Psychose

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Sujet :

Comment se fait-il que l'on ne voye qu'une partie de la maison de Bates alors que environ une dizaine de pièces en plus avaient étaient construites?

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Psychose


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Statut : Allocinéen
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Posté le 02/08/2005 à 18:23

Comment se fait-il que l'on ne voye qu'une partie de la maison de Bates alors que environ une dizaine de pièces en plus avaient étaient construites?



Je sais c'est une longue question. Ne me dites pas qu'aucune autre pièce de la maison avait était construite dans psycho II on voit toute la maison de Norman.





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Posté le 02/08/2005 à 18:27

 - En réponse à RQ360 (Voir le message du 02/08/2005 à 18:23)


la réponse est : PARCE QUE !



"un mec célib qui ne se masturbe pas a un sérieux problème psychologique." disco_science, mec célib.




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Posté le 11/08/2005 à 04:53

 - En réponse à coil (Voir le message du 02/08/2005 à 18:27)


Ceci est crée pour nous montrer les pièces "normales" car si tu regarde la bande annonce originale du film, celle où Hitchcock présente les décors du film, on comprend que les pièces "invisibles" osnt intimes! Exemple: La chambre de Norman..... ah non je me suis trompé! On la voit dans le film! Bon, en clair je ne sais pas!( j'ai pas l'air bête comme ça!! lol )



"Le cinéma, c'est une part de gâteau" Alfred Hitchcock



un visiteur


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Posté le 11/08/2005 à 09:14

 - En réponse à un visiteur (Voir le message du 02/08/2005 à 18:23)


peut-être qu'elles n'avaient pas d'intérêt dans le film donc le réal n'a pas voulu les montrer



Ia Cthulhu ftaghn...




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Posté le 12/08/2005 à 15:14

 - En réponse à un visiteur (Voir le message du 11/08/2005 à 09:15)


Merci les gars. Je sais c'est compliqué ma question. Je suis fan de psychose et je posais cette question par simple curiosité.





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Posté le 25/08/2005 à 14:02

 - En réponse à RQ360 (Voir le message du 12/08/2005 à 15:14)


Peut-être qu'elles ont été faites après Psychose, pour Psycho II non?

J'en sais rien après tout!



Je ne suis pas chauvin mais la France est quand même la reine des fromages.




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Posté le 07/09/2005 à 22:20

 - En réponse à RQ360 (Voir le message du 02/08/2005 à 18:23)


je ne pense pas qu'elles aient été faites pour PSYCHO II parce que le manoir de PSYCHO a été détruit un jour avant la signature pour le II. Ils ont donc du reconstuire une réplique exacte. Donc ce n'est pas pour ça, Dixam a tort...





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Posté le 15/09/2005 à 01:37

 - En réponse à RQ360 (Voir le message du 12/08/2005 à 15:14)


En guise de réponse, je me permets d'utiliser un extrait d'une étude de Henri Philibert-Caillat parue sur le site "Libre savoir" concernant la maison de Norman dans "Psychose" :

"La maison de Norman tient en effet un rôle central, d’abord en ce qu’elle est montrée comme un personnage du film à part entière, à la fois décor inquiétant et principal puisque présente pendant les deux tiers du film. Mais surtout parce qu’elle apparaît comme l’une de ces figures signifiantes du film. Le premier plan qui la montre dessine un visage nocturne : silhouette obscure dans la nuit sur fond de ciel tourmenté de nuages obscurs, aux deux fenêtres éclairées comme deux yeux grand ouverts. Dès ce premier plan et dans tous les suivants, elle est montrée soit en contre-plongée : premier regard levé de Marion sous la pluie diluvienne vers ces deux fenêtres, yeux d’un visage inquiétant semblant guetter sa proie ; regard levé de Norman au pied de l’escalier imposant sa verticalité, le faisant hésiter puis renoncer à affronter sa mère ; montée du même escalier par Arbogast ; regard levé de Lila à la recherche de la vérité lorsqu’elle s’introduit dans la maison. Soit, à l’inverse, utilisation de la plongée qui va frapper Arbogast dans l’escalier, qui montre Norman portant sa mère hors de la chambre et qui semble regarder Lila s’apprêtant à entrer dans la maison.

Ce procédé de la contre-plongée/plongée impose avec force le rapport entre le dominateur et le dominé ou, plus précisément, entre le bourreau et la victime et installe dans le film un décor ainsi donné à voir comme dissonant, comme sourdement inquiétant, voire menaçant, renvoyant le spectateur aux peurs primales de l’enfance (une maison ou un antre de sorcière ou d’ogre ?) en une stupéfiante régression qu’évoque l’hallucinante explication finale du psychiatre à l’aide de mots mais que Hitchcock avait préalablement révélée par sa mise en images de ce ” manoir gothique » qui apparaît alors pour ce qu’il est vraiment : une figure essentielle du film, un simulacre de la conscience de Norman.

C’est à travers la seconde pénétration-intrusion dans la maison de Lila - la première, celle d’Arbogast, a été immédiatement châtiée - que Hitchcock, enfin, nous donne à voir ce qui, jusqu’alors, n’était que présenté de l’extérieur pour mieux attiser notre curiosité et jouer, à son habitude, sur les nerfs : l’intérieur même de la maison.

Suivons Lila . Elle entre pendant que Sam retient Norman dans son motel ; aperçoit la porte de la cave mais choisit d’emprunter cet escalier à connotations menaçantes pour le spectateur qui l’associe au meurtre d’Arbogast et au mystère de la mère ; découvre au premier étage la chambre de la mère (avec le nouveau mystère du lit creusé) ; puis, à l’étage supérieur, la chambre de Norman (ses jouets, ses peluches, son lit défait, lien évident entre l’enfant et l’adulte, son phonographe, un disque de Beethoven et un journal intime ( ?) que Lila ouvre mais dont le spectateur ne saura rien (second mystère non dévoilé par Hitchcock). Enfin, elle redescend et découvrant Norman qui se précipite vers la maison, elle n’a d’autre issue que de se réfugier sous l’escalier puis dans la cave où sera présentée, dans l’horreur, l’indicible révélation.

Séquence clé du film, cette exploration des recoins de la maison, si elle montre trois pièces principales, ne fait que pointer davantage l’absence insolite d’un lieu non moins indispensable (salon ou séjour) comme lieu de vie, comme espace des relations sociales pour les habitants ou leurs invités.

Cette omission dans la description de la maison fait écho à d’autres absences dans le film (décomposition des noms du générique emportés par la cadence folle des violons survoltés, carence affective chez Marion, défaut du raisonnement chez Norman face à Arbogast et, surtout, le vide qui se creuse dans le récit lorsque le personnage principal disparaît). Chacune de ces failles, d’où sourd un sentiment de malaise, sape l’ordre de la réalité du film, fissure la narration et égare le spectateur, comme autant de signes avant-coureurs d’une crise que le réalisateur soumet à la réflexion du spectateur.

Hitchcock ne laisse en effet rien au hasard. La maison de Norman - ce « manoir gothique » justement nommé par les uns, cette « auberge des Adrets » évoquée par d’autres - ne serait-elle pas, plus secrètement, la représentation spatiale de la conscience de Norman ? Les trois pièces de la maison explorées par Marion ne sont-elles pas - par référence à l’analyse de S. Freud (in Eléments de psychanalyse ) - la mise en images de la personnalité de Norman ?

Respectons l’ordre spatio-temporel de l’intrusion de Marion du bas vers le haut, puis du haut vers le bas :
d’abord, au premier étage, la chambre de la mère. Interposée entre la chambre de Norman (2° étage) et la cave (sous-sol), en position centrale, elle exerce la surveillance puisqu’elle est le passage obligé entre haut et bas et elle censure (cf. la réprimande infligée à Norman venu quémander en faveur de Marion au cours de la nuit fatale) et représenterait son « surmoi ». On y accède par l’escalier, prolongement visuel du sentiment de dépendance de Norman envers sa mère.
À l’étage supérieur, la chambre de Norman figurerait dans cette optique son « moi » conscient à jamais « fixé » au stade de l’enfance. L’absence de séjour révélant la lacune de sa personnalité, son immaturité, le rendant incapable de vie sociale puisque, sous la coupe de sa mère, il n’est pas encore né au monde adulte : son prénom peut en effet se lire comme nor-man, c’est-à-dire ni-homme. Autrement dit, Norman n’est ni un enfant ni un homme ; il n’a pas d’existence identifiable ; il n’est pas achevé et il peut encore être l’objet d’une métamorphose à venir.
Au sous-sol, enfin, la cave pourrait représenter le « ça » freudien, siège des désirs enfouis ou refoulés. Et, précisément, c'est dans cette pièce située sous la maison (lieu auquel fera écho la profondeur suggérée du marais final), que la mère est cachée et que la vérité s’y trouve révélée.

A travers cette représentation spatiale de la conscience de Norman, Hitchcock procède à une étonnante mise en abyme (l’exploration de la maison dans ses recoins s’apparente à une investigation psychanalytique) qui fait partie du récit, l’éclaire et l’enrichit. De façon éminemment indirecte et allusive, la circulation de Marion dans la maison annonce et prépare l’explication pénétrante du psychiatre."

Le reste de l'étude est à lire au lien suivant :
http://realink.org/c-arbre/consulter_attachements.php?docref=416




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