Auteur | Message |
| . |
| | Posté le 29/10/2010 à 15:14 De Marcello le séducteur au tragigue de Mastroianni !
Casanova 70 (1964) de Mario Monicelli

Synopsis : Séducteur impénitent lassé de la facilité de ses innombrables conquêtes, Andrea ne parvient plus à éprouver le désir sexuel que lorsqu’il se retrouve dans une situation menaçante ou périlleuse. Devant les proportions prises par ses mises en danger suscitées par son trouble libidinal, il décide donc de consulter un psychanalyste...

Critique : Cette comédie italienne où Marcello Mastroanni s'en donne comme vous vous en doutez certainement à coeur joie dans le rôle-titre provoque indubitablement quelques éclats de rire francs. Reste que ces derniers, le talent unique de son interpréte principal ainsi que le charme de ses partenaires féminines ne suffisent pas à masquer les lourdeurs du scénario et puis surtout chose impardonnable pour une comédie italienne, son manque de piquant et de profondeur. De plus, le mythe qui donne son nom au film n'est pas franchement très exploité. Le résultat aurait pu être très facilement meilleur, surtout de la part du réalisateur du "Pigeon", dommage.
Note : 08/20 (**)

Scarlett: Rhett... if you go, where shall I go, what shall I do? Rhett Butler: Frankly, my dear, I don't give a damn. (Autant en emporte le vent)
|
| . |
| | Posté le 29/10/2010 à 15:16Casanova 70 (1964) de Mario Monicelli

Synopsis : Séducteur impénitent lassé de la facilité de ses innombrables conquêtes, Andrea ne parvient plus à éprouver le désir sexuel que lorsqu’il se retrouve dans une situation menaçante ou périlleuse. Devant les proportions prises par ses mises en danger suscitées par son trouble libidinal, il décide donc de consulter un psychanalyste...

Critique : Cette comédie italienne où Marcello Mastroianni s'en donne comme vous vous en doutez certainement à coeur joie dans le rôle-titre provoque indubitablement quelques éclats de rire francs. Reste que ces derniers, le talent unique de son interpréte principal ainsi que le charme de ses partenaires féminines ne suffisent pas à masquer les lourdeurs du scénario et puis surtout chose impardonnable pour une comédie italienne, son manque de piquant et de profondeur. De plus, le mythe qui donne son nom au film n'est pas franchement très exploité. Le résultat aurait pu être très facilement meilleur, surtout de la part du réalisateur du "Pigeon", dommage.
Note : 08/20 (**)

Scarlett: Rhett... if you go, where shall I go, what shall I do? Rhett Butler: Frankly, my dear, I don't give a damn. (Autant en emporte le vent) |
| . |
| | Posté le 06/11/2010 à 16:13 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 29/10/2010 à 15:16)LES NUITS BLANCHES

Ma critique:
Après la grosse déception qu'aura été, pour moi, " Rocco et ses frêres ", je m'apprétais à visionner ce long métrage de Luchino Visconti avec une certaine anxiété, mais au final, je me suis retrouvé à voir une oeuvre vraiment touchante et bien réussi dans son ensemble. L'histoire de ce mélodrame que réalisa le cinéaste italien en 1957, est assez émouvante, en grande partie grâce à son duo principal qui est composé de l'excellent Marcello Mastroianni et de l'adorable Maria Schell, et le tout se regarde donc avec beaucoup d'intêret du début jusqu'à une fin, il faut l'avouer, bien déchirante. La photographie en noirt et blanc est également une belle réussite, et rend d'ailleurs l'oeuvre à la fois bien inquiétante et étrange, mais aussi d'une grande tendresse sur certaines séquences. Une très belle réussite en ce qui me concerne.

3,5* 15,5/20 94ème de mon top des années 1950. 12ème de mon top de l'année 1957. 109ème/381 de mon top des films découvert en 2010.
http://www.critikat.com/Nuits-blanches.html
top 3 des films vu en Octobre :
1- Ivan le Terrible - 1945 (4,5*) 2- Le Chant de Bernadette - 1943 (4,5*) 3- Alexandre Nevski - 1938 (4,5*) |
| . |
| | Posté le 16/11/2010 à 20:21 - En réponse à tomcinema (Voir le message du 06/11/2010 à 16:14)Jean Marais et Marcello ...il faut vraiment que je vois ce film ...ce long-métrage m'était complètement passé à côté ! |
| . |
 | déconnecté |
un visiteur |
| | Posté le 27/11/2010 à 17:25Hmmm, j'ai été déçue par Les Yeux Noirs, et encore plus par Casanova 70. C'est simple, c'est le seul film que je n'ai pas vraiment aimé de tous ceux que j'ai pu voir avec Mastroianni.
Sans parler de ses "meilleurs films", ses meilleurs "rôles" sont probablement dans Drame de la Jalousie, Le Bel Antonio, Huit et Demi, Une Journée Particulière et La Cité des Femmes. Cela reste purement subjectif, j'ai bien conscience qu'il y en a de nombreux autres.
[url=http://zero-janvier.blogs.allocine.fr/index.blog?blog=zero-janvier&tool=album&albumID=7522]Quelques photos particulièrement belles.[/url]"Quelle vanité de croire que vos erreurs serviraient de leçon. Et pour vous qu'importe ce ravaudage des lambeaux de votre vie, de vos souvenirs et de ces personnes que vous n'avez pas su aimer." |
| . |
 | déconnecté |
un visiteur |
| | Posté le 27/11/2010 à 17:26 - En réponse à un visiteur (Voir le message du 27/11/2010 à 17:26)"Quelle vanité de croire que vos erreurs serviraient de leçon. Et pour vous qu'importe ce ravaudage des lambeaux de votre vie, de vos souvenirs et de ces personnes que vous n'avez pas su aimer." |
| . |
| | Posté le 28/11/2010 à 20:31 - En réponse à un visiteur (Voir le message du 27/11/2010 à 17:26)Idem, assez déçu par Les Yeux Noirs ! |
| . |
| | Posté le 01/12/2010 à 09:14La chronique des pauvres amants
En 1925, la vie d'un petit quartier qui se débat pour survivre. Les drames personnels se mèlent à l'histoire et les habitants du quartier dirigé par "Madame" doivent faire face à la montée du fascisme. On observe les amours contrariées de jeunes gens, les disputes de ses habitants qui doivent subir un climat de suspicion parmi ceux qui étaient autrefois des proches.


|
| . |
| | Posté le 02/12/2010 à 07:13 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 29/10/2010 à 15:16) |
| . |
| | Posté le 05/12/2010 à 11:51La Dolce Vita (1960) de Federico Fellini

Synopsis : Le chroniqueur Marcello fait le tour des lieux à scandale pour alimenter les potins d'un journal à fort tirage. Il rencontre une faune corrompue et dérisoire qui feint de s'amuser et dissimule mal son ennui...

Critique : Un des films les plus célèbres de tous les temps et aussi le film le plus connu du cinéma italien. Ce n'est pas un film à scénario mais plutôt une suite de séquences d'un intérêt inégal ayant comme centre le personnage de chroniqueur magistralement incarné par Marcello Mastroianni. Que retenir de ces presque trois heures de séquences ??? Certaines scènes qui méritent leurs places au Panthéon du cinéma : Anita Ekberg dans la Fontaine de Trevi bien sûr, la démarche d'Anouk Aimée dans le château qui s'apparente à un glissement voluptueux, le vol en hélicoptère avec la statut du Christ et les deux apparitions de la jeune fille le tout avec la musique vive mais faussement gaie du grand Nino Rota. Fellini a réalisé le témoignage d'une époque que l'on aurait bien voulu connaître malgré tout et un film prophétique sur le journaliste à scandales qui est amusant quand il s'intéresse aux potins sur les stars mais franchement ignoble quand il s'agit d'une mère de famille qui s'apprête à apprendre l'horreur en passant par une approche sur le désoeuvrement et le vide existentiel. Une oeuvre mythique d'une grande richesse.
Note : 17/20 (****)

"It is so difficult to make a neat job of killing people with whom one is not on friendly terms." (Dennis Price dans "Noblesse oblige") |
| . |
| | Posté le 08/01/2011 à 21:43 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 05/12/2010 à 11:52)Magnifique, la Dolce Vita ! Mais j'ai préféré Anouk à Anita ! |
| . |
| | Posté le 09/01/2011 à 15:53 - En réponse à tietie007 (Voir le message du 08/01/2011 à 21:43)Franchement moi aussi, et puis Anouk Aimée est franchement plus dans le style d'actrice que j'aime. "It is so difficult to make a neat job of killing people with whom one is not on friendly terms." (Dennis Price dans "Noblesse oblige") |
| . |
| | Posté le 09/01/2011 à 15:56 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 09/01/2011 à 15:54)elle a un peu le visage piintu Goedendag aan allemaal en veel geluk ! |
| . |
| | Posté le 09/01/2011 à 15:58 - En réponse à AMCHI (Voir le message du 09/01/2011 à 15:56)C'est pas l'actrice que j'aime le plus. Mais contrairement à Anita Ekberg (c'est sûrement sympa de passer une nuit avec elle après une soirée de beuverie mais sans plus), cela me dérangerait pas d'en faire une maîtresse à long terme et puis je ne trouve son visage pas si pointu que cela."It is so difficult to make a neat job of killing people with whom one is not on friendly terms." (Dennis Price dans "Noblesse oblige") |
| . |
| | Posté le 09/01/2011 à 16:03 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 09/01/2011 à 15:58)
Citation : c'est sûrement sympa de passer une nuit avec elle après une soirée de beuverie mais sans plus
à l"époque du moins car elle a atrocement mal vieilli Goedendag aan allemaal en veel geluk ! |
| . |
| | Posté le 09/01/2011 à 16:05 - En réponse à AMCHI (Voir le message du 09/01/2011 à 16:04)Oui, bien sûr que je parle à l'époque. J'ai vu des photos récentes d'elle "It is so difficult to make a neat job of killing people with whom one is not on friendly terms." (Dennis Price dans "Noblesse oblige") |
| . |
| | Posté le 15/01/2011 à 22:17 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 09/01/2011 à 15:58)Apparemment Anita était chaude bouillante, selon le témoignage d'un chauffeur de taxi ! |
| . |
| | Posté le 03/04/2011 à 11:01Drame de la jalousie (1970) d'Ettore Scola

Synopsis : Oreste, un maçon, est jugé à Rome pour avoir tué à coups de ciseaux une jeune fleuriste, Adélaïde. L'histoire révèle qu'il en était fou amoureux mais a commis l'erreur de lui présenter son ami Nello...

Critique : Le fait de choisir une histoire tout ce qu'il y a de dramatique pour en faire une comédie très caustique est une très bonne idée. Surtout qu'Ettore Scola et ses deux co-scénaristes Age et Scarpelli ne manquent pas d'imagination pour ce qui est de créer de gags pour la plupart tordants. Mais le film est un peu long à démarrer et accuse parfois des fautes de rythme ce qui gâche un peu le plaisir. Cela n'empêche nullement celui-ci d'être très amusant surtout que les trois comédiens principaux sont totalement à la hauteur de la tâche. Je ne soupçonnais nullement Giancarlo Giannini d'être aussi à l'aise dans le registre comique. Monica Vitti, loin de ses personnages très réfrigérants des films d'Antonioni, maîtrise à la perfection ce décalage qui font les grandes actrices de comédie. Quand à Marcello Mastroianni, en plouc crado, peu futé mais très attachant, il s'en donne à coeur joie et donne une de ses interprétations énormes (dans le bon sens du terme!) dont il avait le secret. Très divertissant.
Note : 14,5/20 (***)

"It is so difficult to make a neat job of killing people with whom one is not on friendly terms." (Dennis Price dans "Noblesse oblige") |
| . |
| | Posté le 03/04/2011 à 11:04Drame de la jalousie (1970) d'Ettore Scola

Synopsis : Oreste, un maçon, est jugé à Rome pour avoir tué à coups de ciseaux une jeune fleuriste, Adélaïde. L'histoire révèle qu'il en était fou amoureux mais a commis l'erreur de lui présenter son ami Nello...

Critique : Le fait de choisir une histoire tout ce qu'il y a de dramatique pour en faire une comédie très caustique est une très bonne idée. Surtout qu'Ettore Scola et ses deux co-scénaristes Age et Scarpelli ne manquent pas d'imagination pour ce qui est de créer de gags pour la plupart tordants. Mais le film est un peu long à démarrer et accuse parfois des fautes de rythme ce qui gâche un peu le plaisir. Cela n'empêche nullement celui-ci d'être très amusant surtout que les trois comédiens principaux sont totalement à la hauteur de la tâche. Je ne soupçonnais nullement Giancarlo Giannini d'être aussi à l'aise dans le registre comique. Monica Vitti, loin de ses personnages très réfrigérants des films d'Antonioni, maîtrise à la perfection ce décalage qui font les grandes actrices de comédie. Quand à Marcello Mastroianni, en plouc crado, peu futé mais très attachant, il s'en donne à coeur joie et donne une de ses interprétations énormes (dans le bon sens du terme!) dont il avait le secret. Très divertissant.
Note : 14,5/20 (***)

"It is so difficult to make a neat job of killing people with whom one is not on friendly terms." (Dennis Price dans "Noblesse oblige") |
| . |
| | Posté le 28/08/2011 à 15:06

Ce film est une commande de l'ONU pour dénoncer le fléau de la drogue et montrer comment y lutter, ce qui d'emblée nous frappe avec Opération opium c'est son casting fabuleux mais malheureusement qui dit distribution de rêve (voici quelques noms Brynner, Hayworth, Mastroianni, Sharif...) n'est pas synonyme de grand film pour autant. Scénarisé en partie par Ian Fleming (il mourut durant l'écriture du scénario) et mise en scène par Terence Young (père de 3 James Bond dont le tout premier) Opération opium est un film sympathique à regarder mais jamais emballant, le rythme est pépère et jamais palpitant. A voir essentiellement pour son casting.
2 étoiles
http://www.devildead.com/histoiresdetournages/index.php?idart=18

Goedendag aan allemaal en veel geluk ! |
| . |
| | Posté le 28/08/2011 à 15:16 - En réponse à AMCHI (Voir le message du 28/08/2011 à 15:07)

Goedendag aan allemaal en veel geluk ! |
| . |
| | Posté le 28/08/2011 à 20:22 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 03/04/2011 à 11:04)oui tu a vu ce film ? |
| . |
| | Posté le 01/09/2011 à 06:49Marcello était l'acteur anti-actorstudio typique, et je me rappelle d'un interview où il se foutait de la "méthode", avouant qu'il ne travaillait jamais un rôle particulièrement, laissant voguer son goût de l'impro ! |
| . |
| | Posté le 02/09/2011 à 10:45Divorce à l'italienne (1961) de Pietro Germi

Synopsis : Un noble sicilien veut se remarier, mais comme le divorce est illégal en Italie, il fait tout pour que sa femme tombe amoureuse d’un autre homme, pour pouvoir les surprendre ensemble, la tuer et n’avoir qu’une peine légère pour crime d'honneur[1].

Critique : "Divorce à l'italienne" est la confirmation définitive que les italiens sont avec les anglais les grands manitous de la satire sociale. Déjà emballé par l'hyper-caustique "Signore e Signori", ce film fait très largement regretter que Pietro Germi soit aujourd'hui un cinéaste beaucoup trop oublié. D'autant plus que là non plus il ne néglige en rien de dézinguer très soigneusement chacune des fondations de la Société italienne en particulier l'institution du mariage qui n'a jamais eu à subir un contrecoup aussi fort au cinéma et ceux jusqu'à la dernière scène. Le scénario est en plus parfaitement mené exploitant une brillante idée de départ, avec juste un seul petit bémol [ATTENTION MEGA-SPOILER DE LA MORT QUI VA DECHIRER TA MERE, TON CHAT, TON CHIEN ET TON CANARI] le moment entre la scène où la femme du personnage principal se barre avec son amant et celui de l'assassinat de cette même chère épouse traîne un peu en longueur [ATTENTION FIN DU MEGA-SPOILER DE LA MORT QUI VA DECHIRER TA MERE, TON CHAT, TON CHIEN ET TON CANARI], mais des comédies aussi réussies dans la satire c'est rare donc on ne va surtout pas s'en plaindre. D'autant plus qu'entouré de l'excellente Daniela Rocca avec ses hilarants et agaçants "Fefe" et de la très jeune et fraîche Stefania Sandrelli, Marcello Mastroianni est absolument génial et au sommet de son immense talent dans le rôle principal (le seul type capable de te faire rire rien qu'en traversant nonchalamment un train avec des lunettes de soleil !!!). Une des grandes heures non seulement du cinéma italien mais aussi de la satire sociale.
Note : 17/20 (****)

"It is so difficult to make a neat job of killing people with whom one is not on friendly terms." (Dennis Price dans "Noblesse oblige") |
| . |
| | Posté le 03/10/2011 à 16:24 - En réponse à Zarbondu74 (Voir le message du 28/08/2011 à 20:23)il doit l'avoir vu sur Ciné Classic Goedendag aan allemaal en veel geluk ! |
| . |
| | Posté le 03/10/2011 à 16:24

Sans être soporifique je dois avouer que j'ai vraiment eu du mal à rentrer dans Les Nuits blanches et même si Visconti a magnifiquement récrée une ville neigeuse l'histoire de Les Nuits blanches ne m'a pas pris un seul instant.
2 étoiles
Goedendag aan allemaal en veel geluk ! |
| . |
| | Posté le 26/10/2011 à 12:53Hier, aujourd'hui et demain (1963) de Vittorio De Sica

Synopsis :
Adelina A Naples, hier : poursuivie par la police pour contrebande, Adelina Sbaratti cherche un moyen d’éviter la prison. Découvrant que la loi italienne interdit à une femme enceinte d’être incarcérée, elle demande donc à son mari Carmine de lui faire enfant sur enfant… Jusqu’à l’épuisement de celui-ci...
Anna A Milan, aujourd’hui : l’épouse d’un riche industriel napolitain s’offre une virée en voiture avec son amant...
Mara A Rome, demain : une splendide prostituée séduit malgré elle son jeune voisin, pourtant aspirant prêtre. A la demande de la grand-mère de celui-ci, et avec l’aide de l’un de ses habitués, elle va tenter de remettre le jeune homme sur la voie du Seigneur...

Critique : De ces trois sketches, ce que l'on retient surtout, outre une photographie splendide et très moderne de Giuseppe Rotunno, c'est la très grande complicité qui transpire entre les deux acteurs principaux de chacun des sketches, Marcello Mastroianni et Sophia Loren, l'un complétant merveilleusement l'autre et trouvant toujours le détail-qui-tue. Autrement pour la qualité des sketches, le premier est un peu long mais est loin de manquer d'ironie et dégage beaucoup de chaleur ; le second, malgré une introduction originale en plan subjectif et en voix-off pour entendre les pensées du personnage et le fait que ce soit adapté d'une nouvelle d'Alberto Moravia, s'avère assez conventionnel ; le troisième aussi souffre de cela mais se montre très drôle et de plus elle contient la séquence culte du film à savoir le fameux strip-tease. Malgré ses défauts mais grâce à sa superbe photo et son formidable duo d'acteurs, "Hier, aujourd'hui et demain" est très plaisant à regarder.
Note : 14/20 (***)

"Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité." (Charles-Maurice de Talleyrand)
|
| . |
| | Posté le 11/11/2011 à 12:05Aujourd'Hui, Demain Et Après-demain (1965) de Marco Ferreri, Eduardo De Filippo et Luciano Salce

Synopsis : Trois épisodes paradoxaux décrivant la crise du couple dans l'Italie des années 60. Un jeune industriel possède tout ce qu'un homme peut désirer, mais il est obsédé par une question : jusqu'à quel point peut-on gonfler un ballon ?... Alors que le professeur Profili est invité chez les Rossi, il se rend rapidement compte que le mari tire régulièrement sur sa femme avec un pistolet chargé à blanc... Las de sa femme dépensière, un employé de banque décide de la vendre à un riche cheikh...

Critique : Trois sketches, trois rôles pour le génial Marcello Mastroianni qui n'a jamais été aussi grandiose que dans le ridicule et qui là est très bien servi. Premier skecth, celui réalisé par Marco Ferreri, où notre cher Marcello néglige totalement sa fiancée obsédé par une question d'une importance capitale : jusqu'à quel point peut-on gonfler un ballon ??? Une touche insolite pour un sketch un peu longuet mais bien évidemment admirablement servi par son comédien. Deuxième sketch, celui de Rafael Razcona, certainement et de loin le plus faible des trois, où se demande pourquoi le personnage de Marcello est présenté comme un physicien proche du Prix Nobel ayant des tics puisque ça ne sert pas l'intrigue. Celle-ci trouve un peu d'intérêt par le fait que c'est un témoignage d'époque où l'homme a de plus en plus de mal à contrôler la femme qui commence très sérieusement à vouloir imposer son indépendance. Reste que celui devient vite lassant par son côté répétitif. Le troisième sketch, celui d'Eduardo De Fillipo, où Marcello tente de vendre sa superbe épouse à un cheikh, est le meilleur et le plus jouissif des trois. L'acteur est au sommet du ridicule, c'est-à-dire de son art. Quand à la chute finale, qu'on ne voit du tout pas venir, elle est hilarante.
Note : 14/20 (***)

"Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité." (Charles-Maurice de Talleyrand)
|
| . |
| | Posté le 06/12/2011 à 13:15Pères et fils (1957) de Mario Monicelli

Synopsis : Une infirmière travaille à domicile pour aider son mari, employé au zoo de Rome. Elle fait la connaissance de plusieurs personnes, dont Marchetti, malheureux parce que sa femme ne peut avoir d'enfants, et de Corallo, grand couturier qui décide de laisser son entreprise à son fils pour se payer du bon temps...

Critique : Très bonne idée de consacrer un film sur plusieurs cas concernant les relations comme le titre l'indique entre pères et fils. Surtour quand le type qui est derrière la caméra s'appelle Mario Monicelli et que devant il dirige un casting plus qu'alléchant. Il y a beaucoup de moments d'une belle drôlerie. Mais il y a un gros blème. C'est que c'est hyper mal équilibré. Soit on part trop longtemps sur un cas, soit on n'y part pas assez à l'instar du couple formé par Franco Interlenghi et Antonella Lualdi qu'on voit un court instant au début et qui promet une histoire intéressante mais qu'on ne revoit finalement qu'un autre très court instant à la fin. Et de plus, il manque d'un véritable fil conducteur entre les différents personnages. Une note un peu sévère pour cette comédie mais avec une écriture plus rigoureuse on aurait pu facilement en faire un grand film.
Note : 9/20 (**)

"Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité." (Charles-Maurice de Talleyrand)
|
| . |
| | Posté le 16/12/2011 à 11:22Les Joyeux Fantômes (1961) d'Antonio Pietrangeli

Synopsis : Quatre fantômes, de la famille Roviano, mènent une existence agréable à Rome, dans le palais du vieux prince Annibale di Roviano, leur descendant, qui s'accomode très bien de leur compagnie. Leur quiétude est cependant troublée par l'arrivée d'un agent immobilier sans scrupule, qui est prêt à tout pour obtenir la maison puis la démolir. Les spectres, aidés par le propriétaire du palais, vont faire montre d'une belle créativité pour préserver les lieux qu'ils aiment hanter...

Critique : Une comédie fantastique à l'italienne qui ne manque pas d'un aspect satirique, en particulier dans sa représentation des fonctionnaires très facilement corruptibles, mais qui s'avère très décevante malgré cela et un casting de prestige. Le film met beaucoup trop de temps à rentrer dans le vif du sujet et une fois rentré dedans on ne peut pas dire qu'on use ses zygomatiques à cause d'un scénario peu entraînant, et Vittorio Gassmann qui déjà n'apparaît que très tardivement est sous-employé. Marcello Mastroianni au moins s'amuse dans un triple rôle même si hélàs on sent bien que le génie de l'acteur n'a pas aussi exploité qu'il aurait pu l'être. On n'ose imaginer quelle oeuvre excellente un Monicelli, un Risi ou même mieux encore un Germi aurait pu réaliser avec un tel sujet.
Note : 8/20 (**)

"Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité." (Charles-Maurice de Talleyrand)
|
| . |
| | Posté le 04/01/2012 à 17:08 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 16/12/2011 à 11:23)


Massacre in Rome montre l'horreur de la 2nd GM avec une terrible représaille des Allemands après une attaque des résistants romains à l'encontre de SS. Bénéficiant d'un casting de choix ce film souffre par contre d'une mise en scène par toujours à la hauteur de son sujet car si ce fait historique a tout à fait sa place au cinéma le manque de puissance de la réalisation altère le côté intensément dramatique de l'histoire.
3 étoiles
Goedendag aan allemaal en veel geluk ! |
| . |
| | Posté le 04/01/2012 à 17:11 - En réponse à AMCHI (Voir le message du 04/01/2012 à 17:09)


Le départ est pas mal et la fin aussi en fait seules les 20 premières minutes et les 20 dernières minutes D'Amour et de sang sont réellement réussies entre c'est plutôt inégal. Une évocation de la Sicile avec l'arrivée du fascisme et un trio amoureux (2 hommes amoureux de la même veuve) mais tout cela s'emmêle de manière pas toujours heureuse dommage car les idées sont là. Mais on est loin de la puissance de 1900 par exemple.
2.5 étoiles
Goedendag aan allemaal en veel geluk ! |
| . |
| | Posté le 24/03/2012 à 12:55La Femme du prêtre (1970) de Dino Risi

Synopsis : Valeria Billi, jeune femme de trente-cinq ans, découvre que Maurizio, l'homme qu'elle aime sans retour, est marié. Désespérée par une situation qu'elle juge insoluble, elle décide de mettre fin à son existence. Elle est sur le point de prendre des somnifères lorsqu'elle a l'idée de téléphoner à une association d'entraide. Don Mario, l'homme qui décroche, tente de la réconforter, mais ses efforts sont vains : la jeune femme avale bientôt plusieurs cachets. Après un appel du prêtre aux urgences, Valeria est immédiatement emmenée à l'hôpital où elle est sauvée. Elle demande à voir l'homme qui lui a parlé au téléphone et voit arriver un prêtre...

Critique : L'alchimie parfaite entre Marcello Mastroianni et Sophia Loren ne suffit pas toujours à sauver un film, et c'est le cas ici. Dino Risi, qui au meilleur de sa forme pouvait être un réalisateur des plus sarcastiques bien dans la bonne vieille tradition de la grande comédie italienne, avait matière à se moquer de l'Eglise à travers le sujet du célibat des prêtres, question épineuse encore aujourd'hui pour cette dernière, mais passe totalement à côté de ses possibilités ne faisant reposer les scènes comiques, ou qui essayent d'être comiques pour la plupart, des trois premiers quarts uniquement sur son duo de stars. Quand le film prend enfin une tonalité critique sur la fin, ça sombre de manière inexplicable dans le dramatique et perd alors vraiment tout intérêt. Une franche déception d'autant qu'il y avait largement de quoi donner un grand film.
Note : 6/20 (*)

"Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité." (Charles-Maurice de Talleyrand)
|
| . |
| | Posté le 28/03/2012 à 12:28 |
| . |
| | Posté le 05/05/2012 à 11:27Huit et demi (1963) de Federico Fellini

Synopsis : Un cinéaste dépressif fuit le monde du cinéma et se réfugie dans un univers peuplé de fantasmes.

Critique : Même si je lui préfère "La Strada" et surtout "La Dolce Vita", "Huit et demi" c'est du grand Fellini. Et dire d'un film de Fellini que c'est du grand Fellini n'est pas un mince compliment. Une oeuvre introspective où passé, présent et fantasmes s'entremêlent avec toute l'imagination visuelle légendaire du cinéaste qui s'épanouit, avec des situations qui nous parlent parce qu'on en a déjà vécu de similaires ou parce qu'on sent qu'on les vivra un jour ou l'autre (surtout si on a la mauvaise habitude de connaître parfois les affres de la dépression !!!). Marcello Mastroianni, alter ego du réalisateur, est bien sûr parfait ; cela n'en pouvait pas être autrement. Quand à Anouk Aimée, Claudia Cardinale et Barbara Steele, elles n'ont jamais été aussi fascinantes. A l'image de la farandole finale, la musique mémorable et tonitruante de Nino Rota achève d'emporter le tout dans un grand moment de cinéma.
Note : 17/20 (****)

"Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité." (Charles-Maurice de Talleyrand)
|
| . |
| | Posté le 09/05/2012 à 14:00Ils vont tous bien (1990) de Giuseppe Tornatore

Synopsis : Un employé de mairie à la retraite, Matteo Scuro, décide de jouer les touristes à travers l'Italie et de réunir ses cinq enfants, dissiminés dans tout le pays, autour d'une table. «Stanno tutti bene» raconte l'histoire de ce voyage dans une Italie inconnue des médias.

Critique : Le réalisateur de "Cinema Paradiso" Giuseppe Tornatore avec ce drame doux-amer veut suivre les traces d'un Ettore Scola mais se casse souvent la gueule. Ce qui empêche à "Ils vont tous bien" de fonctionner ce sont les lourdeurs qui émaillent l'ensemble. La mise en scène est trop appuyée et tape-à-l'oeil, certaines situations le sont aussi et même le jeu du grand Marcello Mastroianni pêche parfois par un excès de cabotinage. Heureusement que le talent inné, le charisme naturel et le capital sympathie de l'acteur limitent les dégâts. Mais de tout cela ressort des instants charmants à l'image des séquences avec la présence de Michèle Morgan qui contrastent par rapport à une grande partie du reste par leur sobriété.
Note : 9/20 (**)

"Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité." (Charles-Maurice de Talleyrand)
|
| . |
| | Posté le 15/05/2012 à 12:55Trois vies et une seule mort (1995) de Raoul Ruiz

Synopsis : A travers trois sketches entre cauchemar et comédie, l'histoire d'un homme affligé du syndrome de la personnalité multiple. Mais si, grâce à sa maladie, il dispose au moins de trois vies, il n'a hélas comme tout un chacun qu'une seule mort.

Critique : S'inspirant d'histoires vraies que Pierre Bellemare (qui est le narrateur du film !!!) a raconté, Raoul Ruiz fait un mélange entre trois d'entre-elles, insuffle une grosse dose d'absurdité à l'ensemble et fait interpréter un triple rôle qui n'en est en fait qu'un seul à Marcello Mastroianni. Cet exercice de style est peu habituel, réserve quelques courts instants captivants pour leur côté insolite et Mastroianni est l'acteur idéal pour porter sur ses épaules l'étrangeté de l'histoire, ou plutôt des histoires. Mais Raoul Ruiz n'a pas le talent d'un Buñuel pour manier l'absurdité avec fluidité, c'est souvent trop confus et les longueurs trop nombreuses, avec une mention pour la troisième histoire qui met des plombes à démarrer, d'où un certain ennui latent. A voir une fois éventuellement pour son aspect peu conventionnel.
Note : 8/20 (**)

"Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité." (Charles-Maurice de Talleyrand)
|
| . |
| | Posté le 22/05/2012 à 11:28La Chance d'être une femme (1955) d'Alessandro Blasetti

Synopsis : Antonietta, une jeune vendeuse, ne manque pas d'ambition. Elle a la ferme intention de réussir dans la vie. Son objectif : devenir vedette de cinéma. Photographiée par surprise au moment où elle raccrochait ses bas, elle voit son portait reproduit en première page d'un magazine tapageur...

Critique : Une comédie romantique à l'italienne qui manque très sérieusement de piment. Il faut bien dire que les rebondissements sont cousus de fil blanc, que la mise en scène d'Alessandro Blasetti est terne et ne fait rien pour donner de l'énergie à l'histoire ce qui ne fait que mieux en accentuer la faiblesse ; et puis surtout, chose impardonnable, il n'utilise pas toutes les possibilités, loin de là, qu'offre l'alchimie unique qu'il y a entre Sophia Loren et Marcello Mastroianni. Sans piquant, sans saveur, fadasse, bref un film anodin qui en dépit de son duo d'acteurs principaux s'oublie très vite.
Note : 6/20 (*)

"Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité." (Charles-Maurice de Talleyrand)
|
| . |
| | Posté le 22/06/2012 à 15:58 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 22/05/2012 à 11:28)


Non Les Yeux noirs n'est pas un chef-d'oeuvre mais quel beau film tout de même au romantisme tellement merveilleux par moment que cela en est presque douloureux souvent j'ai failli pleurer. C'est émouvant vraiment poignant car les plus belles histoires d'amour au cinéma sont souvent les plus malheureuses. On voyage dans ce film et l'on voit un grand Marcello Mastroianni, il y a un humour particuliers (peut-être slave). Que dire de plus sur Les Yeux noirs alors encore une fois ce film est magnifique ; jetez-vous dessus sans hésitation.
4 étoiles
Goedendag aan allemaal en veel geluk ! |
| . |
| | Posté le 22/06/2012 à 16:20


Plus je vois de films de Bolognini plus j'aime son cinéma, c'est dommage que ce cinéaste Italien ne connaît pas la même aura qu'un Visconti ou un Fellini car il est vraiment talentueux. Avec Vertiges je découvre une autre facette de ce réalisateur avec un film ayant une histoire particulière qui nous entraîne dans le sillon d'un asile rempli de fous et de folles aux moeurs assez débridées. Marcello Mastroianni incarne un docteur un peu atteint par la folie ambiante qui croît que la folie se transmet comme un virus (une conception à la mode à une époque), il semble totalement au service de son hospice et de ses malades ; Vertiges se déroule sous le règne du Duce et l'essentiel de l'action se passe dans l'hospice, les rares séquences à l'extérieur ne montre pas un dehors forcément plus raisonnable comme le final. Un film étrange ou on retrouve avec plaisir Mastroianni entourés de ravissantes actrice comme Marthe Keller ou la sublime Françoise Fabian ou encore Barbara Bouchet qui n'hésite pas à se dénuder.
4 étoiles
Goedendag aan allemaal en veel geluk ! |
| . |
| | Posté le 18/07/2012 à 16:45

Mais que sont venus faire dans cette galère Deneuve et Mastroianni, ils perdent leur temps et leur talent dans ce mauvais film de Ferreri. Une farce cinématographique qui est emmerdante dès ses 10 premières minutes, un mauvais film n'ayant aucun rythme et qui ne parvient à aucun instant à capter l'oeil du spectateur. Je n'ai peut-être rien compris aux propos de Liza mais pour ça il faudrait que le réalisateur se débrouille un minimum pour que son film soit attirant.



Goedendag aan allemaal en veel geluk ! |
| . |
 | déconnecté |
un visiteur |
| | Posté le 18/07/2012 à 20:19 - En réponse à AMCHI (Voir le message du 18/07/2012 à 16:45)
Citation : mauvais film de Ferreri C'est pas un pléonasme ??? |
| . |
| | Posté le 19/07/2012 à 16:19 - En réponse à un visiteur (Voir le message du 18/07/2012 à 20:19)pas faux Goedendag aan allemaal en veel geluk ! |
| . |
| | Posté le 02/10/2012 à 11:30What ? (1972) de Roman Polanski

Synopsis : Nancy, une jeune américaine, se réfugie dans la villa d'un vieil anglais, Noblart, pour échapper à un viol. Là, elle va rencontrer une galerie de personnages extravagants et hystériques...

Critique : On peut légitimement se poser la question si en faisant ce film Roman Polanski n'avait pas voulu se foutre de notre gueule ??? Scénario inexistant, rythme tout aussi inexistant, situations qui se veulent drôles mais qui ne le sont jamais. Venant d'un réalisateur de troisième ou quatrième zone, cela aurait passé ; mais venant d'un cinéaste qui a donné "Rosemary's Baby" et qui donnera "Chinatown", là c'est autre chose. Sans une interprétation globalement de qualité, on aurait pu même considérer ce "What ?" comme un navet. Un gros gadin dans une très carrière qui vaut mieux oublier vite, ce qui ne demande pas un effort considérable.


"Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer." (Beaumarchais) |
| . |
| | Posté le 08/12/2012 à 12:27 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 02/10/2012 à 11:31)L’Étranger (1967) de Luchino Visconti

Synopsis : Un homme reste insensible aux malheurs qui l'entourent et aux drames qu'il provoque, détruit par l'absurdité du monde dans lequel il vit.

Critique : Quand l'auteur de "La Peste" et le réalisateur du "Guépard" se rencontrent, ça donne un résultat raté tout simplement. Luchino Visconti non seulement peine sérieusement, malgré sa fidélité au texte, à transcrire l'univers du roman d'Albert Camus sur la pellicule mais pire encore n'arrive pas à imprimer un cachet viscontien à tout cela, à l'exception peut-être dans son côté reconstitution, le cinéaste étant exceptionnelle pour cela, surtout dans la séquence de la plage. La technique aussi est très loin d'être à la hauteur, les bruitages et les sons d'ambiance atteignant parfois le ridicule et la caméra abusant du zoom. De plus pour jouer une figure anonyme, fade, impersonnelle, le visage du plus célèbre acteur italien de tous les temps était très loin d'être le choix le plus pertinent ; il aurait fallu un comédien inconnu ou peu charismatique, un homme dans la foule comme l'avait fait King Vidor pour son film qui s'appelle "La Foule" justement. Reste quelques belles scènes malgré tout, comme le face-à-face avec le prêtre, et quelques bons seconds rôles, comme la sublime Anna Karina.


"Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer." (Beaumarchais) |
| . |
| | Posté le 04/02 à 18:14 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 08/12/2012 à 12:28)Dans la terrasse,d'Ettore Scola (1980), en séducteur déchu,

|
| . |
| | Posté le 17/02 à 13:03La Nuit de Varennes (1982) d'Ettore Scola

Synopsis : Une nuit de juin 1791. Un carrosse quitte très discrètement le Palais-Royal. Intrigué, Nicolas Restif de la Bretonne, écrivain libertin, se lance à sa poursuite. Il se rend compte que Louis XVI et Marie-Antoinette sont en train de fuir Paris. S'il manque de peu la diligence, il parvient tout de même à se procurer un cheval, et s'emploie à suivre le couple royal. En chemin, il croise un chevalier, qui n'est autre que le grand Casanova vieillissant. Restif de la Bretonne et le célèbre séducteur poursuivent leur route ensemble et rejoignent enfin la diligence. Ils vont confronter leurs idées politiques avec celles des passagers, royalistes ou révolutionnaires...

Critique : Un casting royal si on peut employer ce terme ici pour un microcosme de personnages fascinants pour la plupart (Marcello Mastroianni choix idéal dans le rôle d'un Casanova goutteux et poudré proche du crépuscule, Jean-Louis Barrault la meilleure surprise du casting parfait en Restif de la Bretonne, Hanna Schygulla, Harvey Keitel, Daniel Gélin, Jean-Claude Brialy, dans un personnage bouffon et profond en même temps, et dans de petits rôles importants sur la fin Jean-Louis Trintignant et Michel Piccoli, uniquement sonore et jambier pour ce dernier !!!) et un contexte historique passionnant ; dommage qu'Ettore Scola ne maîtrise pas entièrement son oeuvre qui pâtit parfois d'un doublage médiocre pour certains comédiens, de nombreuses longueurs dans les dialogues ce qui fait que parfois on décroche carrément. Un film à l'atmosphère très prégnante de la fin d'un monde qui aurait mérité plus de rigueur.


"Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer." (Beaumarchais) |
| . |
| | Posté le 21/03 à 16:25

L'évasion de Louis XVI et sa famille aurait sans doute mérité un film plus merveilleux et peut-être plus spectaculaire que La Nuit de Varennes car si le film d'Ettore Scola bénéficie d'une prestigieuse distribution d'acteurs, d'une belle reconstitution historique, de beaux costumes sans oublier une très belle musique signée d'Armando Trovajoli niveau scénario c'est décevant. La Nuit de Varennes a tout simplement une histoire peu passionnante à suivre, l'aspect historique de cette épisode de la révolution française est trop délaissée, La Nuit de Varennes s'enfonce dans la bavardage, le ton est trop littéraire pour le cinéma.


Goedendag aan allemaal en veel geluk ! |
| . |
| | Posté le 21/03 à 16:55Mastroianni. Il est la dimension de Fellini, Visconti ... Nous ne pouvons pas séparer le meilleur du cinéma néoréaliste italien, sans oublier le grand Marcello Mastroianni. Depuis sa création jusqu'à ses derniers films, y compris "Ginger et Fred" de Fellini,il nous a donné le cœur et la comédie, le drame et l'âme. Mastroianni nos a vendu une sincérité réelle et l'authenticité de la vie dans toutes ses interprétations. Je n'oublierai jamais. Monsieur Marcello Mastroianni, vous serez toujours dans l'Historie du cinema. Merci pour rester vivant sans l'excuse du temps. |
| . |
| | Posté le 24/03 à 12:03 - En réponse à josiemetrowoldyn..... (Voir le message du 21/03 à 16:55) Goedendag aan allemaal en veel geluk ! |