Auteur | Message | | . | | | Posté le 14/08/2008 à 05:41Sur les traces des cathares.
Combien de fois, vaquant vers l'Extremadura et le village d'Hervàs,
http://www.pueblos-espana.org/extremadura/caceres/hervas/galeria-fotografic ..(tronquée)..
avec son beau Barrio Judio, sommes-nous passés à côté de la cité médiévale de Carcassonne, élégante silhouette que nous pouvions mirer de l'Autoroute ? Nous nous décidâmes donc, en avril 2008, de suivre la trace des cathares, si proches de nous et si méconnus.
D'Aix en Provence à Carcassonne, nous faisons un petit détour par les Corbières, région de l'Aude connue pour ses vignobles, notamment son fameux cru éponyme :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vignoble_des_Corbi%C3%A8res
Délicieuse contrée "sauvage", nous nous arrêtons visiter l'Abbaye Cistercienne de Fontfroide, dont l'émission des Racines et des ailes a parlé, dernièrement.
http://www.fontfroide.com/
Cette abbaye millénaire, qui traversa les siècles, fut sauvée de la ruine, en 1908, par un riche négociant audois, Gustave Fayet, qui fit restaurer l'édifice avec ses deniers.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gustave_Fayet
L'étonnement nous saisit de mirer un tel ensemble dans le creux d'une vallée avec des chemins qui se parent d'un manteau de verdure et une cité abbatiale qui fait un peu cité engloutie.


et le rose d'Eulalia se fond bien aux couleurs ambiantes.

L'ensemble est d'une belle facture avec ses couleurs ocres,

ses murs tapissés de photos de la vie quotidienne du mécène,

ses médiévales fontaines,

ses animaux de pierres, toisés par de verts cyprès qui nous rappellent la Toscane,



La grande cour intérieure, rectangulaire,


est agrémentée de plantes et d'arbres organisés à "la française".

Le cloître, avec sa chevelure de glycine,


,qui tranche avec mon crane d'oeuf,

qu'on apprécie encore mieux d'en-haut (le cloître, pas mon crane !)
 .
Ce fut aussi la grande aventure pour notre jeune chatte, Isis, qui, élevé en appartement, ne connaissait guère les senteurs des fleurs printanières !
 .
Nous continuons notre périple vers Carcassonne, en prenant des chemins de traverse. Ici Rennes le Château, la fameuse cité de l'abbé Saunières du Da Vinci code, un petit arrêt pique-nique après Couiza,
http://www.paysdecouiza.fr/
avec Isis, toujours aussi apeurée par la vaste nature !

Nous arrivons, en fin d'après-midi, dans la médiévale cité de Carcassonne, dont la silhouette élégante se détache au loin. Nous nous garons au parking de la cité, à côté d'une jaune Ferrari,

et nous montons, dans la cité médiévale,

vers notre lieu de villégiature, près de la place du Puit-Neuf, dans une belle bâtisse à l'ocre façade.
http://legrandpuits.free.fr/


Isis trouve vite ses aises,

attirée par le carré de lumière,

me regardant de la fenêtre monter les bagages.

Un petit tour de la cité, à la nuit tombée,


avec les gargouilles de la Basilique Saint Nazaire qui nous toisent à la lumière des antiques réverbères.

Les rues sont désertes, en semaine, ce qui ne nous empêche pas de boire un petit coup,


puis de rentrer, éclairés par de singuliers lampions.

Le lendemain, direction la Basilique et les remparts, sous un ciel bas et lourd, dans des ruelles désertes.


La ballade sur les remparts de la cité offrent un beau point de vue sur la cité, sauvée par Viollet le Duc, précurseur d'une politique du patrimoine et restaurateur de Notre Dame de Paris,
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A8ne_Viollet-le-Duc





et ce sont pas quelques boulets,

qui vont nous arrêter !
L'après-midi nous descendons dans la ville basse où nous avons la surprise de visiter un intéressant Musée des Beaux-Arts,
http://www.carcassonne.org/carcassonne2.nsf/vueTitre/DocVivreMuseesBeauxArt ..(tronquée)..
avec quelques belles natures mortes,

quelques Nus, façon antiques,

et Eulalia de se reposer dans un auguste fauteuil.

Un petit goret ailé nous accueuille pour une exposition des gravures d'Hans Bellmer,
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hans_Bellmer


L'artiste polonais, célèbre pour sa Poupée,

chassé par les nazis, trouvera refuge en France, pour déployer son art hanté par une libido omniprésente.
Nous déambulons dans les rues de la cité de l'Aude, ici une belle fontaine,

là un beau Carrousel,

juste à côté de la cathédrale Saint-Michel.


Une belle exposition de sculptures, près de la place du marché,


et nous remontons vers la Citadelle.


Le lendemain, nous décidâmes de suivre les traces des cathares en allant visiter quelques châteaux. Direction la charmante station thermale de Rennes-les-Bains,
http://www.renneslesbains.org/renneslesbains/
nous sommes immédiatement séduits par ce paisible village, encaissée dans une belle vallée, avec des maisons anciennes qui surplombent le Sals, un affluent paisible de l'Aude.


De belles couleurs printanières réchauffent l'atmosphère.


Nous nous restaurons sur la place du village, au Bar des 2 Rennes,

et nous continuons notre périple dans cette sauvage et magnifique vallée.
Nous arrivons à Duilhac,

avec des majestueux cyprès qui nous rappelle la vallée du Chianti.

Tout en haut, le village et le château cathare de Peyrepertuse, prodige architectural qui occupe un mince crête rocheuse.



Le catharisme fut une hérésie chrétienne qui voulait renouer avec la pureté des débuts du christianisme. Inspiré du bogomilisme, qui se développa dans les Balkans, elle bénéficie, aujourd'hui d'une certaine sympathie puisque victime de l'Inquisition de l'Eglise catholique, elle entraîna une croisade contre son Eglise albigoise, avec son cortège de massacres mené par le terrible Simon de Montfort. Mais il ne faut pas oublier que cette singulière hérésie était assez extrémiste, puisque ses laudateurs étaient soumis à une discipline stricte et ascétique, les Parfaits devant vivre dans la pauvreté et pratiquant, strictement, la chasteté ! http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9ocatharisme
La citadelle cathare tutoie vraiment les nuages et offre un panorama à couper le souffle.
http://www.chateau-peyrepertuse.com/histoireChateauPeyrepertuse.aspx



Quasi autonome, l'édifice militaire, perché sur son piton rocheux, disposait de tous les atouts pour supporter un long siège, avec sa réserve d'eau et ses pièces pour stocker les aliments.




Le coeur du château, en haut de l'escalier de Saint-Louis,

est une citadelle à part entière, séparée de la forteresse par un pont-levis, qui ouvre sur un superbe point de vue,




tutoyant les nuages.




En face de Peyrepertuse, le donjon de Quéribus, s'élève au loin. Nous redescendons dans la vallée et nous nous dirigeons vers le village de Cucugnan, fameux pour son célèbre Abbé, toisé par le château cathare.
http://mairie.cucugnan.free.fr/chateau.htm


Nous passons devant le Moulin,

et nous commençons l'ascension vers la forteresse de Quéribus.




Perché sur un piton rocheux, Quéribus, plus petit que Peyrepertuse, et tout en verticalité,

structuré autour de son donjon et de ses escaliers.


Au loin, on peut même apercevoir la Belle Bleue,



et le Nikon Coolpix 3700 de Lali, qui fait toujours d'aussi belles photos,fonctionne à fond !

Compagnon des nuages, l'élégante citadelle cathare semble flotter dans les limbes cotonneuses.




Les voûtes du donjon restent toujours aussi impressionnantes,

éclairées par d'élégantes ouvertures, puits de lumières.

Nous repartons, la tête encore dans les nuages, et nous parcourons les vertigineuses gorges de Galamus, http://fr.wikipedia.org/wiki/Gorges_de_Galamus

avec son Ermitage en lévitation sur les flancs de ses verticales falaises.

Ces 2 châteaux, Peyrepertuse et Quéribus avaient une importance stratégique à l'époque où le Roussillon n'était pas encore français. Avec le Traité des Pyrénées, signé le 7 novembre 1659 sur l'île des Faisans, au milieu de la Bidassoa, la France annexe le Roussillon et les célestes châteaux cathares perdent de leur importance stratégique, sombrant peu à peu dans la décrépitude.
Nous partons de la cité médiévale pour rejoindre Albi, en traversant un paysage vallonné, illuminé par les jaunes champs de colza.

Un arrêt Cassoulet, sur la route, Aux 2 accacias, juste avant Castelnaudary, à Villepinte.
http://www.lesdeuxacacias.com/
Il faut savoir que dans la région, tous les restaurants proposent des cassoulets et qu'il est donc difficile de faire un choix. C'est une dame travaillant au musée des Beaux-Arts de Carcassonne, qui nous avait donné l'adresse de ce restaurant. Nous avions été un peu déçus, mais apparemment, le propriétaire avait changé.
Après l'estomac, nous sustentons nos esprits en passant à Montolieu, http://www.montolieu.net/
un village de bouquinistes, où, histoire oblige, je m'achète un livre sur les cathares.

Nous arrivons à Albi, dans notre lieu de villégiature, la villa Mandarine.

http://villamandarine.free.fr/
J'étais déjà passé dans la ville rouge, il y a 20 ans, et j'avais gardé un bon souvenir de la cathédrale Sainte-Cécile,


qui a une double particularité, celle d'avoir un Jubé intact, ce qui est quasiment unique en France,


et de posséder des fresques originelles, jamais restaurées (sauf 2), et qui ont gardé un éclat surprenant !

Le vieil Albi a un charme médiéval,

avec de belles portes cochères,

et des élégants quais.


Le Musée Lapérouse, malheureusement fermé le Lundi,



avec son esplanade qui offre un beau panorama sur le Tarn.


A côté de la cathédrale, véritable forteresse entourée de singuliers réverbères,



le Musée Toulouse-Lautrec, juste rénové.


Le peintre des cabarets de Montmartre, contrairement à son nom, est né à Albi. http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_de_Toulouse-Lautrec
Frappé par une maladie des os, Toulouse-Lautrec, lourdement handicapé, s'est tout entier dédié à son art,




et se fit le peintre de la vie nocturne des cabinets montmartrois, avec ses filles de joie pleines d'humanité,

dont la fameuse Goulue !

Autour d'Albi, la belle campagne tarnaise se déploie dans des couleurs vert-jaune,

entourant les vignobles de Gaillac, dont nous achetons quelques bouteilles, à la coopérative, à l'entrée de la cité tarnaise.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaillac
http://www.cave-gaillac.fr/site_map.php?osCsid=6c22314afe65b9c587f05a43bdb6 ..(tronquée)..
Un petit DROP,

et un Vigné-Lourac, Finctum in Querceis Doliis.

Le village de Cordes-sur-Ciel porte bien son nom puisqu'il prend ses aises sur un doux promontoire. Cité d'artistes et d'artisans, nous gravissons sa chaussée pavée.





Nous nous arrêtons chez Laguiole, et j'en profite pour m'acheter un couteau.

Nous faisons le tour du centre du village en profitant du panorama.


Et nous rentrons doucement à Aix en Provence, charmés par cette région toute en couleurs !
| | . | | | Posté le 14/08/2008 à 11:27 - En réponse à tietie007 (Voir le message du 14/08/2008 à 05:41) ça fait bien envie tout ça !!! ....merci tietie !!! ...mais y a plein de photos que je ne vois pas !! ......................Ecrire , c'est hurler en silence.................. | | . | | | Posté le 14/08/2008 à 11:32 - En réponse à ChrisCROWE (Voir le message du 14/08/2008 à 11:27)......................Ecrire , c'est hurler en silence.................. | | . | | | Posté le 14/08/2008 à 11:33elle blogs ça existe et c'est fait pour ça la mer, c'est quand on est heureux! | | . | | | Posté le 14/08/2008 à 11:35 - En réponse à ChrisCROWE (Voir le message du 14/08/2008 à 11:33)

La Caméra explore le temps Les Cathares De Stellio Lorenzi, Alain Decaux Avec Jean Négroni Pal. 2 volumes
......................Ecrire , c'est hurler en silence.................. | | . | | | Posté le 04/10/2008 à 22:36 - En réponse à ChrisCROWE (Voir le message du 14/08/2008 à 11:35)Amen ... | | . | | | Posté le 06/10/2008 à 00:55merci pour ses photos et compte-rendus
je m'intéresse pas mal à l'histoire cathare
j'aimerais bien aller là bas surtout pour voir carcassone Rogue : celui qui cultive sa vengeance se consume. celui qui l'ignore se renie.
qu'est ce que la jalousie sur le net quand on ne connait pas les personnes réellment..
.. coquine, ms fidèle à mon chéri d'amour je me marie! | | . | | | Posté le 06/10/2008 à 08:06Bonjour à tous et merci pour ces photos magnifiques que j'ai pu admirer hier soir, hélas je ne peux les regarder au bureau
Les châteaux cathares ce sera pour l'été prochain à coup sûr. Ca fait longtemps que j'ai envie de les faire.Pourquoi fêter les femmes une seule journée, ça devrait être toute l'année. | | . | | | Posté le 06/10/2008 à 08:27Bravo pour ce reportage-photos!
Je connais un peu les lieux visités, et il est certain que ça donne envie d'y retourner!«Buvez peu mais buvez bon pour boire longtemps», Emile Peynaud |
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