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    Watchmen sur OCS : pourquoi ce monstre géant n'était pas dans le film de Zack Snyder ?
    Par Clément Cusseau — 18 nov. 2019 à 17:00
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    Un nouvel épisode de la série "Watchmen" (diffusion en US+24 chez nous exclusivement sur OCS City) a fait écho à la fin du comic book. Mais saviez-vous que le film "Watchmen" de Zack Snyder avait modifié ce dénouement ?

    D.R.

    Attention, ce qui suit revient en détails sur l’intrigue du cinquième épisode de la série Watchmen. Si vous ne l’avez pas encore vu et ne souhaitez rien savoir sur son contenu, il vous est alors vivement recommandé d’interrompre dès à présent votre lecture de cet article.

    Le cinquième épisode de la série Watchmen s’est ouvert sur un flashback dans le New Jersey des années 80, l’année 1985 précisément, alors que Wade Tillman (Tim Blake Nelson), encore un jeune homme tout droit sorti de son Oklahoma natale, survivait miraculeusement au cataclysme qui avait coûté la vie à trois millions de new-yorkais et par incidence mis fin à la guerre froide. A cette occasion, un aperçu nous a été donné de la créature extraterrestre qui s’est écrasée sur la ville, une scène renvoyant directement à la fin du comic book Watchmen, mais pas au film de Zack Snyder. Explications.

    HBO

    Quand en 2009, le réalisateur signait l’adaptation du comics culte, ce dernier décidait de respecter le plus fidèlement possible la trame de l’intrigue, en dépit d’un changement majeur quant au dénouement de l’histoire. Dans la bande-dessinée en effet, Adrian Veidt utilisait son intellect pour concevoir et téléporter un monstre extra-terrestre en plein New-York, dans le but de donner aux Etats-Unis et à l’URSS – toutes deux sur le point de basculer dans le conflit nucléaire – un ennemi commun. Bien que moralement contestable, le plan fonctionnait et Rorschasch était tué par le Docteur Manhattan, afin de protéger l'origine véritable de ce cataclysme.

    Watchmen - Les Gardiens
    Watchmen - Les Gardiens
    Sortie le 4 mars 2009 | 2h 42min
    De Zack Snyder
    Avec Jackie Earle Haley, Patrick Wilson, Malin Åkerman, Matthew Goode, Billy Crudup
    Presse
    3,7
    Spectateurs
    3,8
    Noter ce film

    Zack Snyder craignait que cette fin ne soit pas adaptée au format cinématographique et c’est pourquoi il a décidé de la modifier ; dans le long métrage, Adrian Veidt imaginait alors une technologie employant une énergie semblable à celle de Docteur Manhattan, qui rayait de la carte plusieurs capitales mondiales ("tuer des millions pour sauver des milliards" se justifiait alors Ozymandias face aux autres Watchmen). Aux yeux de l'opinion, Manhattan était alors tenu pour responsable de la catastrophe et bien que n’ayant pas été impliqué dans l’élaboration de ce plan, il décidait de garder le silence et de s’exiler sur la planète Mars, conscient que rétablir la vérité plongerait le monde dans une crise encore plus grave que celle qui venait d'être évitée in extremis. Un changement dans la forme donc, mais les conséquences de ces deux fins sur l'intrigue restaient les mêmes.

    La série Watchmen est proposée chaque lundi en US+24 exclusivement sur OCS City.

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    Commentaires
    • Cinédreamer69
      Bah figure toi que je trouve justement plus logique la fin du film. Déjà tu te demandes pourquoi le faux acte de Manhattan unifierai les pays. Tout simplement parce que dans le film, si mes souvenirs sont bons, ce sont plusieurs pays qui sont frappés par l’explosion (dont l’urss). Et non juste New York contrairement au comics. L’Amérique affaiblit par le poulpe, pourquoi l’urss n’a-t-il pas tiré avantage de cet affaiblissement de leur ennemis politique ? L’urss se rallie à eux comme si eux aussi avait été touché (il y a certes cet aspect de peur de l’incompréhensible essentielle et commune avec la présence d’une créature loftcraftienne qui dépasse l’entendement). C’est justement cet aspect là qui pourrait s’apparenter au 11/09 vu que seul les États-Unis ont été touché. Le fait de transformer l’attaque en attaque commune, est plus sensé dans une optique de paix mondiale, car les pays de rallient contre un ennemis commun.Puis je trouve que symboliquement, une figure « messianique » (bien qu’elle soit tourné au 3ème degré, plus dans l’ironie) purement américaine, qui été utilisé par les américains comme arme, qui se retournerait contre eux est bien plus lourd de sens et justement, d’ironie. Comme si leur propre bombes leurs avaient explosées à la tronche
    • Cinédreamer69
      Du coup votre réponse du « pourquoi » se limite à une ligne dans l’article « Zack Snyder craignait que cette fin ne soit pas adaptée au format cinématographique »Je vous renvoie à la vidéo de mister bobine sur Watchmen qui offre une vraie réponse en citant textuellement les propos du scénariste par rapport à ce choix et ce que ça entraîne comme changement en terme d’analyse.Avec un peu d’en recherche il y aurait moyen de faire un bonne article....
    • Naughty Dog
      je ne suis pas d'accord non plus dans le sens ou le fait de faire passer Manhattan pour l'auteur de cette explosion ne peut engendrer de paix mondiale de cette manière (surtout que Veidt prévoit un plan pour une paix utopique à très long terme)Comment aurait-il pu cultiver cette peur pendant des générations là où Manhattan ne revendique absolument rien ? En quoi l'étendard des Etats-Unis qui se retourne contre les USA (sans réelle preuve capable de convaincre le monde entier d'ailleurs) empêcherait l'URSS de continuer ce climat de Guerre Froide ?C'est comme si le 11 septembre avait créé une paix mondialeCe qui fonctionne en BD ne fonctionne pas forcément en film je suis entièrement d'accord, pourtant la série Watchmen prouve bien que voir le poulpe à l'écran fonctionne encore plus que ce qui est fait dans le film de SnyderSi Snyder ne voulait pas l'utiliser, il avait simplement à mieux changer son récit (car je le rappelle, c'est David Hayter le scénariste également, qui avait bossé sur le Watchmen de Paul Grengrass censé se dérouler dans une Amérique de Bush)
    • Stringer B
      1) Les figures christiques dans la fiction généralement procèdent simplement d'une conception de l'histoire comme une tragédie nécessaire dans une théologie du bien et du mal. Typiquement, Anakin Skywalker, une des plus fameuses figures christiques de la culture moderne, détruit le mal uniquement en allant par-delà le bien et le mal, et en tuant d'abord des milliers de gens en devenant Vador. Tu as le même type d'interrogation théorique qu'avec le Christ qu'avec Vador à savoir : que se serait-il passé si le mal n'avait pas triomphé à ce moment précis (si les romains et les juifs n'avaient pas tué Jésus et si Anakin était resté du bon côté) avec en même temps la conscience que cette interrogation n'a pas lieu d'être parce qu'il s'agissait de rétablir un équilibre entre le bien et le mal. Donc, oui le Christ n'est que bienveillance dans la Bible, mais des figures christiques dans la fiction qui tuent et qui pour autant ne sont perçues forcément comme profondément mauvaises, il y en a plein, et en particulier dans les récits de super-héros. Il y a tout un argumentaire en ce qui concerne Star Wars à dire que le Conseil des Jedi était de toute façon une institution arrogante et corrompue, et que l'ironie du sort a voulu qu'ils soient détruit par celui dont ils pensaient qu'il restaurerait 'leur version du bien' alors qu'il a fini par restaurer le bien, tout court.Après évidemment que ce n'est pas tout à fait la même situation pour Manhattan qui fait des choix beaucoup plus actifs et calculateurs que ceux d'Anakin qui est pris dans un engrenage tragique. Mais, ce que je veux dire que Manhattan joue le jeu de Veidt n'est pas nécessairement quelque chose que n'importe quel récit mettrait à charge de Manhattan. Le film met à charge Manhattan, ça je suis assez d'accord mais il le fait surtout pour mettre en valeur Rorschach et son attitude de 'je ne me compromets pas'. Le dénouement du bouquin, en utilisant le poulpe géant, permet de créer un discours sur le genre super-héros et la façon dont l'expansion cosmique du genre est très facilement utilisée comme de la propagande qui ne dit pas son nom, et les aliens comme la menace qui nous fait changer de paradigme et nous méfier d'un autre fondamental plutôt que de nous méfier les uns des autres. Je trouve que le film ne remplace pas ça par quelque chose de plus intéressant et l'appauvrit pour en faire une question d'individus. Et en fait, par réaction en chaîne, ça finit par donner au plan de Veidt et de Manhattan presque une sorte de légitimité que seul le meurtre de Rorschach vient réellement entacher. Franchement, dans la BD, même si Rorschach ne mourrait pas, le plan avec le poulpe a quelque chose de tellement grotesque qui met au jour l'humanisme travesti de Veidt et de Manhattan. Je trouve que dans le film, cette scène est vraiment traitée comme si le seul meurtre de Rorschach rendait Veidt et Manhattan pas cools et condamnables en fait. Sinon, ils sont représentés comme ce génie et ce dieu qui font juste un mal nécessaire et on compatit avec Rorschach ce petit justicier d'extrême-droite cool qui a du bon sens et qui avait de bonnes punchlines mais rien de plus. Le pire, et c'est là que pour moi, c'est vraiment paradoxal, c'est que ne crois pas une fois encore que Snyder considère Veidt et Manhattan comme des génies ou des héros, pas du tout. Mais je pense que ne tentant que d'explorer la coolitude du visuel et une sorte de conception abstraite de ce qui fait la puissance thématique de Watchmen, il a pondu un film qui est souvent un peu contradictoire sans être complexe dans ses contradictions.2) Ce que tu dis sur Rorschach ou sur le Comédien n'est pas incompatible avec ce que je dis. Je trouve que ça se voit un peu plus sur des détails dans la BD que Moore ne l'écrit pas complètement au 1er degré, mais c'est vraie que l'enquête est centrée sur lui. L'idée c'est qu'ironiquement ce soit le prototype d'enquêteur post-fasciste qui soit le seul à trouver ça mal de tuer un grand nombre de gens pour créer un mensonge unificateur. En soi, cet aspect fonctionne autant dans la BD que dans le film. Mais la BD met en scène sa parole différemment. Le voice-over du film se prend considérablement plus au sérieux je trouve, on dirait franchement qu'on entend Léonidas dans 300 quand il parle des Akkadiens et des Perses. Ça, pour moi, à la limite, ça rentrerait dans ce que tu dis qu'un médium peut faire plus facilement qu'un autre. La BD met en scène la parole de Rorschach d'une façon moins neutre et moins premier degré. Quant à Blake, pour moi il n'y a aucun doute que Moore ne l'aime pas particulièrement. Mais Moore est dans une écriture qui est à la fois archétypale sur certains éléments de ses personnages et dans le même temps assez réaliste sur les relations qu'ils ont les uns avec les autres. Blake est un personnage nuancé; il a le mérite d'être le premier à découvrir ce que prépare Veidt, et le premier à confronter Manhattan avec les mensonges qu'il se raconte. Et même sa relation avec le Premier Spectre Soyeux est très très complexe (et le film la simplifie un peu je trouve, là encore, si j'ai bonne mémoire). Le fait que Moore les écrive comme des parodies au sens où leur persona de super-héros correspond à des représentations clichés et politiquement très orientées n'empêche pas les personnages d'avoir de la profondeur et plusieurs dimensions dans leur écriture ou leur backstory. Moi ce que je dis c'est que Snyder ne s'est pas vraiment intéressé à ça concernant Rorschach. Il a vu Rorschach comme un voice-over viril de plus dans sa filmographie.
    • Ezhirel
      Ton commentaire est intéressant, mais ce n'est pas du tout comme ça que j'ai compris le film personnellement.Je vais essayer de te répondre point par point.1/ Concernant Rorschach déjà. Snyder n'a pas davantage construit son scénario sur Rorschach que ne l'a fait Moore lui-même, sachant que la totalité du film, à l'exception de la fin, est un copié-collé du roman graphique. Une case = un plan quasiment.Le roman graphique est lui-même construit autour de l'enquête de Rorschach. Donc là, je ne comprends pas trop ton point de vue.Bon ensuite, ça n’engage que moi. Certes Moore a déclaré une phrase du genre les gens qui ont aimé Rorschach n'ont rien compris à ce personnage ou quelque chose comme ça, je ne me souviens plus exactement. Mais même si Moore l'a dit, je n'ai jamais cru en cette phrase. Mon avis est subjectif, et ne se base sur aucun fondement sérieux, sinon mon jugement personnel d'écrivain amateur on va dire, mais je refuse de croire que tu puisses écrire un personnage comme Rorschach si tu ne l'aimes pas un petit peu. Même s'il est caricatural, parodique, ce que tu veux. C'est la même pour V, qui d'une certaine manière, est aussi un extrémiste et un terroriste (mais plutôt de gauche cette fois). Moore aime ces personnages grandiloquents et torturés. Même Edward Blake, qui a la réputation d'être un nazi et qui est un violeur avéré, je suis persuadé que Moore l'aimait un petit peu. Tu penses qu’ils sont des caricatures, mais je trouve le traitement de ces personnages très premier degré personnellement et parfois même complaisant, trop pour être issu du cerveau d'un homme qui les haïssait profondément. Ce sont des personnages forts symboliquement aussi. Moore aura beau dire qu'il les déteste, je ne le crois pas.2) A aucun moment, il m’est apparu que Manhattan dans le film était traité sous un oeil bienveillant. Il n’est pas parodié comme chez Moore mais il n’est pas glorifié. Cela dit, petite parenthèse, là c’est pareil, je ne vois pas la parodie dans son écriture (dans la BD), et autant j’étais au courant pour les ressentiments prétendus de Moore envers Rorschach, autant je n’étais pas au courant pour Manhattan. Tu vas sûrement penser que je n’ai pas compris la BD, c’est peut-être le cas, mais j’ai du mal à voir en quoi ces personnages ne sont pas écrits au premier degré.D’ailleurs, le traitement de Manhattan est la clef de voûte de cette réécriture, qui je te l’accorde, prend un tout autre sens que dans les comics. Ici Snyder interroge NOTRE relation au divin à travers le personnage du docteur Manhattan sans jamais prendre un parti ouvertement pro-religieux (contrairement à MoS par exemple), et il le fait en allant plus loin que ne le faisait Moore lui-même, en tout cas, sur la partie théologique. Ce n’est pas du tout le même traitement qu’avec son Superman dans Man of Steel où là, Superman était réellement canonisé sous forme de figure messianique.Au contraire même, je trouve que la réaction de Manhattan dans le film, est encore plus détestable que dans la BD dans la mesure où Veidt duplique ses pouvoirs pour tuer les gens, alors que dans la BD, il duplique ses pouvoirs uniquement pour téléporter la pieuvre. Manhattan est doublement impliqué dans le film, et sa réaction est donc doublement détestable. On a plutôt tendance à soutenir Rorschach dans ce dilemme. Accepter de sacrifier une partie de l’humanité pour assurer la pérennité de l’espèce humaine, ne peut pas faire de toi une figure christique. C’est totalement antinomique. Le Christ, par essence, n'est que bienveillance tel qu'il est décrit dans la religion. Tuer une partie de l’humanité, même si c’est une minorité, pour une idéologie, c’est tout sauf bienveillant. Même Le Comédien, qui est une énorme ordure, le reconnaît. Alors c'est pas un messie qui cautionnerait ça. Le choix de Manhattan est aussi froid et calculé dans la BD que dans le film, et ce choix n'est ni bienveillant, ni vraiment salvateur car une utopie basée sur un mensonge est une dystopie.J’ai peut-être mal compris le Manhattan de Moore mais je pense que tu mal compris celui de Snyder. Donc pas d’accord concernant la figure de Doc Manhattan qui se sacrifie pour le salut de l'humanité, non, non. Pour moi, il n'est pas glorifié à ce moment-là, au contraire.3) Bon ben là, j’ai un peu répondu plus haut, pour moi le dilemme entre Manhattan et Rorschach est toujours valide, plus que jamais même.4) Ce point-ci, éventuellement, je te le concède. Les séquence centrées sur ces deux personnages ne sont pas les meilleures du film.
    • Justice Prime
      Dans les deux cas et dans tout les format Watchmen me fascine et reste ma référence absolue de la pop culture . Tellement fou cette épisode de voir en live la créature mais je maintiens que dans le film de Snyder ça aurait fait un étrange décalage sur le coup je pense ?
    • Stringer B
      Je ne suis pas d'accord avec cette explication. Ces fameuses différences de ce qui passe dans un médium plutôt que dans un autre, c'est un peu fallacieux. La création de Manhattan lui-même peut poser la même question à ce compte là.La fin de Snyder simplifie les choses. Elle a le mérite de mettre en avant la volonté des gouvernements d'accréditer des mensonges, ou des thèses officielles, de donner dans le mensonge d'état pour racheter une paix sociale, ça ok. Mais le poulpe chez Moore permet de mettre le doigt sur ce qui permet réellement d'accréditer ces mensonges, à savoir une peur radicale de l'altérité, et surtout une capacité à accepter de le part de la population des récits qui s'enracinent dans cette peur. Le dénouement chez Snyder appauvrit l'échelle du récit, et n'en fait qu'une banale question de héros qui se disputent, se contentant de consacrer la coolitude de Rorschach et de poser Manhattan en figure christique presque sacrificielle comme l'a par exemple fait Nolan avec Batman dans The Dark Knight.Or, c'est précisément toute cette iconographie et ces symboles que Moore parodie dans la BD d'origine. Et le pb, c'est que je ne crois pas que Snyder. Je crois franchement que tout ce que Snyder a fait, c'est :1) Centrer le récit sur Rorschach, qui est fondamentalement le personnage que Snyder aime le plus, sans réellement comprendre le fait que Moore avait écrit Rorschach comme une parodie de justiciers d'extrême droite ou post-fascistes à la Inspecteur Harry et comme un personnage pathétique. Étant donné les affinités de Snyder avec l'univers de Frank Miller, ça n'est pas improbable de penser qu'il a quasiment pris Rorschach au pied de la lettre.2) Il a fait de Manhattan rien d'autre qu'un Superman qui se la joue Batman de Nolan à la fin de The Dark Knight, qui sacrifie son image pour sauver la société. Alors que Moore a écrit Manhattan justement pour parodier messianisme d'inspiration chrétienne associé à des super-héros comme Superman. 3) Se contenter avec le troisième acte s'est de faire un film qui ne mette ni Rorschach ni Manhattan (qui représentent les deux extrêmes idéologiques opposés dans la BD, en gros) réellement dans l'embarras alors que la BD d'origine le fait. Dans le roman graphique, Manhattan roule simplement avec le bidonnage de Veidt et il est banalisé en n'étant que l'exécutant de Veidt lorsqu'il tue Rorschach. Dans le film, c'est lui qui sacrifie sa réputation pour sauver la planète.4) Considérer les scènes avec Dan et Silk Spectre comme du remplissage stylisé, ce que c'est les trois quarts du temps dans le film.Si réellement la vision de Snyder allait activement à l'opposé de celle de Moore, j'aurais respecté l'audace. Mais là on dirait qu'il s'est juste dit : bon le poulpe c'est peut-être un peu beaucoup et Rorschach est cool, on dirait un perso tout droit issu de Sin City, j'adore !. C'est ça, sa vision, et pas grand chose d'autre je trouve. Après le film est magnifique visuellement, parce que Snyder est un as de la composition et un grand esthète, mais il n'y a pas de logique thématique réelle derrière ses choix.
    • Ezhirel
      Je pense qu'il a compris la BD, c'est juste qu'effectivement, faire intervenir un faux poulpe géant en live dans un film résolument sérieux, ça pouvait rendre assez cheap. Ce qui fonctionne en BD ne fonctionne pas forcément en film et vice-versa.D'autant que du coup, la fin de Snyder est pas complètement stupide en soi. C'est une autre fin, avec une autre morale, et une nouvelle façon d'appréhender cette histoire, mais ça reste une fin logique. Pour moi, c'est un peu comme une version alternative de Watchmen, qui est finalement aussi intéressante que l'oeuvre originale.
    • Naughty Dog
      il avait peur que ça rende pas bien (ce qui est compréhensible) mais ça prouve aussi qu'il n'a pas compris en quoi c'est pourtant un élément pivot de l'oeuvre de Moore (puis quand on voit l'ep 5 de la série qui retranscrit cet Holocauste traumatique à la perfection, c'est d'autant plus dommageable)Le Poulpe c'est l'inconnu,l'inexplicable, le monstrueux, le cauchemar avec la bête sous le lit (en plus de ça, dans la série et l'oeuvre de Moore,on voit bien les morts et les dégats causés le 2 novembre 85, chose totalement lissée et aseptisée dans le film de 2009)quelque chose qui dépasse la rivalité entre humains
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