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ARTICLE DE LIBERATION

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Barbet Schroeder

  

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Posté le 29/09/2006 à 14:06

ARTICLE DE LIBERATION



Pour info l'article de Libération





Iñaki Pardo/Festival de Saint-Sébastien

Barbet Schroeder où les surprises sur prises


«Ma carrière cinématographique n'a pas d'orientation, de direction unique. J'aime changer à chaque film, prendre un chemin tout à fait différent de celui qui a précédé. Mon objectif est de surprendre», dit le réalisateur français auquel le festival de Saint-Sébastien consacre une rétrospective.

Par Edouard WAINTROP (envoyé spécial à Saint-Sébastien)
LIBERATION.FR : Mercredi 27 septembre 2006 - 16:29

Chaque année, il y a deux grandes rétrospectives à Saint-Sébastien, l'une consacrée à un grand ancien (cette année Ernst Lubitsch), l'autre à un réalisateur encore en activité. Dans cette catégorie, c'est Barbet Schroeder qui est célébré en 2006. Bon choix, Schroeder est un metteur en scène étonnant, le seul, avec peut-être Louis Malle, qui, issu du renouveau du cinéma français des années 50 et 60, a su traverser l'Atlantique, y diriger des films qui ont été des succès. Et il a ainsi pu, de More au Mystère Von Bülow ou à la Vierge des tueurs, faire le cinéma de ses rêves, entre le cinéma commercial et d'auteur.

Schroeder commence sa carrière comme élément discret et important de la Nouvelle Vague. Il produit la Boulangère de Monceau, la Carrière de Suzanne, deux court-métrages de Rohmer, et toujours du même la Collectionneuse (1967), Ma Nuit chez Maud (1969), le Genou de Claire (1970). Et aussi Out One, Noli Me Tangere (1971) de Jacques Rivette, la Paloma de Daniel Schmid (1974) et la Maman et la putain de Jean Eustache (1973). Entre-temps, en 1969, il a tourné son premier long-métrage, More, une fiction qui baigne dans les milieux hippies et de la drogue (entre Paris et Ibiza) et dont le succès est retentissant. Le comparse essentiel devient un protagoniste du cinéma européen. Il commence alors à prendre le public et les spécialistes à revers. Passant au documentaire, pour un chef d'œuvre du genre, Général Idi Amin dada (1974), revenant à la fiction avec Maîtresse (1976)...

Les années 80 marquent un tournant essentiel : Schroeder part aux Etats-Unis. Pendant cinq ans, à Los Angeles, il met en scène des vidéos courtes avec Charles Bukowski, dont il a découvert les livres en 1978, pendant le tournage de Koko, le gorille qui parle. Revoir aujourd'hui en continu ces interviews, parfois agités, alcoolisés, ou violents du poète et romancier (Postier, Contes de la folie ordinaire) est à la fois extraordinaire et éprouvant. Quatre heures de coq-à-l'âne, ce n'est pas simple à ingurgiter. D'autant qu'on y sent le désespoir cirrhosé d'un sexagénaire qui ne croit plus en rien, ne fut-ce qu'à l'amour, d'un écrivain vieillissant qui cache son angoisse derrière une trivialité assumée. Même quand il pose des questions, Schroeder sait se faire pur témoin, ne pas en rajouter, épouser la forme du haïku qui va si bien à son interlocuteur. Les Bukowski Tapes restent un témoignage formidable plein d'émotions fortes.

Après cette approche, en 1987, le réalisateur européen (mais né à Téhéran et élevé en partie en Colombie) est prêt à s'attaquer à Barfly sur un scénario de Bukowski. L'histoire d'un jeune poète aussi alcoolique que son modèle, qui passe sa vie, agrippé au zinc du Golden Horn, un bar de Hollywood, buvant, invectivant d'autres ivrognes et se bagarrant. Il rencontre une femme, Wanda, qui lui ressemble. Ce qui est émouvant dans le film de Barbet Schroeder, c'est la façon dont il filme Mickey Rourke et Faye Dunnaway avec leurs fêlures. Le film tout entier est empreint de cette fragilité, de la menace de folie qui plane sur leur tête. C'est la meilleure adaptation de l'univers de l'écrivain « loser », même si les Contes de la folie ordinaire, tourné six ans auparavant par Marco Ferreri, ne manque pas non plus de qualités.

Un peu oublié (injustement, pourrait-on ajouter), Bukowski est-il en train de revenir en grâce ? On pourrait le croire. Pour voir les quatre heures de bandes vidéo, il y avait une salle pleine, composée à 90% de jeunes spectateurs espagnols. On apprend de plus que le personnage principal du prochain film de Carlos Sorin, le réalisateur d'El Camino de San Diego et d'Historias Minimas, sera une sorte de poète américain imbibé et très non conformiste (toute ressemblance etc.). Débarquant un jour à Buenos aires, il fait la connaissance de son traducteur, un bonhomme duquel il aura des difficultés à se faire comprendre...

Schroeder ne s'est pas arrêté à Bukowski. La suite de sa carrière est impressionnante. Par exemple, il réussit avec le Mystère von Bülow (1990) un thriller impressionnant avec des acteurs, Glenn Close, Ron Silver et Jeremy Irons au sommet de leur art. Dans un autre genre, et tourné dans un autre pays, en Colombie en 2000, la Virgen de los Sicarios, est un magnifique et cruel film noir et d'amour inspiré du livre de Fernando Vallejo. Dans l'avenir, ce cinéaste au regard d'analyste pense réaliser un documentaire. Dans une confession faite au Diario Vasco, le quotidien de Saint Sébastien, il explique : « Ma carrière cinématographique n'a pas d'orientation, de direction unique. J'aime changer à chaque film, prendre un chemin tout à fait différent de celui qui a précédé. Mon objectif est de surprendre. Cela ne me plairait pas d'être catalogué... »
Pour découvrir Barbet Schroeder, un livre vient de sortir en espagnol, produit par le festival et la cinémathèque de Saint Sébastien, écrit par une bande de critiques ibériques : Barbet Schroeder, itinerarios y dilemas, collectif, sous la responsabilité de Quim Casas et de Joan Pons 147 pages, 20 euros.
Le site du festival de Saint-Sébastien


http://www.liberation.fr/culture/cinema/207104.FR.php



http://20six.fr/lecoinducinephage


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Posté le 29/09/2006 à 17:47

 - En réponse à DrGenessier (Voir le message du 29/09/2006 à 14:07)


LA VIERGE DES TUEURS !! Terrible ce film !! Mais beaucoup de films inégaux aussi dans sa carrière américaine ( Calculs Meurtriers, Barfly, JF Partagerait appartement, L'Enjeu...) et du très bon Kiss Of Death et La Vierge des Tueurs !



"TOUT CE QUE NOUS CROYONS OU VOYONS N'EST-IL QU'UN REVE DANS UN REVE " Edgar Allan Poe


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Posté le 12/10/2009 à 17:38


=================== SON BOX-OFFICE FRANCE ===================





15 films - 6 383 697 spectateurs
-1969 : More (2 141 534)
-1992 : JF partagferait appartement (795 278)
-1972 : La vallée (511 029)
-1987 : Barfly (507 607)
-2002 : Calculs meurtriers (458 062)
-1991 : Le mystère Von Bulow (397 479)
-1976 : Maîtresse (353 815)
-1995 : Kiss of death (299 824)
-1998 : L'enjeu (298 965)
-1974 : Général Idi Amin Dada (250 187)
-2007 : L'avocat de la terreur (139 777)
-2000 : La vierge des tueurs (110 631)
-2008 : Inju, la bête dans l'ombre (75 391)
-1978 : Koko le gorille qui parle (44 118)
Box-office non trouvé
-1996 : Before and after ** ***

>> Le million : le million !.... a peine 1 film au dessus du million et encore cela fait très longtemps et pas le plus connu. Chose étonnante...

==============================================================



http://centropholics.miniville.fr/
Le Petit Monde de R. Emmerich :
http://www.allocine.fr/communaute/forum/message_gen_nofil=406954&cfilm= ..(tronquée)..



  

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