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    Amour, haine et argent à Venise
    3 sept. 2001 à 10:30
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    Aujourd'hui, les films de la Mostra dissèqueront la passion. Amitié, amour, haine et argent seront au programme de la journée.

    De l'amitié à l'amour

    Une amitié qui devient prison, c'est le thème du film britannique Me without you de Sandra Goldbacher, présenté dans la section "Cinéma du présent". Le propos est proche du film de Catherine Corsini La Répétition dans le sens où les personnages principaux, Holly et Marina, vivent une amitié très forte et rapidement destructrice. C'est le troisième film de Sandra Goldbacher, une réalisatrice qui a beaucoup travaillé pour la BBC et dont les premiers longs métrages, notamment The Governess avec Minnie Driver, ont obtenu de nombreux prix dans les festivals.

    Après l'amitié fusionnelle, l'amour passion est au centre de Silence ...on tourne ! de Youssef Chahine. Une chanteuse célèbre vit une passion obsessionnelle pour un arriviste. Son entourage professionnel entreprend alors de séparer le couple. Le célèbre cinéaste égyptien ne brigue pas une récompense : ce film franco-égyptien est présenté hors compétition. Mais Youssef Chahine espère bien faire redécouvrir une de ses chanteuse préférées, Latifa, qui tient le rôle féminin principal de Silence...on tourne !

    De l'amour à la haine

    De l'amour à la haine, il n'y a qu'un pas. Et c'est bien de haine qu'il s'agit dans Invincible de Werner Herzog, qui a pour toile de fond l'Allemagne nazie. La haine des Juifs y est compensée par l'exaltation de toute une mythologie aryenne dans laquelle Siegfried, héros de la vaste épopée germanique du Moyen-Age Les Nibelungen dont s'est inspiré Wagner, tient une place primordiale. Grâce à sa carrure et sa blondeur, un jeune Juif haltérophile est engagé pour le rôle de Siegfried. Doit-il collaborer avec les assassins de ses frères ? Après Mon meilleur ennemi - Klaus Kinski où il décrivait sa relation passionnelle avec l'acteur, Werner Herzog, figure historique de la nouvelle vague allemande, replonge dans la démesure, celle d'une époque et d'un régime.

    A la recherche de l'amour, c'est ainsi qu'on pourrait résumer Hundstage réalisé par l'Autrichien Ulrich Seidl. Ce drame s'articule autour de six histoires de sexe et de violence dans une banlieue triste de Vienne écrasée par la canicule. Un long métrage qui pourrait bien faire scandale dans la majestueuse cité des Doges. Car l'oeuvre est une introspection jusque dans les moments les plus intimes des personnages, et son très grand réalisme risque bien de choquer. Ulrich Seidl signe là sa première fiction qui ressemblerait presque à un docu-drama.

    L'amour de l'argent

    Amour toujours mais amour de l'argent : c'est le dénominateur commun aux protagonistes de Heist de David Mamet, long métrage américain présenté hors compétition. Après avoir raté un vol, un professionnel du cambriolage doit s'acquitter d'un nouveau contrat avant de pouvoir couler des jours paisibles sur son bateau aux côtés de son épouse. D'abord acteur, metteur en scène et auteur dramatique, David Mamet s'est longtemps cantonné au rôle de scénariste au cinéma, avant d'aborder la réalisation en 1987 avec House of games.

    Argent encore avec The Navigators de Ken Loach, film anglo-germano-espagnol dans la course pour le Lion d'or. L'argent, c'est le mobile de la privatisation des rails britanniques. L'argent, c'est aussi ce qui peut déterminer ou non les cheminots à accepter de nouvelles conditions de travail imposées par le capitalisme. Ken Loach reste fidèle à ses combats politiques en se focalisant sur un groupe de travailleurs en lutte mais revient, après Bread and roses qui se déroulait aux Etats-Unis, à une peinture de l'Angleterre sous le gouvernement Thatcher.

    Ces films de passion emporteront-ils l'adhésion du public ? Certaines oeuvres pourraient en tout cas déclencher une polémique passionnée...

    A.C.
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