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    Inséparables : notre quiz buddy movies avec Ahmed Sylla et Alban Ivanov
    Par Vincent Formica — 4 sept. 2019 à 05:30
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    À l'occasion de la sortie en Blu-ray DVD de Inséparables, comédie portée par Ahmed Sylla et Alban Ivanov, nous avons rencontré les 2 acteurs pour les soumettre à notre interview TOP PROMO ! Sauront-ils reconnaître ces buddy movies ?

    Réalisée par Varante Soudjian (Walter) et désormais disponible en Blu-ray DVD, la comédie Inséparables raconte l'histoire de Mika (Ahmed Sylla), un petit escroc. Ce dernier fait un rapide tour en prison où il fait la connaissance de "Poutine" (Alban Ivanov), un détenu cinglé et imprévisible. Sitôt sa peine purgée, il décide de repartir à zéro et de refaire sa vie. Alors qu’il s’apprête à épouser la fille d’un riche homme d’affaires, son passé le rattrape : Poutine débarque sans prévenir ! Mika va vite réaliser qu’on ne se débarrasse pas aisément d’un tel boulet.

    Après avoir soumis le tandem Sylla / Ivanov à notre interview TOP PROMO (ci-dessus), nous avons posé quelques questions au cinéaste Varante Soudjian.

    Bestimage
    Varante Soudjian

    AlloCiné : Vous avez sorti 2 films six mois, Walter et Inséparables, nos internautes commencent à vous découvrir, est-ce que vous pouvez nous résumer votre parcours avant de passer à la réalisation de longs-métrages ?

    Varante Soudjian : Mon parcours est simple, j'ai commencé par faire des courts-métrages. J'ai ensuite eu la chance de passer par la télé en faisant pas mal de programmes courts humoristiques. C'était une vraie école pour moi. Je n'ai jamais lâché l'écriture de formats longs, ça a toujours été un objectif. Avec les années, mes projets ont réussi à se concrétiser.

    La comédie permet d'explorer pas mal d'émotions différentes.

    Vous avez travaillé sur des programmes humoristiques sur Canal+, notamment avec Julien Cazarre, est-ce que c'est cette expérience qui a forgé le ton décalé qu'on peut voir dans Walter et Inséparables ?

    Je pense que je suis à l'aise dans ce registre. Ça me plait, ça m'amuse. La comédie permet d'explorer pas mal d'émotions différentes. J'ai vraiment eu la chance de travailler sur des programmes courts humoristiques et j'ai pu expérimenter la comédie grâce à cela pour en arriver aux longs-métrages.

    On vit en ce moment une période où il est très difficile de faire de l'humour sans soulever des polémiques. Est-ce que vous y pensez quand vous écrivez et vous vous auto-censurez ?

    Non, avec mon co-ateur, Thomas Pone, on ne se censure pas vraiment. On n'est pas dans la provoc'. On n'est pas en train d'écrire des vannes avec cet état d'esprit. On a une démarche assez sincère, on écrit des choses qui nous amusent, qui nous font rire. C'est vrai que de temps en temps on se pose la question mais finalement, si ça nous fait rire, ça fera certainement rire d'autres personnes.

    Je sais que c'est une période un peu difficile parce que tout le monde s'indigne... c'est la course au premier qui s'indigne, à celui qui s'indigne le plus. Mais on garde la tête froide, on écrit à plusieurs, si ça nous amuse, on y va.

     

    Quelle est la méthode Varante Soudjian sur le plateau, sur les scènes d'action par exemple ?

    Concernant les scènes d'action, c'est à part. C'est hyper précis, il faut instaurer du rythme et ensuite dynamiser au montage. On doit gérer les cascadeurs, les doublures, c'est très très technique. C'est les scènes les plus préparées. Il faut vraiment que tout le monde soit au courant de chaque plan, chaque mouvement. 

    Pour le reste, ce que j'aime bien, c'est laisser les acteurs faire des propositions sur les premières prises. Je n'aime pas trop donner d'indications au début. Après j'ajuste, ou si ce n'est pas du tout ce que j'avais en tête, on reprend ensemble. Cette méthode me vient de la télé où il faut tourner vite. Je pars de ce qui fonctionne, je laisse venir et on développe la scène pour qu'on aille tous dans le même sens.

    Inséparables est un buddy movie, c'est un genre qui vous plaît particulièrement ? Quelles références aviez-vous en tête ?

    J'avais très envie de faire un buddy movie. Comme j'avais travaillé avec Ahmed Sylla sur une série, sur son spectacle, puis avec Alban sur Walter, je me suis dit qu'il fallait donner rendez-vous aux 2 en même temps. Avec mon co-auteur, quand on les a vu ensemble, on s'est dit qu'il fallait absolument qu'on fasse un film avec eux. On s'est passés une commande à nous-mêmes en fait, on avait vraiment envie de les voir partager l'affiche.

    C'est une démarche particulière ; on avait notre idée en tête et on l'a adapté à 100% pour eux. C'est écrit sur mesure, c'est la musique d'Ahmed, la musique d'Alban... dès le début on savait que c'était pour eux. Concernant les références, on a grandi avec les films de Francis Veber, Gérard Oury, avec les Inconnus... Ce sont des références absolues pour nous, une inspiration perpétuelle.

    Ahmed Sylla et Alban Ivanov ont un talent comique indéniable et sont aussi de très grands comédiens.

    Alban Ivanov est très drôle car son personnage prend tout au 1er degré ; qu'est-ce qui vous plaît chez cet acteur ?

    Chez cet acteur et les autres avec lesquels je travaille, j'aime bien quand c'est sérieusement drôle. On fait des comédies mais on le fait sérieusement. J'ai eu de la chance de travailler avec des acteurs comme Ahmed et Alban car ils ont un talent comique indéniable et c'est aussi de très grands comédiens. On veut croire à la sincérité de leurs émotions et en même temps, ils ont la magie, ils savent rajouter le sel pour faire rire, c'est très précis, très subtil. 

    On travaille dur pour proposer un vrai moment de cinéma. On veut que ce soit drôle mais on veut aussi qu'il y ait des scènes d'action, que les acteurs aient des beaux costumes, qu'ils soient beaux, bien maquillés, que la lumière soit belle, que les scènes d'action soient enlevées, qu'il y ait des effets spéciaux. On a envie que ce soit spectaculaire. On a grandi avec le cinéma et on veut à notre tour proposer un beau spectacle.

    Pourquoi avoir nommé Poutine le personnage d'Alban ?

    On voulait un personnage un petit peu décalé, un petit peu cinglé... ce qui nous a inspiré c'est aussi les origines d'Alban. Comme c'est écrit sur mesure, ça nous amusait d'imaginer un personnage complètement frappé fan d'armes russes, qui règle les problèmes en prenant que des raccourcis. Il a sa propre logique, ça part d'Alban et de ce qui dégage. Sur le film précédent, Walter, c'était vraiment le leader d'une bande de braqueurs et il devait être hyper méchant colérique, hystérique.

    Il a un peu souffert de ça car il a un naturel gentil. Il nous l'a dit pas mal de fois que c'était compliqué pour lui de jouer un vrai méchant. Du coup, sur Inséparables, on a fait un méchant un peu sympathique qui a sa propre logique et qui ne comprend pas pourquoi ça peut poser des problèmes.

    Entre En liberté de Salvadori et Nicky Larson de Lacheau puis Walter ou Inséparables, la comédie française commence à avoir une certaine expertise dans l'action fun, ça change ! C'est un genre que vous allez continuer à explorer ou vous pensez changer de registre ?

    Je ne pense pas qu'on puisse ranger Inséparables dans le genre comédie d'action. Il y a des scènes d'action mais c'est une envie de cinéma surtout. C'était important pour moi que le film soit riche, qu'il y ait des séquences clipées, de l'action, plein de choses...

    Walter était vraiment une comédie d'action, un film de braquage. Là on n'est pas dans le film de genre, c'est du buddy movie. Il fallait que ce soit rythmé, qu'il y ait des accélérations, des ralentissements, des scènes posées. J'adore les comédies d'action mais avec Inspérables on n'est pas tout à fait là-dedans.

    En prison, on nous a libéré des espaces pour filmer et nous n'avons pas croisé de détenus pendant le tournage.

    Une partie du film se déroule en prison, pouvez-vous nous en dire plus sur le tournage de ces séquences ?

    J'aime bien le sous-genre du film de prison mais c'est l'histoire qui a dicté un passage en prison. Je voulais vraiment contraster, explorer au début le passé sombre de Mika (Ahmed Sylla) puis le voir ensuite refaire sa vie et devoir gérer son co-détenu qui débarque du jour au lendemain. C'était important d'avoir toute une partie qui se passe en prison pour découvrir ensuite qu'il a refait sa vie dans le sud au soleil sous les palmiers.

    Tourner en prison est un peu particulier car il y a des consignes de sécurité, on ne peut pas entrer et sortir comme on veut, on ne peut pas faire entrer n'importe quel matériel, tout est contrôlé. Mais on a été extrêmement bien accueillis à la prison de Liancourt. Ils nous ont laissé de la place pour travailler... c'est particulier car on y va, on tourne et le soir on rentre chez nous alors que les détenus sont enfermés là-dedans H24.

    On avait quand même à l'esprit que ce n'est pas rien de tourner en prison. On nous a libéré des espaces pour filmer et nous n'avons pas croisé de détenus pendant le tournage. Mais je dirais c'était encore plus compliqué de tourner de nuit dans un supermarché sur Walter. Il y a des vigiles, les horaires sont drastiques, c'est encore plus dure qu'en prison.

    Vous caricaturez aussi le monde de l'entreprise dans le film avec l'hypocrisie, les coups bas etc, c'est un peu une sorte de nouvelle prison dans laquelle s'est enfermé Mika. C'est quelque chose que vous  vouliez dénoncer ? Que la prison n'est parfois pas celle que l'on croit ?

    Je n'avais pas spécialement l'envie de dénoncer, je pense que c'est plutôt des ingrédients de comédie. Ça nous amusait d'imaginer Mika qui refait sa vie et qui endosse le rôle d'un employé qui a fait son chemin dans le monde de l'entreprise. C'est vrai qu'il y a un côté un peu hypocrite dans les relations entre les personnages mais c'est surtout parce que ça nous amusait, il n'y pas forcément de volonté de dénonciation.

    Vous travaillez déjà sur un autre film ?

    On travaille sur un nouveau projet avec Ahmed Sylla et d'autres comédiens avec qui ça se passe bien. On prépare ça pour bientôt.

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