui réfléchit, y en a qui est sur son portable, on regarde, on a une idée... On est ensemble, c'est du ping-pong.
    DM : Et une fois qu'on a une base, quelque chose d'à peu près écrit, on l'envoie à Jonathan, en lui demandant ce qu'il en pense, ce qu'il amènerait... Et lui il nous dit tout de suite.
    GL : "C'est nul" (rires) Là on lui renvoie le même en lui disant qu'on a réécrit un truc, et il nous dit "C'est toujours nul les gars !" (rires)
    DM : Et au même moment on l'envoie à la production. Qui regarde en même temps, en disant "C'est cher".

    Et c'est nul.
    GL : "On peut pas et c'est nul !"
    DM : On a parfois fait des petits caprices, quand on nous a dit que c'était nul et cher, en répondant qu'on voulait quand même le faire.
    GL : Oui, là on a eu une obsession pour un truc. [Présente dans la pièce, leur productrice mentionne des hélicoptères] Des hélicos ? Mais y'en a pas ["Justement"] Voilà, dans le prochain prime y aura des hélicos. On va faire une parodie de Supercopter.
    DM : Non mais là il y a le moment Fast & Furious avec Alain Chabat. Ça c'est plus Jo qui y tenait. Donc on a eu des professionnels et il a prévenu dès le début que c'était cher mais qu'il voulait qu'on fasse un sketch qui ait de la gueule.
    GL : Y a des jours où on n'a pas mangé du coup, car on n'avait pas de quoi payer les cantines (rires)

    Comment décidez-vous du format d'un sketch ? Que ce soit une chanson, une parodie d'émission ou quelque chose comme "Les Petites Victoires" ou "La Solitude" ?
    DM : "Les Petites Victoires" c'est parti d'un truc qui nous faisait marrer, quand on se disait par exemple "J'ai remis un jean et j'ai retrouvé cinq balles dedans, c'est une petite victoire." On s'est dit qu'il fallait faire quelque chose autour de ça, et que ce serait l'inverse de "La Solitude". Et au moment où on a commencé à parler de cette idée à Jonathan, il était vachement intéressé par les Vine. Donc il s'est dit qu'il fallait aborder ces petites victoires en Vine, sous forme de compilation.
    GL : Et moi j'apprends ça. Je ne m'en rappelais plus (rires)
    DM : Et pour "La Solitude", on a très vite déterminé qu'il fallait le faire sous forme de jeu.

    "Les Petites Victoires", l'un des meilleurs sketches du Palmashow :

    Côté parodie, est-ce que vous avez une cible favorite ? Ou une cible qui vous semble trop facile ?
    DM : Oui, les Ch'tis. Tout ce qui est télé-réalité. On le fait un peu dans le pré-générique, parce qu'il faut quand même en parler, mais ça dure quinze secondes. Mais ça c'est vraiment tirer sur l'ambulance. Quand on parodie, forcément, on pousse un peu les curseurs, dans le dialogues ou les costumes. Mais pousser les curseurs sur la télé-réalité, ce serait vraiment aller trop loin.
    GL : Et il faut qu'on trouve un truc à dire. Si c'est juste parodier pour parodier, se mettre une perruque...
    DM : Tout le monde est déjà au courant que c'est nul.

    Vous est-il arrivé qu'un sketch ne fonctionne finalement pas au tournage ou au montage ?
    GL: Oh oui ça arrive ça.
    DM : On peut aussi avoir l'inverse, c'est-à-dire le tourner en se disant que c'est catastrophique et avoir un résultat qui est plutôt très bon.
    GL : Oui, je me rappelle du sketch de la "Pharmacie-si la Famille". Quand on le tournait, il y a un jour où j'ai eu l'impression que le Wesh avec le cheveu sur la langue, on l'avait trop fait. Et au final, c'est un sketch qui a super marché.
    DM : Moi c'est le Very Bad Blagues où on est en Mario et Luigi. Sur le tournage, il est 2h du matin, le décor s'écroule et on se demande ce qu'on est en train de faire. C'est le concept d'avoir un décor cheap, mais là on se dit qu'on est en train de faire un truc catastrophique. Jusqu'au montage et au moment où on met la musique de Mario. Là ça marche. Et ça devient un succès.

    "Quand on est Mario et Luigi", le sketch qui aurait pu être catastrophique :

    GL : Et à l'inverse, pour répondre à ta question, j'ai le souvenir du sketch des Schtroumpfs.
    DM : Oh là là ! Put*** !
    GL : Là on s'était vraiment cassé le cul, pour ne pas dire autre chose. On avait vraiment bossé, on avait fait des décors, on avait tout. Et puis plus ça allait dans le sketch, et plus on se disait "Est-ce que ça n'est pas très très nul ce qu'on est en train de faire ?" Et au final on a fait le montage, et là pas de musique qui sauve, pas de montage qui sauve, on a fait un sketch nul, voilà. Alors qu'on en était très contents à l'écriture : les Schtroumpfs c'était bizarre, donc se déguiser en eux ça ne pouvait qu'être marrant. Et c'était juste pas bien.
    DM : Ce qui est chiant c'est qu'il y a beaucoup de paramètres. Mais c'est comme le cinéma : entre ce qui a été écrit, le jeu, le décor, le montage, le son, la musique...
    GL : Le CNC. T'as aussi les aides des régions.
    DM : C'est quand même rare que tout s'aligne parfaitement.

    Et sur un prime comme celui-ci, vous n'avez pas le filet de sécurité que vous pouviez avoir sur un format comme "Very Bad Blagues", où une idée chassait l'autre.
    GL : C'est ça. C'est le risque mais c'est bien aussi car c'est une autre forme d'écriture. Les Very Bad Blagues c'était chouette, car on partait d'un thème et on faisait plein de choses dessus. Donc ce qui nous sauvait c'est qu'il y avait, au moins une fois dans 1'30 j'espère, deux ou trois fois où tu avais un petit rire, un sourire. Là tu pars dans sketch qui fait trois ou quatre minutes, si tu sens dès le départ que tu vas t'ennuyer, c'est compliqué de se dire autre chose que "Ah non, il m'a saoûlé celui-là".

    On ne pourrait pas faire un vrai sketch sur les super-héros

    Face aux Very Bad Blagues on pense beaucoup à l'esprit des ZAZ et leur façon d'aller dans la gradation autour d'une idée, dans les "Hot Shots !" notamment. C'était votre modèle ?
    DM : Oui c'était clairement ça. Nous les ZAZ ça fait partie de nos plus grosses références. Surtout les premiers, comme Y a-t-il un pilote dans l'avion ?, qui est un chef-d'oeuvre absolu. Et Very Bad Blagues nous permettait d'aborder plein de genres de comédie : l'absurde comme les ZAZ, le slapstick où on se fout des droites et on prend des coups, du comique de répétition... C'était un vrai boulevard.
    GL : C'est ça qui nous plaisait. Et qui plaisait à un public assez jeune, parce que c'était des adultes de 30 ans qui se mettent des droites, qui tombent, qui rigolent, qui explosent... C'était un peu tout et n'importe quoi, mais un tout et n'importe quoi un peu maîtrisé.

    Y a-t-il une parodie que vous n'avez pas encore eu l'occasion de faire ?
    GL : Je ne sais pas pourquoi, mais la première idée qui me vient là c'est "faire un dessin animé". Un long métrage.
    DM : Genre Shrek. Quand on a vu le 2 ensemble, on s'est dit que c'est quelque chose qu'on aurait dû faire. Y avait un niveau de lecture qui fonctionnait auprès des adultes dans la salle, c'était génial.
    GL : Donc je dirais un dessin animé. Ça a l'air génial à faire, et c'est un film, donc ton personnage peut mourir, revenir, re-mourir, voler... Tu peux tout faire. Briser les codes, les décors, les murs... Tu es "No Limit", comme disait 2 Unlimited.
    DM : Moi j'avais fait une voix sur Moi, moche et méchant 3, et Pierre Coffin [le co-réalisateur] me disait que c'était le moment où tout est permis, où tu ne peux pas te mettre de limite.
    GL : Tout est permis mais pas que le vendredi.
    DM : Voilà, y a pas de décor penché.

    C'est corporate, c'est bien.
    GL : Tu l'as eue celle-là ? Parce que TF1 lit ou va écouter ce qu'on fait. Donc tu le mets en gros.

    Y a-t-il une parodie que vous ne pourriez pas faire ? Pas parce que c'est trop facile comme la télé-réalité, mais parce que ça vous paraît infaisable.
    DM : Avengers ! Oui, on l'a fait un peu, mais vite fait quoi [dans le sketch sur les génériques de films, ndlr]. On n'est pas Iron Man, y a pas Hulk qui débarque.
    GL : On ne pourrait pas faire un vrai sketch sur ça. Et puis c'est très américain malgré tout. À chaque fois on est à la recherche de l'humour US en se disant que c'est vraiment les maîtres. Mais nous on a d'autres choses. Donc si David était Iron Man et que moi j'étais Ant-Man...
    DM : Bah ça tuerait !
    GL : Ce serait bien, mais avec plein d'argent.
    DM : C'est là, vraiment, cette limite : quand on veut le faire, ça ne marche pas. Quand on aborde les sketches sur le cinéma, et qu'on cherche ce qui cartonne et qu'on a envie de parodier, on se rend compte que ce sont quand même les Marvel. Et ils se prennent tellement au sérieux, même s'ils font genre "On est marrants chez Marvel", donc ce serait cool de réussir à faire ça. Si les ZAZ en avaient encore sous le capot, je pense que c'est ce qu'ils devraient faire.

    Quand le Palmashow parodiait (un peu) les Avengers

    Vous parlez de l'écriture américaine. Quels sont vos modèles à vous ?
    DM : Il y a le côté production à l'américaine. C'est-à-dire des trucs qui ont de la gueule et sont faits de façon à ce que le public fasse "Wow !", qu'il réalise qu'on a fait en sorte de le divertir en y mettant les moyens. Ça c'est important. Mais s'inspirer d'une écriture américaine, culture qui n'est pas la nôtre, je pense que c'est un peu vain. Typiquement, plein de gens essayent de refaire le Saturday Night Live, mais ça n'est pas une bonne idée. Le SNL c'est américain. Ce qui est important ce serait de faire des sketches sur des sujets français, avec un humour à la française, tout en essayant d'avoir une production américaine.
    GL : C'est bien résumé.

    "Ce soir, c'est Palmashow", un prime avec aussi de la musique dedans :

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    Commentaires
    • Joanny972
      *retentissant
    • Hareng rouge
      en attendant, petit pastaga
    • Drachiam
      Gaspard, dis pas tout quoi
    • Thierry B.
      faut arrêter de dire que la plupart des films français qui ont eu 1 million d'entrées sont des succès. 80% ne rentabilisé pas leur budget lors de leur exploitation cinéma. comme max et Leon 11M de budget pour 9M de recettes.... faites le calcul ( ne serait-ce qu'à 10e la place ( ce qui n'est pas le cas)). aux États-Unis on dirait et je vous cite,que ce serait un flop réticent!
    • The CritiKator (TT)
      Ce genre d'émission de parodies c'est old school ! Ça ne fait plus rire je pense, c'est même plutôt malaisant.
    Voir les commentaires
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