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    Beyoncé sur Disney+ : 9 clins d’oeil au Roi Lion dans le film Black is King
    Par La Rédaction AlloCiné — 1 août 2020 à 08:00
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    Dévoilé ce 31 juillet sur Disney+, Black is King est le film évènement de Beyoncé. A travers cet album visuel doté d’une esthétique à couper le souffle, Queen B redonne vie à la légende du Roi Lion. La preuve avec ces références au classique Disney.

    Véritable évènement sur Disney+ : Black is King a été mis en ligne ce vendredi 31 juillet. Et si ce titre est désormais sur toutes les lèvres des abonnés, c’est parce qu’il s’agit d’un projet signé Beyoncé. Bien plus qu'un long-métrage, cet album visuel écrit, produit et mis en scène par l’artiste multifacette est une ode au pluralisme et à la diversité. Poétique et puissant, ce film d’1h20 a nécessité un an de travail, et un tournage partagé entre l’Afrique du Sud, l’Afrique de l’Ouest, New York, Los Angeles, Londres et la Belgique. Bourré de métaphores et de leçons de vie donnant à réfléchir sur son identité et son héritage, Black is King s’inspire de la musique de The Lion King : the Gift. Ce disque est paru en marge de la sortie du live-action Le Roi Lion signé Jon Favreau, et dans lequel la chanteuse interprétait Nala. Avec son film donnant à voir le parcours d’un jeune souverain guidé par ses ancêtres, à travers une mise en scène et des chorégraphies somptueuses ainsi qu’un incroyable casting, Beyoncé donne vie au classique Disney, et n’a d’ailleurs pas oublié d’y distiller des références à ce dernier.

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    Disney +

    LA LEÇON DE VIE DE MUFASA

    Tout comme dans Le Roi Lion, Black is King s’ouvre sur la naissance d’un souverain. Avant que les premières notes de BIGGER ne résonnent à travers une Beyoncé portant l’enfant dans les bras, on peut entendre la fameuse leçon matinale prononcée par Mufasa à Simba. “Tout ce que tu vois obéit aux lois d’un équilibre délicat. En tant que roi, il te faut comprendre cet équilibre et respecter toutes les créatures, de la fourmi qui rampe à l’antilope qui bondit (...). C’est comme les maillons d’une chaîne dans le grand cycle de la vie.”

    L’ARBRE DE VIE

    Lieu incontournable du Roi Lion, présent dès la première seconde du film au lever du soleil et changeant d’allure au fil de l’histoire, l’arbre de vie de Rafiki est aussi au coeur de Black is King. On peut le voir à plusieurs reprises dans l’album visuel, qu’il soit verdoyant ou asséché.

    LES ÉTOILES

    Si la mort et la transmission sont symbolisés par le ciel étoilé dans Le Roi Lion, dans une scène culte entre Simba et son papa, ou lorsque ce dernier apparaît dans les cieux après son décès, cette idée est aussi présente dans Black is King. Le père de l’histoire explique à son fils que “les grands rois du passé veillent sur nous depuis là-haut (...), ces rois seront toujours là pour te guider.

    LA MORT DE MUFASA

    Scène ô combien marquante du Roi Lion, la mort de Mufasa est retranscrite ici avec le décès du père du héros. Ce ne sont plus des gnous, mais des motos auxquelles le roi fait face avant de mourir. Un moment bercé par la réplique “Le danger ? Je lui ris au nez !”, avant que Jessie Reyez ne chante SCAR et que l’on entende le fameux “Va-t'en Simba, et ne reviens jamais !

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    HAKUNA MATATA

    Après la mort de son père, le personnage principal de Black is King est recueilli par un homme lui expliquant de voir la vie autrement, notamment en lui faisant répéter le terme “Hakuna Matata”. Le passage de l’enfance à la vie d’adulte est ici symbolisé par une longue route traversée à bord d’une voiture. On peut alors entendre le début de la chanson Le Lion est mort ce soir, comme lorsque Timon et Pumba la chantent dans Le Roi Lion.

    LA QUÊTE D’IDENTITÉ

    Comme Simba, le nouveau roi de Black is King a bien du mal à trouver sa place dans le monde. Cette quête d’identité et ce poids de l’héritage sont matérialisés par des répliques de Rafiki : “Qui es-tu ? Moi je sais qui je suis. La question est : qui es-tu ?! (...) On est toujours quelqu’un, même quand on est personne.”

    LA NATURE

    Fil rouge du Roi Lion, la nature semble faire corps avec les hommes et se transforme donc grâce à eux et à leur comportement. Lorsque Scar est à la tête du royaume, la terre est sèche alors que l’eau revient à la fin pour redonner vie aux lacs, rivières et végétaux. Beyoncé rend elle aussi hommage à cette nature et à l’importance de préserver notre planète avec une ôde à l’eau et à la terre, en duo avec Pharrell Williams sur le titre WATER.

    NALA ET SIMBA

    Black is King prend le même chemin que Le Roi Lion sur le plan de l’histoire amoureuse entre le héros et son amie d’enfance. A la manière de Nala et Simba, cette amitié se transforme jusqu’à l’éclosion d’un mariage. L’occasion de donner la parole aux femmes avec le sublime tableau de BROWN SKIN GIRL dans lequel on peut voir Blue Ivy, Lupita Nyong'oNaomi Campbell ou encore Kelly Rowland.

    L’HISTOIRE DE LA VIE

    Incroyable bouquet final de Black is King, le tableau de SPIRIT conclut en beauté le film, à la manière du Roi Lion. Outre les sonorités de la chanson qui peuvent évoquer le thème de L’Histoire de la vie, on retrouve une nature luxuriante et un dernier plan cutté sur le nouveau né du royaume.

    Black Is King Bande-annonce VO

     

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    Commentaires
    • Tatami
      Le slogan c'est pas black lives matter most hein ... c'est pas pour rien que dans les manifs BLM on voyait de tous les profils , de toutes les couleurs , ce qui n'est pas le cas des manifs identitaires en face ...On s'en fout pas , c'est juste pas assez pertinent pour en retirer un schéma social, on parle de politique globale là , de statistiques , c'est pas parce que tu vas trouver quelques héritiers gosses de riches malheureux que ça veut dire qu'il faut lancer un plan d'aide pour les aider ... faut avoir une vision macro un peu . C'est un fait qu'un noir dans un pays développé aura davantage de chances d'avoir des difficultés qu'un blanc, ça veut pas dire que c'est une généralité vraie à 100% dans tous les cas , mais si il fallait agir que lorsque il y avait 100% on ne ferait pas beaucoup de politique ...
    • Xavier N
      Même si leurs exemples paraissent pertinents, ça ne correspond pas forcément avec ce cas précis. Leurs exemples sur le sauvons la forêt Amazonienne notamment, la réponse sauvons toutes les forêts veut presque vouloir dire on s'en fout de la forêt amazonienne ! On a mieux à faire ailleursDans le cas des All lives matters, ce n'est pas ce type d'argument ou d'attaque, c'est surtout de la défense. Car les vies africaines ne valent pas plus que celles de leurs voisins ^^Et donc j'en reviens à ta dernière phrase, si je comprends bien, ça vaut pas la peine de parler des victimes blanches, on s'en fout totalement car elles sont blanches, c'est ça ? ^^ Donc vu que ces victimes ne sont pas assez nombreuses en termes de statistiques, on les met totalement de côté ? Rien de mieux pour les faire se sentir encore plus seules et rejetées. Voilà ce qu'il se passe actuellement, les gens en ont marre du monopole de la victimisation que veulent s'accaparer certaines personnes. Leur couleur de peau ne fait systématiquement pas d'eux des victimes, la preuve avec ce lynchage dans la laverie !
    • Tatami
      C'est pas parce que ça existe que ça vaut autant la peine d'en parler selon le contexte... https://www.elle.com.au/new...
    • black B.
      Votre solution vous parait moins naïve ? C'est votre choix, mais je constate que la discrimination positive ce n'est pas nouveaux et ca n'arrange pas les choses, au contraire, ca élargie le fossé et divise les communautés plus que jamais. Enfin bref on va pas débattre indéfiniment on est sur un site de cinéma :) Bonne journée
    • Xavier N
      Mdr des exemples ponctuels ? Généralisés je dirais, ouais. C'est clairement pas isolé, surtout ces derniers temps. Si tu veux d'autres exemples où la victime est blanche et les agresseurs avec des noms à consonance étrangère (à la limite clichés, en plus), datant de ce mois-ci, je t'en sors 😉Ah bon, on peut pas parler de racisme là ? Si la victime est noire, les agresseurs ne le sont pas (d'après beaucoup de gens se basant sur leurs vêtements et leur physique, il s'agirait soit d'afghans soit de pakistanais).Et puis, ça va te surprendre, mais du racisme entre gens de même origine, ça existe, c'est stupide mais ça existe ^^ Et même si c'était tous des africains, le continent est vaste ;)Alors désolé d'être si insistant, mais je trouve tout ça très injuste. A vous entendre, en tant que blanc, j'ai l'impression de me faire direct taxer de raciste suprématiste qui va violenter des blacks pour le plaisir. Non, je ne suis pas ainsi et je ne le serais jamais. Pourquoi nous mettre à jamais dans le camps des méchants et les blacks dans le camp des victimes ? Pourquoi ne pas reconnaître que l'inverse existe aussi ? Peut importe les statistiques, à partir du moment où l'on a une victime, ça existe.
    • Tatami
      Tout le monde fait du business et veut de l'argent et ce sera toujours le cas (spoiler) , du coup c'est pas louable de le faire tout en étant militant ?Beyoncé n'aurait pas du tout besoin de ça en fait , et vu le clivage aux Etats-Unis ça peut lui apporter plus de mal que de bien en terme d'image étant donné qu'elle risque davantage de perdre des fans que d'en gagner , donc c'est une prise de risque ^^ Elle aurait pu rester dans un message naïf et universalisme sans sortir un titre ouvertement provoquant :)
    • Tatami
      Je dis pas le contraire , mais c'était pas le sujet ^^
    • Tatami
      Il est mignon il cherche des exemples ponctuels alors qu'il y a une montée du Ku Klux Klan aux US depuis des années et de plus en plus de tags racistes dans des grandes villes comme Lyon et un drapeau confédéré aperçu dans une caserne de police ^^https://www.ladepeche.fr/20...Sachant que là c'est compliqué de parler de racisme puisque la victime est noire aussi , on est plutôt sur le problème des anti-masques , idées plutôt portées par la droite de l'échiquier politique comme c'est plus simple de le voir aux US :)
    • Xavier N
      Justement, ils veulent nous faire croire que le titre est subtil alors qu'il ne l'est pas du tout, je trouve.C'est une façon à peine dissimulée de se venger de ce qu'il s'est passé il y a des siècles et dont nous ne sommes pas responsables aujourd'hui. Sauf que ce n'est pas un titre comme celui-ci qui va arranger la situation, bien au contraire.
    • Xavier N
      Quand tu parles des médias, tu parles de ça ? https://www.leparisien.fr/v...Désolé, mais les médias ont raison de montrer ça. Ça nous montre qu'ils ne sont pas tous que des pauvres victimes des blancs (ce que beaucoup semblent affirmer, même ici). Certains peuvent être arriérés, comme ceux de cette vidéo. Et ce type d'agression est beaucoup arrivé ce mois-ci.En vérité, pas besoin de médias. Si tu veux pas qu'on te prenne pour un arriéré, et pire, qu'on jette l'opprobre sur toute ta communauté, bah tu te comportes pas comme un arriéré. Je dis pas que toute la communauté est arriérée, - j'en connais de très intelligents qui se comportent normalement -, je dis que si les gens en ont une opinion négative, c'est à cause d'individus comme ceux-là.Et enfin, parler sans cesse de l'esclavage et du fait que toutes ces personnes sont forcément des victimes du fait de leur origine ou couleur, n'est-ce pas favoriser leur rabaissement ?
    • Xavier N
      Comment ça, vampirise ? Tu veux dire qu'ils n'ont fait que des films basés sur la culture française ? Ah bah je savais pas 😁 C'est pas comme si ils avaient pris pour princesses une amérindienne, une africaine, une asiatique...etc, et même prochainement une sirène noire ^^D'ailleurs, il faut savoir avant de dire ça, que tous ces contes ont plusieurs versions étrangères entre elles et sont basées sur d'autres versions antérieures. Dans le cas de La Belle au Bois Dormant, les versions les plus populaires sont celles de Charles Perrault et des frères Grimm, tout ça basé sur un recueil de contes italien. Alors on repassera pour l'origine française 😉😁
    • Xavier N
      Ils sont où les oppresseurs blancs ici ? Ah mince, il n'y en a aucun (arrivé hier) :https://www.leparisien.fr/v...
    • Dmitrram
      Black is Beautiful correspondrait plus précisément à l'intention que vous décrivez. Black is King peut faire référence à un système de pouvoir et de domination (la royauté). En l'occurence c'est plutôt une référence à The Lion King.
    • Dmitrram
      La discrimination positive est certainement nécessaire pour rectifier les biais que vous evoquez. Pour moi la question qui se pose c'est est-ce que le critère racial est pertinent ?Il y a ce cas du concours d'Harvard qui est assez révélateur que sans y prendre gare, le coup de pouce devient carrément raciste : sur la base des statistiques, un asiatique (américain, mais asiatique quand même pour eux) a un malus dans l'épreuve de maths, alors que l'hispanique et encore plus le noir bénéficie d'un bonus. Le blanc reste la référence avec une absence de bonus/malus. Ce n'est qu'un exemple, mais il porte en lui la perversité de l'intention. Alors qu'au final, un noir né dans une famille éduquée bénéficie des mêmes avantages liés à la transmission d'un patrimoine intellectuel, culturel qui permet d'accéder à des écoles et à des postes haut-placés. Pour l'enfant d'un d'ouvrier, blanc ou noir peu importe, c'est moins probable (mais pas impossible, faut pas non plus prendre les ouvriers pour des crétins analphabètes !).De la même manière, on pointe souvent la faible proportion de gens de couleurs dans les médias, dans les instances politiques ou les hautes sphères économiques. Mais encore une fois, elle est où la proportion de fils d'ouvriers, d'employés, ou encore des enfants des enseignants du secondaire (avec ces trois catégories, je pense qu'on a une bonne majorité de la population) ?Donc les critères sociaux me paraissent bien plus pertinents, et ça existe déjà, à travers les bourses, les allocs etc.Au final, les choses changent en plus. Des faciès africains (maghrébins et noirs) on en voit de plus en plus, mécaniquement, car la société en contient de plus en plus.Les mécanismes d'accession aux milieux fermés (média, spectacle, politique) restent les mêmes (l'héritage familiale princpalement).Mais un noir ou un arabe peut très bien être chef de service dans une administration, un bureau d'étude, maire ou adjoint, chef d'entreprise etc.
    • Dmitrram
      A vous de vous informer un peu plus intelligemment qu'en vous en remettant aux chaînes d'info continues, dont on connaît l'impartialité et la rigueur journalistique !
    • Dmitrram
      Votre commentaire fait montre d'une méconnaissance totale de l'Afrique (son histoire et son actualité). Le tribalisme, encore endémique sur le continent, est une forme de racisme (mais on parle alors d'ethnies) qui réserve les pouvoirs aux gens bien nés.L'esclavagisme et la colonisation n'est pas née avec l'accaparement des occidentaux, ni même avec la conquête arabo-musulmane avant eux, elle préexistait en Afrique noire.Et je ne vous parle pas de la synécure que c'est d'être noir au Maghreb par exemple...Maintenant, le retard de développement de l'Afrique n'a plus grand chose à voir avec le colonialisme. On peut même argumenter le contraire, puisque les périodes coloniales dans certains pays sont allé de pair avec le développement des infrastructures, de l'accès à l'éducation, de la création d'un état de droit et de services sociaux, au Maghreb par exemple (mais il ne fait pas très bon parler des aspects positifs de la colonisation je sais). Non, il faut plutôt aller chercher du côté de la corruption et de la rapacité des entreprises qui font vivre le commerce capitaliste mondialisé. L'influence des Etats occidentaux en tant que tel (la France en tout cas, les EUA sûrement moins) n'est plus ce qu'elle était au siècle dernier !Enfin, je suis d'accord avec vous que l'expérience d'un occidental en Afrique n'est pas comparable avec celle d'un africain en Europe, les rapports de domination n'ont rien à voir.
    • Flamme-010
      Le problème des USA n'est pas le problème de l'Europe. L'esclavagisme a été aboli en 1848 en France. Il n'y a jamais eu de ségrégation ou d'apartheid chez nous. Tout cela n'est que politique et business. Beyoncé n'en a rien à foutre de l'Afrique.
    • Flamme-010
      Le même Disney qui vampirise la culture française pour s'auto-rassurer (la Belle et la Bête, Cendrillon, La Belle au bois dormant...)
    • Flamme-010
      Le fantasme imaginaire d'une Afrique très américaine et hypocrite.
    • Tatami
      La condescendance es le premier signe d'un manque de poids des arguments .... mettre des mots en majuscule n'aide pas non plus .. on se croirait sur un plateau de Cnews...Je n'ai pas fait de généralisations , et ce n'est pas en faire que de dire que le système , et la situation sociale et patrimoniale en France favorise globalement les personnes blanches qui auront statistiquement davantage de facilités pour trouver un emploi , un appart, et un niveau de vie supérieure puis de le transmettre à leurs descendants ....
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