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    7 réalisateurs de comédie potache aux Oscars : Joker, Scandale, The Artist...
    Par Maximilien Pierrette (@maxp26) — 25 janv. 2020 à 18:00
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    Oui, il est possible de débuter dans la comédie potache, d'en devenir l'un des spécialistes, et de concourir aux Oscars quelques années plus tard. La preuve par sept, avec les réalisateurs de "Joker" et "Scandale" notamment.

    Sorti le mercredi 22 janvier sur nos écrans, Scandale est en course pour trois Oscars le 9 février prochain, au cours d'une cérémonie où le Joker est le grand favori avec onze citations. Les deux longs métrages ne devraient pas entrer directement en concurrence, mais ils se rejoignent grâce à leurs réalisateurs respectifs, Jay Roach et Todd Phillips, que nous n'imaginions pas voir ici après leurs débuts dans la comédie potache. Mais ils ne sont pas les seuls.

    TODD PHILLIPS

    De la comédie potache… - Après deux documentaires à la fin des années 90, Todd Phillips entame la décennie suivante avec son premier long métrage de fiction : Road Trip, comédie dans la lignée d'American Pie, dont il partage l'humour sous la ceinture et la présence de Seann William Scott au casting. S'ensuit une collaboration plutôt réussie avec Will Ferrell (Retour à la fac), la sympathique (et parodique) adaptation en film de Starsky & Hutch portée par Ben Stiller et Owen Wilson, puis le confidentiel L'École des dragueurs, avant l'explosion en 2009 grâce au phénomène Very Bad Trip, où sa mise en scène accentue l'efficacité d'un scénario imparable.

    467,5 millions de dollars de recettes et l'intermède Date limite plus tard, il remet le couvert avec une suite paresseuse malgré ses tentatives de nous montrer qu'elle est consciente de sa propre redite. Et il retrouve ses acteurs en 2013 pour en finir une bonne fois pour toutes avec la saga, le temps d'un épisode où le titre français est finalement plus raccord que l'original ("The Hangover", "La Gueule de bois" en VF), puisqu'il n'est plus question de beuverie aux conséquences calamiteuses. Comme si tout ce beau monde avait déjà la tête ailleurs : pour Todd Phillips, ce sera War Dogs, à l'issue duquel il fait part d'une idée intéressante à la Warner.

    … aux Oscars - Regrettant que les studios n'osent plus monter ces études de personnages avec lesquelles il a grandi (Taxi Driver en tête), il propose d'en appliquer le schéma aux super-héros avec une origin story sur le Joker. Laquelle serait décorrelée du DC Universe dont les fondations ont été secouées par l'échec de Justice League et les envies de départ de Ben Affleck. Exit le Jared Leto de Suicide Squad, au profit de Joaquin Phoenix, star d'un long métrage à petit budget (55 millions de dollars) qui réussit ce que l'on pensait impossible : raconter l'histoire d'un super vilain sans faire intervenir le gentil, et proposer une approche d'auteur dans un genre qui peine à sortir de l'aspect formulaïque dans lequel il s'enferme trop souvent, en faisant écho à la société actuelle.

    Grandement influencé par l'œuvre de Martin Scorsese (dont il reprend l'acteur fétiche Robert De Niro), Joker dépasse le cap du milliard de dollars de billets verts dans le monde et se présente comme le grand favori des Oscars 2020, où il part avec onze nominations et semble très bien placé pour s'imposer dans les catégories Meilleur Acteur (Joaquin Phoenix) et Meilleure Musique (Hildur Gudnadottir), après avoir remporté le Lion d'Or à Venise. Pour beaucoup, c'était une surprise de la part de celui qui n'était considéré que comme "le réalisateur de Very Bad Trip". Mais ce serait oublier la satire War Dogs, qui amorçait ce glissement de la comédie vers quelque chose de plus sérieux, et ses débuts de documentariste où il se penchait notamment sur un punk (Hated) et la vie étudiante (Frat House), qu'il évoquait de nouveau via le prisme du désenchantement des jeunes adultes, dans Retour à la fac. Comme quoi les germes de son opus DC remontaient peut-être à plus loin qu'on ne le pense.

    Joker
    Joker
    2h 02min
    De Todd Phillips
    Avec Joaquin Phoenix, Robert De Niro, Zazie Beetz, Frances Conroy, Brett Cullen
    Presse
    4,1
    Spectateurs
    4,5
    Noter ce film

    JAY ROACH

    De la comédie potache… - Zoo Radio n'ayant pas particulièrement marqué les esprits au début des années 90, c'est grâce à Mike Myers qu'il se révèle plus tard en mettant en scène les aventures d'Austin Powers, espion anglais libidineux aux dents proéminentes et au torse velu, qui se révèle être un croisement entre James Bond et Harry Palmer (Michael Caine) passé à la moulinette de la parodie. Malgré quelques bonnes idées (la nudité des acteurs cachée par les éléments du décor, les ombres chinoises de la suite…), la trilogie repose surtout sur l'abattage de son acteur principal plus que la réalisation de Jay Roach, qui alterne entre cette saga et les Mon beau-père et moi (avec un détour par l'oubliable Mystery, Alaska en 1999).

    Là encore, c'est davantage dans sa façon d'orchestrer le face-à-face entre Ben Stiller et un Robert De Niro en pleine autoparodie qui fonctionne le mieux. Mais contrairement aux Austin Powers, Jay Roach passe la main à Paul Weitz sur le troisième et dernier volet de cette trilogie au profit du remake calamiteux du Dîner de cons dans lequel il fait connaissance avec Zach Galifianakis, qu'il dirige de nouveau dans Moi, député. Sa dernière vraie comédie à ce jour.

    … aux Oscars - En 2016, Bryan Cranston s'invite dans la course à l'Oscar du Meilleur Acteur grâce à sa prestation dans Dalton Trumbo, biopic consacré au célèbre scénariste blacklisté à Hollywood à cause de la chasse aux communistes menée pendant la Guerre Froide. Un long métrage signé… Jay Roach. Qui remet le couvert quatre ans plus tard grâce à Scandale, récit de la chute de Roger Ailes, ex-patron de Fox News accusé de harcèlement et d'agression sexuelles, focalisé sur le point de vue de ses victimes. Pour le grand public, et malgré les touches d'humour disséminées dans les récits, le réalisateur d'Austin Powers a vraiment changé. En lice pour trois statuettes le 9 février prochain, le film s'inscrit en réalité dans la continuité de ce qu'il fait depuis un peu plus de dix ans.

    Après en avoir terminé avec les Austin Powers et les Mon beau-père…, Jay Roach se spécialise dans l'histoire vraie à résonnance politique avec trois téléfilms : Recomptage, sur les semaines qui ont suivi l'élection de George W. Bush ; Game Change consacré à Sarah Palin, qui aurait été la vice-présidente de John McCain ; et All the Way, qui nous plongeait dans la première année de mandat de Lyndon B. Johnson, devenu président des États-Unis suite au décès de John Kennedy. Des longs métrages nommés et, dans le cas des deux premiers, récompensés aux Emmy Awards, où transparaissait le virage pris par le réalisateur. Davantage qu'au cinéma, malgré les nominations récoltées.

    Scandale
    Scandale
    1h 49min
    De Jay Roach
    Avec Charlize Theron, Nicole Kidman, Margot Robbie, John Lithgow, Allison Janney
    Presse
    3,5
    Spectateurs
    3,6
    Noter ce film

    PETER FARRELLY

    De la comédie potache… - Alors que les stars des années 80 peinent à trouver un second souffle, deux duos débarquent sans crier gare pour sauver la comédie américaine en 1994 : Jim Carrey et Jeff Daniels devant la caméra, et les frères Farrelly derrière. Mélangeant l'humour trash à une vraie tendresse pour leurs personnages, Peter et Bobby transforment l'essai Dumb & Dumber avec Mary à tout prix puis Fous d'Irène, et connaissent ensuite quelques remous lorsque sortent L'amour extra-largeDeux en un ou Les Femmes de ses rêves, qui se heurte de plein fouet à la concurrence de Judd Apatow et sa clique, devenus les nouveaux rois du genre aux États-Unis… avec un style et un ton dans lequel on reconnaît l'héritage des deux frangins.

    Lesquels, après l'espoir suscité par Bon à tirer, touchent le fond avec Les Trois corniauds et surtout My Movie Project, film à sketches au casting démentiel rénié par presque tout le monde au moment de sa sortie. Malgré la joie de retrouver le quatuor original, Dumb & Dumber De se révèle poussif et laisse entendre que l'humour des Farrelly appartient désormais à une autre époque. Mais les réalisateurs ne sont pas dépassés pour autant, et Peter le prouve en 2018.

    … aux Oscars - Décrit, au premier abord, comme le négatif de Miss Daisy et son chauffeur (où c'est le passager qui est Noir cette fois-ci), Green Book surprend lorsqu'il se positionne pour les festivals de la rentrée, donc la course aux Oscars dont il devient l'un des favoris après avoir remporté le Prix du Public à Toronto. Porté par deux acteurs impeccables et un peu moins consensuel qu'on ne le croit si l'on ajoute au prisme du racisme celui de la lutte des classes, ce feel-good movie rapporte 321,8 millions de dollars dans le monde et trace sa route jusqu'aux Oscars où il remporte trois trophées, dont celui du Meilleur Acteur dans un Second Rôle pour Mahershala Ali, et du Meilleur Film.

    Producteur et co-scénariste du long métrage, Peter Farrelly remporte alors deux statuettes à titre personnel et s'offre une résurrection en bonne et dûe forme, alors que, contrairement aux cinéastes évoqués plus haut, rien ne semblait le présager à ce triomphe. Il ne faut bien évidemment pas ranger un metteur en scène dans une case, mais celui-ci ne semblait pas réussir à s'écarter de la comédie potache qui avait fait sa réputation, si bien que le voir s'imposer aux Oscars sonne comme une grosse surprise à l'échelle de sa carrière. Quand bien même Green Book ne manque pas d'humour.

    Green Book : Sur les routes du sud
    Green Book : Sur les routes du sud
    2h 10min
    De Peter Farrelly
    Avec Viggo Mortensen, Mahershala Ali, Linda Cardellini, Sebastian Maniscalco, Dimiter D. Marinov
    Presse
    4,0
    Spectateurs
    4,5
    Noter ce film

    JORDAN PEELE

    De la comédie potache… - Contrairement à Todd Phillips ou Jay Roach, c'est en tant qu'acteur que Jordan Peele s'est illustré dans la comédie. Un peu sur grand écran (Mon beau-père et nous), et beaucoup sur le petit : en parodiant Barack Obama dans une shortcom et surtout grâce à la cinquantaine de sketches aux côtés de Keegan-Michael Key, où le duo varie les genres et les tons pour s'imposer parmi les stars de la chaîne Comedy Central aux États-Unis. Histoire du chat d'un gangster qui bouleverse la vie de deux cousins, le film Keanu ne franchit l'Atlantique qu'en VOD, donc c'est grâce à sa première réalisation que le grand public français découvre le comique.

    … aux Oscars - Jouant sur les codes du film d'horreur dans lesquels les personnages noirs sont toujours les premiers à mourir, Get Out ne manque pas d'ironie dans sa manière de montrer qu'être afro-américain dans les États-Unis d'aujourd'hui (passés sous le joug de Donald Trump quelques mois avant la sortie) relève de l'épouvante, et atténue les frissons qu'il génère par quelques touches d'humour. Résultat : 255,4 millions de dollars de recettes dans le monde et un Oscar du Meilleur Scénario Original pour Jordan Peele, également nommé dans les catégories Meilleur Film et Meilleur Réalisateur. Marchant sur les traces de John Carpenter, il ne met pas longtemps à passer la seconde avec Us.

    Un titre ambigu pour un long métrage qui parle encore de racisme, mais évoque davantage la révolte qui gronde en bas de l'échelle sociale et se révèle plus ouvert à l'interprétation que son prédécesseur, beaucoup plus explicatif. A 300 000 dollars près, Us rapporte autant que Get Out dans le monde mais brille par son absence parmi les nommés aux Oscars. Son auteur n'a toutefois pas le temps de gamberger, lui qui a confirmé, en s'emparant de l'héritage de Rod Serling via le reboot de La Quatrième Dimension, qu'il aimait se servir du genre pour parler de nous et notre société. Ce qu'il faisait déjà, avec plus d'humour potache et moins de moyens, dans ses sketches, donc l'évolution à laquelle nous avons assisté, en partie motivée par l'actualité de son pays, n'est pas si surprenante que cela, même si nous n'aurions pas forcément parié sur un Oscar.

    Get Out
    Get Out
    1h 44min
    De Jordan Peele
    Avec Daniel Kaluuya, Allison Williams, Catherine Keener, Bradley Whitford, Caleb Landry Jones
    Presse
    4,0
    Spectateurs
    4,0
    Noter ce film

    ADAM MCKAY

    De la comédie potache… - Pendant longtemps, Adam McKay a été indissociable de Will Ferrell. Rencontré au Saturday Night Live, ce dernier est vite devenu son partenaire de jeu privilégié, d'abord en tant qu'acteur avec les cinq comédies qu'ils ont tournées ensemble (et qui font partie du haut du panier de la carrière du comédien), puis comme producteur dans la boîte Gary Sanchez Productions, qui a fermé en mai 2019. De Présentateur vedette à sa suite, en passant par Ricky BobbyFrangins malgré eux et Very Bad Cops, le duo a écrit quelques-unes des plus belles pages de l'humour US sur grand écran pendant une décennie à l'issue de laquelle le metteur en scène et scénariste s'est penché, avec succès, sur la crise des subprimes et le vice-président de George W. Bush. Sans Will Ferrell mais avec succès.

    … aux Oscars - Le 28 février 2016, Adam McKay remporte l'Oscar du Meilleur Scénario Adapté grâce à The Big Short, et signe par la même occasion son entrée dans une partie plus académique du cinéma américain. Le long métrage, qui évoque les prémisses de la crise de façon ludique, inventive et ironique, part même favori pour la récompense suprême après avoir remporté le Producers Guild of America Award du Meilleur Film, qui coïncide très très souvent avec le futur vainqueur de la statuette dorée, mais se fait damer le pion par Spotlight. Il persiste et signe trois ans plus tard avec Vice, dans lequel un Christian Bale une fois de plus méconnaissable incarne Dick Cheney, vice-président de George W. Bush (joué par Sam Rockwell).

    Nommé à sept reprises aux Oscars 2019, il ne remporte que celui des Meilleurs Maquillages mais prouve qu'Adam McKay est bel est bien devenu un réalisateur dont le nom peut être associé aux cérémonies de récompenses. Et ce sans trop changer d'approche, puisqu'il y avait déjà un peu de politique dans ses comédies, réalisées pendant les deux mandats de George W. Bush : il reconnaît en effet avoir mis en scène des personnages idiots en réponse à celui qui occupait alors le Bureau Ovale, tout en s'attaquant à certaines institutions américaines (les présentateurs télé, les courses de NASCAR, la famille, la police). Qu'il se penche sur la finance et les hommes politiques est donc logique, surtout que Very Bad Cops se terminait avec des graphiques sur la crise de 2008… évoquée ensuite dans The Big Short.

    The Big Short : le Casse du siècle
    The Big Short : le Casse du siècle
    2h 11min
    De Adam McKay
    Avec Christian Bale, Steve Carell, Ryan Gosling, Brad Pitt, John Magaro
    Presse
    3,5
    Spectateurs
    3,7
    Noter ce film

    DAVID O. RUSSELL

    De la comédie potache… - "Potache" n'est peut-être pas l'adjectif le plus approprié pour évoquer les comédies avec lesquelles David O. Russell s'est révélé. Quand bien même son premier long métrage s'appelle Spanking the Monkey ("Fesser le singe" en VF). L'humour a cependant accompagné le metteur en scène pendant plusieurs années, qu'il soit de situation (Flirter avec les embrouilles), satirique (Les Rois du désert) ou surréaliste (J'adore Huckabees). Mais tout change à l'aube des années 2010 grâce à un projet que Mark Wahlberg chérit depuis de nombreuses années : Fighter.

    … aux Oscars - Après RockyRaging Bull ou Million Dollar Baby, le long métrage parvient à inscrire de nouveau la boxe au palmarès des Oscars. Nommé à sept reprises, ce drame sur la renaissance de Micky Ward (Mark Wahlberg) ne récolte "que" deux statuettes, remises à Melissa Leo et Christian Bale, mais il marque le début d'une série de rendez-vous entre David O. Russell et l'Académie. A ce jour, le cinéaste n'a jamais été primé personnellement, mais ses trois films suivants (Happiness TherapyAmerican Bluff et Joy) se sont retrouvés en course de façon plus ou moins prononcée, et il a permis à Jennifer Lawrence de devenir la plus jeune lauréate d'un Oscar de la Meilleure Actrice en 2013, à l'âge de 22 ans.

    David O. Russell est ainsi devenu l'un des habitués du circuit des récompenses, et nul doute que son prchain projet, avec Christian Bale, sera observé de près dans cette optique. Si la comédie est un peu moins centrale dans son œuvre, le metteur en scène n'a pourtant pas changé pour devenir respectable, puisqu'il est toujours question d'outsiders chez lui, de perdants qui vont tenter de dépasser leur situation. Un peu comme il l'a fait pour gagner cinq nominations aux Oscars à titre personnel.

    Fighter
    Fighter
    1h 53min
    De David O. Russell
    Avec Mark Wahlberg, Christian Bale, Amy Adams, Melissa Leo, Jack McGee
    Presse
    3,9
    Spectateurs
    4,1
    Noter ce film

    MICHEL HAZANAVICIUS

    De la comédie potache… - Débuter aux côtés des Nuls sur Canal+, c'est valider son aller simple vers la comédie potache. Scénariste de certains de leurs sketches, silhouette du générique de leur fameuse Émission et acteur le temps d'une scène de La Cité de la Peur, il se spécialise dans le détournement avec Ça détourneDerrick contre Superman et la cultissime Classe américaine. Et c'est dans le milieu du cinéma que se déroule sa première réalisation, Mes amis, comme un avant-goût de ce que sera la suite de sa carrière, avec deux volets d'OSS 117 bourrés de références et tournés comme dans les années 60 et 70, un remake (The Search) et, bien sûr, The Artist.

    … aux Oscars - The Artist, c'est un film sur le passage du muet au parlant. Comme Chantons sous la pluie, mais en noir et blanc et (presque) sans paroles. Comme si le long métrage avait été fait en 1928 avec des acteurs ressemblant très fortement à Jean Dujardin et Bérénice Bejo. Un projet qui résume bien l'expression de la cinéphilie de Michel Hazanavicius, qui aime aussi bien évoquer le cinéma qu'il aime que le refaire. Avec moins de pastiche que dans OSS, mais plus d'universalité. D'abord sélectionné hors-compétition à Cannes en 2011, le long métrage accède à la section principale quelques jours avant le début des festivités. Et son succès est instantané.

    Non seulement la Croisette s'emballe pour le film et ses interprètes (dont Jean Dujardin, qui remportera le Prix d'Interprétation Masculine), mais l'arrivée d'Harvey Weinstein dans l'équation fait déjà bruisser des rumeurs d'Oscars. Une idée un peu folle mais qui devient de plus en plus concrète au fil des mois et des cérémonies : Golden Globes, BAFTAS, prix des syndicats… Et quelques jours après son triomphe aux César, ce qui paraissait impensable se produit, et The Artist remporte cinq Oscars (pour dix nominations), dont ceux du Meilleur Acteur, Meilleur Réalisateur et Meilleur Film, exploit qu'il est le premier Français (et à ce jour dernier) à avoir accompli.

    The Artist
    The Artist
    1h 40min
    De Michel Hazanavicius
    Avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, John Goodman, James Cromwell, Penelope Ann Miller
    Presse
    4,1
    Spectateurs
    4,0
    Noter ce film

    BONUS : CRAIG MAZIN

    Les Oscars, ce sera peut-être pour une autre fois, car il n'a pour l'instant remporté "que" des Emmy Awards et Golden Globes grâce à Chernobyl, mini-série diffusée par HBO en même temps que l'ultime saison de Game of Thrones, et qui s'est rapidement muée en phénomène. Et si le Joker de Todd Phillips en a surpris plus d'un, que dire de Craig Mazin, son producteur délégué de L'École des dragueurs et co-scénariste de Very Bad Trip 2 et 3 ? Entre ces deux scripts et ceux de SupersensScary Movie 3 et 4Arnaque à la carte ou Super Héros Movie (qu'il a également mis en scène), sa carrière semblait jusqu'ici cantonnée à la comédie, au détriment du drame et de la qualité. Et ça n'est pas son travail sur Le Chasseur et la reine des glaces qui était de nature à nous faire changer d'avis sur lui.

    Mais Chernobyl est arrivée et a secoué les téléspectateurs du monde entier grâce à la puissance de sa mise en scène et du jeu de ses acteurs, ainsi qu'à la précision de l'écriture des cinq épisodes, tous écrits par Craig Mazin. De quoi voir d'un bon œil le fait que Disney lui ait confié le scénario du reboot de Pirates des Caraïbes ?

    "Scandale", à voir depuis le 22 janvier :

    Scandale Bande-annonce VO
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    Commentaires
    • Hareng rouge
      un article bien rédigé put , on a pris de la resolution sur allocin
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