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Sujet :

Bienvenue sur le topic du cinéma muet

A propos de :

Buster Keaton


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Posté le 22/03/2012 à 11:12

Bienvenue sur le topic du cinéma muet



Le Pélerin (1923) de Charlie Chaplin





Synopsis : Le vagabond est pris pour un pasteur par les habitants d'une petite ville.





Critique : Film qui signifie les adieux de Charlie Chaplin aux courts-métrages puisque c'est son dernier. "Le Pélerin" aurait pu être aussi bien son deuxième long-métrage (après "Le Kid" sorti deux ans auparavant !!!) car avec l'histoire il y avait largement matière à cela. C'est la grande faiblesse, et d'ailleurs la seule véritable heureusement, du "Pélerin". Quelques scènes excellentes de comédie sont à signaler à l'instar de celles où il improvise un serment dans le temple en racontant l'histoire de David et Goliath ou encore la séquence avec un petit garçon (joué par un des futurs scénaristes de "L'Inspecteur Harry" !!!) particulièrement effronté et violent.

Note : 13/20 (***)





"Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité." (Charles-Maurice de Talleyrand)


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Posté le 23/03/2012 à 07:15

 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 22/03/2012 à 11:13)


je sais où je peux le voir !



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Posté le 27/03/2012 à 14:18


La Légende de Gösta Berling (1924) de Mauritz Stiller





Synopsis : Vers 1820 dans le Värmland, l’ex-pasteur Gösta Berling, chassé de son presbytère pour ivrognerie, puis précepteur d’Ebba, une riche et pieuse héritière qui meurt peu après l’avoir rejeté en découvrant son passé, est sauvé du suicide par la Commandante d’Ekeby. Celle-ci lui révèle qu’elle est elle-même une morte vivante depuis qu’elle a levé la main sur sa propre mère et l’accueille dans les communs de sa propriété où elle héberge les « cavaliers », anciens soldats et viveurs a bout de ressources...





Critique : Ca faisait un bon bout de temps que j'essayais de mettre la main dessus et enfin j'ai réussi à voir ce fameux "La Légende de Gösta Berling" (merci à Monsieur YouTube pour son aide très précieuse !!!). Que ceux qui croient qu'un film muet, en noir et blanc, durant un peu plus de trois heures venant du pays d'ABBA et des plättars est ennuyeux à mourir, viennent se détromper en visionnant cette oeuvre. Au contraire, le film n'accuse jamais sa durée bénéficiant d'une très belle densité narrative, d'une technique très belle et d'un jeu d'acteurs impeccable. La naïveté religieuse du récit peut paraître un peu datée, il n'empêche le reste emporte l'adhésion avec quelques moments vraiment mémorables à l'instar de la course du traîneau sur le lac gelé poursuivi par des loups. Au passage, les extérieurs enneigés sont splendides. Splendide est aussi Greta Garbo. Sa cinégénie absolument exceptionnelle dès son premier grand rôle au cinéma montrait qu'elle était déjà la "Divine". Mauritz Stiller grand maître du cinéma suédois avec les Bergman, Sjöström, Sjöberg ??? Ben ouais... Sinon si vous avez trois heures à tuer, je crois que un des meilleurs moyens de le faire est de regarder ce film.

Note : 16,5/20 (****)





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Posté le 27/03/2012 à 14:36

 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 27/03/2012 à 14:18)


je connais ni le film ni le réalisateur !



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Posté le 28/03/2012 à 12:14


Comédiennes (1924) d'Ernst Lubitsch





Synopsis : Le ménage du professeur Jozef Stock et de sa femme Mizzie bat de l'aile. Stock souffre du peu d'attention de son épouse pour lui. Celle-ci, de son côté, entreprend de séduire le docteur Franz Braun, mari d'une amie de jeunesse, Charlotte. Franz et Charlotte forment un couple aimant mais ce dernier se défend mal des avances de Mizzie. Sa courtoisie et sa maladresse l'entraînent dans des situations compromettantes. Son collègue Gustav s'en aperçoit et cherche à tirer profit de la situation pour se rapprocher de Charlotte, à qui il ne cache pas son admiration. Quant au professeur Stock, il se réjouit de la possible infidélité de Mizzie qui pourrait lui donner un motif de divorce. Il s'empresse d'ailleurs d'engager un détective pour recueillir les preuves d'une liaison. Charlotte, enfin, ne se doute de rien mais s'étonne toutefois de l'intérêt que son mari semble accorder à une autre femme, Pauline Hofer, et demande à Mizzie de le surveiller. Les mensonges et chantages de Mizzie, les imprudences de Franz, et plusieurs quiproquos font craindre une rupture du couple jusque là uni.





Critique : Pour l'anecdote qui tue, l'oeuvre de Lubitsch favorite de Chaplin et d'Hitchcock, et carrément le film préféré d'Akira Kurosawa... Trois grands génies qui admirent l'oeuvre d'un autre très grand génie, la grande classe... Au passage à propos de Chaplin, on sent l'influence absolument décisive qu'à eu son chef d'oeuvre méconnu "L'Opinion publique" sur la carrière du géant Ernst, et ici peut-être mieux qu'ailleurs à travers un gros clin d'oeil au début, et pas seulement parce qu'Adolphe Menjou joue dans les deux films. En tous les cas, cette comédie de moeurs bien lubitschienne est un véritable régal à regarder (d'ailleurs on devrait mettre dans le dictionnaire le terme de "Lubitsch" comme synonyme de "plaisir" !!!). Le cinéaste montrait déjà qu'il savait brillamment utiliser les objets pour faire mieux avancer l'intrigue, et donne un portrait du couple beaucoup plus cynique qu'il n'y paraît à travers ce triangle amoureux qui devient très vite un carré pour finir en pentagone sans néanmoins jamais perdre le spectateur. Les hommes n'en sortent pas grandis, les femmes encore moins sans pour autant qu'on vire dans la mysogynie, ouais un grand Lubitsch...encore et c'est tant mieux...

Note : 16/20 (****)





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Posté le 29/03/2012 à 13:06


Gribiche (1926) de Jacques Feyder





Synopsis : Gribiche, un jeune garçon, issu d'une famille ouvrière, est adopté par une riche Américaine. Choyé et entouré de luxe, l'enfant ne tarde pourtant pas à regretter sa vie modeste. Il finit par prendre la fuite afin de retrouver son vrai foyer...





Critique : Jacques Feyder était un des meilleurs techniciens français de son époque. Il suffit de regarder ce film pour voir le même talent qu'il avait pour filmer aussi bien des intérieurs art-décos que des extérieurs parisiens. De plus, c'était un très bon raconteur d'histoire sachant ne pas ennuyer le spectateur ainsi qu'un très bon directeur d'acteurs comme le prouve l'interprétation impeccable du film. Donc Feyder est un de ses cinéastes aujourd'hui oubliés dont l'oeuvre mérite une redécouverte. L'émouvant "Crainquebille" mérite un gros détour, le parlant "La Kermesse héroïque", dont l'esthètisme évoque les grands maîtres de la peinture flamande, peut être considéré comme un chef d'oeuvre. Avec "Gribiche" malgré ses qualités, on n'est pas dans cette dernière catégorie de films. La faute a un scénario qui n'est pas toujours convaincant, notamment par le fait que ce n'est parce qu'une veuve a un enfant qu'elle ne peut pas forcément se remarier, et des personnages parfois un peu caricaturaux. Mais il y a quand même ses qualités, et ses qualités donnent raison à ceux qui ont consacré deux heures, qui passent bien, à visionner cette oeuvre.

Note : 14/20 (***)





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Posté le 29/03/2012 à 17:26

 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 29/03/2012 à 13:07)


je l'ai trouvé très intéressant ce film muet
Le petit qui joue Gribiche joue vraiment juste !



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Posté le 05/04/2012 à 12:17


Napoléon (1927) d'Abel Gance





Synopsis : Le parcours de Bonaparte, de 1781 à Brienne jusqu'au 16 avril 1796 alors que va s'achever la campagne d’Italie.





Critique : Allez 330 minutes de plans en caméras portés, de caméras qui font du cheval, de caméras qui font de la balançoire, de caméras qui se font même guillotiner, de split screen, de montages rapides...bref un foisonnement technique de très gros malade. Et au-delà de l'aspect technique qui en fait déjà une des oeuvres les plus importantes du cinéma, le message d'Abel Gance est très clair : Napoléon est un homme de destinée pas de psychologie. C'est le sauveur de la France, il a changé la face du monde, point barre... Et il faut le prendre comme cela, fermer sa gueule et se laisser porter par la puissance lyrique du tout. J'avoue une p'tite préférence pour les séquences révolutionnaires, super-puissantes, en particulier une scène de très grand cinéma : le montage parallèle où pendant que le futur empereur est pris dans une tempête au sens propre, la Convention est prise dans une au sens figuré sauf que cette dernière sera moins clémente que l'autre. Albert Dieudonné était prédestiné pour le rôle-titre. On a pas l'impression de voir Albert Dieudonné jouer le rôle de Napoléon Bonaparte mais de voir Napoléon Bonaparte jouer son propre rôle, trop fort. Seule très grosse pointe de regret, que contrairement à l'Histoire avec le sien, Abel Gance n'ait pas réussi à mener son Napoléon jusqu'à Sainte-Hélène. Et cela constitue certainement une des choses dont le Septième Art est le plus orphelin.

Note : 18/20 (*****)





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Posté le 05/04/2012 à 18:19

 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 05/04/2012 à 12:18)


j'aimerai trop revoir cette version celle de 1935 ne m'a quand même pas totalement convaincu !



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Posté le 23/04/2012 à 13:06


Gosses de Tokyo (1932) de Yasujiro Ozu





Synopsis : La famille Yoshii déménage pour se retrouver dans un faubourg de Tokyo, près de l’entreprise où travaille M. Yoshii. Les 2 fils de la famille ont un conflit avec les enfants bagarreurs des environs dont Taro, le fils du patron de leur père.





Critique : Oeuvre muette de Maître Ozu dont il fera lui-même plus tard un remake avec l'excellent "Bonjour". Personnellement, je préfère ce dernier mieux équilibré notamment par l'intermédiaire de personnages secondaires plus exploités et qui donnent plus de vie à l'ensemble. Il y a beaucoup de différences entre les deux qui ne donne pas du tout l'impression de voir le même film une seconde fois : le dégoût que leur père fasse le lèche-bottes auprès de son patron remplace ici l'envie d'avoir une télévision et la grève de la faim prend la place de la grève de la parole, et couvre une beaucoup plus infime partie de l'intrigue que dans le remake. L'oeuvre originale regorge de qualités car il montre que le jeune Ozu avait déjà un sens très aiguisé de l'observation, qui ne fera que s'affiner par la suite pour trouver sa plénitude dans ses derniers films, sur les japonais moyens et un regard assez juste sur l'enfance.

Note : 15/20 (***)





"Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité." (Charles-Maurice de Talleyrand)


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Posté le 06/05/2012 à 11:36


La femme que l’on désire (1929) de Curtis Bernhardt





Synopsis : Un jeune homme d'affaires, en voyage de noces avec une épouse fortunée qu'il n'aime pas, rencontre une femme dont il tombe éperdument amoureux. La belle Stascha est accompagnée d'un homme plus âgé qu'elle, à qui elle semble vouloir échapper. Elle prétend aussi avoir tué son mari avec l'aide du vieillard. S'ensuit un vertigineux triangle amoureux dont le jeune homme ne sortira pas indemne.





Critique : Contrairement à ce qu'avait tenté de faire croire à de nombreuses reprises l'actrice, "L'Ange bleu" n'est pas son premier film, loin de là. Pour preuve par exemple cette "Femme que l'on désire", qui a un autre titre français "L'Enigme", où Marlene Dietrich y joue déjà un rôle de premier plan. Le film n'est guère passionnant. On peut se demander à quoi sert les premières séquences vu que l'histoire part ensuite carrément sur autre chose. Et cet autre chose est trop conventionnel et pas du tout exaltante. Reste que l'on peut reconnaître que la trop grande conventionnalité et l'absence d'exaltation sont très filmées. On soulignera aussi que la première apparition de Marlene dans le film, derrière la vitre gelée d'un train, est assez mémorable. Mais une belle technique et l'apparition d'un futur mythe sont pas suffisants pour faire un bon film.

Note : 7/20 (*)





"Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité." (Charles-Maurice de Talleyrand)


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Posté le 07/05/2012 à 20:37

 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 06/05/2012 à 11:36)


il semblerait que je n'ai pas manquer grand chose !



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Posté le 26/05/2012 à 09:10


Nathan le sage de Manfred Noa (1922)







Très beau film muet, Nathan Le Sage est l'adaptation d'une pièce de théâtre datant de la fin du XVIIIème siècle se déroulant à l'époque des croisades. Ce film allemand prône la tolérance entre les religions, bien sur tout cela est un peu trop naïf mais tout de même message d'espoir. Mais Nathan Le Sage c'est aussi une histoire plein de rebondissements, pas le temps de s'ennuyer devant ce film muet. Les scènes de batailles pour l'époque sont tout à fait remarquables.

4 étoiles



Goedendag aan allemaal en veel geluk !


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Posté le 26/05/2012 à 18:41

 - En réponse à AMCHI (Voir le message du 26/05/2012 à 09:10)


ça me tente beaucoup comme film !!



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Posté le 27/05/2012 à 16:53

 - En réponse à tomPSGcinema (Voir le message du 26/05/2012 à 18:41)


t'as du rater l'an dernier son passage sur Arte



Goedendag aan allemaal en veel geluk !


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Posté le 30/05/2012 à 10:55

 - En réponse à AMCHI (Voir le message du 27/05/2012 à 16:54)


c'est fort possible en effet !



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Posté le 20/06/2012 à 13:07


Tempête sur l'Asie (1928) de Vsevolod Poudovkine





Synopsis : Au début des années 1920, la Mongolie est occupée par l’armée anglaise. Dans un climat de guerre civile, Baïr, un jeune trappeur, est fait prisonnier pour avoir osé rejoindre le clan des partisans. Son avenir semble bien sombre jusqu’au jour où l’on découvre sur lui une ancienne amulette ayant appartenu à Gengis-Khan. Il est alors considéré comme l’héritier du Grand Empereur Mongol.





Critique : Il est évident que cette oeuvre du réalisateur de "La Mère" et de "La Fin de Saint-Petersbourg" répond aux critères obligés du cinéma soviètique avec sa critique des capitalistes, en opposant des archétypes très archétypaux communistes, c'est-à-dire forcément bon et courageux, face à des caricatures très caricaturales d'occidentaux, ainsi qu'avec son regard très sarcastique sur la religion, ici bouddhiste. Mais ce n'est pas du tout pour cela que "Tempête sur l'Asie" n'est pas une réussite. C'est plutôt parce que le cinéaste se montre confus dans la mise en scène de beaucoup de séquences quand il ne les étire pas inutilement en longueur ; ce qui a pour résultat évidemment que l'ensemble apparaît long et confus. Et ce qui fait que cette oeuvre ne peut s'apprécier que sur quelques moments : sur ceux qui filment les paysages mongols et qui sont ethnographiquement superbes, sur le montage réussi de certaines scènes à l'instar de celle de l'aquarium ou du final, ou sur une étonnante pour un film russe de cette époque qui sort totalement de tout schéma manichéen avec un soldat anglais chargé d'exécuter le personnage principal mais qui s'attèle à sa tâche avec un dégoût non dissimulé.

Note : 11,5/20 (**)





"Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer." (Beaumarchais)


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Posté le 23/06/2012 à 13:44


Petits oublis :

La Danse rouge (1928) de Raoul Walsh





Synopsis : En Russie au début de la Révolution, Tasia (D. Del Rio), la fille d'un prisonnier politique est maltraitée par une famille de paysans qui l'exploitent. Un grand soldat rustre Ivan Petroff (I. Linow) souhaite l'épouser en l'échangeant contre un cheval. Mais, Tasia rencontre le Grand Duc Eugen (C. Farrell) et tombe amoureuse de lui...





Critique : Premier film période muette que je vois du vieux briscard Raoul Walsh qui prouvait une fois de plus les très rares fois que le scénario le permet sa belle capacité à mettre en scène des séquences d'action réalistes et rythmées. L'histoire qui se déroule sur fond de Révolution russe n'évite pas toujours les clichés mais à au moins le mérite de ne pas tomber totalement dans un schéma manichéen simpliste dans l'opposition entre rouges et blancs, ce qui est loin d'être le cas de toutes les oeuvres hollywoodiennes quand elle traîte d'un événement historique. Le gros problème du film se situe sur le fait que cette dernière est très longue à démarrer, près d'une heure quand même alors que bien concis dix minutes-un quart d'heure auraient été largement suffisants. Et si Dolores del Rio est pétillante en danseuse fille de prisonnière politique et que Ivan Linow s'en sort très bien en soldat rustre qui s'avère au final un chic type, Charles Farrell est peu convaincant et très fade en officier tsariste. Les dernières quarante minutes beaucoup plus soutenues que le reste arrivent à donner une bonne pointe d'intérêt à l'ensemble.

Note : 9/20 (**)





La Terre (1930) d'Alexandre Dovjenko





Synopsis : En Ukraine, un vieillard, Semyon, meurt dans un verger. La collectivisation des terres crée des antagonismes dans le village, entre les anciens et les jeunes, les riches et les pauvres. Le jeune paysan Vassili, ardent communiste, démontre l'efficacité du nouveau tracteur tout en renversant le bornage des ex-propriétaires. Après avoir passé la nuit chez sa fiancée, son allégresse manifestée par la danse est brutalement interrompue par un coup de feu qui l'abat sur le chemin du retour.





Critique : Le scénario, à base bien évidemment époque oblige de propogande pro-bolchévique, tiendrait sur trois lignes et n'a strictement pas le moindre intérêt. Par contre la plastique du film est tout bonnement sublime. Quand il s'agit de filmer des champs de blé agités par le vent, des fruits en train de mûrir ou le visage tanné des paysans ukrainiens, Alexandre Dovjenko est grandiose. Et à la fin on comprend que le véritable sujet de l'oeuvre n'est pas l'arrivée d'un tracteur suivi des conséquences que cette dernière engendre mais l'osmose entre la Nature et l'Homme qui vire parfois dans le mysticisme. Il n'est pas étonnant qu'Andrei Tarkovski en ait parlé comme une de ses grandes sources d'inspiration.

Note : 14,5/20 (***)





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Posté le 24/06/2012 à 07:04

 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 23/06/2012 à 13:44)


merci pour ses rajouts très cher !

j'espère que je serai pas aussi déçu que toi concernant La Danse rouge !



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Posté le 24/06/2012 à 12:29


Les Nouveaux Messieurs (1929) de Jacques Feyder





Synopsis : Suzanne, ballerine à l'opéra de Paris, vit des largesses du comte Montoire, son protecteur, député de droite à l'assemblée. Mais un jour, elle tombe sous le charme de Gaillac, électricien employé à l'opéra, leader du mouvement syndical lorsque le personnel de l'établissement se met en grève. Gaillac se débrouille si bien qu'il finit par entrer en politique...





Critique : Pour paraphraser ce cher Talleyrand comme il y a rien de plus terrible que la calomnie si ce n'est la vérité, le fait que ce film ait eu les honneurs de la Censure à l'époque de sa sortie pour "atteinte à la dignité des parlementaires" (partant ainsi du principe qu'ils en ont une !!!) suffit à prouver que cette satire du monde politique français est d'une grande justesse. Les gouvernements et les majorités sont loin de se renverser aussi facilement aujourd'hui mais la manière dont est décrit le comportement des hommes politiques n'a absolument pas vieilli bien que le changement soit pour maintenant évidemment. La séquence où un vieux député plus emporté par les bras de Morphée que par la passion de sa profession rêve que des ballerines envahissent l'Hémicycle est brillante. On peut reprocher aux "Nouveaux Messieurs" de manquer de rythme mais son absence de parti pris que ce soit pour la gauche ou la droite et la qualité de l'interprétation, dont celle de Gaby Morlay pétillante en danseuse qui est pour la danse ce que Nadine Morano est pour l'intelligence et le raffinement mais qui sait séduire et surtout qui séduire, en font une oeuvre justement et délicieusement caustique.

Note : 14/20 (***)





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Posté le 29/06/2012 à 11:45


L'Etroit Mousquetaire (1922) de Max Linder





Synopsis : Déclinaison burlesque des Trois Mousquetaires avec Lindertagnan, Constance Bonne-Aux-Fieux, le Cardinal Pauvre-Lieu et la Reine Ananas d'Autriche.





Critique : Plus parodie du film "Les Trois Mousquetaires" avec Douglas Fairbanks, qui était sorti peu de temps avant et qui avait été un énorme succès, que de l'oeuvre d'origine d'Alexandre Dumas, "L'Etroit Mousquetaire" est un très bon concentré du talent de l'oublié Max Linder. D'abord de son talent d'acteur, où il fait preuve d'une souplesse qui est digne de celle de Fairbanks, et de celui de réalisateur qui joue beaucoup avec les anachronismes (les dames de compagnie de la Reine qui forment un orchestre de jazz, le buste de Napoléon sur le bureau du Capitaine des Mousquetaires, l'utilisation du téléphone, etc... !!!) mais qui se montre surtout admirable dans l'utilisation qu'il fait de la technique pour ne réveler un gag qu'au dernier moment et de la manière à le rendre le plus inattendu possible, soit en composant très soigneusement ses plans soit en cachant carrément une partie de l'image. Ca manque d'âme pour vraiment pouvoir prétendre être un classique du genre mais "L'Etroit Mousquetaire" constitue un divertissement rythmée et efficace.

Note : 14/20 (***)





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Posté le 30/06/2012 à 12:17


Les Damnés de l'océan (1928) de Josef Von Sternberg





Synopsis : Une prostituée tente de se suicider en se jetant à l'eau mais un soutier la sauve. Après une soirée bien arrosée, ils se marient. Mais le lendemain, le soutier doit repartir...





Critique : George Bancroft, carrure massivement musclée et démarche souple et insolente l'air de dire "je m'en fous de tout et je t'emmerde" bref une sorte de Marlon Brando avec vingt ans d'avance, Betty Compson, silhouette fine et sensuelle pas dénuée d'une certaine fragilité, sous l'oeil raffiné d'un Josef Von Sternberg en grande forme qui s'inspire de l'Expressionnisme pour filmer des docks de studio limite fantasmagoriques. Il doit y avoir seulement quatre rebondissements dans ses 80 minutes de cinéma et malgré tout on se laisse entièrement emporter par l'histoire de ce petit couple dont on espère que l'histoire va fonctionner et par le talent unique d'un très grand cinéaste, une des plus grands nababs de l'Histoire du cinéma.


Note : 16/20 (****)





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Posté le 02/07/2012 à 13:06


Au Bonheur des Dames (1930) de Julien Duvivier





Synopsis : Denise Baudu, une jeune orpheline, est recueillie par son oncle, un petit commerçant parisien qui lutte pied à pied contre la faillite. L'essor d'un grand magasin concurrent, «Au bonheur des dames», s'est en effet révélé fatal à son activité. Faute de pouvoir faire autrement, Denise accepte un emploi de vendeuse au «Bonheur des dames» dont le grand patron, Octave Mouret, ne tarde pas à la remarquer...





Critique : Un des derniers films muets du cinéma français que cette oeuvre, comme il est dit dans le générique de début, plus inspirée qu'adaptée du roman d'Emile Zola. A partir de cette inspiration, Julien Duvivier donne lieu à quelques belles idées de mise en scène comme l'utilisation de la surimpression pour mieux faire ressentir le grouillement de la foule. Le ton se refuse au manichéisme en disant que le progrès est cruel mais inévitable. On peut toutefois regretter quelques scènes moralisatrices dans la seconde moitié un trop lourdes, même si le message final atténue cela, qui rendent le tout pas toujours convaincant en particulier pour ce qui est de l'attitude du personnage d'Octave Mouret. Nettement plus réussi tout de même que la calamiteuse version d'André Cayatte tournée pendant l'Occupation et juste un peu sauvé par l'immense talent de Michel Simon, "Au Bonheur des dames" de Julien Duvivier est tout de même loin d'être un grand film d'une période qui était déjà terminée.

Note : 9/20 (**)





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Posté le 02/07/2012 à 21:02

 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 29/06/2012 à 11:46)


rien que de voir le titre ça me donne envie de le voir !!



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Posté le 03/07/2012 à 13:05


Cagliostro (1929) de Richard Oswald





Synopsis : Cagliostro, alias Joseph Balsamo, rêvé d'échapper à son existence de criminel. Epris de la belle et vertueuse Lorenza, il décide de l'épouser sur le champ. Mais le soir même du mariage, le couple, traqué par l'Inquisition, doit s'enfuir vers Paris. L'aventurier échappe de peu à la guillotine...





Critique : Film tronqué dont il ne reste aujourd'hui qu'à peu près la moitié c'est-à-dire environ une heure, "Cagliostro" est par la force des choses, et jusqu'à ce que l'on retrouve une copie complète mais là il faudrait un miracle, très elliptique. Conséquence, c'est une suite de tableaux mal reliés et peu fidèles à l'Histoire mais qui se distinguent par leurs jeux d'ombres, par leur luxe, par leur occultisme et même par leur érotisme (la scène de la comtesse de La Motte avec le collier, ouah !!!). A noter que dans ce film, on peut voir deux acteurs du "Napoléon" d'Abel Gance : Suzanne Bianchetti, qui reprend le rôle de Marie-Antoinette, et Edmund van Daële, qui joue ici celui de Louis XVI alors que l'autre il a interprété Robespierre, ça ne s'invente pas.

Note : 14/20 (***)





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Posté le 03/07/2012 à 16:42

 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 03/07/2012 à 13:05)






Cette version a beau duré qu'une heure car malheureusement certaines parties ont disparu et pour la compréhension de l'histoire des personnages ont été supprimé pourtant cette petite heure se regarder avec passion pour les amoureux du 7ème Art muet. Cagliostro est un personnage mystique tout à fait captivant, ce film garde de sa beauté de nos jours et à même une pointe d'érotisme.



http://www.critikat.com/Cagliostro-edition-DVD.html



Goedendag aan allemaal en veel geluk !


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Posté le 04/07/2012 à 12:35


Nanouk l'esquimau (1922) de Robert J. Flaherty





Synopsis : Les us et coutumes des Esquimaux du grand Nord canadien.





Critique : Considéré comme le premier véritable documentaire de l'Histoire du cinéma, "Nanouk l'esquimau" mérite le détour pour cette raison, et aussi parce que c'est le premier film a montrer le vie des Inuits, avec le mérite de le faire avec un oeil ethnographique et non pas avec un exotique un brin condescendant. Enfin premier véritable documentaire c'est vite dit, le terme de premier véritable docu-fiction serait plus juste car plusieurs séquences sentent la reconstitution à plein nez à l'instar de la pêche au phoque où on sent que Nanouk est vraiment hilare dans ses gesticulations un trop forcées pour être crédibles. D'ailleurs, on peut se demander pourquoi Flaherty a passé plusieurs mois à se geler les miches si c'est pour reconstituer au lieu de filmer sur l'instant, enfin passons... Mais il y a une beauté visuelle dans ses paysages, une sincérité malgré le côté reconstitution par la fascination affectueuse que l'on sent venant du réalisateur quand il filme les esquimaux, et puis quand bien même que ce soit uniquement pour les besoins du film les gestes qu'accomplissent les habitants des contrées polaires sont d'un très grand intérêt. Ouais bon malgré quelques réserves, il est indispensable de visionner ce film.

Note : 14,5/20 (***)





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Posté le 06/07/2012 à 17:01


Malheureusement, je n'ai pas pu enregistrer Cagliostro



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Posté le 09/07/2012 à 16:29

 - En réponse à tomPSGcinema (Voir le message du 06/07/2012 à 17:02)


c'est dommage car je crois que ce film muet t'aurait plu



Goedendag aan allemaal en veel geluk !


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Posté le 11/07/2012 à 15:23

 - En réponse à AMCHI (Voir le message du 09/07/2012 à 16:30)


y a de grandes chances en effet !



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Posté le 11/07/2012 à 15:54

 - En réponse à tomPSGcinema (Voir le message du 11/07/2012 à 15:23)


avec un peu de chance tu pourras le trouver un jour sur Youtube



Goedendag aan allemaal en veel geluk !


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Posté le 11/07/2012 à 16:05

 - En réponse à AMCHI (Voir le message du 11/07/2012 à 15:55)


oui ou sinon il faudrait que je m'achète le dvd






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Posté le 11/07/2012 à 16:11

 - En réponse à tomPSGcinema (Voir le message du 11/07/2012 à 16:05)


je savais pas qu'il était en DVD

il dure seulement 1 heure



Goedendag aan allemaal en veel geluk !


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Posté le 11/07/2012 à 16:19

 - En réponse à AMCHI (Voir le message du 11/07/2012 à 16:11)


il est assez cher malheureusement !


sur ce j'y vais, passe un bon après midi !



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Posté le 11/07/2012 à 16:23

 - En réponse à tomPSGcinema (Voir le message du 11/07/2012 à 16:20)


il est pas dispo d'occass

à plus



Goedendag aan allemaal en veel geluk !


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Posté le 17/07/2012 à 15:42






Ma lecture du roman de Stevenson remonte à trop longtemps pour savoir si l'on est en présence d'un film fidèle à l'un des plus célèbre roman fantastique mais par contre je peux dire que cette version muette de Dr. Jekyll et Mr. Hyde ne m'a pas tout passionné. Ca débute assez bien mais à partir de la scène de la transformation (un peu ridicule de nos jours) j'ai décroché, le gros reproche du film de Robertson c'est l'absence de mystère et cela nuit fortement à ce type d'histoire. A la même époque le cinéma allemand produisait des films du même genre autrement plus réussis. Petite déception pour ma part.





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Posté le 19/07/2012 à 08:17

 - En réponse à un visiteur (Voir le message du 17/07/2012 à 15:43)


ma critique 3,5* de ce film


Citation :
Bien qu'inférieur aux futures versions concoctés par Rouben Mamoulian et Victor Fleming, cette adaptation muette ne se doit pas d'être négliger. Car l'histoire est assez fidèle par rapport à l'oeuvre de Robert Louis Stevenson, John Barrymore est franchement convaincant dans le double rôle et la réalisation de John S. Robertson possède une certaine élégance. Mais évidemment, ce que l'on retiendras le plus sont les séquences de tranformation de John Barrymore ainsi que les maquillages brillament conçus et qui ont du donner quelques sueurs froides aux spectateurs de l'époque. A découvrir donc pour les fans du genre.





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Posté le 19/07/2012 à 12:25

 - En réponse à tomPSGcinema (Voir le message du 19/07/2012 à 08:18)


j'ai lu ta critique sur la fiche du film



Goedendag aan allemaal en veel geluk !


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Posté le 28/07/2012 à 11:52


Upstream (1927) de John Ford





Synopsis : Le quotidien d'un groupe d'artistes et la romance entre un jeune comédien et une artiste spécialiste du lancer de couteaux.





Critique : Un John Ford que l'on croyait perdu mais qu'on a retrouvé récemment en Nouvelle-Zélande et qui a fait des milliers de kilomètres pour assouvir un peu la passion du pauvre cinéphile perpétuellement affamé... Bon j'espère qu'il a fait le voyage en low cost parce que si ça fait toujours plaisir de savoir qu'un film perdu ne l'est pas, surtout quand il s'agit d'une oeuvre d'un grand réalisateur comme ici, le résultat est franchement pas terrible. Message d'ensemble : c'est pas bien d'avoir la grosse tête ; on a vu plus profond comme fond. Et puis le scénario, à part quelques petits traits d'humour bien réussis et uniquement grâce au talent qu'avait le cinéaste pour les films de groupe, s'avère bien insignifiant. A voir pour les curieux surtout parce qu'autrement c'est un Ford bien bien bien mineur.

Note : 6,5/20 (*)





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Posté le 28/07/2012 à 12:12


A travers l'Orage (1920) de D. W. Griffith





Synopsis : Séduite par Lennox Sanderson, un coureur de jupons sans principes, Anna se retrouve seule face à son désarroi lorsque le beau prince s'enfuit après l'avoir mise enceinte. L'enfant conçu illégitimement, meurt après sa naissance. Trompée, désemparée, Anna part travailler dans une famille très puritaine où elle fait la connaissance de David, le fils du fermier. Charmée par ce poète sensible, Anna en oublie vite ses malheurs. Mais lorsque son passé resurgi, le fermier la chasse de sa maison...





Critique : Faire un film de près de deux heures et demie sur une histoire qui sur le papier a tout ce qui y a de plus conventionnel, c'est un très bon moyen de se prendre un mur. Alors en faire une belle réussite c'est un exploit qui mérite d'être salué. D.W. Griffith était considéré comme le premier grand cinéaste de l'Histoire, il suffit juste de regarder ce film pour savoir pourquoi. Bon déjà la durée a de quoi faire peur mais le montage admirablement bien rythmé fait qu'on ne la voit passer. Ensuite l'histoire, si cette dernière est dans les grandes lignes conventionnelle Griffith sait l'entourer d'une multitude de détails et personnages secondaires qui la rendent bien vivante et unique avec de temps en temps une petite pointe d'humour bien agréable pour que le tableau ne soit pas entièrement noir. Ensuite d'ensuite il y a une séquence d'anthologie celle très authentique, d'autant plus qu'elle a été tournée dans des conditions aussi dangereuses que celles que vivent les personnages pendant cette dernière, de la rivière glacée, grand moment de maîtrise technique et aussi de suspense. Et pour finir il y a une interprétation très réaliste, loin de celle outrée que l'on peut trouver dans certains films de la même époque, avec en particulier celle de Lilian Gish dont la cinégénie et la grâce exceptionnelles font des étincelles. Bon voilà 4 très bonnes raisons de regarder "A travers l'orage", vous savez ce qu'il vous reste à faire ???

Note : 17/20 (****)





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Posté le 28/07/2012 à 13:09


Le Monde perdu (1925) de Harry O. Hoyt





Synopsis : Le professeur Challenger entraîne d'audacieux scientifiques et de fieffés aventuriers, ainsi que la fille d'un explorateur disparu, dans une expédition au fin fond de la jungle brésilienne. La petite troupe n'est pas déçue. Ce coin sauvage est bien infesté de monstres préhistoriques affamés et d'hommes-singes imprévisibles. Pour preuve, le professeur Challenger parvient à ramener un brontosaure dans une cage en acier. La nouvelle fait d'autant plus sensation à Londres que la cage se brise à son arrivée au Museum et que le monstre commence une terrifiante visite de la ville...





Critique : Adaptation du roman d'Arthur Conan Doyle que je n'ai pas lu, il est incontestable que ce film par de très nombreux aspects ait inspiré le mythique "King Kong" d'Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack dont il peut être considéré comme un brouillon, mais un très beau brouillon, et même beaucoup plus tard un peu Spielberg pour "Jurrasic Park". Le réalisateur a l'air de s'être plus concentré sur les trucages par animation image par image avec les maquettes de dinosaures, effets spéciaux qui n'ont rien perdu de leur charme ni de leur efficacité avec une bonne touche de poésie, que sur les différents protagonistes, assez conventionnels. Mais l'ensemble est divertissant, ne manque pas d'humour, et quelques séquences, en fait celles avec les trucages, sont vraiment très réussies surtout la fin avec le brontosaure dans les rues de Londres.

Note : 14/20 (***)





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Posté le 31/07/2012 à 13:09


La Charrette fantôme (1921) de Victor Sjöstrom





Synopsis : La nuit de la Saint-Sylvestre, une jeune femme gravement malade tente de ramener un ivrogne dans le droit chemin.





Critique : Eh non, le truc de la scène où un type défonce une porte avec une hache ne date pas du "Shining" de Stanley Kubrick ; avouez que c'est une bonne petite raison d'aller faire un petit tour dans cette "Charrette fantôme"... Mais le problème c'est que le chemin est un peu trop pavé par une très grosse dose de naïveté religieuse et puis surtout par un aspect moralisateur très lourd. Il est certain que ça allège un peu le sordide de l'histoire qui suit le parcours d'un pauvre type total avec heureusement une once d'humanité, mais un peu plus de finesse n'aurait pas fait de mal. Et puis, ça aurait été bien aussi d'approfondir un peu le personnage de la femme dévouée, limite sainte, de l'Armée du Salut. Mais il y a quelques qualités indéniables, déjà l'interprétation juste, en particulier celle de Victor Sjöstrom qui est aussi devant la caméra dans le rôle principal, un bon rythme dans l'ensemble, une structure narrative en flashbacks qui arrive à ne pas perdre le spectateur, et puis le côté technique du truc surtout ses surimpressions qui passent toujours pour être convaincantes à une heure où le numérique règne en maître absolu. Loin du chef d'oeuvre annoncé, je préfère assez largement le plus méconnu "La Légende de Gösta Berling" autre adaptation d'un roman de Selma Lagerlöf, par ses quelques qualités "La Charrette fantôme" vaut quand même donc un petit tour.

Note : 14/20 (***)





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Posté le 01/08/2012 à 13:59


Stella Maris (1918) de Marshall Neilan





Synopsis : A Londres, Stella Maris (M. Pickford) est condamnée à rester au lit suite à une maladie invalidante. Ses parents la protège du monde extérieur. Elle reçoit régulièrement la visite de John Risca (C. Tearle) qui cache un lourd secret. Sa femme Louise (M. Manon) est alcoolique et droguée. Cette dernière embauche une orpheline disgraciée, Unity Blake (M. Pickford) pour lui servir de domestique...





Critique : Si ce n'était pas comme le "Port-salut" c'est-à-dire si ce n'était pas marqué dessus il me serait jamais venu à l'idée que celle qui incarne la belle fille gâtée par la nature et la providence en faisant exception de sa paralysie et celle qui incarne une orpheline peu gâtée par la nature et encore moins par la providence était jouée par une seule et même personne : Mary Pickford. Cette dernière est surtout remarquable, méconnaissable, dans le peau de l'orpheline qu'elle arrive à rendre incroyablement attachante, un personnage qu'on oublie pas de sitôt et dont la dernière scène où elle apparaît est un beau moment d'intensité ; une performance mémorable de la part de "la petite fiancée de l'Amérique". S'il n'a pas le don de D. W. Griffith pour donner de l'épaisseur à tous ses personnages, ce qui est visible surtout pour l'amoureux, Marshall Neilan sait insuffler à un bon timing d'ensemble, diriger admirablement son casting et donner quelques scènes fortes comme celle citée plus haut. Une petite perle muette méconnue qui vaut le détour ne serait-ce pour l'orpheline dont il aurait été plus justifié de donner son nom comme titre du film.

(***)





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Posté le 06/08/2012 à 12:27


Lucky Star (1929) de Frank Borzage





Synopsis : Mary, une pauvre fille de ferme, rencontre Tim juste au moment où la guerre est déclarée. Tim s'engage et part pour les champs de bataille de l'Europe, où il est blessé et perd l'usage de ses jambes. De retour chez lui, Mary lui rend visite. Ils sont profondément attirés l'un vers l'autre mais son handicap empêche Tim de déclarer son amour à Mary. Des complications arrivent lorsque Martin, l'ex-sergent de Tim et une brute, s'entiche de Mary...





Critique : Frank Borzage, Janet Gaynor et Charles Farrell, trio mythique qui avait déjà donné lieu à l'excellent "L'Heure sûpreme" et au un peu moins bon mais très bon quand même "L'Ange de la rue". "Lucky Star" m'a moins convaincu que les deux autres. Le couple Janet Gaynor-Charles Farrell fonctionne toujours à mort, esthétiquement l'ensemble est superbe, et on a le droit à un gros lot de séquences bien représentatives du lyrisme et du goût de l'intime du cinéaste (le shampoing aux oeufs, après ça Robert Redford et Meryl Streep peuvent aller se rhabiller !!!). Mais le côté ultra-schématique des personnages (le rival est forcément un gros con, la mère une mégère qui ne comprend rien, l'amoureux un type d'une morale impeccable,... !!!) peut parfois agacer et la scène finale est vraiment too much. J'avoue que j'ai eu du mal à apprécier pleinement cette oeuvre à cause de cela même si encore une fois les qualités habituelles de Borzage sont ici présentes.









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Posté le 07/08/2012 à 17:59






Le Monde perdu est un vieux film muet dont on peut éprouver une certaine sympathie notamment pour ses effets spéciaux avec ses dinosaures se battant entre eux qui rappellent ceux de Ray Harryhausen ; adapté d'un roman de Conan Doyle qui m'avait passionné par contre ce film ne pas autant captivé, Le Monde perdu est un peu pauvre en matière d'aventures et ses hommes-singes (des acteurs grossièrement grimés) n'évitent pas le ridicule de nous jours. A son époque Le Monde perdu a du faire sensation mais à notre époque il est uniquement réservé aux amoureux du cinéma, aux autre je leur conseillerais plutôt de lire le roman (qui est le premier de 5 aventures avec le professeur Challenger).



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Posté le 09/08/2012 à 11:53


Les Deux Orphelines (1922) de D. W. Griffith





Synopsis : Au XVIIIe siècle, peu avant la Révolution française, l’orpheline Henriette Gérard accompagne Louise, sa sœur adoptive aveugle, à Paris. Les deux jeunes filles espèrent bien trouver un médecin qui guérira Louise de sa cécité. Hélas, Henriette est enlevée par le marquis de Presles, un roué qui a décidé d'en faire son jouet. Louise n'a pas plus de chance que sa sœur : livrée à elle-même, elle tombe dans les mains de la mère Frochard, une mégère alcoolique qui ne cessera de l'humilier et de la tourmenter pour la forcer à mendier. Tout paraît s'arranger avec l'intervention du chevalier de Vaudrey et de la comtesse de Linières lorsque la Révolution éclate…





Critique : Le mieux c'est de passer totalement à côté du contenu idéologique voulu par le réalisateur en faisant de la Révolution française, ou plutôt de sa Révolution française, une métaphore de la menace bolchévique permettant ainsi de mieux vanter la sacro-sainte Amérique démocratique ; et aussi fermer les yeux sur l'image ultra-fantaisiste qu'à Griffith de cette période trouble notamment à travers le portrait d'un Danton très idéalisé. En fait, le mieux c'est tout simplement d'admirer le spectacle qui mélange magistralement sans temps mort et avec lyrisme séquences intimistes et séquences de foules, prouvant encore une fois que le cinéaste était aussi à l'aise pour les unes que pour les autres. La première partie montrant une aristocratie décadente n'a rien à envier à la crudité d'un Von Stroheim ; la seconde partie qui nous plonge dans la tempête révolutionnaire donne lieu à de très nombreux moments forts dont une séquence de l'exécution, qui à l'instar de la scène du lac gelé dans "A travers l'Orage" ou d'une quasi-similaire dans "Intolérance", nous montre qu'au niveau de la maîtrise du suspense D. W. Griffith était digne de celle future d'un Hitchcock. Les deux soeurs Gish, dont la cinégénie, la beauté, le talent et l'alchimie sont un régal, trouvent des rôles magnifiques. Du beau cinéma.









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Posté le 10/08/2012 à 11:45


La Roue (1923) d'Abel Gance





Synopsis : Le mécanicien-chef Sisif recueille une petite orpheline à la suite d'une catastrophe de chemin de fer. Elle s'appelle Norma et est élevée avec Élie, le fils de Sisif, à peu près du même âge. Tout semble aller pour le mieux, mais peu à peu Sisif se sent pris d'une étrange passion pour sa fille adoptive. Son comportement change, il devient alcoolique, ombrageux, soupçonneux, violent. Le charme de Norma a séduit un ingénieur, Monsieur de Hersan ; Sisif commet l'imprudence de lui avouer la passion qui a grandi en lui. Hersan le menace d'un chantage s'il ne consent pas à lui donner Norma. Celle-ci se résigne, et Sisif, conduisant le train qui emmène la jeune femme vers son nouveau destin, souhaite mourir avec elle. Grâce à son chauffeur, l'accident est évité. Sisif reporte son amour sur cette locomotive. Mais un jet de vapeur brûle les yeux de Sisif qui doit abandonner son métier et va assurer dès lors le service du funiculaire du Mont-Blanc. Élie a suivi son père. Et Norma venue passer des vacances à Chamonix avec son mari retrouve son compagnon d'autrefois. Les deux jeunes gens découvrent leur amour réciproque. Hersan, jaloux, se bat avec Élie en pleine montagne. Leur chute les tue l'un et l'autre. Sisif est vieux maintenant, solitaire, tributaire de son travail monotone. Il voit revenir vers lui Norma, seule aussi et pauvre, qui va veiller sur ses derniers jours.





Critique : J'ai vu la version de près de quatre heures et demie et en toute franchise j'ai trouvé le temps long alors quand on sait que celle qui est la plus complète dure près de 9 heures... Abel Gance est certainement un des plus grands techniciens de l'Histoire du cinéma et pour ce qui est de filmer les trains, les rails et même un accident de chemin de fer, il était imbattable. Et les instants où il emploie un montage frénétique sont puissants. Mais le scénario, qui utilise lourdement des métaphores de la mythologie grecque et de la Bible, est ultra-mélodramatique, en rien sauver par son nombre très réduit de rebondissements prévisibles et usant de simplismes sur une durée d'ensemble très longue, et par une interprétation souvent outrée. S'il est techniquement impressionnant, scénaristiquement et narrativement "La Roue" est un ensemble peu digeste.









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Posté le 14/08/2012 à 13:24


Le Voleur de Bagdad (1924) de Raoul Walsh





Synopsis : Feignant d'être assoupi, Ahmed, un voleur, assiste sans émotion à la sévère punition d'un confrère pris sur le fait. Nullement découragé, il subtilise un bijou, qu'il cache soigneusement. Puis il s'introduit dans le palais du calife, où il aperçoit la princesse, dont il s'éprend immédiatement. Cependant, trois princes lointains s'en viennent demander la main de la belle à son père. Rebuté, le prince mongol médite de s'emparer de Bagdad...





Critique : Ca met près d'une heure pour vraiment démarrer, le très athlétique et souple Douglas Fairbanks cabotine un peu au début en voleur trop content d'être un voleur, et la princesse sert juste ici à espérer, à désespérer et à s'évanouir. Mais une fois qu'on est vraiment bien lancé, eh ben on est content de voir Fairbanks évoluer dans des décors géants (les plus grands jamais construits à Hollywood à ce qu'il paraît !!!) sur un rythme qui laisse très peu d'espace aux temps morts et en multipliant les rebondissements. Les nombreux trucages fonctionnent très bien, et le dernier quart d'heure avec l'armée qui apparaît par magie déchire vraiment et est la meilleure partie du film. Anna May Wong, la grande révélation de la distribution, dans le rôle d'une traîtresse, ou d'une patriote c'est selon, ajoute une très forte touche d'exotisme non négligeable à cette histoire ambiance "Mille et une nuits".









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Posté le 18/08/2012 à 16:06

 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 09/08/2012 à 11:54)



Citation :
Les deux soeurs Gish, dont la cinégénie, la beauté, le talent et l'alchimie sont un régal, trouvent des rôles magnifiques.

c'est vrai qu'elles sont exceptionnelles toutes les deux dans ce film ravi que ce film t'ai plu ainsi qu'A travers l'orage



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Posté le 18/08/2012 à 17:57

 - En réponse à tomPSGcinema (Voir le message du 18/08/2012 à 16:07)


Trop bien le cinéma muet. Perso j'aime beaucoup "the kid" avec Chaplin. Il me fait pleurer à chaque fois.



Touka, demain dés l'aube à l'heure où blanchit la campagne, je partirai...



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