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    Le Défi du champion : rencontre avec Andrea Carpenzano, révélation de ce feel-good movie sur le football
    Maximilien Pierrette
    Journaliste cinéma - Tombé dans le cinéma quand il était petit, et devenu accro aux séries, fait ses propres cascades et navigue entre époques et genres, de la SF à la comédie (musicale ou non) en passant par le fantastique et l’animation. Il décortique aussi l’actu geek et héroïque dans FanZone.

    Dans "Le Défi du champion", il incarne une star du football plus vraie que nature mais qui parvient à aller au-delà du cliché. Rencontre avec Andrea Carpenzano, révélation de ce feel-good movie italien.

    Destiny Films

    Voici un film qui tombe à pic, à l'heure où les salles de cinéma réouvrent et les compétitions sportives reprennent. Car Le Défi du champion est un feel-good movie situé dans l'univers du football. Et le club de l'AS Roma plus exactement, où une jeune star du ballon rond qui multiplie les coups d'éclats et les frasques doit rentrer dans le rang et passer son Bac pour ne pas être renvoyée de l'effectif. L'occasion, pour le public français, de faire connaissance avec Andrea Carpenzano, la révélation du film, qui a répondu à nos questions.

    AlloCiné : Au premier abord, dans la manière dont il nous est présenté, Christian ressemble à la caricature typique du footballeur, avant de gagner en nuance. Comment avez-vous travaillé pour éviter de n'être qu'un cliché ?

    Andrea Carpenzano : C'était assez facile en fait, car j'ai toujours vu le football, dans le film, comme un prétexte pour raconter l'histoire d'un gars ordinaire qui s'est soudainement retrouvé avec une immense richesse matérielle à gérer.

    Il n'est pas difficile de penser à des joueurs existants - Mario Baoletelli par exemple, pour rester en Italie - lorsque l'on voit Christian se comporter comme un enfant gâté. Vous êtes-vous inspiré du comportement de l'un d'eux pour créer votre personnage ?

    Non, même si j'ai essayé de puiser dans mes souvenirs visuels. A Rome, nous avons eu quelques têtes brûlées, comme Antonio Cassano par exemple [joueur italien qui a porté les couleurs de l'AS Roma entre 2001 et 2006 et reste aussi célèbre pour son talent que son caractère qui lui a valu de sa fâcher avec plusieurs entraîneurs et dirigeants de ses différents clubs, ndlr]. Mais j'ai essayé de rendre Christian unique que l'ont été ces joueurs légendaires.

    Le Défi du champion
    Le Défi du champion
    Sortie : 5 août 2020 | 1h 45min
    De Leonardo D'Agostini
    Avec Stefano Accorsi, Andrea Carpenzano, Massimo Popolizio
    Presse
    3,5
    Spectateurs
    3,4
    Voir sur Prime Video

    Le tournage des scènes de football a-t-il été compliqué ? Car cela implique beaucoup de physicalité, c'est comme une chorégraphie.

    Je ne nie pas que c'était difficile, car je suis techniquement très pauvre en matière de football. Mais le cinéma est magique, et en me revoyant jouer à l'écran, j'ai réalisé à quel point les doublures avaient été fondamentales.

    Pourquoi le cinéma a-t-il toujours eu du mal à représenter le football dans un film ? Parce qu'il ne parvient pas à capturer l'émotion de ce sport ?

    Personnellement, je ne réaliserais jamais un film sur le football, à moins qu'il ne s'agisse d'un film d'animation. Car l'animation a les moyens de capturer la vérité de n'importe quel lieu et n'importe quelle histoire.

    Le football est une parabole fondamentale de la vraie vie

    Étiez-vous fan de football avant de faire ce film ? Si oui, qu'avez-vous ressenti en jouant, en quelque sorte, pour l'AS Roma ?

    J'étais déjà fan, oui. Absolument. Le football est, pour moi, une parabole fondamentale de la vraie vie, en même temps que l'un des meilleurs genres cinématographiques qui existe, l'un des plus sincères, ridicules et parfois émouvants. Venant de Rome, j'ai grandi avec la seule équipe qui représente la ville, et c'était quelque chose que de porter ses couleurs le temps d'un film.

    Qu'est-ce qui vous a le plus manqué pendant le confinement : le cinéma ou le football ? Ou les deux ?

    C'est difficile à dire, car quand je ne peux pas voir de match de football, je regarde un film, et inversement. C'est comme si l'on me demandait qui, de ma mère ou de mon père, m'avait le plus manqué : il y a forcément une réponse, mais on ne la dit jamais.

    Propos recueillis par Maximilien Pierrette à Paris le 3 août 2020

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