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Cannes 2019 : on a vu Mektoub my love : Intermezzo, Le Traître et le documentaire de Leonardo DiCaprio
Par La Rédaction d'AlloCiné — 24 mai 2019 à 04:00
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Tous les jours, la Rédac' d'AlloCiné vous résume les films vus dans le cadre du 72e Festival de Cannes. Aujourd'hui, pleins feux sur le film de Kechiche, de Marco Bellochio et sur Ghost Tropic...

Pathé Distribution

Mektoub my love : Intermezzo réalisé par Abdellatif Kechiche

Compétition officielle

Il est peut être le réalisateur par qui le scandale arrivera en cette 72è édition cannoise jusqu'ici plutôt sage. Avec son Mektoub my love : Intermezzo, Kechiche prend le spectateur totalement par surprise, l'enfermant dans un huis clos dansant et épuisant... telle une longue nuit passée en boite de nuit, aux sons d'enceintes assourdissantes. Si les quarante premières minutes nous rappellent à de nombreux égards le premier volet (les jeux de drague sur la plage, les corps brûlants sous le soleil, la légereté d'un après-midi d'été), les trois heures suivantes créent une rupture brutale : de l'espace ouvert lumineux à l'obscurité de la salle bondée éclairée par les stroboscopes ; du bavardage aux bribes de conversation difficilement audibles,  de l'immobilité à la performance "twerkée". Radical, cru, voyeur, le film célèbre les corps jusque dans l'excès, ose la scène non simulée et dérange, choque par ses choix assumés. Faut-il y voir une réponse sous forme de provocation à ceux qui lui avaient reproché le "male gaze" du premier volet? Quoi qu'il en soit, les acteurs de Kechiche, Ophélie Bau en tête, se sont entièrement livrés à leur metteur en scène, à qui ils semblent vouer une confiance totale. Le fond comme la forme suscitent de la controverse, du débat passionné, de la colère ou de la fascination hallucinées. Une chose est sûre, il ne laisse personne indifférent ou blasé.

Brigitte Baronnet (@BBaronnet) et Laetitia Ratane (@laetitia.ratane)

Le Traître réalisé par Marco Bellochio

Compétition officielle

Marco Bellocchio s’attaque à l’histoire de Tommaso Buscetta, le premier membre de la mafia à avoir témoigné et balancé des noms de ponte de la Cosa Nostra. Le cinéaste italien propose une version très documentée de cette histoire, mettant en scène les plus grandes figures du crime organisé sicilien. Une bonne moitié des 2h30 du film est consacrée aux procès qui confrontent le "traître" à la mafia et c’est le gros point fort du film. Le reste du long métrage adopte un rythme un peu plus faible et moins prenant. Il n’en demeure pas moins que c’est une histoire passionnante qui rend au passage hommage au juge Falcone, assassiné par la Cosa Nostra pour avoir fait parler Buscetta. Le film sortira le 6 novembre prochain. Corentin Palanchini (@Sartana87)

Ghost Tropic réalisé de Bas Devos

Quinzaine des Réalisateurs

Ghost Tropic, c'est l'histoire de Khadija, qui s'endort dans le métro après une longue journée de travail. Quand elle se réveille au terminus, elle n’a pas d’autre choix que de poursuivre son chemin à pied. Ce voyage nocturne l'oblige à demander de l'aide auprès des résidents de la nuit. Pour son troisième long métrage, le réalisateur belge Bas Devos décide de filmer la longue déambulation d'une femme ordinaire dans les rues de Bruxelles. Une femme à la "vie invisible", comme il le décrit lui-même, qu'il tente avec sa caméra de rendre visible et tangible. Ghost Tropic, s'il pourra désarçonner par la longueur de ses plans et sa mise en scène minimaliste, pourra en revanche séduire par l'émouvant portrait que le cinéaste dresse ici d'une femme au regard généreux et bienveillant. Un personnage qui, par le fruit du hasard, multiplie des rencontres qui seront pour elle, le temps d'une nuit, autant de chances de voir la vie sous une autre étoile. Clément Cuyer (@clemt77)

Ice on fire réalisé par Leila Conners

Un documentaire écolo produit et narré par Leonardo DiCaprio, commençant par des constats alarmants sur l'état de la planète Terre. Mais l'intérêt du film est surtout de présenter des solutions qu'il serait possible de mettre à l'oeuvre dès maintenant. Mais la conclusion est amère : les pouvoirs étatiques ne cherchent que trop peu à financer ces solutions, privilégiant les installations actuelles, qui ont coûté des fortunes à construire et qu'ils préfèrent rentabiliser. Un film très instructif, mais aussi un peu déprimant. Le cinéma peut-il changer les choses ? Parfois, on le souhaiterait. Corentin Palanchini (@Sartana87)

It must be heaven réalisé par Elia Suleiman

Pour son cinquième long métrage en solo, le cinéaste palestinien Elia Suleiman promène sa bonhomie à travers plusieurs grandes villes du monde (Paris, New York…). Il y constate finalement que beaucoup de choses lui rappellent la Palestine. Les situations comiques ou tragi-comiques s’enchaînent sous le regard de Suleiman, quasi muet et dont le chapeau, l’œil aiguisé, le jeu et la démarche font irrémédiablement penser à Chaplin. Voyant le temps passer, cherchant sa place dans le monde, Suleiman aborde ses questions avec un film burlesque et plein d’espoir face à l’absurdité de certaines situations de notre monde et une militarisation toujours plus présente. A réserver toutefois aux amateurs de ce cinéma décalé et décoiffant. Corentin Palanchini (@Sartana87)

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