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Patrick Tatopoulos : Un français à Hollywood....

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Patrick Tatopoulos

  

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Posté le 21/01/2008 à 20:07

Patrick Tatopoulos : Un français à Hollywood....



nouvelle page...






Affiche du film original de Roger Vadim


Entretien avec Patrick Tatopoulos


Par Pascal Pinteau le 2008-01-21 16:36:34
Après avoir travaillé sur Underworld (dont il s'apprête à réaliser le troisième opus), Stargate, Independence Day, Silent Hill, Resident Evil Extinction, Je suis une Légende, Die Hard 4 et Godzilla, le designer et superviseur d'effets spéciaux français Patrick Tatopoulos a participé à la pré-production de Barbarella pour Robert Rodriguez (Une Nuit en Enfer). Un projet en attente de feu vert...

Propos recueillis par Pascal Pinteau


Que peux-tu nous dire du projet Barbarella ?

Déjà, au simple niveau de l'expérience personnelle et des rapports humains avec Robert Rodriguez, ça a été un travail extrêmement agréable. Le projet décrit un monde à la Robert Rodriguez, avec une multitude d'extensions de décors faits en 3D. Robert a beaucoup de respect pour l'ancien Barbarella de Roger Vadim et je pense qu'on s'en rendra compte en voyant cette nouvelle version. L'action ne se déroule pas dans la même période de l'histoire, et n'emploie pas le même look, mais on n'exclut pas d'utiliser certains éléments sympathiques des années 60. C'est une réinvention. Ce qui m'a beaucoup plu, c'est que nous n'avons pas essayé de faire du Star Wars, ni d'aller vers des effets spéciaux de space opéra comme I.L.M. les conçoit si bien : nous avons préféré conserver une approche européenne. Robert est quelqu'un qui a l'esprit très ouvert. Je pense qu'il a envie de préserver le charme du matériel original de la BD de Jean Claude Forrest.

Est-ce qu'on peut dire que le look qui a été choisi se situe à mi-chemin entre la Science-Fiction classique et le formes graphiques des années soixante ?

Sans révéler trop de choses, je crois que je peux me permettre de dire que le film va rester très stylisé, car c'est ce que tout le monde attend de Barbarella. Ce sera très sexy, très fun et ça ne se prendra pas au sérieux. Le script est bourré d'énergie et de scènes dynamiques. Robert va essayer de faire quelque chose de très différent de ce que l'on voit actuellement sur les écrans. Il a vraiment envie de créer un nouveau genre d'héroïne. C'est la raison pour laquelle on s'entend si bien avec Robert et avec Di Laurentiis studios, qui produit le film.

Est-ce que tu as fabriqué aussi des modèles réduits en plus des designs 2D ?

Oui. Nous avons produit des dessins, des modèles 2D et 3D, des maquettes de décors, des statuettes, tout ce qui était nécessaire de faire dans cette phase de préparation. Quand un film doit être réalisé avec un mélange de prises de vues réelles et de 3D, il faut produire des designs de différentes manières pour séparer d'emblée ce qui sera fabriqué concrètement, par exemple au moyen de maquillages et de décors, de ce qui sera créé en images de synthèse, comme certains vaisseaux, grands décors et créatures.

Si Barbarella obtient son feu vert financier, sais-tu si tu poursuivras ton travail sur le film, après avoir tourné Underworld 3 ?

Ah, je suis bien incapable de te répondre?Là, je me trouve à un tournant de ma carrière et je ne contrôle pas du tout la manière dont les choses vont évoluer. Est-ce que Underworld 3 va plaire, est-ce ma carrière va s'orienter uniquement vers la réalisation ? Personne ne peut le dire. Tout ce que je sais, c'est que je me lance à fond dans l'opportunité qui m'est offerte de réaliser Underworld 3, et que je me consacre à 120% à ce projet, en essayant de créer des concepts très originaux. Après un film comme celui-là, est-ce qu'il serait envisageable que je revienne à mon job de designer sur d'autres films, je ne sais pas.Personnellement, j'aurais tendance à dire que oui. Ce métier-là offre de multiples possibilités d'exprimer sa créativité, et c'est d'ailleurs pour cela que je n'ai pas voulu me cantonner aux créatures, et que je suis passé aux décors et à la direction artistique en général. Cela m'a apporté tant de satisfaction que je ne me vois pas exercer une seule activité dans le futur. Cela dit, si je m'éclate complètement en réalisant ce film, et que je me rends compte que ce plaisir dépasse tout ce que j'ai connu avant, il est également possible que j'aie envie de rester dans ce monde-là. Mais si Alex Proyas ou Robert Rodriguez m'appellent après Underworld 3 pour faire de la direction artistique sur un de leurs projets, je ne percevrais pas ça comme un pas en arrière. Car c'est quelque chose que j'adore faire, et qui me plaira toujours. En fait, j'aimerais avoir le choix de continuer à travailler en toute liberté selon mes envies, sans rentrer forcément dans un « moule » classique !



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Posté le 05/02/2008 à 18:46

 - En réponse à willnot94 (Voir le message du 21/01/2008 à 20:07)


Interview de Patrick Tatopoulos par L'ecran Fantastique du numéro de Février... :










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Posté le 15/03/2008 à 19:04


Partenariat fidèle avec ces réalisateurs chouchous :

Roland Emmerich 4 films (Stargate, Independence day, Godzilla, 10.000 B.C. + The Patriot en tant qu'acteur)
Len Wiseman 3 films (Underworld, Underworld 2, Die Hard 4)
Alex Proyas 2 films (Dark city, I Robot)
David Twohy 2 films (Pitch Black, Les chroniques de Riddick)
Christopher gans (Silent Hill)
David Fincher 1 film (Se7en)
Stephen Sommers (Van Helsing)
...



Notation très subjectives :

Stargate 1995 :
Note du travail de Tatopoulos :



Note du film :





Independence day ID4 1996 :
Note du travail de Tatopoulos :



Note du film :





Dark City 1998 :
Note du travail de Tatopoulos :



Note du film :





Godzilla 1998 :
Note du travail de Tatopoulos :



Note du film :





Stuart Little 1999 :
Note du travail de Tatopoulos :



Note du film :





Pitch Black 2000 :
Note du travail de Tatopoulos :



Note du film :





I Robot 2004 :
Note du travail de Tatopoulos :



Note du film :





Le peuple des ténèbres 2003 :
Note du travail de Tatopoulos :



Note du film :





La crypte 2006 :
Note du travail de Tatopoulos :



Note du film :





Underworld & Underworld 2 : evolution 2003 & 2006 :
Note du travail de Tatopoulos :



Note du film :





Silent Hill 2006 :
Note du travail de Tatopoulos :



Note du film :





Die hard 4 retour en enfer 2007 :
Note du travail de Tatopoulos :



Note du film :





Resident evil extinction 2007 :
Note du travail de Tatopoulos :



Note du film :





Je suis une Légende 2007 :
Note du travail de Tatopoulos :



Note du film :





10.000 B.C. 2008 :
Note du travail de Tatopoulos :



Note du film :






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Posté le 11/01/2009 à 23:02

 - En réponse à un visiteur (Voir le message du 15/03/2008 à 19:05)


La carrière de Patrick TATOPULOUS a des allures de véritable success story.
Preuve que l'american dream est accessible aux artistes français...

















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Posté le 11/01/2009 à 23:03

 - En réponse à un visiteur (Voir le message du 11/01/2009 à 23:03)


C'est top, merci



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Posté le 13/01/2009 à 20:39


Interview de Patrick Tatopoulos dans L'ecran Fantastique du mois de janvier à propos de Underworld III











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Posté le 25/01/2009 à 22:46


Underworld 3, la première réalisation de Patrick Tatopoulos, sorti ce week-end, s'en sort pas trop mal avec un peu plus de 20 M$ sur 3 jours. Mais aussi sur Rotten, i ls'en sort avec les honneurs ayant de la série Underxorld la meilleure note de critiques avec 42%

Citation :
1 1 Paul Blart: Mall Cop Sony $21,500,000 -32.5% 3,144 - $6,838 $64,800,000 $26 2
2 N Underworld: Rise of the Lycans SGem $20,700,000 - 2,942 - $7,036 $20,700,000 $35 1
3 2 Gran Torino WB $16,000,000 -27.2% 3,045 +73 $5,255 $97,576,000 $33 7
4 5 Hotel for Dogs P/DW $12,360,000 -27.3% 3,271 - $3,779 $36,955,000 - 2
5 10 Slumdog Millionaire FoxS $10,550,000 +80.4% 1,411 +829 $7,477 $55,916,000 $15 11
6 3 My Bloody Valentine 3-D LGF $10,050,000 -52.7% 2,534 - $3,966 $37,725,000 - 2
7 N Inkheart WB (NL) $7,725,000 - 2,655 - $2,910 $7,725,000 - 1
8 6 Bride Wars Fox $7,000,000 -39.9% 2,621 -607 $2,671 $48,702,000 $30 3
9 11 The Curious Case of Benjamin Button Par. $6,000,000 +7.6% 2,263 +40 $2,651 $111,044,000 $150 5
10 4 Notorious (2009) FoxS $5,700,000 -72.2% 1,641 +3 $3,473 $31,795,000 - 2
11 8 Defiance ParV $5,432,000 -39.0% 1,793 +4 $3,030 $18,329,000 $50 4
12 17 Revolutionary Road ParV $5,268,000 +195.4% 1,058 +887 $4,979 $11,867,000 $35 5
13 7 The Unborn (2009) Uni. $4,530,000 -51.5% 2,107 -252 $2,150 $39,400,000 - 3
14 19 The Wrestler FoxS $3,700,000 +117.3% 566 +422 $6,537 $9,512,000 - 6
15 25 Frost/Nixon Uni. $3,022,000 +351.4% 1,099 +946 $2,750 $12,006,000 $25 8
17 13 Last Chance Harvey Over. $3,000,000 -30.2% 1,108 +54 $2,708 $9,665,000 - 5
16 9 Marley and Me Fox $3,000,000 -51.1% 2,036 -916 $1,473 $138,060,000 - 5
18 12 Bedtime Stories BV $1,839,000 -61.1% 1,660 -959 $1,108 $107,485,000 $80 5
19 14 Valkyrie UA $1,537,000 -59.6% 1,110 -897 $1,385 $80,768,000 $75 5
20 20 The Reader Wein. $1,416,000 +10.2% 367 -50 $3,858 $9,674,000 $32 7
21 16 Not Easily Broken SGem $950,000 -51.2% 483 -242 $1,967 $9,740,000 $5 3
22 18 Twilight Sum. $937,000 -46.2% 552 -352 $1,697 $185,986,000 $37 10
23 15 Yes Man WB $875,000 -66.3% 704 -1,000 $1,243 $95,455,000 $70 6
24 23 Milk Focus $864,000 +10.9% 250 +27 $3,456 $21,632,000 $20 9
25 21 Doubt Mira. $852,000 -30.8% 404 -321 $2,109 $26,757,000 $20 7


Probablement qu'on le reverra dans un deuxième film...
maintenant j'espère le voir de nouveau avec Emmerich sur les futurs films Fondation



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Posté le 03/02/2009 à 11:04

 - En réponse à willnot94 (Voir le message du 25/01/2009 à 22:47)


slt will, toi aussi tu aimes beaucoup Patrick Tatopoulos à ce que je vois ?



"Steven Spielberg est un humaniste qui ne croit plus en l'homme". JP Godard


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Posté le 03/02/2009 à 12:59

 - En réponse à Lord Galéan (Voir le message du 03/02/2009 à 11:04)


A ton avis ?



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Posté le 11/02/2009 à 19:10






Entretien avec Patrick Tatopoulos


Propos recueillis par Pascal Pinteau

Patrick, quand nous nous étions parlés la dernière fois, tu nous avais expliqué que « Rise of the Lycans » était une préquelle qui révèlerait l’origines des loup-garous, que l’on y retrouverait le personnage de Lucian, joué par Michael Sheen, ainsi que Viktor (Bill Nighy) et un nouveau personnage féminin qui s’appelle Sonia. Que peux-tu nous révéler de plus aujourd’hui sur le début de ce récit ?


Les spectateurs qui ont vu les deux premiers Underworld ont déjà été témoins d’une partie de cette histoire. D’abord quand Michaël reçoit cette injection qui lui permet de visualiser des souvenirs appartenant à la mémoire commune des loup-garous, et plus tard, quand on révèle une autre scène du passé de Viktor où l’ont voit Sonia être brûlée. Underworld 3 raconte l’histoire du couple que forment Lucian et son premier et unique amour, Sonia. Je dirais que l’histoire est à mi-chemin entre Spartacus et Roméo et Juliette ! (rires) Un mélange de révolte d’esclaves et d’histoire d’amour. Quand la première peste a eu lieu, le personnage de Corvinius est devenu le premier immortel, suivi par Markus et William. Willam s’est fait mordre par un loup, et est devenu ainsi le tout premier loup-garou. Notre histoire débute peu après. Le Lycan Lucian est mis en prison après avoir procréé, et avoir fait apparaître ainsi une nouvelle population de créatures. Viktor se rend compte qu’il peut créer tout un peuple d’esclaves Lycans au service des vampires, grâce à Lucian. Il va les employer comme gardiens de sa forteresse, car ils ont le pouvoir de se transformer à volonté en loup-garous ou en humains, même pendant la journée. Ils n’ont pas besoin de la pleine lune pour se métamorphoser. Ce sont donc des gardes redoutables, qui assurent aux vampires une protection parfaite pendant le jour, quand ils doivent se cacher de la lumière du soleil. Pour s’assurer que les Lycans ne pourront pas se rebeller, les vampires leur font porter un collier d’argent hérissé de dents acérées. Si un Lycan commence à se transformer, son cou s’épaissit énormément, et le collier commence alors à l’étrangler et à le blesser. Le Lyncan est alors obligé d’interrompre sa transformation et de redevenir humain. En dehors de leur rôle de gardiens, les Lycans sont également employés à la construction de nouvelles ailes du château de Viktor. Lucian déteste les loup-garous originels, à cause desquels il est devenu un Lycan, et se sent responsable de la population de Lycans qu’il a lui-même créée, et qui se retrouve réduite à l’esclavage à vie. Lucian connaît Sonia et l’aime depuis l’enfance, mais il doit désormais renoncer à vivre avec elle pour organiser la révolte des centaines de Lycans devenus des esclaves.

Le problème d’une franchise comme « Underworld », c’est qu’il faut à la fois s’inscrire dans une continuité pour plaire aux fans, et proposer des choses nouvelles pour ne pas se répéter. Comment as-tu relevé ce défi pendant l’écriture du scénario, et ses modifications ?

Le concept original d’Underworld, c’était de découvrir la vie des vampires modernes en adoptant leur point de vue. Dans Underworld 3, le point de vue est inversé, puisque le récit est raconté en montrant le point de vue des Lycans. Cela donne un ton complètement différent au film. Dans les deux premiers épisodes, Len Wiseman avait créé un style visuel assez sophistiqué, dont il fallait que je m’inspire, tout en ayant une certaine liberté, une certaine ouverture pour faire autre chose. Je pensais qu’il fallait aller davantage vers un ton à la 300, car c’est une histoire de mecs, le récit d’une révolte. Mais cela ne veut pas dire que le film n’est destiné qu’au public masculin. Nous venons de tester les bandes-annonces du film qui vont passer à la télévision. Chacune d’entre elles se focalise sur un des personnages principaux, et nous avons eu le plaisir de voir que celle consacrée à Sonia a beaucoup plu au panel de femmes auquel nous l’avons montré. L’un des aspects qui va plaire aux spectatrices, c’est cette histoire d’amour impossible, à la Roméo et Juliette, entre un Lycan et une vampire. Je crois que Sonia, qui est à la fois une guerrière redoutable et une femme fragile, devrait leur plaire énormément.

Le film est-il conçu comme un nouveau départ pour la franchise « Underworld », par exemple comme le premier épisode d’une nouvelle trilogie ?

C’est un peu l’intention. La fin d’Underworld 2 laissait croire au public que le troisième volet montrerait les aventures de Kate dans le futur. Ce n’est finalement pas cette approche qui a été retenue, pour différentes raisons (NDLR : notamment le refus de Kate Beckinsale de reprendre son rôle.) Mais Len avait aussi une grande envie de décrire le lointain passé et les débuts de cette lutte sans merci entre les vampires et les loup-garous. Disons que Underworld 3 pourrait devenir le premier chapitre d’une série de films consacrés aux loup- garous. Mais comme à la fin d’Underworld 2, Sélène pouvait enfin vivre de jour comme de nuit, cela ouvrait aussi des perspectives intéressantes pour son personnage. Je pense que les fans de Kate seraient heureux de la retrouver dans un univers futuriste.

Ce troisième volet a-t’il eu un budget équivalent au second, ou as-tu travaillé avec un budget inférieur ?

Je me suis retrouvé avec un budget identique à celui du premier, ce qui me semblait idéal, étant donné qu’il s’agit de mes débuts de réalisateur. Je trouve que Len a fait un travail remarquable sur le premier épisode, et réussi à lui donner l’apparence d’un film à gros budget alors que ce n’était pas le cas. Dans ce troisième épisode, nous essayons de présenter quelque chose d’encore plus spectaculaire. Pour moi, c’était important de prouver dès mon premier film que je pouvais créer un monde d’une grande ampleur en m’appuyant sur mon expérience passée et mon savoir-faire de designer. Les gens qui l’ont vu m’ont dit qu’il donnait l’impression de contenir autant de choses que les deux premiers épisodes réunis ! Le film donne l’impression d’être une grosse production en dépit de son budget moyen. J’ai été très ambitieux dès le départ. Nous avons connu des moments difficiles, mais nous sommes arrivés au but, en fin de compte. Je crois que le film a une belle cohérence visuelle. Je travaille encore dessus au moment où nous parlons (NDLR : le 26 novembre 2008). Il me reste encore deux semaines pour tout finir, et je travaille à fond sur les derniers éléments de post-production, notamment pour m’assurer que les derniers plans d’effets visuels seront pleinement satisfaisants, et très spectaculaires.

Y-a t’il plus d’effets visuels que dans le premier « Underworld » ?

Oui. Dans le premier épisode, il y avait surtout des effets en direct, avec les costumes de loup-garous, et seulement quelques plans d’effets visuels. Dans Underworld 3, nous montrons des hordes de 300 loup-garous courant vers le château de Viktor. Il est évident que ce n’est pas le genre de choses que l’on peut faire avec des figurants portant des costumes, et que la seule solution, c’était de faire des loup-garous en 3D. Nous avons eu un budget supérieur au niveaux des effets visuels, mais pour le reste, il est identique à celui du premier épisode.

Pendant la préparation du film, as-tu eu un peu de mal à déléguer l’aspect de la conception artistique, ou t’es-tu concentré sur la réalisation à 100% ? Par exemple, as-tu malgré tout fait évoluer le design des créatures ? As-tu dessiné toi-même certaines images très précises que tu voulais voir sur l’écran ?

C’était une question très importante qu’il a fallu que je me pose d’emblée. J’ai très vite décidé qu’il fallait que je sois seulement réalisateur sur ce film, et que je me concentre sur l’histoire, sur la manière de diriger mes comédiens, et sur mes choix d’angles de caméra. Il fallait que je ne pense qu’à la manière de raconter cette histoire avec des images. Celà dit, comme beaucoup de réalisateurs qui ont l’habitude de dessiner – je pense notamment à James Cameron et à Ridley Scott – j’ai pensé qu’il était naturel que je représente par des dessins mes premières visions du film, afin que je définisse bien les choses pour toute mon équipe, puis que je m’en détache pour ne plus penser qu’à la réalisation. J’ai donc fait des dessins pour définir l’aspect du château de Viktor, de la cour fermée, des cellules des esclaves lycans, etc… C’était une approche importante pour moi, car elle me permettait de mettre au point le layout de mes décors, et de commencer à réfléchir à tout cela avant que l’on finisse de développer le script. Par la suite, j’ai fait plusieurs dessins de costumes et d’autres décors, puis je suis parti en Nouvelle-Zélande pour préparer le tournage et j’ai rencontré là-bas des gens incroyables. C’est Dan Hannah, le directeur artistique du Seigneur des Anneaux, qui a fait les décors. Il a pris mes dessins, et il est allé dans cette direction en amplifiant encore les choses.Pour les costumes, ça s’est passé de la même manière. Evidemment, on pourrait se demander si cette approche n’a pas été un peu frustrante pour eux. Mais ça n’a pas été le cas, bien au contraire. Habituellement, ils doivent produire beaucoup de dessins et les montrer au réalisateur afin qu’il leur fasse comprendre exactement ce qu’il veut. Moi, je suis venu dès le départ avec des dessins précis, ce qui leur a fait gagner énormément de temps. Ils ont fait des choses formidables, du début jusqu’à la fin du tournage.

Parle-nous du choix de Rhona Mitra, la comédienne qui incarne Sonia. Elle porte une partie importante du film sur ses épaules…

Pour dire les choses franchement, comme c’est mon premier film, j’ai un choix limité à certains acteurs. Mais je ne pouvais pas choisir moi-même les rôles principaux. C’est le studio qui le faisait, tout en me demandant mon avis, bien sûr. Avant de rencontrer Rhona, je me disais « Ah, elle est brune, comme Kate…Est-ce que le studio essaie de remplacer Kate en trouvant quelqu’un qui lui ressemble un peu ? » et je craignais que ce ne soit une mauvaise idée…Depuis le début, j’imaginais Sonia blonde, je ne sais pas exactement pourquoi. Mais quand j’ai rencontré Rhona pour la première fois, mes doutes se sont dissipés, et j’ai vu qu’elle serait parfaite pour ce rôle. Le fait qu’elle soit brune ne m’a plus gêné, et d’ailleurs, j’ai pensé que c’était assez cohérent avec ce que disait Viktor à Sélène dans le premier film, quand il lui confiait qu’elle lui rappelait beaucoup sa fille. Donc la ressemblance n’était pas vraiment un problème, puisqu’elle a été établie plus tôt. Ce que j’aime beaucoup chez Rhona, c’est qu’elle peut avoir une énergie de guerrière, de combattante acharnée, très dure, tout en conservant sa féminité et sa douceur. C’était important de voir ce personnage osciller entre la force au combat, et la fragilité émotionnelle. Finalement, même si le choix de Rhona ne venait pas de moi, j’en ai été très satisfait.

Tu avais déjà réalisé auparavant deux clips vidéo et un court-métrage. Comment t’es-tu préparé à réaliser ce premier long métrage ?

C’est vrai que je n’avais pas réalisé beaucoup de choses avant. Pour me préparer, j’ai eu envie de regarder à nouveau les films qui n’avaient marqués en tant que spectateur. Ce qui m’inquiétait le plus, c’était le travail avec les acteurs, car c’était le seul élément complètement nouveau par rapport à mes activités passées. Avoir des idées de cadrages d’une scène, de l’aspect général du film, du style que tu veut lui donner, ce sont des choses qui ont tendance à te venir naturellement quand tu baignes dans le monde du cinéma depuis de longues années. Par exemple, quand je conçois un décor, je pense tout de suite à la manière dont il va pouvoir être filmé, où le réalisateur pourra placer ses caméras, dans quels endroits on pourra installer des rails de travelling, etc. Je suis donc habitué à avoir cette approche préparatoire qui s’apparente à la réalisation. Il me restait donc à me préparer au travail avec les acteurs. J’ai lu des livres traitant des rapports entre les réalisateurs et les comédiens, et j’ai parlé avec Paul Anderson, Alex Proyas et Len Wiseman de leurs expériences dans ce domaine. Les conseils de Len ont été particulièrement précieux, puisqu’il avait déjà dirigé plusieurs des acteurs que j’allais retrouver en réalisant Underworld 3. J’ai donc absorbé toutes ces indications, tout en me disant que je n’allais pas arriver non plus sur le plateau avec des idées préconçues. Il fallait que je crée ma propre relation avec mes acteurs.

Il y a, en gros, deux approches opposées des relations réalisateur/acteurs : les réalisateurs qui créent d’emblée une tension et un rapport de force sur le plateau, et ceux qui préfèrent créer une ambiance sympathique, en privilégiant la confiance entre eux et leurs comédiens…

En ce qui me concerne, j’ai voulu que ce ne soit ni l’une ni l’autre. Si l’ambiance était trop « confortable », je risquais de perdre le contrôle des choses, à cause de mon manque d’expérience. Je ne voulais pas non plus créer une ambiance de stress permanent, avec des querelles d’ego et des combats sur la moindre décision. Disons que j’ai essayé de me donner à 100% pour que mes acteurs comprennent ma vision des choses, et qu’ils se sentent bien. Et tout s’est bien passé. J’avais des comédiens de grand talent à ma disposition pour créer ces performances. Quand quelqu’un comme Michaël Sheen t’accorde sa confiance, s’ouvre à toi, il t’offre le personnage sur un plateau d’argent ! J’ai veillé aussi à créer des rapports équilibrés entre moi et tous les acteurs. Je ne voulais pas que certains se sentent pris pour des superhéros, et d’autres pour des acteurs secondaires. Créer ces rapports harmonieux a presque été ma tâche la plus importante au départ. Une fois que tous les acteurs se sont sentis vraiment à l’aise dans ce monde d’Underworld 3, je crois que j’avais déjà créé de bonnes bases pour construire le film. C’était pareil pour les rapports avec l’équipe artistique et technique. Tout a été planifié dans le calme et le respect, et nous n’avons jamais eu le moindre retard parce qu’un décor n’était pas prêt à temps. Je passais mes week ends à travailler avec mon directeur de la photo, Ross Emery, afin de préparer l’aspect de chacun des plans des scènes que nous allions tourner. Tout était très clair dans ma tête, et après ces réunions, tout était clair pour lui aussi.

Que se passait-il au quotidien, quand tu arrivais sur le plateau ?

En bien, je commençais par vérifier les décors, l’emplacement de ma caméra, puis je parlais de ce que je voulais avec Ross, puis je commençais à préparer la scène avec les acteurs.

Quel a été le défi le plus important à relever sur ce projet ?

Sans doute le premier jour de tournage. Len Wiseman m’avait dit : « Tu vas voir, la veille, tu n’arriveras pas à dormir à cause du stress, et de toutes tes inquiétudes. ». Heureusement, je n’ai rien ressenti de tout ça ! Bien sûr, quand je suis arrivé le premier jour dans le décor, j’étais impressionné parce que c’était mon premier film. Même si c’est un budget de 25 millions de dollars, et non pas 300, tu ressens quand même une certaine pression, car il y a du monde qui t’attend sur le plateau ! Mais je me suis senti très à l’aise, car toute la préparation avait été faite très sérieusement, et je savais que je pouvais m’appuyer dessus. Il y avait des moments de petites frustrations, bien sûr, mais être réalisateur, ça veut dire aussi savoir ce qu’il faut laisser passer parce que ce n’est pas très important, sinon, on peut devenir très vite fou ! (rires) Il y a tellement de choses qui se passent sur un plateau ! Pour répondre à ta question, le vrai défi pour moi, c’était de me mettre dans un état d’esprit « Zen », pour arriver à me concentrer sur les choses essentielles.


Quelle a été la plus grosse difficulté que tu as affrontée ?

Quand je suis revenu à Los Angeles après mon tournage en Nouvelle Zélande, j’ai découvert le « bout à bout » du film qui avait été fait par mon premier monteur, seul, de son côté. J’ai été foudroyé en le voyant. J’ai trouvé ça horrible, mou, sans énergie. Ce n’était pas du tout ce que j’avais filmé ! J’ai appelé mes amis réalisateurs, complètement paniqué. Ils m’ont dit « Mon grand, bienvenue dans le club des réalisateurs ! C’est toujours comme ça que ça se passe ! Quand tu découvres le premier bout à bout de ton film, tu as envie de te jeter par la fenêtre ! » (rires). Je leur ai dit « Oui, mais là, j’ai VRAIMENT envie de me jeter par la fenêtre tellement c’est mauvais ! ». Ils m’ont dit « Mais, non, tu exagères… » . Finalement, j’ai demandé à Len de venir pour qu’il puisse en juger par lui-même, et il a admis qu’il y avait quand même un gros problème de montage. Je dois dire à la décharge de ce premier monteur, que je ne nommerai pas, qu’il avait travaillé entièrement de son côté, à Los Angeles. D’habitude, sur un tournage, le monteur est là, et réalise un pré-montage de chaque scène afin que le réalisateur puisse voir ce qu’il a en stock, et s’il a besoin de compléter la scène par d’autres plans, le cas échéant. Il y a un dialogue entre le monteur et le réalisateur. Moi, je n’ai jamais pu bénéficier de ça. J’ai filmé « les yeux fermés » pendant presque tout le tournage. C’était inquiétant, mais je ne m’en suis pas rendu compte, parce que je ne l’avais jamais vécu auparavant. Cela risquait de nuire gravement au bon avancement du film. Je crois que le monteur au eu aussi des problèmes personnels pendant ce temps-là, mais bon, la situation que j’ai trouvée en revenant à Los Angeles était dramatique. Il était clair qu’il n’avait pas du tout compris le script du film. J’étais sidéré que quelqu’un puisse prendre tous les petits bouts de ce que tu as filmé, et puisse faire un autre film avec ! Ceci dit, il est évident que le premier bout à bout d’un monteur ne peut pas refléter ta vision de réalisateur à 100% . Mais tu dois quand même en retrouver une bonne partie, si le monteur a du talent. J’ai donc changé de monteur, et c’est Peter Admunsun qui est venu à la rescousse. Il avait travaillé sur Blade 2 et sur le premier Hellboy. C’est un garçon très différent du premier, car il a un sens très développé de la manière de retranscrire une scène d’action à l’écran. Nous nous sommes rencontrés longuement deux ou trois fois, et il a assemblé un nouveau bout à bout du film. Et d’un seul coup, j’ai retrouvé ce que j’avais tourné ! Tout commençait à respirer, à se mettre en place. J’avais bien sûr encore du pain sur la planche pour tout affiner avec lui, mais la structure de l’histoire était désormais en place et la structure du film était bonne.

Tu nous disais que tu avais travaillé « en aveugle », sans voir de pré-montage en Nouvelle Zélande. Est-ce que ce second bout à bout, bien fait cette fois-ci, t’a permis de découvrir alors qu’il te manquait des plans, ou des éléments d’inserts ?

Oui. Très franchement, le film a reçu une bonne réception des premières personnes qui l’ont vu, et j’en suis satisfait parce qu’il a une bonne énergie, mais bien sûr, au cours de ce premier bout à bout, j’ai vu qu’il me manquait des choses un peu partout. Mais j’ai compris aussi que j’avais tourné un film, et que je pouvais en monter un autre, ce qui n’est pas une mauvaise chose quand c’est bien ta propre vision qui guide le montage. L’étape du montage, c’est encore de la réalisation, car on peut vraiment obtenir quelque chose de très différent de ce que l’on a filmé. Quand je me rendais compte qu’il me manquait un ou deux plans dans une scène, nous travaillions autour de ça avec Peter, et c’étaient des moments de création très intéressants, qui amenaient des résultats inattendus, et souvent encore plus réussis que ce que j’avais prévu initialement. Ça a été un énorme soulagement et une grande satisfaction !

source :
Citation :
Effets-speciaux.info ous donne rendez-vous le mois prochain pour découvrir la seconde partie de notre entretien avec Patrick Tatopoulos.




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Posté le 23/02/2009 à 14:22


Magazine SFX de février/mars.

Il revient sur son film et une chose m'a interpellé dans son interview que j'ai peu lu :

...j'ai connu un vrai moment d'angoisse lorsque j'ai visionné le premier montage. Pendant toute la durée du tournage, nous avions un monteur qui assemblait les plans tournés dans la journée afin de monter les scènes au fur et à mesure. une fois les prises terminées, j'ai pris une semaine de vacances pendant laquelle le monteur a terminé le pré-montage du film, c'est à dire l'assemblage en bout à bout de ce qui avait été filmé. Et là j'ai paniqué. C'était la première fois que je voyais le film en entier... et c'était une catastrophe, une vraie bouse ! J'ai tout de suite appelé Alex Proyas, que je connais très bien, et Len pour leur expliquer la situation. Ils ont ri et m'ont répondu : "Bienvenue au club !" [Rires]. J'était éffondré. Toutes mes belles certitudes s'étaient envolées. J'avais réalisé un vrai navet....


Que s'est-il passé ?
Par la suite, j'ai compris que le monteur n'avait tout simplement pas fait son travail. Il l'avait monté, mais clairement sans vraie connaissance du script, ce qui bie nentendu la base d'un "rough cut". Du coup, je ne retrouvais rien de ce que j'avais voulu y mettre. Nous avons pris la décision de tout recommencer à zéro avec un autre monteur, en l'occurence Peter Amundson (Blade II, Hellboy). Avec lui la situation s'est très vite décantée. Il a lu et relu le script, et pendant trois jours, on a parlé du film afin qu'il comprenne bien ce que je voulais. Ensuite en une semaine seulement, i la trouvé la structure générale du film, celle autour de laquelle toutes les scènes sont assemblées. Et là, j'ai été rassuré. Il y avait bien un film là-dessous.


Mais maintenant que sa carrière comme il l'explique dans l'interview a pris une nouvelle direction. Il va se consacrer à la réalisation, et va mettre de côté une bonne partie de son travail sur les FX, de plus le maquillage est presque révolu pour lui et l'avenir c'est le numérique "Il faut se rendre à l'évidence : pour tout ce qui est travail de créatures, l'avenir, c'est le numérique, et je dois m'adapter. QUitte à tourner la page et à abandonner les effets spéciaux traditionnels. Le cinéma évolue, il faut évoluer avec lui...".
Tout ça conjuguer fait qu'il femre les portes de son atelier de maquillages, restera qu'un petit groupe de son atelier. Dommage, comme dit l'article ci-dessous, la fin d'une époque.




Finie la mousse de latex, place aux pixels !



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Posté le 03/03/2009 à 08:14


Underworld 3, le soulèvement des Lycans de Patrick Tatopoulos



Après les deux opus de Len Wiseman , ce dernier cède la place à Patrick Tatopoulos spécialiste des effets spéciaux , du maquillage et des décors ayant bossé sur les deux premiers qui prend ici pour la première fois la place de réalisateur.N’ayant que peu de souvenirs des opus de Wiseman qui m’avait assez agréablement divertit , j’aurai du mal à comparer celui-ci qui fait office de prequel contant l’origine de la guerre entre Vampires et Loups Garous. Dans l’ensemble le film est une bonne surprise et une série bien fun et jouissive , pour sa première réalisation Tatopoulos est plutôt prometteur proposant une grosse dose de scènes d’actions souvent bien foutues et plutôt audacieuses coté réalisation , des scènes d’actions pas répétitives entres elles et beaucoup plus violentes que dans les précédents , aussi visuellement Tatopoulos s’inspire grandement de la production design du « Seigneur des Annaux » ce qui témoigne de gout et d’ambition d’autant que le réal bricole vraiment bien le tout avec un budget franchement serré.
Sinon pour ce qui est du scénario il est déjà vu et pas spécialement prenant tout comem l’interprétation d’ensemble très moyenne.
Enfin ce film remplit plus qu’honorablement son contrat de divertissement , au final on a droit à un spectacle fun et généreux et le réalisateur s’en sort très bien compte tenu du scénario et du budget qu’il a entre les mains.

13/20





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Posté le 16/03/2009 à 17:24

 - En réponse à willnot94 (Voir le message du 11/02/2009 à 19:10)


UNDERWORLD 3: Rise of the Lycans : Entretien avec Patrick Tatopoulos, réalisateur – Seconde partie


Quel a été le budget dont tu as disposé pour faire ton film ?

Nous n’avons eu que 28 millions de dollars, ce qui est un budget correct, mais limité. J’ai disposé de deux mois de préparation pendant lesquels j’ai créé mes designs à Los Angeles, puis je suis parti en Nouvelle-Zélande pendant deux mois. Le film a été tourné en 50 jours. Pour tout dire, j’aurais bien aimé avoir seulement cinq jours de plus pour être plus à l’aise, mais bon…Je savais d’emblée que je ne pouvais pas faire un nouveau Seigneur des Anneaux avec cela, mais ce n’était pas un problème, parce que conceptuellement, je me suis débrouillé pour faire presque tout ce que j’avais imaginé. Je dis presque, parce qu’au départ, nous avions envisagé des scènes où 3000 loups-garous attaquaient la forteresse de Markus ! (rires). Il a fallu réviser cela à la baisse…Plutôt que de montrer autant de créatures dans le même plan, nous en avons montré moins, mais avec plus d’énergie et de dynamisme dans les actions. Disons que ça a été une conception des batailles plus proche de celle des affrontements de Gangs of New York. L’énergie n’est pas dans le nombre des combattants, mais dans les actions elles-mêmes. Il s’agit davantage du choc de deux clans.


Quelles ont été les séquences les plus difficiles à préparer et à tourner ?

Il y a une séquence qui m’a donné beaucoup de mal : celle de l’attaque d’une calèche, qui roule à toute allure dans une forêt. Ce sont des vampires de la noblesse qui arrivent au château de Markus. Ils s’arrêtent à un poste de contrôle situé dans les bois, afin que Sonia puisse vérifier leur identité, et c’est à ce moment-là que des loups-garous embusqués les attaquent. Nous avons tourné cette scène dans les environs d’Auckland. Ce qui la rendait particulièrement complexe à mettre en scène, c’est que beaucoup de choses se passent en même temps. Autant le fait de diriger 50 à 80 figurants pendant des scènes de batailles ne m’a posé aucun problème, autant la gestion de toutes les actions simultanées de cette séquence de la calèche a été épineuse. Il fallait que l’on comprenne tout ce qui se passait, que l’on puisse situer chaque personnage dans l’espace, afin que les différentes phases du combat soient lisibles. Quand on tourne un film de 120 millions de dollars, on dispose de deux semaines pour filmer ce genre de scène. Moi, il fallait que je la finisse en deux jours ! Même si je m’étais bien préparé avant, grâce à des storyboards et des prévisualisations, je savais que nous allions souffrir le jour venu ! J’ai consulté mon assistant de réalisation et mon superviseur des cascades pour établir une manière de procéder qui soit pragmatique. Nous avons travaillé énormément pour relever ce défi.

Est-ce qu’une des solutions pour la tourner en si peu de temps a consisté à filmer avec plusieurs caméras ?

Bien sûr. Nous avons tourné avec 5 caméras et une seconde équipe de tournage. Disposer de plus de caméras t’aider à enregistrer plus de points de vue simultanés d’une scène, mais cela ne résout pas tout, d’abord parce que plus tu as de caméras en action au même moment, plus tu cours le risque qu’elles apparaissent accidentellement dans le cadre ! Dans cette scène, il y a un loup-garou qui saute sur la calèche, tandis qu’un autre s’accroche en dessous, et que Sonia défend les autres vampires. L’avantage que nous avions, c’était de pouvoir tourner en numérique, avec la caméra Genesis, qui capte très bien l’éclairage naturel. Mais elle n’enregistre que des images de 2K. D’autres caméras comme la « Red » enregistrent jusqu’à 4 K, mais pour des raisons politiques vis à vis du studio (NDLR : la Genesis est fabriquée par Sony, qui distribue le film), nous n’avons pas utilisée la caméra concurrente. Pour nous, cela a eu une conséquence que l’on n’imagine pas forcément et dont j’aimerais parler. Au cinéma, il est fréquent que l’on recadre une image de film pendant le montage. Cela permet de ne garder que la partie la plus intéressante pour décrire une action, ou pour souligner quelque chose. C’est une possibilité supplémentaire d’utiliser les images pour raconter une histoire. Quand on part d’une image 2K, on ne peut presque pas recadrer dans l’image pour venir y chercher un détail que l’on veut mettre en avant. Je dirais que l’on peut agrandir seulement de 10% ce qui vous intéresse, mais c’est tout. De fait, j’ai été beaucoup plus limité dans mes options de montage que si j’avais utilisé de la pellicule 35, qui supporte beaucoup mieux les recadrages.

As-tu pu compléter certaines scènes par la suite, en tournant des plans qui manquaient ?

Oui, j’ai pu refilmer certaines actions au moment où nous avons tourné les éléments destinés aux effets visuels. Je filmais tout en plan large, et comme la caméra utilisée à ce moment-là était de très haute définition, je pouvais ensuite recadrer à l’intérieur de l’image comme je le voulais, sans aucune perte de qualité. C’était hallucinant. Je crois d’ailleurs que les derniers modèles de caméras HD vont jusqu’à 16 K, ce qui donne encore plus de liberté créative aux réalisateurs. On dispose de toutes les possibilités de recomposer l’image.

Quelles sont les autres « astuces » que tu as utilisées ?

Comme Rhona Mitra se bat souvent dans le film, plutôt que de filmer uniquement ses actions pendant les combats, j’ai organisé en plus un tournage sur différents fonds, pendant lequel je l’ai filmée sous tous les angles en train de frapper avec son épée. Je l’ai filmée caméra à l’épaule, en contre-plongée, en plongée, en gros plan, en plan large, avec trois caméras simultanément, etc. J’ai obtenu ainsi une « banque de plans » dans laquelle j’ai pu puiser pour doper l’impact visuel de chaque combat au moment du montage. J’ai fait de même avec la doublure cascade de Rhona, que j’ai filmée pendant un jour et demi.

Qu’est-ce qui t’a le plus surpris chez Rhona Mitra ?

Je connaissais ses qualités d’actrice, mais j’ai été étonné par son énergie, et par son talent de cavalière. Elle était autant à l’aise au grand galop que lorsqu’il fallait que son cheval se dresse sur ses deux pattes arrières. C’était formidable qu’elle soit capable de faire cela, car son personnage de guerrière n’en est que plus crédible. On voit à l’image que c’est bien elle qui agit et non pas une doublure.

Comment as-tu abordé les effets spéciaux du film ? As-tu volontairement limité l’emploi des créatures numériques ? quels sont les studios qui ont créé ces effets visuels ?

Les créatures, à la base, n’ont pas beaucoup changé. Le budget ne me permettait pas de repartir vers de nouveaux concepts, et comme il s’agit d’une préquelle, cela n’aurait pas été logique non plus de modifier l’aspect des loups-garous. On retrouve donc les lycans aux museaux peu développés, tels qu’ils étaient apparus dans le premier Underworld, ainsi que la seconde race de loups-garous aux longs museaux, qui ressemble à William, le loup blanc d’Underworld 2 . Ces loups-là ont un pelage noir, et le même physique que William. Si nous avons été raisonnables en ce qui concerne le budget créatures, nous avons misé énormément sur les effets numériques. Sur le tournage, je disposais de deux Lycans avec des têtes animatroniques, deux costumes réservés aux cascades et un personnage mécanique. Comme on peut l’imaginer, pour filmer des scènes avec 200 créatures, c’est un peu court ! (rires) J’avais un seul loup-garou noir au long museau, et le gag, c’est que ce sont justement ces créatures-là qui attaquent le château en hordes ! Il fallait vraiment avoir une stratégie très précise de tournage pour réussir à réaliser ces scènes avec aussi peu de moyens. Il était évident que nous allions devoir employer des créatures virtuelles. Quand j’ai commencé à avoir un certain nombre de scènes en stock, Len Wiseman et moi nous avons décidé de faire une petite bande-annonce et de l’envoyer au studio pour les inciter à augmenter un peu notre budget « effets visuels ». Heureusement, ce qu’ils ont vu leur a plu, et ils nous ont donné les moyens de faire réaliser les plans dont nous avions besoin. A partir de ce moment-là, je savais que je pouvais concevoir différemment certaines scènes, par exemple, en filmant des décors vides dans lesquels on ajouterait des loups-garous 3D par la suite.

Qu’avais-tu pensé des loups-garous virtuels de Underworld 1 et 2 ?

Pour être franc, j’ai toujours pensé que les versions 3D ne ressemblaient pas vraiment aux modèles que nous avions fabriqués. Il y avait des différences gênantes : les museaux n’étaient pas les mêmes, les fourrures non plus, et il y avait aussi des variations de couleurs. Pour moi, c’était extrêmement frustrant. Je suis retourné voir ces sociétés, qui créent par ailleurs des effets phénoménaux , pour m’assurer que l’on corrigerait ces problèmes. Sur Underworld 3, j’ai travaillé à Los Angeles avec Louma et à Paris avec Duboi. Duboi a fait un travail de très belle qualité. Tout le monde ici a été impressionné en le découvrant. Ces deux studios ont produit toutes les créatures numériques du film. Louma avait déjà créé les Lycans du premier épisode et ils se sont chargés de la séquence de l’attaque finale, avec les 300 loups-garous qui chargent le château. Duboi s’est occupé de tout le reste, et notamment de la séquence d’ouverture, et de l’attaque de la calèche.

Quelle a été la démarche technique que tu as employé pour t’assurer que les loups-garous 3D seraient exactement identiques aux costumes de loups-garous que tu as fabriqués ?

Eh bien comme je m’y attendais, au départ Louma m’a dit « Patrick, nous avons déjà les modèles de Loups-garous en stock. » Je leur ai répondu que je voulais les comparer aux modèles réels, et bien sûr, j’ai relevé beaucoup de différences. Quand j’ai fait cette démonstration point par point, tout le monde a compris ce qui n’allait pas. Ils ont décidé de rescanner en trois dimensions mes deux modèles : le Lycan et le loup-garou au museau allongé. Les modèles 3D ont donc été refaits, puis je les ai vérifiés et corrigés. Pour tout dire, aujourd’hui encore, je me suis rendu compte qu’il y restait des petits détails à améliorer sur les Lycans, tandis que les Loups-garous de Duboi sont parfaitement raccord avec les « vrais ». Duboi a fait un travail d’intégration des créatures dans les prises de vues réelles tout à fait exceptionnel. Je suis très difficile en matière d’effets visuels, et je peux dire que je suis totalement satisfait de ce qu’ils ont fait. Je leur avais dit d’emblée que je souhaitais que les créatures aient une certaine élégance. Je ne voulais pas qu’elles soient animées comme des brutes. Le message a été reçu 5 sur 5 et les animations sont de ce fait beaucoup plus intéressantes. Parallèllement, Louma, a animé les loups-garous de la scène finale de manière plus aggressive, mais cela correspond bien au crescendo de l’action lors des dernières séquences, et ces différences de style d’animation fonctionnent très bien. D’emblée, j’ai indiqué aux animateurs que je ne voulais pas que les loups-garous courent tout le temps sur leurs deux pattes arrière, car cela risquait de ressembler beaucoup trop à ce que l’on avait pu voir dans les deux épisodes du Monde de Narnia. Nous avons convenu que les créatures marcheraient et commenceraient à courir sur deux pattes, et qu’elles se déplaceraient à quatre pattes pour courir très vite et atteindre leur vitesse de pointe. Ce nouveau concept nous a forcé à créer un squelette un peu différent à l’intérieur des personnages 3D, pour rendre possible ces nouvelles animations.

Quelles sont les scènes dont tu es le plus satisfait ?

Ce ne sont pas les scènes d’effets spéciaux les plus impressionnantes, mais plutôt des petits moments avec les acteurs que j’aime beaucoup. Je pense notamment à la séquence où l’on voit Lucian se faire fouetter dans le château. Ce sont les scènes les plus chargées émotionnellement qui me touchent le plus. Bien sûr, j’avoue que j’ai la chair de poule quand je vois les 300 loups-garous qui foncent vers le château…Mais au-delà tout cela, cette première expérience de réalisation m’a permis de me rendre compte que quoi que tu fasses, quand tu es limité par le temps, il y a forcément des plans d’effets visuels qui fonctionnent moins bien que d’autres, même si tu t’es donné à fond pour les réussir, avec l’aide de toute ton équipe. Et même dans les films qui disposent d’un budget de 200 millions de dollars, tu remarques de temps en temps des plans dans lesquels la 3D se voit. Ce qui me plaît quand je visionne le film dans son état actuel, c’est qu’il est homogène visuellement. Je ne pense pas que certains plans te font « décrocher » de l’action.

Tu es également associé avec une compagnie parisienne qui s’appelle Forêt Bleue. Pourrais-tu nous en parler ?

Avec plaisir. L’équipe de Forêt Bleue, dirigée par Yan Allan me suit maintenant depuis plusieurs années. Ils avaient déjà réalisé les modélisations 3D du premier robot de I Robot pour moi. Cette fois-ci, ils ont réalisé plusieurs plans complets du film, notamment des extensions de décors et des raccords avec des effets spéciaux mécaniques. Pour moi, c’est une grande satisfaction personnelle, car ce sont des amis, et des gens tellement passionnés qu’ils se sont battus comme des fous pour participer au film. La majorité d’entre eux a travaillé en étant très peu payée. En dépit de notre budget limité, toutes les compagnies d’effets visuels qui sont intervenues sur le film se sont surpassées pour nous donner exactement les plans dont nous avions besoin. J’ai trouvé ça formidable de leur part. Personne n’a travaillé sur ce film pour gagner beaucoup d’argent.

Ce film marque une nouvelle étape de ta carrière. Qu’as-tu appris en le réalisant ? Qu’est-ce que cela t’a apporté en tant qu’artiste et en tant que technicien ?

J’ai appris que quand tu commences à réaliser, tu ne peux pas faire beaucoup d’autres choses en même temps. Cela m’a contraint à prendre certaines décisions. Pendant Underworld 3, j’ai reçu des propositions de travail sur de grosses productions, en tant que designer et concepteur artistique. J’en ai parlé avec mes agents, et ils m’ont dit « Patrick, si tu acceptes de revenir à la direction artistique d’un film, tu vas envoyer un mauvais message. Tu es réalisateur à présent, et il faut que les gens te perçoivent comme cela désormais. » Si je trouve cela logique, en revanche, je ne peux pas imaginer une seule seconde ne plus concevoir de créatures dans le futur. J’ai ça dans le sang ! Si je déjeune avec un ami dans un petit restaurant avec des nappes en papier, je dessine spontanément dessus. Pas parce que je veux « frimer », mais parce que c’est un besoin pour moi. Sachant cela, il a fallu que je m’organise différemment. Je ne peux plus continuer à posséder un atelier avec toute une équipe salariée à ma charge, car cette activité m’apporterait tant de responsabilité et de stress que je ne serais pas en mesure de travailler dans de bonnes conditions à une prochaine réalisation de film. Bien sûr, je me rends compte que je me trouve à un tournant de ma vie, et que je vais prendre des risques. Rise of the Lycans peut marcher très bien ou très moyennement, mais je suis obligé de prendre ma décision dès maintenant, sans attendre. J’ai donc fermé mon atelier de fabrication de créatures, tout en conservant une entité qui ne fera plus que du design transposé en images de synthèse. Je ne peux pas en dire plus pour l’instant, car je suis en train de fonder tout cela en ce moment-même, mais disons que je vais m’organiser pour pouvoir rester créatif graphiquement, tout en menant ma nouvelle carrière de réalisateur. J’ai adoré sculpter, peindre, fabriquer des prothèses en mousse de latex, mais je ne peux plus continuer à faire cela. Je suis obligé de tourner la page. La chose la plus importante pour moi, ça a toujours été de dessiner. Si je crée des personnages dans le futur, je ferais mes esquisses comme je les ai toujours faites, puis elles seront sculptées sous forme de maquettes, scannées en 3D, et fabriquées par des artistes avec lesquels j’ai souvent travaillé par le passé, et pour lesquels j’ai beaucoup d’admiration.

De toutes façons, on ne te sent pas prêt à cesser de faire des films fantastiques du jour au lendemain. Tu aimes trop les créatures pour cela !

Exactement ! (rires) Je ne sais pas si ma carrière de réalisateur va continuer, mais je sais déjà que j’aurai l’occasion d’imaginer d’autres créatures. Je pense aussi que les gens qui vont avoir envie de me confier la réalisation de certains projets vont certainement continuer à m’associer au registre du fantastique pendant un bon moment, ce qui est normal. Pour toutes ces raisons, je ne suis pas encore prêt à passer à des films ancrés dans la réalité.

Pour revenir à la fabrication des prochaines créatures que tu concevras dans le futur, as-tu déjà choisi les équipes qui feront ce travail pour toi ?

J’ai déjà rencontré plusieurs équipes, mais j’ai le choix entre plusieurs options : soit travailler avec des studios déjà établis pour des effets spéciaux de grande envergure, soit collaborer avec un ami de longue date qui vient d’ouvrir son propre atelier. J’ai envie de faire appel à des artistes et non pas à des businessmen ! Je préfère travailler avec une petite société animée par des gens qui ont une vraie vision, si je peux leur apporter des projets qui leur permettront de se développer. Il y a aussi une troisième option : ouvrir pour le temps de la production d’un film une petite structure éphémère, payée par la production, qui fabrique les créatures d’après mes designs. Cela aurait l’avantage de me libérer des soucis financiers liés à l’emploi d’une équipe, et de me permettre de me focaliser uniquement sur la création des concepts graphiques, ce qui est mon activité artistique préférée en dehors de la réalisation.

Serais-tu tenté de réaliser Underworld 4 si le troisième épisode est bien accueilli, ou préféreras-tu passer directement à un projet personnel ?

Non, je n’ai pas envie de réaliser l’épisode suivant. Je crois que stratégiquement, ce n’est pas ce qu’il faut que je fasse. D’abord parce que je suis déjà intervenu sur les trois premiers films de la série, et que j’ai fait le tour de cet univers, et ensuite parce que j’ai été obligé de respecter un langage visuel qui se place dans la continuité du travail réalisé par Len Wiseman sur les deux premiers volets. Je n’étais donc pas complètement libre de m’exprimer, car il fallait par exemple que je respecte les dominantes bleutées du début de la saga. J’ai quand même réussi a apporter plus de bruns, de rouges et d’autres couleurs, mais j’étais limité…

C’est intéressant, car le systématisme du bleu était justement un peu lassant dans les deux épisodes précédents…

Je suis bien d’accord ! Mais pour être honnête, je tiens à rappeler aussi que si Len Wiseman a pris cette décision, c’était aussi pour cacher le fait que certains éléments de décors qui lui avaient été livrés ne correspondaient pas aux teintes qu’il avait demandées. Le bleu était un moyen astucieux de créer une harmonie visuelle, sans avoir à retravailler les décors, ce qui aurait entraîné un dépassement de budget. Len est d’ailleurs bien conscient que le bleu a été un peu trop systématique. Mais pour le studio, il était important que l’on conserve une signature visuelle typique d’Underworld, surtout compte tenu de l’absence de Kate Beckinsale, et du changement d’époque. Il fallait que les fans retrouvent leurs repères.

Quels sont les projets personnels que tu aimerais réaliser dans le futur ?

Je rencontre beaucoup de monde en ce moment à Hollywood, maintenant que la première bande-annonce du film est sortie, et que les gens l’ont trouvée bien. Je revois des gens que j’ai croisé toutes ces années, et au cours de ces rendez-vous, ils me demandent tous ce que j’aimerais faire. En fait, je vais parler d’un film que je ne vais pas faire, après avoir un peu hésité : Tarzan. Au moment où l’on m’a envoyé le script, j’ai eu une vision d’une version complètement différente de Tarzan. Entretemps, j’ai appris que Stephen Sommers allait le faire à sa manière, c’est à dire sous la forme d’un divertissement familial qui va cartonner au boxoffice. Et je me suis dit que ce n’était vraiment pas la direction que j’allais prendre. Cela m’a permis de me rendre compte que j’aimerais beaucoup réinventer visuellement quelque chose que l’on a déjà vu au cinéma dans le passé, mais en allant dans une direction tout à fait surprenante. Ce que j’adore au cinéma, c’est découvrir les premières images d’un film qui a l’air formidable et un peu mystérieux, et ne me rendre compte qu’à la toute dernière image de la bande-annonce que je connaissais déjà cet univers. Ce type de traitement attire une bonne partie du public qui aime l’imaginaire, et te donne la possibilité de le surprendre énormément. On m’a parlé récemment d’une nouvelle version de La fiancée de Frankenstein… Il y aurait des choses magnifiques à faire avec un tel sujet ! Mais pour être plus précis, je développe actuellement 3 scripts avec l’agence ICM qui me représente, dont un projet très intéressant sur lequel Len et moi allons peut-être collaborer. Bien entendu, mes nouveaux projets de réalisation n’avanceront vraiment qu’après la sortie d’Underworld 3, car tout le monde attend de voir ce que sera la carrière du film au boxoffice. Ce qui est bien, c’est que les gens ici savent quel est le budget du film et le temps de tournage dont j’ai disposé. Ils garderont cela en tête lorsqu’ils jugeront le résultat final.

SOurce :
http://www.effets-speciaux.info/article?id=188
Propos recueillis par Pascal Pinteau



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Posté le 24/03/2009 à 22:39

 - En réponse à un visiteur (Voir le message du 16/03/2009 à 17:25)


Dreamworks Circling Tatopoulos Project Non-Stop

Source:Production Weekly
March 22, 2009

Another update on Patrick Tatopoulos' possible next venture in the director's seat.

Production Weekly is reporting (and we can confirm) Dreamworks is in talks to develop Non-Stop with the Underworld: Rise of the Lycans helmer. If the deal goes through, he'll be taking on a script by Michael Galvary. PW says the plot is Cloverfield-esque, however, we hear the parallels are mostly in tone.

Galvary scripted the upcoming Greta and Devil to Pay.



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Posté le 16/04/2009 à 14:15

 - En réponse à un visiteur (Voir le message du 24/03/2009 à 22:40)


On pourrait surtout l'appeler Monsieur Projets Non-Stop car autre film mis en route :


I, Frankenstein

Patrick Tatopoulos et Kevin Grevioux vont faire équipe sur l'adaptation du comic-book I, Frankenstein pour le grand écran. Ecrit par Grevioux, I, Frankenstein rassemble de célèbres monstres tels que l'Homme invisible, Dracula et le Bossu de Notre-Dame dans un univers de film noir contemporain. Le monstre de Frankenstein a appris à maîtriser sa colère et travaille désormais comme enquêteur privé, Dracula est devenu un parrain du crime et l'Homme invisible est lui un agent secret. Tatopoulos est un expert en monstres puisque avant de faire ses débuts en temps que réalisateur pour le troisième volet de la saga Underworld, il a dessiné les créatures de films tels que Je suis une légende ou Godzilla.




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"2012 : Farewell Atlantis" this is the end...
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Posté le 10/05/2009 à 21:12

 - En réponse à un visiteur (Voir le message du 16/04/2009 à 14:15)


Sinon il y a un autre Français qui "buzz" en ce moment aux USA : Jean-Vincent Puzos, qui a été chef déco sur 10 000 de Roland Emmerich et Lord Of War de Andrew Niccol.
Et il va bosser sur le prochain film de ce dernier (avec Orlando Bloom et Vincent Cassel !)



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Posté le 28/08/2009 à 19:17

 - En réponse à un visiteur (Voir le message du 10/05/2009 à 21:12)



Citation :
Jean-Vincent Puzos, qui a été chef déco sur 10 000 de Roland Emmerich

Là on retrouve l'esprit européen du réalisateur d'Independence day, dans ses réalisations et productions, on y retrouve pas mal d'allemands mais aussi des français voir des suisses



Les monstres hollywoodiens du Parisien Patrick Tatopoulos (août 2009).
Les amateurs de fantastique et de science-fiction le connaissent bien. Ce spécialiste des effets spéciaux à Hollywood, devenu réalisateur avec Underworld 3, accomplit un parcours sans faute. Aujourd’hui, Patrick Tatopoulos sort des coulisses et multiplie les projets. Le créateur de créatures a imposé sa griffe outre-Atlantique !

On lui doit les « aliens » de Stargate, d’Independence Day, du Peuple des ténèbres, I-Robot et les créatures de I am a Legend, de Die Hard 4... Né à Paris d’une mère française et d’un père grec, Patrick Tatopoulos est le chouchou d’Hollywood, ce qui lui a permis de réaliser son rêve : « dessiner des monstres ». Depuis une vingtaine d’années, il dessine ceux des superproductions américaines et il est reconnu dans le monde entier comme l’un des meilleurs spécialistes des effets spéciaux.

Pour les films auxquels il a participé, Patrick Tatopoulos a été designer de créatures, de décors, de costumes, l’un ou l’autre ou les trois à la fois. Il confère aux longs-métrages sur lesquels il intervient un ton et un univers très particuliers, que les amateurs reconnaissent aisément. Le fruit du talent, certes, mais aussi d’un travail rigoureux : « Tous les jours, je me mets à ma table et je dessine. Vient d’abord le design, puis la construction de la créature : en général, cela prend deux à trois mois. Je travaille souvent sur plusieurs projets à la fois. Maintenant, les gens du métier me font confiance ».

A ses débuts, Patrick Tatopoulos a travaillé dans l’animation et le dessin des couvertures de bandes dessinées mettant en scène des super-héros. Il a ensuite poursuivi des études, à l’Ecole des Beaux Arts et à l’Ecole des Arts décoratifs de Paris, avant de s’installer d’abord en Italie et puis en Grèce où il a œuvré comme ingénieur artistique dans le domaine publicitaire. En 1989, il a décidé de tenter sa chance aux Etats-Unis où la qualité de son travail dans la publicité a été très vite remarquée par le milieu cinématographique.

Sa première expérience hollywoodienne fut l’adaptation du très célèbre jeu vidéo Super Mario Bros, en 1993. Mais c’est l’année suivante que sa conception artistique s’est exprimée dans toute son ampleur, lorsqu’il a dessiné les costumes et les décors de Stargate. Ce film marque aussi sa première collaboration avec le metteur en scène Roland Emmerich, pour qui il sera ensuite responsable des effets spéciaux sur Independence Day, puis Godzilla.

Patrick Tatopoulos est réputé pour sa fidélité aux cinéastes avec lesquels il travaille. Parmi ceux-ci, Rob Minkoff, pour lequel il s’est chargé de la conception de la petite souris Stuart Little. De retour à la science-fiction en tant que chef décorateur, il a suivi un autre de ses réalisateurs de prédilection, l’Australien Alex Proyas, dans l’aventure de Dark City, avant de se retrouver directeur artistique de I. Robot. C’est ensuite David Twohy qui s’est attaché ses services, l’entraînant dans l’univers du criminel intergalactique Richard B. Riddick, dans Pitch Black et Les Chroniques de Riddick. Dans son bestiaire personnel, c’est d’ailleurs la créature qu’il a créée pour Pitch Black qu’il trouve « la plus belle »... Mais la plante prédatrice et carnivore des Ruines, de Carter Smith, film d’épouvante sorti l’an dernier, n’est pas mal non plus !

Viennent ensuite I am a legend et Resident Evil. Sur le tournage de Stargate, Patrick a rencontré l’accessoiriste Len Wiseman, qui fait appel à ses services pour Underwold 1 et Underworld 2 : Evolution ainsi que pour Die Hard 4. Ensuite, les studios poussent l’homme des coulisses à filmer lui-même le troisième volet de la saga « Underworld », Underworld 3 : Le Soulèvement des Lycans. A vrai dire, il s’est « un peu fait prier ». Il « aime être dans l’ombre » et il lui a fallu découvrir « la relation avec les acteurs », s’initier à « l’aspect psychologique du travail » - un acteur n’étant pas une créature ! Au final, il n’a pas eu à regretter de s’être laissé convaincre. Comme réalisateur aussi, il a réussi à imposer un ton très personnel, un univers différent de celui des deux premiers volets, « même le personnage a changé », reconnaît-il. Il est vrai qu’il n’a pas pu s’empêcher de dessiner lui-même ses décors et ses créatures ! « On peut tout à fait s’occuper de l’aspect artistique d’un film tout en se consacrant à la réalisation au moment du tournage », constate donc Patrick Tatopoulos qui, désormais connu du grand public, va réaliser deux autres films : Non-Stop, dans lequel un avion est intercepté par un vaisseau extra-terrestre et I. Frankenstein, qui imagine la rencontre entre Frankenstein et d’autres créatures célèbres, telles que Dracula, Le Bossu de Notre-Dame, L’Homme invisible... Un grand moment du film de genre en perspective, co-produit comme tout son travail par sa propre maison de productions, les Tatopoulos Studios. Laquelle s’est associée à la société d’effets spéciaux française internationalement célèbre Duran-Dubois. Il s’agit d’une nouvelle étape pour Patrick : « Je délaisse les monstres mécaniques pour les effets spéciaux digitaux ». Un pôle qui renforce la réputation d’excellence des spécialistes français d’effets spéciaux à Hollywood.

Sylvie Thomas.

Source : Actualité en France n° 32, août 2009 http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/cinema_886/les-monstres ..(tronquée)..



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http://centropholics.miniville.fr/
Le Petit Monde de Roland Emmerich :
[url]http://www.allocine.fr/communaute/forum/message_gen_nofil=406954&cfilm=&refpersonne=&carticle=&refserie=&refmedia=


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Posté le 26/12/2009 à 23:11


Lancé dans une carrière de réalisateur commencé avec Underwolrd 3), Patrick Tatopoulos a pour ces derniers travaux en tant que superviseur de FX travaillé sur Solomon Kane, notamment le Démon de feu :








http://centropholics.miniville.fr/
Le Petit Monde de R. Emmerich :
http://www.allocine.fr/communaute/forum/message_gen_nofil=406954&cfilm= ..(tronquée)..


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Posté le 11/02 à 10:13








Le 1er volet d'Underworld était pas mal du tout et le 2nd déjà moins bon mais restait un divertissement correct. Voici le 3ème Underworld avec comme fille sexy cette fois-ci Rhona Mitra est c'est à peu près le seul intérêt de cette purge cinématographique. Sans être un nanar Underworld 3 est sans conteste un mauvais film qui reprend tout les tares du genre, l'atmosphère ne parvient jamais à être sombre, les acteurs froncent sans cesse les sourcils, les scènes d'action abusent trop du numérique. Bref un film à éviter.

0 étoile



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