Auteur | Message | | . | | | Posté le 03/08/2012 à 00:15 - En réponse à Loryniel (Voir le message du 01/10/2007 à 09:20)Le Top SIDNEY LUMET des internautes

Serpico La colline des hommes perdus 12 hommes en colère Un après midi de chien The Offense M15 dem Le crime de l'orient express A bout de course
| | . | | | Posté le 03/08/2012 à 00:21 - En réponse à herculanum (Voir le message du 03/08/2012 à 00:16)Je n'ai pas terminé mais le dernier c'est Gloria ! | | . | | | Posté le 03/08/2012 à 23:22Pour ceux que ça intéresse, voilà le classement que l'on obtient en prenant en compte les votes des uns et des autres jusqu'à présent :
1. 12 angry men : 292 pts 2. Serpico : 192 pts 3. Dog day afternoon ex-aequo avec Runing on Empty : 174 pts 5. Le Verdict : 129 pts 6. The Hill : 112 pts 7. Network : 86 pts 8. Prince of the City : 83 pts 9. The Offence : 78 pts 10. Before the devil knows you're dead : 67 pts 11. Murder on the Orient Express : 62 pts 12. Family business : 25 pts 13. Fail-Safe : 21 pts 14. Contre-enquête : 20 pts 15. Guilty as sin ex-aequo avec Find me guilty : 17 pts 17. The Fugitive Kind : 16 pts 18. Night falls on Manhattan : 12 pts 19. The Morning after : 9 pts 20. Deathtrap : 8 pts 21. The Deadly affair : 4 pts
Je ne sais pas s'il y a un code de points ou un barème "officiel" donc j'ai attribué 10 pts au premier, 8 pts au deuxième, 7 au troisième, 6 au quatrième et ainsi de suite jusqu'à la neuvième place, et le tout sans prendre en compte ceux qui ne citaient pas au moins 5 films afin de ne pas fausser le classement... | | . | | | Posté le 23/08/2012 à 09:541/ Serpico (4) - Un Aprés-Midi de Chien 3/ 12 Hommes en Colère (3,5) - 7h58 Ce Samedi-Là | | . | | | Posté le 22/10/2012 à 22:57 - En réponse à Bcar (Voir le message du 28/02/2012 à 23:47)1. A bout de course 2. Douze Hommes en colère 3. La colline des hommes perdus 4. Le Verdict 5. Serpico 6. Le Crime de l'Orient-Express"L'amour parfait est ce qu'il y a de plus magnifique au monde, mais de plus décevant aussi, car c'est plus qu'on ne peut exprimer" Charles Chaplin | | . | | | Posté le 02/12/2012 à 22:44 - En réponse à Bcar (Voir le message du 22/10/2012 à 22:58)

(en italiques : films découverts en salle à leur sortie)
Douze hommes en colère Modèle incontournable de film dialectique, qui dépasse admirablement l’artifice théâtral de sa situation pour atteindre à la réflexion universelle sur les questions de la responsabilité individuelle, de l’éthique face au doute et de la rigueur dans le cadre juridique. D’emblée, Lumet impose l’éloquence humanitaire de son propos par la maîtrise de ses moyens : le huis-clos est haletant, passionnant, bouscule les certitudes, fait évoluer le spectateur comme il fait évoluer les personnages. Par son confrontation des points de vue et des conceptions, son intégrité morale, c’est le plus vibrant plaidoyer qui soit en faveur de la démocratie. 5/6
Point limite L’année même où Kubrick sort son Docteur Folamour, Lumet livre sa propre vision de la guerre froide et de l’inéluctabilité funeste de la course aux armements. Pas la moindre trace de burlesque grinçant ici : la politique-fiction, ultra-réaliste, enregistre méthodiquement les faits et suit un crescendo dramatique proprement hallucinant. L’asservissement de l’homme à la technologie, les confrontations idéologiques, la mise en crise des comportements sont traduits dans un insoutenable suspense fait de voix tendues et de mains tremblantes, jusqu’à ce sacrifice d’Abraham que l’on accueille avec une résignation effarée. Lorsque l’épilogue survient, que la ligne narrative est coupée par le sifflement suraigu de la destruction, le spectateur éreinté n’a d’autre choix que de se mesurer à la responsabilité écrasante face à l’impensable. 6/6
La colline des hommes perdus Lumet fait ses Sentiers de la Gloire, en le transposant bien loin du conflit et de l’horreur des tranchées, dans un autre décor d’aliénation brutale : celui d’un camp disciplinaire perdu dans la canicule saharienne. La charge est féroce, disséquant avec une implacable acuité une logique hiérarchique visant à étouffer l’individu et nier son identité pour en faire le maillon dépersonnalisé de la mécanique guerrière. En fait, c’est peut-être un autre Kubrick, Full Metal Jacket, que le film préfigure, mais sur un mode humaniste : le grain de sable se débat et crie son indignation, la nôtre, celle de l’auteur. 4/6
The offence Un film très éprouvant et perturbant, dont le temps n’a pas altéré la puissance expressive, la subtilité du montage éclaté, la tension et l’atmosphère terriblement glauque qui fouille profond l’inconscient d’une banlieue londonienne bien trop aseptisée. Doté d’un travail assez prodigieux sur le son (cette musique faite de chuintements et de stridences) comme sur l’image, ce faux polar vertigineux sur la réversibilité du bien et du mal, les racines de la démence et le basculement psychique de son protagoniste, anéanti par des années de proximité avec la violence et la mort, témoigne de la rigueur morale de son auteur, qui choisit de prendre en compte une réalité, aussi noire et pénible soit-elle, en l’envisageant comme une part de vérité et d’humanité. 5/6
Serpico A travers une chronique de la vie ordinaire, qui s’éloigne de la mythologie du film policier pour coller aux respirations d’une nation, d’une ville, des individus, on assiste à une épopée individuelle, au cheminement d’un destin et d’un idéal. Les lieux de tournage, l’amplitude temporelle de la fiction (plusieurs années), la fidélité scrupuleuse de Lumet à son sujet, comme un écho à la rigueur morale de son héros : tout témoigne ici d’une grande exigence de facture, et d’une dévotion sans faille à la crédibilité du propos. Davantage qu’un réquisitoire sans appel contre la corruption, le cinéaste met en lumière les dommages et les désillusions que le combat engagé par son héros ne peut qu’engendrer. Un grand film engagé, lucide et responsable. 5/6
Un après-midi de chien Là encore, un film caractéristique de la capacité de Lumet à extraire d’une situation extrême des aspects symptomatiques de la société américaine, sans jamais verser dans le didactisme ou la démagogie. A partir d’un hold-up raté, le cinéaste dresse un implacable constat social, qui radiographie la violence policière, le voyeurisme de la foule, l’intolérance vis-à-vis de l’homosexualité et la manipulation médiatique. Surtout, il s’affirme une fois de plus comme un observateur minutieux des comportements : le désarroi, la fragilité de ses héros, la nervosité des flics, les faiblesses des otages y composent un tableau d’une grande humanité. 5/6
Network C’est au milieu de la télévision, à sa mercantilisation galopante, à l’emprise croissante des conglomérats sur le petit écran et au développement de l’information-spectacle que s’attaque Lumet dans ce film à l’intelligence cinglante et féroce, d'une drôlerie irrésistible dans ses outrances calculées, et qui mêle avec virtuosité la polémique et la nostalgie, le réalisme et la politique-fiction. En une satire grinçante, portée par des comédiens plus brillants les uns que les autres, le film dessine une parabole assez vertigineuse sur le pouvoir souterrain de l’empire cathodique, la manipulation des masses, la déshumanisation des individus par la machine économique, jusqu’à ce discours final qui glace le sang dans son cynisme froid. 5/6
Le prince de New York Huit ans après Serpico, Sidney Lumet en offre une déclinaison encore plus complexe et amère, franchissant un palier supplémentaire dans le brouillage des frontières entre la loi, le crime et l’éthique individuelle. Des dizaines de personnages, une authenticité scrupuleuse, un script en béton armé qui dresse le tableau le plus dense et le plus précis de la corruption au cœur de la mégalopole américaine : il faut tout cela au cinéaste pour mettre en relief tous les aspects de son sujet, pour en dénuder les dilemmes et les tiraillements. Sur les pas d’un flic pris au piège de la délation, qui espérait trouver son salut dans la dénonciation mais ne fera que perdre ses dernières illusions, Lumet éclaire le fonctionnement d’un système gangrené par le chantage, la dissimulation, les rapports occultes entre pègre et police. Film admirable, moral, passionnant. 5/6
Le verdict D’un genre à lui tout seul (le film de prétoire) et d’un scénario somme toute assez classique, Lumet tire un petit modèle de limpidité elliptique, s’attaquant aux rouages de la justice et aux poids des lobbies à travers l’histoire d’un avocat qui se rachète une conduite. La précision des gestes et des dialogues, l’économie avec laquelle le cinéaste exprime un maximum de choses tout en refusant les raccourcis faciles (la victime ne sont pas si innocentes, les salauds ont leurs raisons) font de cette œuvre plutôt mineure un excellent baromètre de l’aisance avec laquelle Lumet sait manier l’intime, le social et le politique. En sus, de grands numéros d’acteur (Newman, Mason, Rampling). 4/6
A bout de course Le film le plus secret, le plus intime du cinéaste. S’il porte sur l'utopie des années 70 et son épuisement inévitable un regard d’une grande acuité, l’œuvre développe surtout un propos bouleversant sur la famille, l’attachement qui la fait vivre, et la façon dont l’engagement idéologique peut infuser les relations extrêmement fortes qui le fermentent. Magnifique de pudeur et de délicatesse, exprimant une sensibilité à fleur de peau avec un mélange d’espoir et de mélancolie, de chaleur et d’empathie, ce film porté par un River Phoenix exceptionnel est ponctué par de purs moments de grâce, tel celui où les quatre personnages improvisent un dîner d’anniversaire et se laissent aller à une danse euphorique dans leur petit salon. 6/6
7h58 ce samedi-là Malgré quelques scories et une construction alambiquée toute en flash-backs et flash-overs, qui à mon avis ne s’imposait pas forcément, c’est une belle étude de caractères qui se développe ici, la mise en perspective d’une poignée de destins qu’un sombre engrenage va réunir puis séparer dans un processus aussi tragique qu’inéluctable. La qualité de l’interprétation contribue pas mal à la force de ce portrait familial trouble, dans ce qu’il dévoile de décomposition, de transmission d’une souffrance et d’une frustration voilées, chacun luttant contre ses démons et le poids d’une société paumée face à un idéal qui l’entraîne vers l’abîme. Un dernier film d’une noirceur absolue, mais réussi. 4/6
Mon top :
1. A bout de course (1988) 2. Point limite (1964) 3. Douze hommes en colère (1957) 4. The offence (1972) 5. Le prince de New York (1981)
Cinéaste du conflit, de la société urbaine, de ses dysharmonies et de ses manifestations irrationnelles, Lumet est un grand auteur humaniste, engagé, responsable, dont la remarquable constance de facture s’est mise au service d’un propos riche et passionnant. L’un des grands noms du cinéma américain de ces 30-40 dernières années (mais je suis loin d’avoir tout vu).
| | . | | | Posté le 08/01 à 10:561. Serpico 4* 2. 12 Hommes en Colère 3,5* 3. Gloria 2*
| | . | | | Posté le 16/02 à 19:04Très grand cinéaste américain pas assez célébré pour moi!
TOP 1.Un après-midi de chien 2.12 hommes en colère 3.Network 4.A bout de course 5.La Colline des hommes perdus 6.Serpico 7.Le Prince de New York 8.7h58 ce samedi-là
FLOP(Malheuresement,à cause du nombre hallucinant de films qu'il a faits,c'est sur qu'il y a quelques casseroles ) 1.Critical Care(mais POURQUOI avoir fait ce truc,Lumet?J'ai pas pu tenir 10 minutes!) 2.Gloria(une pale copie du grand film de Cassavetes) 3.The Wiz(seul intêret:c'est grâce à ce film que Quincy Jones et Michael Jackson se sont rencontrés ) 4.Family business(la comédie n'est décidement pas faite pour Lumet ) 5.L'Avocat du diable/Une étrangère parmi nous(...les thrillers glamour non plus) | | . | | | Posté le 13/03 à 15:271. Serpico - 4* 2. 12 hommes en colère - 3,5* 3. 7h58 ce samedi-là - 3* 4. Gloria - 2*
|
|