Auteur | Message | | . | | | Posté le 14/02/2003 à 09:42un acteur qui a du chien!
Keitel a le sens du swing: il faut le voir naître au monde et au cinéma dans "mean streets" quand il arrive dans la boite de nuit avant de retrouver De Niro, celui qui va l'éclipser chez Scorcese. Il faut le voir gémir, blessé comme un animal, mais terriblement émouvant dans "Reservoir Dogs" à la fin quand Tim Roth lui avoue qu'il est flic. Tant pis si Coppola et Kubrick l'ont viré de leurs films: Keitel reste un des plus grands!
| | . | | | Posté le 09/04/2003 à 14:30 - En réponse à Stonedsly (Voir le message du 14/02/2003 à 09:42)Un conseil à tous les amateurs de Keitel : jetez vous sur Bad Lieutenant d'Abel Ferrara (si ce n'est pas deja fait), sa performance est peut etre la plus impressionante, le film en lui même est tres grand. | | . | | | Posté le 09/04/2003 à 18:44 - En réponse à closo (Voir le message du 09/04/2003 à 14:30)je suis d'accord c'est un grand acteur mais je t'interdit de critiqué Copola mdr sinon c'est l'un des acteurs que je considèrnet comme maitre il est l'egale de De Niro , Pacino et autre hofmann ou Nicholson | | . | | | Posté le 29/12/2003 à 23:36+2
C'est un grand, même si pour l'instant je ne peux lui offrir une place au panthéon, consacré entièrement à Deni. Peut être que Meen Streets le fera me sublimer comme l'a fait le maître dans Le Parrain, Taxi Driver, Raging Bull et tant d'autres... Alors je lui offrirais mon pans gauche, le droit étant évidement accaparé par un certain Corleone...

Le reblochon c'est bien. | | . | | | Posté le 29/12/2003 à 23:48Oui j'adore cet acteur moi aussi , Déja j'aime sa gueule si particuliere et puis c'est un exellant acteur...C'est vrai que Bad Lieutenant est génial ..a voir absolument mais garre aux ames sensible le film est plutôt hard.... | | . | | | Posté le 04/01/2004 à 14:19 - En réponse à kaycorleone (Voir le message du 29/12/2003 à 23:48)Bad Lieutenant est, vous l'aurez compris, mon film préféré et Harvey Keitel mon acteur favori aux cotés de Brando, DeNiro et Christopher Walken
Pour moi c'est un immense acteur, qui sait tout jouer, et une vraie figure de cinéma | | . | | | Posté le 18/03/2004 à 12:46 - En réponse à Stonedsly (Voir le message du 14/02/2003 à 09:42)moi aussi jadore keitel il est trop genial son meilleur role est neanmoins dans "la lacon de piano"...........tu croi pas? | | . | | | Posté le 18/03/2004 à 18:10 - En réponse à un visiteur (Voir le message du 18/03/2004 à 12:46) | | . | | | Posté le 29/12/2004 à 22:58Cet acteur est un géant. J'attends Be cool avec impatience. Personne ne sait où on peut lui écrire? | | . | | | Posté le 15/01/2005 à 00:44 - En réponse à Dramaqueen (Voir le message du 29/12/2004 à 22:58)Ca m'enerve qu'un acteur de ce rang soit cantonné à des roles de figurants dans des films de seconde zone Soyons réaliste, demandons l'impossible ! | | . | | | Posté le 16/01/2005 à 12:21 - En réponse à Mancioday (Voir le message du 15/01/2005 à 00:44)ouep moi je l'ai adoré dans "la leçon de piano"love means never having to say you're sorry (love story) | | . | | | Posté le 19/01/2005 à 20:26 - En réponse à popy (Voir le message du 16/01/2005 à 12:22)j'ai cru deviner en la voix de daniel russo (l'acteur) la voix VF de harvey keitel j'aurait aimer avoir confirmation si possible | | . | | | Posté le 05/06/2005 à 12:13 - En réponse à Stonedsly (Voir le message du 14/02/2003 à 09:42)Cet acteur est effectivement un grand mais il reste pour moi très particulier et mystérieux. Je ne peux pas le cerner . J'ai adoré ses prestations dans Mean streets , blue collar (méconnu mais grandiose) et reservoir dogs. Il a un charisme énorme mais son talent reste pour moi inférieur à celui d'Al Pacino ou Marlon Brando | | . | | | Posté le 18/07/2005 à 00:17 - En réponse à Stonedsly (Voir le message du 14/02/2003 à 09:42)Il a été viré par Kubrick pour quel film ?
Sinon, j'adore moi aussi cet acteur. Il dégage un fort charisme et beaucoup de sympathie, de plus, il sait se modeler et s'adapter à tout genre de rôles. Etonné qu'il n'ait jamais eu la notoriété de De Niro (mon acteur favori avec Eastwood), alors qu'il est tout aussi talentueux que ce dernier dans l'excellent Mean Streets. | | . | | | Posté le 18/07/2005 à 18:06 - En réponse à Stonedsly (Voir le message du 14/02/2003 à 09:42)je suis tout à fait d'accord avec toi et je dirai même plus que (pour moi) Keitel est la figure du cinéma inépendant new yorkais.....(pléonasme ma foi!)
bref, il a cotoyé les plus grands dans leur belle époque et comme personne en a parlé je tiens à rendre hommage à l'un de mes films de chevets...film à sketch dont Harvey est le fil rouge qui s'intitule Brooklyn Boogie...une histoire de Paul Auster filmée par Wayne Wang.
c'est....coment dire....c'est le genre de film frais, drôle, sans méchants, juste des tranches de vie...des gens qui se croisent chez leur buraliste interprété par Harvey...le meilleur passage étant (juste pour vous mettre l'eau à la bouche) la rencontre Keitel et Jarmusch qui vient vient le voir pour fumer sa dernière cigarette avec lui!
c'est tellement trop bien! je recommande aussi Smoke, dans lequel il joue le même buraliste que ds Brooklyn Boogie...sauf que là il n'y a que deux trames principales....
et enfin....une histoire d'amour magnifique...une intrigue de rédemption à placer entre Bad Lieutenant et Holy Smoke: Lulu on The Bridge....qui malheureusement n'a pas marché et je ne comprendrais js pourkoi....tout y est magnifique...les répliques partagées avec Willem Dafoe sont vraiment époustouflantes et tellement profondes, humaines et nous parlent réélement... Mira Sorvino est rayonnante à ses côtés....le film est de Paul Auster lui-même.
vraiment...ce film est parfait... pour la pub, il est à trois euros sur cdiscount.fr franchement achetez le les yeux fermés! je vous garantis le coup de foudre sérieux!!!!
ah la la la....qui veut faire une nuit keitel ac moi?"just singing in the rain, what a glorious feeling i'm happy again." | | . | | | Posté le 19/07/2005 à 00:04 - En réponse à flight (Voir le message du 18/07/2005 à 18:06)J'ai vu Lulu on the Bridge, et en effet il est très bon. C'est le genre de film pour lesquels il faut être vraiment attentif, et ce tout le film durant. Nous suivons Izzy, personnage d'agréable compagnie, changer de vie. Ici aussi, nous avons de réelles tranches de vie qui sont décrites, certaines répliques sont cultes (le mari de son ex-femme est un beauf en puissance, voir la scène du repas après le départ des deux femmes) et c'est tout simplement très touchant. Mais je préfère ne pas développer sur ce sujet, étant donné que certains pourraient ne pas l'avoir vu et que je ne désire pas gâcher leur plaisir. Mais si cela intéresse Flight (ou qui que ce soit d'autre), on pourrait créer un sujet sur le forum consacré au film, non ?
Enfin bon, je suis très intéressé par cette trilogie new-yorkaise de Paul Auster, j'avais enregistré Blue in the Face (Brooklyn Boogie) et il faudrait que je le regarde un de ces jours. Et si c'est au moins aussi bon que Lulu on the Bridge (ce dont je ne doute pas), je me laisserais sûrement tenter par le coffret Smoke + Blue in the Face.
Sinon, il faudrait vraiment que je vois d'autres films dans lesquels il joue, et en priorité Reservoir Dogs. D'ailleurs, ça me rappelle que son rôle de The Wolf dans Pulp Fiction est tout bonnement culte. Heureux en tout cas de pouvoir parler avec des gens qui l'apprécient .
Et est-ce que quelqu'un saurait répondre à ma question posée dans mon précédent post ? L'auteur du topic dit que Keitel a été viré par Coppola, et je sais qu'il a été renvoyé du plateau d'Apocalypse Now car il ne convenait pas au réalisateur. Mais il est aussi fait mention du renvoi lors du tournage d'un film de Kubrick. Lequel ? Merci d'avance . | | . | | | Posté le 04/05/2007 à 17:27 - En réponse à DanBluesummers (Voir le message du 18/07/2005 à 00:18) Il a été viré par Coppola sur le tounage de Apocalips now.
Sinon, dans mes acteurs il est en deuxiémes plasses. De Niro occupe la prmiére (pour vous dire à quelle point j'ai bon gout. Salut Si vous voulez discuté avec moi n'hésitez pas à m'écrire. Jusque là: Salut! | | . | | | Posté le 03/04/2010 à 12:03Who's That Knocking at My Door (1967) de Martin Scorsese

Synopsis : Un jeune new-yorkais Italo-Américain tombe amoureux d'une femme qu'il décide d'épouser mais revient sur sa décision lorsqu'il apprend qu'elle a été violée...

Critique : Le tout premier long-métrage de Martin Scorsese qui reste une curiosité intéressante. Dans "Who's That Knocking at My Door", on sent que Scorsese veut montrer de quoi il est capable s'égarant dans un esthétisme technique qui faut bien avouer est déjà prodigieux, en particulier dans une séquence qui n'est pas sans faire penser à la scène d'ouverture du film "Apocalypse Now". Il rend aussi hommage au cinéma classique en particulier John Ford. L'histoire dans tout cela est sacrifiée mais ce défaut est compensée par la description aussi affectueuse que minutieuse que fait le réalisateur de sa Little Italy natale et par la révélation d'un jeune premier prometteur Harvey Keitel. Il ne faut pas hésiter à faire cette découverte.

Note : 11/20

Scarlett: Rhett... if you go, where shall I go, what shall I do? Rhett Butler: Frankly, my dear, I don't give a damn. (Autant en emporte le vent) | | . | | | Posté le 16/09/2010 à 08:06Reservoir Dogs (1992) de Quentin Tarantino

Synopsis : Après un hold-up manqué, des cambrioleurs de haut vol font leurs comptes dans une confrontation violente, pour découvrir lequel d'entre eux les a trahis...

Critique : Certes moins bien équilibré que «Pulp Fiction», Quentin Tarantino démontrait pourtant déjà dès son premier long-métrage sa grande virtuosité dans la mise en scène et la narration. La très bonne idée du film est de faire tourner l'histoire autour d'un holp-up dont on ne voit que la préparation et les conséquences. Les longues plages de dialogue (la discussion sur le véritable sens de la chanson «Like a Virgin» est mémorable), les tonnes d'hémoglobine, les scènes sadiques et une BO composée de titres musicaux cultes, les ingrédients essentiels pour faire un grand Tarantino sont bien évidemment présents. Les acteurs sont très minutieusement choisis et se révèlent tous parfaits, mentions spéciales à Harvey Keitel, Steve Buscemi et Michael Madsen. «Reservoir Dogs» est véritablement un film culte.
Note : 16/20 (****)

Scarlett: Rhett... if you go, where shall I go, what shall I do? Rhett Butler: Frankly, my dear, I don't give a damn. (Autant en emporte le vent) | | . | | | Posté le 29/11/2010 à 00:38 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 16/09/2010 à 08:06)Vu à la Filmotheque ce soir:
Le Regard d'Ulysse (1995) Theo Angelopoulos

Et c'est sublime
Films vus en 2010: 1-Mulholland drive ; 2-Laura; 3-Psychose; 4-Assurance sur la mort ; 5-Casablanca Mon blog: http://horizons-cinephiles.blogs.allocine.fr/ | | . | | | Posté le 29/11/2010 à 22:25 - En réponse à anarion21 (Voir le message du 29/11/2010 à 00:38)Le Regard d’Ulysse (1995) Theo Angelopoulos

En 1995, lorsqu’il débarque à Cannes pour présenter son nouveau film, Theo Angelopoulos est déjà un cinéaste reconnu et admiré. Certes, le grand public n’a que peu entendu parler de lui mais il a derrière lui une longue série de récompenses de festivals attestant d’un cinéma exigeant mais o combien intéressant. Par ce film, il entreprend de s’attaquer à un sujet immense, la place du cinéaste dans le monde, et nous livre avec Le Regard d’Ulysse un film sublime. Au long de ma courte expérience de cinéphile, c’est probablement la plus belle réalisation qu’il m’ait été donné de voir sur ce thème. Dès lors, il m’était facile de comprendre sa déception de ne recevoir « que » le Grand Prix du Festival de Cannes en lieu et place de la Palme tant convoitée. Dans Le Regard d’Ulysse, en effet, on parle de cinéma mais pas de cinéma au sens le plus banal du terme. Non, Angelopoulos cherche à revenir aux sources et à l’essence de son art. On comprend très vite que le personnage de cinéaste interprété par un Harvey Keitel des très grands jours n’est rien d’autre que son double. Et s’il était encore besoin de le prouver, la citation introductive : « Chaque âme ne peut se voir qu’au travers d’une autre âme » ne laisse plus le moindre doute.
Des les premiers plans, la maitrise formelle d’Angelopoulos frappe. J’en tiens pour preuve la première scène montrant Yannakis Manakis, qui avec son frère Miltos sont les pionniers du cinéma grec, tentant de filmer le départ du port d’un superbe bateau bleu. Le vieil homme s’écroule, mais le Regard perdure et continue de capter son sujet. Il se rapproche lentement du bateau par un long plan séquence-zoom jusqu’à le cadrer et l’enfermer. La caméra capture l’image mais le regard laisse échapper le bateau, le libère. A travers cette scène, on entrevoit toute la conception du cinéma d’Angelopoulos, la beauté parfaite de l’image sublimée par le sens du Regard. Si le titre du film est celui-ci, soyons sur qu’il s’agit de tout sauf d’un hasard. Le cinéma est dévolu à montrer la réalité et l’Idée qui donne sens à cette réalité. Le choix du plan séquence comme unité de base de la réalisation coule alors de source. Parfaitement utilisé, notamment grâce à un sens du placement de la caméra absolument évident, celui-ci parvient à se faire oublier et à laisser le propos se mouvoir.
Sur le plan purement narratif, nous suivons les pas d’un cinéaste grec exilé qui revient en Grèce à la recherche des 3 premières bobines cinématographiques jamais réalisées en Grèce, tournées au début du siècle par les frères Manakis. Celles-ci, jamais développées constitue pour lui comme une sorte de Graal, la quête de ses origines d’artiste et cinéaste grec. Pour cela, il va entreprendre un long voyage à travers les Balkans sillonnant quasiment tous les pays de la région pour finir par les retrouver à Sarajevo, en pleine guerre, conservées là par le gardien du temple, comprenez le responsable de ce qu’l reste de la cinémathèque locale. Mais, et c’est là que le film prend son ampleur, Angelopoulos ne nous convie pas seulement à suivre une expédition archéologique. La quête du premier film est aussi quête de soi, de ses origines familiales et culturelles. L’image enregistrée par la caméra est historique en ce qu’elle est une autre sorte de mémoire. Lorsque Harvey Keitel observe le quai et se remémore sa famille, c’est un peu comme s’il projetait ses souvenirs sur un écran blanc. Ce qui fait l’unité des différentes époques qui se superposent ici à travers des ellipses d’une facilité déconcertante, c’est encore le Regard.
Mais là où il serait possible de s’enfermer dans une vision solitaire et mélancolique du cinéma, Angelopoulos introduit un nouvel élément, encore bien plus fascinant. Tout Regard est Regard de quelque chose. Sans paraphraser certains philosophes, il s’impose une évidence, le cinéma quelque soit son genre et son sujet se doit d’être un partage. C’est une conception dans laquelle je me retrouve tout à fait et qui n’en rend le film que plus beau. L’Autre existe littéralement à l’écran, personnifiée tantôt dans une femme, toujours la même bien que différente, affublée d’autres noms, autres nationalités, autres caractères, tantôt dans une humanité plus large que le simple Amour. Car ce film est profondément humaniste, c’est une de ces beautés qui ne s’inventent pas. Lorsque, posté sur une péniche transportant la statue déboulonnée de Lénine, nous pouvons d’un très long plan séquence superbement accompagné musicalement, découvrir, presque un par un chacun des membres de la foule courant le long du Danube, il est assez difficile d’empêcher une petite larme de venir se poster au coin de l’œil. Le même sentiment s’est emparé de moi lors d’une autre scène, peut être le clou du film, lorsque dans le brouillard d’une ville en guerre, la danse peut encore réunir deux êtres, comme si rien d’autre n’existait. Si le Regard et le cinéma à cette faculté d’embrasser la « Beauté du réel », il n’est toutefois pas lyrique au point d’oublier ce qui l’entoure. En effet, qu’il s’agisse des Manakis ou de Sarajevo, la petite histoire ne peut que très rarement échapper à la Grande Histoire.
En résumé, à travers ce film d’une beauté et d’une maitrise technique fabuleuse, Theo Angelopoulos signe un véritable manifeste de ce que pourrait être la mission d’un cinéma noble : rendre compte de cette circulation et de cet entrecroisement des regards, des émotions et des histoires humaines. Devant ce film, j’ai eu comme le sentiment de vivre à peu de choses près ce que le cinéma peut offrir de plus magique.
Films vus en 2010: 1-Mulholland drive ; 2-Laura; 3-Psychose; 4-Assurance sur la mort ; 5-Casablanca Mon blog: http://horizons-cinephiles.blogs.allocine.fr/ | | . | | | Posté le 17/04/2011 à 14:10Les Duellistes (1977) de Ridley Scott

Synopsis : Deux lieutenants de l'armée napoléonienne, d'Hubert et Féraud, vont poursuivre une querelle pendant quinze ans à travers toute l'Europe et se provoquer régulièrement en duel.

Critique : La première oeuvre de Ridley Scott est très visiblement sous l'influence de "Barry Lyndon", et pas seulement parce qu'il y a Gay Hamilton dans les deux films. Et il faudrait être stupide pour s'en plaindre car Stanley Kubrick avait donné une véritable leçon de cinéma qui n'a pas hélàs été suffisamment suivie par la suite. L'esthètisme n'est pas aussi poussé que dans l'oeuvre de Kubrick mais certains visuels et la reconstitution du Premier Empire sont splendides. La seule réserve que je fais, mais elle est minime, est le fait qu'on se concentre pratiquement que sur le personnage de Keith Carradine et pas assez sur celui d'Harvey Keitel dont on sait uniquement qu'il est belliqueux, provoque en duel pour des clopinettes et qu'il est plus bonapartiste que Bonaparte. Autrement, ben autrement le casting que ce soit pour les premiers que pour les rôles secondaires est alléchant, les scènes de duel sont parfaitement maîtrisées et le thème musical d'Howard Blake est envoûtant. Un pur plaisir de cinéma.
Note : 16,5/20 (****)

"It is so difficult to make a neat job of killing people with whom one is not on friendly terms." (Dennis Price dans "Noblesse oblige") | | . | | | Posté le 18/12/2011 à 11:32Holy Smoke (1999) de Jane Campion

Synopsis : Lors d'un voyage en Inde, la jeune Ruth Barron se laisse séduire par un gourou. Mise au courant par une amie, Miriam, sa mère, la rejoint et parvient à la ramener en Australie en lui faisant croire que son père est mourant. A son retour, sa famille fait appel à PJ Waters, un spécialiste américain de la «déprogrammation spirituelle». Pendant trois jours, Waters et Ruth s'isolent dans une maison perdue au coeur du bush australien, pour un huis-clos qui devrait être salutaire. Hélas, les intrusions répétées de la famille Barron et de Carol, la compagne de Waters, compliquent la tâche du «déprogrammateur» qui, par ailleurs, se laisse envoûter par sa belle patiente...

Critique : La lassitude d'écrire 36 000 fois le même type de critique : on a beau avoir une bonne idée de départ, quand bien même on aurait les meilleures comédiens du monde (et il y a pas à se plaindre à ce niveau-là avec Kate Winslet et Harvey Keitel !!!), si il n'y a pas un scénario solide on ne peut que faire un mauvais film. C'est comme cela depuis plus de 115 ans, et se sera encore comme cela dans 115 ans. Parce qu'à travers une succession de scènes tapageuses et criardes, parfois hystériques, on ne sait vraiment pas où en veut en venir Jane Campion. Et près de deux heures de film juste avec une succession de ce type de scènes sans cohérence narrative et psychologique, cela devient très vite chiant.
Note : 5/20 (*)

"Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité." (Charles-Maurice de Talleyrand)
| | . | | | Posté le 05/01 à 16:50 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 18/12/2011 à 11:33)

Police frontière semble avoir du mal à trouver son rythme dans la 1ère heure et on a vu Nicholson beaucoup plus marquant dans un rôle mais malgré tout ce Police frontière dénonce avec efficacité une réalité horrible sur la misère qui règne de l'autre côté du Rio Grande et de pauvres gens prêts à tout pour atteindre l'eldorado américain. Tout s'enchaîne dans la dernière demi-heure et Police frontière devient plus intense et se paye même une dernière image touchante. Pas un film inoubliable mais à voir si l'occasion se présente à vous- Spoiler : comme ce fut le cas pour moi sur la chaîne TCM - .
3 étoiles

Goedendag aan allemaal en veel geluk ! | | . | | | Posté le 20/04 à 12:06Blue Collar (1978) de Paul Schrader

Synopsis : Trois ouvriers dans une usine automobile. Zeke et Jerry se sont endettés pour offrir un certain confort à leurs familles. Smokey, célibataire endurci, organise des fêtes chez lui, où drogues et compagnie féminine font bon ménage. Tous trois sont mécontents de l'action du syndicat qui les protège mal, selon eux. Les revendications les plus élémentaires ne sont pas satisfaites. Zeke fait plusieurs réclamations, jusqu'au jour où il repère un coffre-fort dans le local syndical. De concert avec ses amis, il cambriole l'objet qui ne recèle pourtant que peu d'argent, mais des traces de malversations financières. Ils essaient de faire chanter le syndicat, mais Zeke se fait soudoyer, et Smokey assassiner...

Critique : Le regretté Richard Pryor vole la vedette à ses partenaires dans un registre qui lui était totalement inhabituel. L'autre grande qualité du film c'est que Paul Schrader évite tout manichéisme. Si le syndicat a le dessus, c'est que ce sont eux qui ont le pouvoir ; mais à leur niveau les trois ouvriers d'usine représentés ne sont pas non plus des enfants de choeur même s'ils ont des motifs légitimes d'agir. Le fait que le déroulement de l'intrigue soit parfois un peu naïf empêche d'adhérer pleinement à ce film qui pourtant mérite un détour pour ne serait-ce entrevoir l'atmosphère des grandes usines automobiles américaines.
Note : 13,5/20 (**)

"Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité." (Charles-Maurice de Talleyrand)
| | . | | | Posté le 23/04 à 13:52Police frontière (1982) de Tony Richardson

Synopsis : Charlie Smith est policier à Los Angeles. Peu à peu, sa vie de couple s'enlise dans les difficultés quotidiennes. En effet, Charlie gagne assez mal sa vie, au grand désespoir de sa femme Marcy, qui a des goûts de luxe. Aussi, lorsque Savannah, une amie de Marcy qui habite près de la frontière mexicaine, annonce qu'une belle maison est à vendre à El Paso, Marcy pousse son mari à se faire muter dans le secteur. Charlie accepte et obtient rapidement un nouveau poste. Sa hiérarchie le charge de lutter contre l'immigration clandestine. Il travaille alors avec Cat, le mari de Savannah. Il découvre bientôt que son coéquipier ferme les yeux sur les activités d'un passeur professionnel, moyennant finances...

Critique : Le cadre est fascinant, qui en dépit du fait que c'est d'actualité et que c'était d'actualité déjà il y a vingt ans et que ce sera encore d'actualité dans vingt autres années est peu abordé, à savoir celui de ce qui se trame autour de la frontière mexicaine et des clandestins qui la passent ou essayent de la passer, et Jack Nicholson est comme à son habitude magistral dans le rôle ce qui est sûrement un des personnages les plus sobres et les plus humains qu'il ait interprété. Mais le reste est loin d'être à la hauteur. Le scénario use de grosses ficelles et les seconds rôles, Harvey Keitel notamment et je ne parle pas de Warren Oates, sont complètement transparents. Donc le résultat est peu convaincant et peu mémorable en dépit de quelques qualités incontestables.
Note : 9/20 (**)

"Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité." (Charles-Maurice de Talleyrand)
| | . | | | Posté le 18/05 à 11:45Moonrise Kingdom (2012) de Wes Anderson

Synopsis : Durant l'été de 1965, Sam et Suzy tombent amoureux et décident de s'enfuir. Les habitants de leur ville trouvent leur disparition étrange et décident de partir à leur recherche.

Critique : C'est seulement la deuxième oeuvre que je vois de Wes Anderson après "La Famille Tenenbaum", qui m'avait pas trop emballé en plus. Donc je ne sais pas ce qui m'a pris d'aller voir ce film au cinéma mais toujours est-il que j'ai bien fait car j'ai beaucoup aimé. Histoire d'amour entre deux enfants tout sauf mièvre, ton insolite, gags visuels excellents, mouvements de caméra hyper-rectilignes au poil, interprètes de prestige qui n'ont pas peur du ridicule et c'est tant mieux notamment pour Bruce Willis très loin de ses personnages qui sauvent le Monde à eux tout seuls, les acteurs enfants assurent tout autant, BO à base de Camille Saint-Saëns, de Benjamin Britten et même de Françoise Hardy agréable, et le monde du scoutisme gentiment tourné en ridicule. Même le générique de fin sous forme de conte musical genre "Pierre et le Loup" est agréable. Beaucoup d'inventions, beaucoup d'idées, un style résolument personnel, moi j'adhére.
Note : 16,5/20 (****)

"Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité." (Charles-Maurice de Talleyrand)
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