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    Neon Genesis Evangelion : 5 bonnes raisons de (re)voir l'animé culte sur Netflix
    Par Clément Cusseau (@ClayMancuso) — 21 juin 2019 à 18:00
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    L'intégrale de la série "Neon Genesis Evangelion" et les deux films "The End of Evangelion" et "Death and Rebirth" débarquent sur Netflix. Voici 5 bonnes raisons de (re)voir l'animé culte signé Hideaki Anno !

    Studio Gainax
    Une série plus complexe qu’elle n’y paraît

    A première vue, l’intrigue de Neon Genesis Evangelion pourrait se résumer à l'histoire de Shinji, un jeune homme désireux de prouver sa valeur aux yeux de son père, qui accepte de piloter un robot géant dit EVA pour combattre de gigantesques "Anges" menaçant de plonger notre monde dans l'apocalypse.

    Pourtant, au fil des épisodes, l’intrigue de la série évolue vers autre chose, et pour cause puisque l’histoire d’Evangelion est avant tout autobiographique. Atteint du syndrome borderline, une condition causant d’importants troubles du comportement, le créateur Hideaki Anno s’est largement inspiré de sa maladie –mais également des différentes étapes de sa guérison, pour concevoir les grandes lignes de son récit (lire notre article dédié). L'histoire d'Evangelion est donc avant tout la sienne !

    Au-delà de son aspect autobiographique, l'animé n'hésite pas à rompre régulièrement avec les codes classiques de la narration, avec des épisodes introspectifs et  expérimentaux. Si le récit est régulièrement parcouru de retournements de situation inattendus, Evangelion innove également par sa capacité à détourner avec astuce la censure, comme par exemple avec cette scène de sexe consistant à un plan-séquence fixe sur une cigarette qui se consume tandis que se font étendre hors-champ les ébats du couple.

    L’une des plus grosses franchises au Japon

    Avec plus de 14 milliards rapportés en vingt-cinq ans, la franchise Neon Genesis Evangelion figure parmi les plus lucratives au Japon. Et cela n’a rien d’étonnant ! Tout d’abord, les ventes de vidéo (VHS, DVD puis blu-ray) ont permis à la série d’engranger d’énormes revenus, bien que ce total ne représente "qu’à peine" un milliard de la somme globale. 

    Car l’essentiel des recettes proviennent aussi bien des produits dérivés (2,5 milliards $) – figurines, maquettes, etc … mais aussi, et surtout, des pachinkos, ces machines de jeu japonaises que l’on pourrait comparer à nos flippers : au total ce sont 11,6 milliard de dollars qui ont été rapportés par la franchise Evangelion grâce à ces machines de jeu.

    Plus qu’une simple franchise d’animation japonaise, Neon Genesis Evangelion est en réalité un véritable empire multi-média pour ses concepteurs et son studio (Gainax), une entreprise d’autant plus lucrative que de nouveaux projets continuent à voir le jour, et notamment un film intitulé Evangelion : Final, attendu pour 2020 dans les cinémas japonais.

    Une version remasterisée

    L'arrivée d'Evangelion sur Netflix est un événement. Disponible en coffrets DVD, la série n'avait pourtant jamais été proposée en SVOD à ce jour, et c'est à prix d'or que la plate-forme a pu s'offrir l'animé d'Hideaki Anno. Une grosse sortie donc, qui s'accompagne d'un important travail de remasterisation des images (la série fête tout de même ses vingt-cinq ans !) et d'un tout nouveau doublage, auxquel participent quelques-uns des interprètes de la version française des années 90, dont Donald Reignoux (Shinji) et Laurence Bréheret (Misato).

    Un générique dont on ne se lasse pas

    La plupart de séries animées japonaises portent un intérêt tout particulier à leur générique, et Neon Genesis Evangelion ne fait pas exception. L'introduction de la série a été confié à l'époque à Yōko Takahashi, une jeune chanteuse à la recherche d'un premier succès pour faire décoller sa carrière; grâce à Evangelion, l'interprète a immédiatement été propulsée au rang de star et pas seulement au Japon, puisque cette dernière se produit régulièrement dans des conventions internationales (elle sera d'ailleurs présente cette année à la vingtième édition de la Japan Expo).

    Chaque épisode d'Evangelion s’ouvre donc avec l’emblématique chanson "Zankoku na Tenshi no Thesis" (La théorie de l'ange cruel, ndlr) tandis que le générique de fin reprend la célèbre chanson Fly Me To the Moon de Frank Sinatra. Deux interprétations qui auront marqué les téléspectateurs de l’époque, au point de devenir de véritables tubes au sein de la communauté otaku des fans d'animés.

    Deux fins pour le prix d'une

    Pour ceux qui n’ont pas encore vu la série, nous n'en dirons bien évidemment pas trop. La fin de Neon Genesis Evangelion reste à ce jour comme l'une des plus décriées dans l'histoire de l'animation japonaise; laissant de côté de nombreuses intrigues, la série s'achève en effet sur un double-épisode introspectif qui met en images les angoisses dont souffre le personnage principal Shinji.

    A sa diffusion, une partie du public crie au scandale et accuse même le studio Gainax et le réalisateur Hideaki Anno d'avoir volontairement bâclé la fin, pour pallier à des problèmes de budget et de planning. Il n'en est bien évidemment rien, puisque la volonté d'Anno n'était pas d'offrir à ses téléspectateurs la fin qu'ils attendaient, mais au contraire de leur envoyer un message basé sur sa propre expérience de dépressif. 

    C'est pourquoi deux films d'animation seront produits peu après la fin de la série : Death & Rebirth tout d'abord, un long métrage résumant les 24 épisodes de la série, suivi d'une fin totalement inédite dans le second film The End of Evangelion. Plus proche de la vision initiale du réalisateur (finalement abandonnée car jugée trop sombre), ce nouveau dénouement a ainsi satisfait une partie des fans déçus... bien que d'autres spectateurs aient regretté que la fin de la série n'ait pas été conservée !

    C'est pourquoi à ce jour, le débat sur les deux films d'Evangelion continue de faire rage sur les forums et réseaux sociaux, et la mise en ligne de l'animé et des deux longs métrages sur Netflix permettra ainsi à chacun de choisir le dénouement qui lui paraît le plus approprié pour cette série décidément pas comme les autres...

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