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Sujet :

Films dramatiques, mélodrames et comédies dramatiques

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Alejandro González Inárritu


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Posté le 20/07/2012 à 14:33

Films dramatiques, mélodrames et comédies dramatiques



La Marquise d'O... (1976) d'Eric Rohmer





Synopsis : En 1799, les troupes russes s'emparent d'une place forte italienne commandée par le père d'une jeune veuve, la marquise d'O. Celle-ci est prise à partie par les soldats, qui s'apprêtent à lui faire subir un mauvais sort. Elle ne doit son salut qu'à l'intervention du comte F., lieutenant-colonel de l'armée russe. Profitant de son sommeil artificiel, le gentilhomme abuse pourtant d'elle. Quelque temps plus tard, la marquise ressent d'étranges symptômes. Indubitablement, elle est enceinte. Le comte réapparaît alors. Il offre à la femme outragée de l'épouser en guise de réparation...





Critique : D'assez loin le film d'Eric Rohmer le plus potable que j'ai vu jusqu'ici. Attention cela ne veut pas dire que la direction d'acteurs pourri qui ferait passer Robert Bresson pour un modèle d'hystérie et les plages interminables de dialogues (un peu moins ici pour les dialogues, il faut l'avouer !!!) habituelles du réalisateur sont aux abonnes absents, agrémentées en plus ici d'un doublage qui est loin de tenir du génie. Mais le sujet de cette marquise enceinte sans savoir comment parvient bizarrement à être parfois intéressant et la photo de Nestor Almendros arrive visuellement à rendre agréable le film. Un Rohmer qui a tous les gros défauts de son cinéaste sauf celui d'être tout le temps ennuyeux.

Note : 10/20 (**)





"Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer." (Beaumarchais)


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Posté le 23/07/2012 à 12:09


Le Vilain Américain (1963) de George Englund





Synopsis : L'américain Harrison Carter Mac White est nommé ambassadeur au Sarkhan du Sud, un pays imaginaire d'Asie, au début des années 50. Il tente de persuader un démocrate autochtone de mettre en place une démocratie dans son pays. Mais l'opposition menée par Deong veut renverser le gouvernement. Pour y parvenir, elle peut compter sur l'aide du Sarkhan du Nord, un pays communiste...





Critique : Le film dit ne pas s'inspirer de l'histoire du contexte de l'époque de la Thaïlande donc on peut en conclure qu'il s'inspire de l'histoire du contexte de l'époque de la Thaïlande. Mais l'ensemble, en particulier les dialogues, est d'une très grande naïveté et d'un très grand simplisme malgré sa sincérité impossible à mettre en doute dans sa critique de la politique étrangère américaine. Le rythme inégal achève de rendre le film peu intéressant à regarder. Marlon Brando quand à lui prouve que si les années 50 ont été pour lui et que les années 70 seront pour lui, les années 60 ont été une décennie peu clémente envers lui et son rôle mineur ici ne pousse pas à dire le contraire. Reste quelques beaux extérieurs et de bonnes intentions mais qui sont loin de suffir à faire quelque chose de bon et convaincant.

Note : 6/20 (*)





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Posté le 24/07/2012 à 11:30


Âmes rebelles (1942) d'Anatole Litvak





Synopsis : La jeune aristocrate Prudence Cathaway choque sa famille en s'enrôlant comme infirmière dans la WAAF (Women's Auxiliary Air Force). Elle s’y lie d’amitié avec Violet Worthing, par l’intermédiaire de laquelle elle rencontre un jeune homme d’origine modeste, Clive Briggs. Malgré de brillants états de service, celui-ci a déserté car il refuse de risquer sa vie pour une victoire dont seuls les nantis tireront bénéfice.





Critique : Ca commence bien, sous le signe de la sobriété, des petites joies simples, avec de petites séquences qui l'air de rien sont charmantes à l'instar de celle dans le compartiment du train, bref on s'enfonce bien confortablement dans son fauteuil croyant voir un peu une sorte de mélodrame du type du miraculeux et merveilleux chef d'oeuvre de Douglas Sirk "Le Temps d'aimer et le Temps de mourir" ; en plus il y a une belle photo en noir et blanc et puis surtout un beau duo d'acteurs formé par Tyrone Power et par un de mes rayons de soleil la sublime Joan Fontaine. En plus d'en plus, le personnage principal est un moment un déserteur, pas mal pour un film tourné en pleine Seconde Guerre Mondiale. Mais voilà à peu près à mi-chemin, Anatole Litvak a l'air de souvenir qu'il tourne un mélodrame et que pour lui un mélodrame ne peut pas être sobre donc on sort la très grosse artillerie pour essayer de faire pleurer dans les chaumières. D'où une seconde partie lourdaude à cause de cela avec une grosse pointe sur la fin qui vire carrément dans le ridicule. "Âmes rebelles" ou comment bien réussir une première partie et bien se saborder sur la seconde.

Note : 9/20 (**)





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Posté le 27/07/2012 à 11:24


A travers l'Orage (1920) de D. W. Griffith





Synopsis : Séduite par Lennox Sanderson, un coureur de jupons sans principes, Anna se retrouve seule face à son désarroi lorsque le beau prince s'enfuit après l'avoir mise enceinte. L'enfant conçu illégitimement, meurt après sa naissance. Trompée, désemparée, Anna part travailler dans une famille très puritaine où elle fait la connaissance de David, le fils du fermier. Charmée par ce poète sensible, Anna en oublie vite ses malheurs. Mais lorsque son passé resurgi, le fermier la chasse de sa maison...





Critique : Faire un film de près de deux heures et demie sur une histoire qui sur le papier a tout ce qui y a de plus conventionnel, c'est un très bon moyen de se prendre un mur. Alors en faire une belle réussite c'est un exploit qui mérite d'être salué. D.W. Griffith était considéré comme le premier grand cinéaste de l'Histoire, il suffit juste de regarder ce film pour savoir pourquoi. Bon déjà la durée a de quoi faire peur mais le montage admirablement bien rythmé fait qu'on ne la voit passer. Ensuite l'histoire, si cette dernière est dans les grandes lignes conventionnelle Griffith sait l'entourer d'une multitude de détails et personnages secondaires qui la rendent bien vivante et unique avec de temps en temps une petite pointe d'humour bien agréable pour que le tableau ne soit pas entièrement noir. Ensuite d'ensuite il y a une séquence d'anthologie celle très authentique, d'autant plus qu'elle a été tournée dans des conditions aussi dangereuses que celles que vivent les personnages pendant cette dernière, de la rivière glacée, grand moment de maîtrise technique et aussi de suspense. Et pour finir il y a une interprétation très réaliste, loin de celle outrée que l'on peut trouver dans certains films de la même époque, avec en particulier celle de Lilian Gish dont la cinégénie et la grâce exceptionnelles font des étincelles. Bon voilà 4 très bonnes raisons de regarder "A travers l'orage", vous savez ce qu'il vous reste à faire ???

Note : 17/20 (****)





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Posté le 27/07/2012 à 11:41

 - En réponse à Plume231 (Voir le message du 27/07/2012 à 11:25)


A travers l'Orage (1920) de D. W. Griffith





Synopsis : Séduite par Lennox Sanderson, un coureur de jupons sans principes, Anna se retrouve seule face à son désarroi lorsque le beau prince s'enfuit après l'avoir mise enceinte. L'enfant conçu illégitimement, meurt après sa naissance. Trompée, désemparée, Anna part travailler dans une famille très puritaine où elle fait la connaissance de David, le fils du fermier. Charmée par ce poète sensible, Anna en oublie vite ses malheurs. Mais lorsque son passé resurgi, le fermier la chasse de sa maison...





Critique : Faire un film de près de deux heures et demie sur une histoire qui sur le papier a tout ce qui y a de plus conventionnel, c'est un très bon moyen de se prendre un mur. Alors en faire une belle réussite c'est un exploit qui mérite d'être salué. D.W. Griffith était considéré comme le premier grand cinéaste de l'Histoire, il suffit juste de regarder ce film pour savoir pourquoi. Bon déjà la durée a de quoi faire peur mais le montage admirablement bien rythmé fait qu'on ne la voit passer. Ensuite l'histoire, si cette dernière est dans les grandes lignes conventionnelle Griffith sait l'entourer d'une multitude de détails et personnages secondaires qui la rendent bien vivante et unique avec de temps en temps une petite pointe d'humour bien agréable pour que le tableau ne soit pas entièrement noir. Ensuite d'ensuite il y a une séquence d'anthologie celle très authentique, d'autant plus qu'elle a été tournée dans des conditions aussi dangereuses que celles que vivent les personnages pendant cette dernière, de la rivière glacée, grand moment de maîtrise technique et aussi de suspense. Et pour finir il y a une interprétation très réaliste, loin de celle outrée que l'on peut trouver dans certains films de la même époque, avec en particulier celle de Lilian Gish dont la cinégénie et la grâce exceptionnelles font des étincelles. Bon voilà 4 très bonnes raisons de regarder "A travers l'orage", vous savez ce qu'il vous reste à faire ???

Note : 17/20 (****)





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Posté le 27/07/2012 à 12:27


Duel dans la forêt (1952) de Joseph M. Newman





Synopsis : Au coeur du Montana, Cliff Manson excerce un métier particulièrement noble mais dangereux : pompier du ciel. Hélas, le sort s'acharne contre lui. Au cours d'une mission spéciale, alors qu'il essayait de sauver, au péril de sa propre vie, une victime du feu, il subit un terrible accident. Il a la vie sauve, mais il est devenu malheureusement amnésique. Alors qu'il se remet peu à peu de ses blessures, il doit faire face à une acide accusation : Ed Miller lui reproche d'avoir provoqué la mort de son père...





Critique : Un film qui se déroule dans le milieu des pompiers, c'est assez rare que déjà cela suffit à susciter l'intérêt, la présence de l'excellent et charismatique dans le rôle principal, ce n'est pas négligeable aussi, et enfin les séquences d'incendie malgré quelques transparences visibles sont assez réussies. On ne pourrait pas en dire autant du reste qui prend jamais le risque de sortir des sentiers battus ; l'amnésie du personnage joué par Widmark aurait pu être mieux utilisé sur le plan de la dramaturgie qui cette dernière dans l'ensemble apparaît totalement vaine quels que soient ses ressorts, l'épouse qui a l'air d'être livrée directement avec l'aspirateur ne sert à rien si ce n'est s'inquiéter et à servir les rafraîchissements, et pour rebondir sur les ressorts les rebondissements sont prévisibles et peu crédibles. A voir pour les fans de Richard Widmark, sinon à la place allez faire une balade en forêt en espérant ne pas tomber sur un incendie.

Note : 9,5/20 (**)





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Posté le 28/07/2012 à 11:51


Upstream (1927) de John Ford





Synopsis : Le quotidien d'un groupe d'artistes et la romance entre un jeune comédien et une artiste spécialiste du lancer de couteaux.





Critique : Un John Ford que l'on croyait perdu mais qu'on a retrouvé récemment en Nouvelle-Zélande et qui a fait des milliers de kilomètres pour assouvir un peu la passion du pauvre cinéphile perpétuellement affamé... Bon j'espère qu'il a fait le voyage en low cost parce que si ça fait toujours plaisir de savoir qu'un film perdu ne l'est pas, surtout quand il s'agit d'une oeuvre d'un grand réalisateur comme ici, le résultat est franchement pas terrible. Message d'ensemble : c'est pas bien d'avoir la grosse tête ; on a vu plus profond comme fond. Et puis le scénario, à part quelques petits traits d'humour bien réussis et uniquement grâce au talent qu'avait le cinéaste pour les films de groupe, s'avère bien insignifiant. A voir pour les curieux surtout parce qu'autrement c'est un Ford bien bien bien mineur.

Note : 6,5/20 (*)





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Posté le 30/07/2012 à 13:06


Festen (1998) de Thomas Winterberg





Synopsis : Tout le monde a été invité pour les soixante ans du chef de famille. La famille, les amis se retrouvent dans le manoir d'Helge Klingenfelt. Christian, le fils aîné de Helge, est chargé par son père de dire quelques mots au cours du dîner sur sa soeur jumelle, Linda, morte un an plus tôt. Tandis qu'au sous-sol tout se prépare avec pour chef d'orchestre Kim, le chef cuisinier, ami d'enfance de Christian, le maître de cérémonie convie les invités à passer à table. Personne ne se doute de rien, quand Christian se lève pour faire son discours et révéler de terribles secrets.





Critique : Depuis les années 80, une tendance très énervante est apparue au cinéma : le sacrifice du fond au profit de la forme. Eh ben, "Festen" arrive brillamment à se distinguer par l'inverse. Le "Dogme95" est intéressant en théorie, sur le papier mais en pratique on ne peut pas dire que la forme hideuse de l'ensemble aide le spectateur à se laisser prendre par l'intrigue. Et pourtant grâce à la force et la profondeur de celle-ci, on finit par s'intéresser à l'histoire, à son lot de situations, ou plutôt de révélations abominables, et à ses personnages crédibles. Le point d'orgue se trouve dans les dernières scènes qui ne peuvent pas laisser indifférent. Ah fichu dogme, sans cela on aurait pu avoir un grand film.

Note : 14/20 (***)





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Posté le 30/07/2012 à 13:28


Une Séparation (2010) d'Asghar Farhadi





Synopsis : Rien ne va plus entre Nader et sa femme. Lorsque celle-ci le quitte, il engage une aide-soignante pour s'occuper de son père malade. Il ignore alors que la jeune femme est enceinte et a accepté ce travail sans l'accord de son mari, un homme psychologiquement instable. La vie de la famille bascule quand la jeune femme perd son enfant. Le père accuse Nader de l'avoir molestée et d'être la cause de la fausse-couche...





Critique : Vu le dithyrambisme total, sans parler d'une moisson impressionnante de récompenses dont le très prestigieux Oscar du Meilleur Film étranger, dont jouit ce film je m'attendais à un petit peu mieux d'où ma relative déception. Cette dernière vient surtout, pour ne pas dire totalement, d'une mise en scène sans originalité, un peu terne. Parce qu'autrement entre une interprétation parfaite, des personnages subtilement composés de sorte à éviter tout manichéisme et une histoire qui arrive à être une critique sociale plus ou moins voilée de la Société iranienne tout en brassant des thèmes universels, on ne peut que reconnaître à "Une Séparation" de formidables qualités. Ce qui fait, en espérant un peu plus d'audace à l'avenir au niveau de la réalisation, qu'Asghar Farhadi est un cinéaste à suivre absolument.

Note : 14/20 (***)





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Posté le 31/07/2012 à 14:04


Ridicule (1996) de Patrice Leconte





Synopsis : Alors que la monarchie française vit, sans le savoir encore, ses derniers jours, un jeune noble naïf et passionné, Ponceludon de Malavoy, décide de faire part au roi de ses projets d'assainissement des marais putrides de la Dombe, sa région natale. En route pour Versailles, il se lie avec le marquis de Bellegarde et sa fille, l'étincelante Mathilde. Bellegarde initie son protégé aux subtilités et subterfuges de la Cour. Ponceludon, brillant et spirituel, ne tarde pas à faire son chemin, tout en se défendant mal de la fascination que lui inspire la simplicité naturelle de Mathilde. L'influente comtesse de Blayac jette son dévolu sur lui. Devenu son amant, bien introduit à la cour, Ponceludon peut enfin rencontrer le roi...





Critique : On a bien envie d'user de la critique la plus facile et prévisible envers le film par le biais de son titre mais ce n'est pas possible puisqu'il est très bon. On va pas s'en plaindre le nombre de films méritant ce qualificatif étant déjà bien suffisamment important. La qualité extraordinaire du scénario et des dialogues était un merveilleux cadeau pour n'importe quel cinéaste. Même un réalisateur juste dans la moyenne comme Patrice Leconte ne pouvait pas louper le coche. Il fallait juste attention à la justesse de la reconstitution de l'époque à laquelle se déroule l'histoire, un beau sans-faute, ainsi que dans le choix des acteurs, un beau quasi sans-faute. En effet, le casting est parfait excepté bien sûr pour Judith Godrèche qui prouve encore une fois son incroyable capacité à être mauvaise. La finesse de l'écriture, et même de la mise en scène, montre bien le ridicule (titre très judicieux donc pour le film !!!) de la nature humaine avec une causticité rarement vu dans notre cinéma national, tempéré par quelques éclairs touchants d'humanisme avec une mention pour la fin très belle. L'histoire se déroule dans la France de Louis XVI mais il n'est pas difficile de trouver quelques résonances contemporaines l'homme étant destiné à ne jamais changer vraiment. Peut-être un des meilleurs films français de ces 25 dernières années.

Note : 16,5/20 (****)





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Posté le 01/08/2012 à 13:58


Stella Maris (1918) de Marshall Neilan





Synopsis : A Londres, Stella Maris (M. Pickford) est condamnée à rester au lit suite à une maladie invalidante. Ses parents la protège du monde extérieur. Elle reçoit régulièrement la visite de John Risca (C. Tearle) qui cache un lourd secret. Sa femme Louise (M. Manon) est alcoolique et droguée. Cette dernière embauche une orpheline disgraciée, Unity Blake (M. Pickford) pour lui servir de domestique...





Critique : Si ce n'était pas comme le "Port-salut" c'est-à-dire si ce n'était pas marqué dessus il me serait jamais venu à l'idée que celle qui incarne la belle fille gâtée par la nature et la providence en faisant exception de sa paralysie et celle qui incarne une orpheline peu gâtée par la nature et encore moins par la providence était jouée par une seule et même personne : Mary Pickford. Cette dernière est surtout remarquable, méconnaissable, dans le peau de l'orpheline qu'elle arrive à rendre incroyablement attachante, un personnage qu'on oublie pas de sitôt et dont la dernière scène où elle apparaît est un beau moment d'intensité ; une performance mémorable de la part de "la petite fiancée de l'Amérique". S'il n'a pas le don de D. W. Griffith pour donner de l'épaisseur à tous ses personnages, ce qui est visible surtout pour l'amoureux, Marshall Neilan sait insuffler à un bon timing d'ensemble, diriger admirablement son casting et donner quelques scènes fortes comme celle citée plus haut. Une petite perle muette méconnue qui vaut le détour ne serait-ce pour l'orpheline dont il aurait été plus justifié de donner son nom comme titre du film.

(***)





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Posté le 02/08/2012 à 12:29


Le Cheval venu de la mer (1992) de Mike Newell





Synopsis : Il y a peu encore «roi des gitans», Papa Riley ne veut plus entendre parler des coutumes de son peuple depuis que sa femme est morte en couches pour avoir voulu y rester fidèle. Décidé à se sédentariser, il s'est installé avec ses deux fils, Ossie et Tito, dans une cité misérable des environs de Dublin et vit de misérables combines, tout en noyant son chagrin dans l'alcool. Le grand-père des gamins, qui a installé sa roulotte et le reste de la tribu sur un terrain vague non loin de là, leur raconte d'incroyables légendes peuplées de chevaux magiques. Un jour, le vieillard revient d'une de ses errances, obstinément suivi par un cheval blanc qui ne se laisse approcher que par Ossie. Les deux frères décident de ramener l'animal dans leur appartement...





Critique : Un récit très allégorique aux forts accents irlandais et gitans ainsi qu'un film sur l'enfance, un sujet qui aurait parfaitement convenu à Spielberg sauf qu'ici c'est le plus impersonnel Mike Newell, futur réalisateur de "Quatre mariages et un enterrement", qui s'en charge. Quelques lourdeurs de narration mais le tout est avec de beaux paysages d'Irlande et quelques gros éclairs de puissance où dans le rôle d'un flic pourri et brutal Brendan Gleeson mérite sa place dans les gros enfoirés de service du cinéma. Les scènes avec le cheval blanc sont très bien réalisées.

Note : (***)





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Posté le 02/08/2012 à 13:58


Au-dessous du volcan (1984) de John Huston





Synopsis : A la veille de la Seconde Guerre mondiale, au Mexique, l'ex-consul britannique Geoffrey Firmin s'enfonce irrémédiablement dans l'alcoolisme pour oublier celle qui l'a quitté.





Critique : Je n'ai pas lu le roman réputé inadaptable de Malcolm Lowry mais qui ne l'était pas totalement puisque John Huston, peut-être le cinéaste a avoir le plus adapté de grandes oeuvres littéraires au cinéma, y est parvenu. Peut-être peut-on reprocher un symbolisme de la mort mis en scène de manière un peu trop lourde comme si le spectateur n'était pas suffisamment intelligent pour comprendre qu'elle est ici très prégnante de toute façon. Certains partis pris de mise en scène sont étonnants en particulier pour ce qui est de ne jamais avoir recours au flashback et de rester uniquement dans le présent ce qui permet de ne juger les personnages uniquement que par les actes qu'ils font dans le film, ceci est surtout visible pour celui joué par une touchante et très belle Jacqueline Bisset ; et aussi de ne jamais entrer à l'intérieur des protagonistes, ceci est surtout visible cette fois pour l'ex-mari alcoolique interprété magistralement par Albert Finney et dont on ne voit pas ainsi les hallucinations. Le tournage uniquement en extérieurs donne du relief au propos. Une oeuvre crépusculaire, un des derniers films de son réalisateur, qui vaut un détour pour son ton à hauteur d'homme.

Note : (***)





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Posté le 02/08/2012 à 20:06


Dans les mailles du filet (1964) de Michael Winner





Synopsis : Un groupe de jeunes hommes oisifs s'intéresse de près aux touristes qui fréquentent leur village du bord de mer, dans l'espoir de séduire les plus charmantes d'entre elles. L'un d'entre eux, Tinker, a des vues sur une fille de bonne famille, mannequin de profession. Mais ses projets se voient bouleversés lorsqu'il tombe amoureux de la belle...





Critique : Psychologiquement le film est une belle réussite et on peut l'affirmer sans problème quand on ressemble beaucoup de caractère au personnage principal (sauf que je suis encore plus nul en tennis !!!), cynique, réaliste et avec un sentimentalisme qui peut parfois être dangereux pour le mental. En plus, il y a un ou deux bons trucs pour bien rembarrer sans y avoir l'air une occupation d'une nuit trop emmerdeuse. L'autre petite réussite du film c'est tout simplement l'interprétation d'Oliver Reed. Autrement la réalisation est sans originalité mais le ton cynique est idéal pour les cyniques de nature (ben comme votre serviteur !!!). Le moment de présentation des beaufs est pas mal et d'une très belle ethnographie.

Note : (***)





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Posté le 03/08/2012 à 12:43


La Prison (1949) d'Ingmar Bergman





Synopsis : Le meilleur scénario pour Martin, metteur en scène, c'est ce qu'a vécu son ami Thomas, scénariste. Thomas marié avec bonheur, manque malgré tout de confiance en lui et se réfugie dans l'alcool. Il va s'éprendre d'une jeune femme, Brigitte-Caroline, que son ami oblige à se prostituer, et qui regrette la mort de l'enfant qu'elle a eu. Thomas se dispute avec son épouse et part rejoindre Brigitte-Caroline dans un grenier où ils vivront de grands moments de tendresse....





Critique : Comme le fait très bien sentir le titre, ça ne va pas être la fête du slip dans ce Bergman. L'intro et la conclusion autour d'un plateau de cinéma avec un scénario autour de l'Enfer n'étaient pas franchement nécessaire pour montrer que cette notion est hélàs très bien intégrée dans le quotidien ; appeler le film "L'Enfer" aurait amplement suffit. Toujours est-il que cela permet au réalisateur d'utiliser le principe de générique parlé, crée par Sacha Guitry et qui sera réutilisé par d'autres cinéastes comme Orson Welles ou encore Jean-Luc Godard. Le tout est un peu confus mais on trouve déjà quelques thématiques de l'oeuvre bergmanienne (le couple évidemment, la dure réalité de la vie, la mort, etc... !!!) avec quelques beaux instants de grâce comme la projection du petit film muet burlesque qui rappelle les Chaplin et Sennett dans le grenier et une belle interprétation de Doris Svedlund dans le rôle d'une jeune prostituée.

Note : (**)





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Posté le 04/08/2012 à 12:51


Mauvaise Graine (1934) de Billy Wilder et Alexander Esway





Synopsis : Henri Pasquier, fils de bonne famille que son père médecin respectable désire mettre au travail en lui retirant sa luxueuse voiture, rejoint une bande de voleurs d'automobiles et sympathise avec les jeunes membres de celle-ci, notamment Jean La Cravate, le copain qui l'héberge, et la sœur de celui-ci, Jeannette, dont il tombe amoureux. Mais le chef du gang n'apprécie pas qu'il exige pour lui et ses amis une augmentation de la part du gâteau...





Critique : OUAAAAAAAAIIIIIIIIISSSSSSSS... après Alfred Hitchcock, Andreï Tarkovski et David Lean, j'ai enfin une quatrième filmo complète de grand réalisateur. Et ici, il ne s'agit pas du moindre puisque c'est tout simplement mon cinéaste favori, le Prince de la drôlerie, de la finesse et de l'élégance : le génial Billy Wilder. Ce qui est con c'est de conclure avec son tout premier film mais c'est comme ça. "Mauvaise graine" est une rareté très rare, et donc d'autant plus difficile à trouver (merci beaucoup Ch. !!!), qui est le témoignage du séjour temporaire à Paris du futur réalisateur de "Certains l'aiment chaud" après avoir quitté l'Allemagne à cause d'un méchant moustachu et avant de ne pas résister pour le meilleur du meilleur aux sirènes hollywoodiennes. Que dire de "Mauvaise Graine" ??? Je m'attendais à une oeuvre mineure et en comparaison du reste de l'oeuvre de Wilder on peut en effet penser qu'elle l'est ; mais dans l'ensemble j'ai été agréablement surpris. Du très grand cinéaste en devenir, on y retrouve déjà une maîtrise parfaite du rythme, des dialogues à l'emporte-pièce irrésistible comme ceux du chef de gang qui parle de son organisation de vols d'automobiles comme d'une entreprise très respectable, et le goût des personnages secondaires croustillants en particulier le type un peu cinglé qui pique tout et surtout n'importe quoi en matière de véhicules. Un final qui comme on pouvait le craindre ne tombe pas du tout dans un moralisme lourdaud, deux moments qui procurent efficacement une certaine dose de suspense et la fraîcheur d'une très craquante Danielle Darrieux du haut de ses 17 ans finissent d'ajouter au plaisir.

Note : (***)





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Posté le 05/08/2012 à 12:59


High Art (1998) de Lisa Cholodenko





Synopsis : Le célèbre magazine de photo «Frame» vient d'engager la jeune Syd, âgée de 24 ans, comme assistante de rédaction. Un soir, une banale fuite d'eau lui fait faire la connaissance de sa voisine du dessus, Lucy Berliner. Dix ans auparavant, Lucy était la photographe la plus douée - et la plus en vue - de New York. Aujourd'hui, redevenue une femme presque ordinaire, elle vit avec l'actrice préférée du grand Rainer Fassbinder, Greta Krauss, qui a sombré dans la drogue. Autour d'elles gravitent une kyrielle d'artistes maudits en quête de reconnaissance. Syd voit vite dans cette rencontre l'opportunité de prendre du galon à la rédaction du magazine, et tente de convaincre Lucy de réaliser pour elle de nouveaux clichés. C'est aussi pour elle l'occasion de consommer le désir qu'elle lui inspire...





Critique : Les histoires d'amour lesbiennes ont tout généralement pour m'intéresser et "High Art" n'avait rien pour être une exception excepté que la réalisatrice se complaît dans une image terne, ce qui est un peu ironique quand on sait que le film se passe dans le milieu de la photographie, et dans un rythme exagérément lymphatique ; sans que ni l'un, ni l'autre servent le propos du film, au contraire. Reste l'histoire en elle-même et puis les interprétations toutes en nuances de Radha Mitchell et d'Ally Sheedy. Au moins si on peut reprocher ici à Lisa Cholodenko de ne pas être une grande réalisation, on ne peut pas en tous les cas faire la même chose à propos de sa direction d'actrices.

Note : (**)





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Posté le 06/08/2012 à 12:26


Lucky Star (1929) de Frank Borzage





Synopsis : Mary, une pauvre fille de ferme, rencontre Tim juste au moment où la guerre est déclarée. Tim s'engage et part pour les champs de bataille de l'Europe, où il est blessé et perd l'usage de ses jambes. De retour chez lui, Mary lui rend visite. Ils sont profondément attirés l'un vers l'autre mais son handicap empêche Tim de déclarer son amour à Mary. Des complications arrivent lorsque Martin, l'ex-sergent de Tim et une brute, s'entiche de Mary...





Critique : Frank Borzage, Janet Gaynor et Charles Farrell, trio mythique qui avait déjà donné lieu à l'excellent "L'Heure sûpreme" et au un peu moins bon mais très bon quand même "L'Ange de la rue". "Lucky Star" m'a moins convaincu que les deux autres. Le couple Janet Gaynor-Charles Farrell fonctionne toujours à mort, esthétiquement l'ensemble est superbe, et on a le droit à un gros lot de séquences bien représentatives du lyrisme et du goût de l'intime du cinéaste (le shampoing aux oeufs, après ça Robert Redford et Meryl Streep peuvent aller se rhabiller !!!). Mais le côté ultra-schématique des personnages (le rival est forcément un gros con, la mère une mégère qui ne comprend rien, l'amoureux un type d'une morale impeccable,... !!!) peut parfois agacer et la scène finale est vraiment too much. J'avoue que j'ai eu du mal à apprécier pleinement cette oeuvre à cause de cela même si encore une fois les qualités habituelles de Borzage sont ici présentes.









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Posté le 08/08/2012 à 12:36


Hideko, receveuse d'autobus (1941) de Mikio Naruse





Synopsis : La jeune Okoma est receveuse dans un vieil autobus de campagne aux rares passagers. Avec l'aide du chauffeur, Sonoda, elle va tenter de refaire la clientèle de leur modeste « Compagnie » dirigée par un patron oisif...





Critique : Première collaboration entre Mikio Naruse et celle qui deviendra son actrice fétiche la rayonnante Hideko Takamine, "Hideko, receveuse d'autobus" est un petit film très bien rythmé, qui se regarde agréablement sans que pour autant le cinéaste se départisse de son pessimisme habituel. De plus, on retrouve aussi son goût pour les classes populaires. Une oeuvre sans prétention mais d'une fraîcheur communicative, donc conclusion aucune raison valable de passer à côté.









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Posté le 09/08/2012 à 11:47


Les Deux Orphelines (1922) de D. W. Griffith





Synopsis : Au XVIIIe siècle, peu avant la Révolution française, l’orpheline Henriette Gérard accompagne Louise, sa sœur adoptive aveugle, à Paris. Les deux jeunes filles espèrent bien trouver un médecin qui guérira Louise de sa cécité. Hélas, Henriette est enlevée par le marquis de Presles, un roué qui a décidé d'en faire son jouet. Louise n'a pas plus de chance que sa sœur : livrée à elle-même, elle tombe dans les mains de la mère Frochard, une mégère alcoolique qui ne cessera de l'humilier et de la tourmenter pour la forcer à mendier. Tout paraît s'arranger avec l'intervention du chevalier de Vaudrey et de la comtesse de Linières lorsque la Révolution éclate…





Critique : Le mieux c'est de passer totalement à côté du contenu idéologique voulu par le réalisateur en faisant de la Révolution française, ou plutôt de sa Révolution française, une métaphore de la menace bolchévique permettant ainsi de mieux vanter la sacro-sainte Amérique démocratique ; et aussi fermer les yeux sur l'image ultra-fantaisiste qu'à Griffith de cette période trouble notamment à travers le portrait d'un Danton très idéalisé. En fait, le mieux c'est tout simplement d'admirer le spectacle qui mélange magistralement sans temps mort et avec lyrisme séquences intimistes et séquences de foules, prouvant encore une fois que le cinéaste était aussi à l'aise pour les unes que pour les autres. La première partie montrant une aristocratie décadente n'a rien à envier à la crudité d'un Von Stroheim ; la seconde partie qui nous plonge dans la tempête révolutionnaire donne lieu à de très nombreux moments forts dont une séquence de l'exécution, qui à l'instar de la scène du lac gelé dans "A travers l'Orage" ou d'une quasi-similaire dans "Intolérance", nous montre qu'au niveau de la maîtrise du suspense D. W. Griffith était digne de celle future d'un Hitchcock. Les deux soeurs Gish, dont la cinégénie, la beauté, le talent et l'alchimie sont un régal, trouvent des rôles magnifiques. Du beau cinéma.









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Posté le 09/08/2012 à 12:59


L'Assassin du Tsar (1991) de Karen Chakhnazarov





Synopsis : L'assassinat du tsar Nicolas II et de sa famille au cours de la nuit du 16 au 17 juillet 1918 se rejoue dans la tête de l'inquiétant Timofeyev. Les détails troublants évoqués par ce malade finissent par intriguer le docteur Smirnov. De fil en aiguille, un lien particulier s'installe entre les deux hommes. Le huis clos voit leurs discussions sur ces meurtres révéler l'intelligence de Timofeyev, et non plus sa folie. Le médecin est à son tour hanté par les visions d'horreur de l'assassinat sommaire du tsar, de sa femme et ses enfants...





Critique : Le massacre des Romanov est certainement un des événements historiques les plus obsédants qui soient, et donc le sujet idéal pour faire un film basé sur une obsession. Ca permet de voir aussi Malcolm McDowell doublé en russe. Mais le plus important c'est l'originalité du script qui oppose par l'intermédiaire du corps d'un malade mental, Iakov Iourovski organisateur du massacre et tueur du Tsar, et par celui de son médecin, Nicolas II ; et donne un point de vue original, détaché mais intimiste de l'exécution. C'est dommage que le scénario n'insiste pas davantage sur cette partie aussi troublante que passionnante, et aussi que l'atrocité de l'acte n'est pas montrée dans toute son horreur, frontalement en particulier pour ce qui est des princesses. Reste que "L'Assassin du Tsar" est une oeuvre envoutante.









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Posté le 10/08/2012 à 11:43


La Roue (1923) d'Abel Gance





Synopsis : Le mécanicien-chef Sisif recueille une petite orpheline à la suite d'une catastrophe de chemin de fer. Elle s'appelle Norma et est élevée avec Élie, le fils de Sisif, à peu près du même âge. Tout semble aller pour le mieux, mais peu à peu Sisif se sent pris d'une étrange passion pour sa fille adoptive. Son comportement change, il devient alcoolique, ombrageux, soupçonneux, violent. Le charme de Norma a séduit un ingénieur, Monsieur de Hersan ; Sisif commet l'imprudence de lui avouer la passion qui a grandi en lui. Hersan le menace d'un chantage s'il ne consent pas à lui donner Norma. Celle-ci se résigne, et Sisif, conduisant le train qui emmène la jeune femme vers son nouveau destin, souhaite mourir avec elle. Grâce à son chauffeur, l'accident est évité. Sisif reporte son amour sur cette locomotive. Mais un jet de vapeur brûle les yeux de Sisif qui doit abandonner son métier et va assurer dès lors le service du funiculaire du Mont-Blanc. Élie a suivi son père. Et Norma venue passer des vacances à Chamonix avec son mari retrouve son compagnon d'autrefois. Les deux jeunes gens découvrent leur amour réciproque. Hersan, jaloux, se bat avec Élie en pleine montagne. Leur chute les tue l'un et l'autre. Sisif est vieux maintenant, solitaire, tributaire de son travail monotone. Il voit revenir vers lui Norma, seule aussi et pauvre, qui va veiller sur ses derniers jours.





Critique : J'ai vu la version de près de quatre heures et demie et en toute franchise j'ai trouvé le temps long alors quand on sait que celle qui est la plus complète dure près de 9 heures... Abel Gance est certainement un des plus grands techniciens de l'Histoire du cinéma et pour ce qui est de filmer les trains, les rails et même un accident de chemin de fer, il était imbattable. Et les instants où il emploie un montage frénétique sont puissants. Mais le scénario, qui utilise lourdement des métaphores de la mythologie grecque et de la Bible, est ultra-mélodramatique, en rien sauver par son nombre très réduit de rebondissements prévisibles et usant de simplismes sur une durée d'ensemble très longue, et par une interprétation souvent outrée. S'il est techniquement impressionnant, scénaristiquement et narrativement "La Roue" est un ensemble peu digeste.









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Posté le 11/08/2012 à 12:04


Anna Karénine (1967) d'Alexandre Zarkhi





Synopsis : Une jeune femme mariée de la haute société russe du XIXe siècle (Anna Karénine) est amoureuse d'un jeune homme séducteur et fat (Vronsky). Elle prend la fuite avec lui, abandonnant ses enfants et son mari, ennuyeux et important. Les gens du monde se détournent d'Anna qui a de plus en plus de mal à retenir son amant. Elle finit par se jeter sous un train.





Critique : En dépit d'une fin un peu expéditive et de l'aspect brouillon du tournage de certaines scènes, c'est d'assez loin la meilleure adaptation du chef d'oeuvre littéraire de Léon Tolstoï au cinéma que j'ai vu. Nettement moins terne et nettement mieux rythmé que la version de Julien Duvivier et nettement moins lisse que la surestimée version de Clarence Brown avec "La Divine", ce "Anna Karénine" réussit à bien condenser le roman sans pour autant trahir ou négliger la psychologie des personnages. On remarquera aussi que le scénario ne se concentre pas uniquement sur l'histoire d'amour entre l'héroïne et le comte Vronski en ne faisant pas de Lévine et de Kitty (personnages très importants et aussi passionnants dans l'oeuvre d'origine ce que semblent oublier les autres films !!!) juste des silhouettes de passage. Le rôle d'Anna Karénine est tenu ici par Tatiana Samoïlova, l'actrice principale d"un des films russes les plus célèbres de tous les temps "Quand passent les cigognes".









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Posté le 12/08/2012 à 12:47


Wendy et Lucy (2008) de Kelly Reichardt





Synopsis : Wendy, accompagnée de son chien Lucy, a pris la route de l'Alaska dans l'espoir de trouver un petit boulot et commencer une nouvelle vie. Lorsque sa voiture tombe en panne dans une petite ville de l'Oregon...





Critique : Voici le genre de film dont le scénario pourrait tenir sur à peine trois lignes. Mais l'intelligence de ce scénario sur trois lignes, c'est de jouer sur un facteur émotionnel fort à savoir l'attachement d'une personne infortunée pour son chien, ce qui rappelle un peu le "Umberto D." de Vittorio de Sica, qui suffit largement à faire la matière d'un film. L'autre qualité de l'oeuvre tient certainement sur la très belle performance de l'actrice Michelle Williams pleinement crédible dans la peau de son personnage. Et donc grâce à ce facteur émotionnel et à Michelle Williams, on ne s'ennuie pas devant ce portrait sans la moindre complaisance de l'Amérique qui tient a-priori sur pas grand-chose.









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Posté le 13/08/2012 à 13:47


L'Effrontée (1985) de Claude Miller





Synopsis : Charlotte, treize ans, en a terminé avec l'enfance et si elle sait ce qu'elle ne veut plus être, elle ne sait pas encore ce qu'elle veut devenir. L'adoration que lui voue Lulu, une petite voisine de six ans, l'agace, et elle est fascinée par Clara Bauman, enfant prodige et pianiste surdouée qui a le même âge qu'elle.





Critique : Claude Miller n'avait peut-être pas ici le ton d'originalité de ses polars (Garde à vue, Mortelle randonnée,... !!!) mais on est aussi très loin de l'académisme ronflant de ses dernières oeuvres. Disons que la mise en scène reste ici très discrète et que c'est plutôt le film d'une actrice que d'un réalisateur. Bon une gamine effrontée, qui hurle à la moindre contrariété, pas capable d'achever la plupart du temps une simple phrase, avalant les mots, et qui prend ses désirs pour des réalités, on a plus envie de lui foutre une bonne taloche et de lui dire d'aller ranger sa chambre que de s'y attacher. Or l'exploit de de la fluette et adorable Charlotte Gainsbourg, outre de porter tout le film sur ses minces épaules, c'est de rendre très attachant son personnage malgré, ou peut-être grâce à, ses défauts et de réussir à faire en sorte d'avoir vraiment mal pour elle. Le beau portrait d'une adolescente en pleine crise avec sa naïveté et ses désillusions magnifiquement interprété et bien rythmé par la chanson "Sarà perché ti amo"









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Posté le 14/08/2012 à 14:10


Au sixième jour (1956) d'Henry Koster





Synopsis : En ce 6 juin 1944, John Wynter, officier de l'armée britannique, est aux côtés du capitaine américain Brad Parker, sur une barge qui vogue vers les plages de Normandie et le Débarquement. Plus que la lutte contre l'envahisseur allemand, c'est l'amour d'une même femme, Valerie Russell, qui rassemble et fait s'estimer les deux hommes. John connaît Valerie depuis l'enfance ; une grande affection les lie. Lorsque John est parti au combat, tous deux se sont promis de se marier dès la fin du conflit. Brad, lui, a rencontré la jeune femme par hasard, dans le village où elle vit. Ce fut le coup de foudre et depuis, ils se voient régulièrement. Quand John a été blessé au combat et rapatrié, Valerie s'est précipitée à son chevet, poussée par le devoir, prête à rompre avec Brad...





Critique : Henry Koster, cinéaste au talent limité, avec une matière formidable et des acteurs tout aussi formidables n'avait fait qu'une oeuvre moyenne avec "Ma Cousine Rachel" là où un Hitchcock ou un Cukor auraient certainement réalisé quelque chose de très bon. Après le thriller gothique, il reprouvait à nouveau les limites de son talent dans le domaine du mélodrame avec un sujet et des personnages avec lesquels un Douglas Sirk ou un Vincente Minnelli auraient brillé. La mise en scène est soignée dans l'ensemble mais reste plate, sans les étincelles nécessaires pour donner quelque chose de flamboyant, de poignant, de fort. C'est très dommage le sujet et son parti-pris de sobriété s'y prêtaient bien, les acteurs étaient très bien choisis aussi en particulier Dana Wynter qui n'a jamais été aussi belle sublimée en plus par une superbe photo. Comme quoi, la qualité du réalisateur peut vraiment faire la différence...









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Posté le 15/08/2012 à 12:40


La Vie de bohème (1945) de Marcel de l'Herbier





Synopsis : Schaunard, Colline, Rodolphe, Marcel, quatre jeunes artistes sans le sou et compagnons d'infortune, mènent une vie de bohème. Rodolphe, le poète de la bande, tombe bientôt amoureux de Mimi, une jeune ouvrière qui fabrique des fleurs artificielles. Apprenant qu'elle est atteinte d'une maladie incurable, la jeune femme, désespérée, quitte Rodolphe, pour un jeune vicomte, afin de ne pas ruiner la carrière de l'homme qu'elle aime...





Critique : Avec "La Vie de bohême", ce qui est bien c'est que ce n'est pas difficile de trouver son gros point fort et son gros point faible. Alors le gros point fort, ce sont ses décors avec une reconstition assez impressionnante du Paris du XIXème Siècle où le travail de Georges Wakhévitch n'a rien à envier à celui d'Alexandre Trauner pour "Les Enfants du Paradis". Et le gros point faible, c'est María Denis qui aurait mérité très largement le "Gérard de l'actrice qui essaye de faire chialer dans les chaumières mais qui te donne juste envie de lui enfoncer la tête dans un lavabo plein jusqu'à qu'en qu'elle ne respire plus tellement qu'elle joue faux et qu'elle t'agace" s'il avait existé à l'époque. Elle a le rôle principal et a donc toutes les clés en main pour saborder une oeuvre qui sans cela avait tout pour être intéressante même au niveau du reste de l'interprétation. Par exemple, Suzy Delair et Gisèle Pascal donnent beaucoup d'énergie et d'humour à chaque fois qu'elles apparaissent. Résultat, si on veut vivre la "Vie de bohème" il vaut mieux que ce soit sans Maria Denis.









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Posté le 15/08/2012 à 13:09


Les Saphirs (2012) de Wayne Blair





Synopsis : Dans les années 1960 en Australie, quatre chanteuses aborigènes découvertes par un imprésario, Dave, se rendent à une audition et sont engagées pour divertir les troupes américaines en guerre au Viêt Nam. Trois sont sœurs, la quatrième est leur cousine. Métisse à la peau claire, elle a été enlevée enfant par l'administration pour être élevée comme une blanche, une pratique massivement pratiquée alors en Australie.





Critique : Il faudrait être d'une hypocrisie totale pour dire que ce film est désagréable à regarder et qu'on s'ennuie devant car ce n'est pas du tout le cas. On pourrait en dire autant pour ce qui est de se montrer négatif à l'égard de l'interprétation car cette dernière est excellente. Reste que comme 90/100 des biopics actuels, on raconte pas vraiment quelque chose, qu'on exploite pas à fond le potentiel des personnages et de leurs relations, on sort un peu lourdement le catalogue des poncifs soit pour nous émouvoir soit pour nous faire rire avec situations prévisibles bien évidemment en supplément. Ca permet au moins d'en apprendre un peu plus sur les aborigènes et sur ce qu'ils ont subi mais sitôt vu, sitôt oublié.









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Posté le 16/08/2012 à 13:46


Virages (1969) de James Goldstone





Synopsis : Frank Capua est un grand pilote de course. Passionné par son métier, il délaisse peu à peu Elora, la séduisante employée d'un bureau de location de voitures, qu'il vient d'épouser et avec laquelle il a passé une lune de miel en Californie. Celle-ci, désespérée par le désintérêt de son mari et livrée à elle-même et à sa solitude la plupart du temps, décide de le tromper avec son plus âpre concurrent, Luther Erding, tandis que Frank est confronté à divers incidents techniques qui le relèguent au bas du classement. C'est pendant les essais de la course d'Indianapolis, où il sait qu'il va jouer sa carrière s'il ne remonte pas la pente, que Frank apprend la trahison de son épouse...





Critique : Je ne sais pas si c'est parce que le réalisateur a mis du gazole à la place d'essence ou s'il a oublié de desserrer le frein à main mais "Virages" ne risque pas de s'en prendre un à la vitesse à laquelle il va. C'est lent, le drame en-dehors des courses automobiles n'est déjà pas passionnant par lui-même mais en plus il y a cela sans parler de l'absence de la moindre étincelle. Seul le bruit des voitures évite de tomber dans le sommeil. Et on ne peut pas dire que l'ensemble se rattrape au moins dans les séquences de courses puisqu'elles sont filmées platement, sans la moindre âme. Le couple Paul Newman-Joanne Woodward a beau essayer de faire au moins le minimum syndical, Robert Wagner lui ne fait rien puisqu'il ne sert à rien, le film est ennuyeux et sans le moindre intérêt.









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Posté le 17/08/2012 à 14:33


Un Goût de miel (1961) de Tony Richardson





Synopsis : Jo, adolescente, vit seule avec sa mère Helen, qui se soucie plus se trouver un nouvel amant que de s’occuper de sa fille. Un jour, Jo vit une idylle avec un marin noir qui repartira en mer. Enceinte, abandonnée par sa mère qui s’est mariée, elle fait la rencontre de Geoffrey, un jeune homosexuel.





Critique : On est en plein dans le "Free Cinema", sorte de "Nouvelle Vague" anglaise dont le réalisateur Tony Richardson était un des plus célèbres représentants, avec cette oeuvre réaliste, pessimiste, qui se refuse à tout effet mélodramatique mais qui n'en est pas pour autant déprimante. Au contraire, si le fond est sombre la forme ne se refuse pas quelques petits éclairs de légèreté, et puis surtout le charme aussi étrange que pétillant de Rita Tushingham arrive à faire beaucoup mieux passer la pilule. Son interprétation sensible mais totalement dénué de mièvrerie mérite à elle seule qu'on s'y arrête ; et puis il est difficile de ne pas évoquer le nombre assez important de tabous pour l'époque abordés (l'homosexualité, les mères célibataires, les relations interraciales,... !!!). Deux bonnes raisons qui font que le miel mérite d'être goûté même s'il a un arrière-goût amer.









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Posté le 18/08/2012 à 11:49


Rhapsodie en août (1990) d'Akira Kurosawa





Synopsis : Chaque année les petits-enfants de Kane se retrouvent chez elle près de Nagasaki pour les vacances. Cet été 1990, Kane reçoit une lettre de son frère Suzujiro émigré à Hawaï. Très malade, il espère revoir sa soeur avant sa mort. C'est Clark, fils de Suzujiro et d'une Américaine, qui réussit à la convaincre de venir à Hawaï. Mais pas avant le 9 août, date anniversaire de la tragédie de Nagasaki qui causa la mort de son mari.





Critique : Pénultième film d'un des plus grands cinéastes de tous les temps ce qui rend cette "Rhapsodie en août" encore plus décevante. Une psychologie des enfants à côté de laquelle celle de la Comtesse de Ségur pour un modèle flamboyant de réalisme, ça irait encore pour un réalisateur correct mais pour le géant Kurosawa... Ce qui n'aide pas à rendre convaincant ce film sur les blessures physiques et surtout psychologiques qu'a laissé la bombe atomique lancée sur Nagasaki. La confrontation entre les Etats-Unis et le Japon à l'aube du quarante-cinquième anniversaire de cet événement tragique si elle a le mérite de ne pas du tout tomber dans le manichéisme pêche parfois aussi par excès de naïveté. Reste la curiosité de voir Richard Gere dans une oeuvre du Maître, et que celui-ci avait encore de très beaux restes au niveau de la maîtrise visuelle la fin étant particulièrement magistrale dans ce domaine.









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Posté le 19/08/2012 à 13:58


Le Goût des autres (2001) d'Agnès Jaoui





Synopsis : Castella est un chef d'entreprise peu porté sur la culture. Pourtant, un soir, en allant par obligation assister à une représentation de «Bérénice», il tombe en adoration du texte et de l'actrice principale, Clara. Par une coïncidence, celle-ci va lui donner des cours d'anglais, nécessaires à son travail. Castella tente de s'intégrer à ce milieu artistique mais sans grand succès. On ne bouscule pas ainsi les cadres de références et les barrières culturelles sans faire d'histoires.





Critique : César du Meilleur Film un peu exagéré pour ce film (mais bon vu que quelques fois cette récompense est allée à des véritables purges, on ne va pas en faire des histoires !!!) pour cette comédie de moeurs qui lorgne beaucoup vers le cinéma de Woody Allen. La réalisation du point de vue technique est plate, c'est un peu long à démarrer et le début laisse craindre à une confrontation entre stéréotypes mais l'écriture assez vive et subtile ainsi que l'interprétation parfaite d'une belle galerie de comédiens, en particulier Jean-Pierre Bacri qui fait merveilleusement du Jean-Pierre Bacri, contredisent heureusement cela et font au final du "Goût des autres" un petit film très agréable à regarder.









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Posté le 21/08/2012 à 12:02


Gilbert Grape (1993) de Lasse Hallström





Synopsis : La vie est bien morne pour Gilbert Grape, employé dans une épicerie, à Endora, dans l'Iowa. A lui seul, il entretient une vieille bicoque, soulage les appétits sensuels de Betty Carver, une femme mariée, nourrit sa mère obèse, Bonnie, impotente depuis le suicide de son mari, subvient aux besoins de ses deux soeurs et couve son frère cadet, Arnie, handicapé mental. Il n'a donc pas le temps de flâner. Mais de toute façon, que pourrait-il bien faire à Endora, une ville où il ne se passe rien ? Le seul événement, une fois l'an, réside dans le passage d'une cohorte d'estivants caravaniers partant rejoindre un camping voisin. Cet été, pourtant, n'est pas comme les autres. Dans l'une des caravanes, tombée en panne à Endora, il y a la jolie Becky et sa grand-mère...





Critique : Un film qui trouve sa force et sa poésie en mettant en scène des personnages très attachants. Ca prend son temps, on regarde la plupart du temps des choses a-priori insignifiantes, ça se laisse regarder, on ne s'ennuie jamais. Et puis ça prouve aussi que Leonardo DiCaprio n'a pas attendu l'âge adulte pour être un sacré putain d'acteur ; son interprétation d'handicapé mental est vraiment d'une crédibilité parfaite. Johnny Depp donne aussi une performance forte d'autant plus qu'elle trouve sa source dans la sobriété. On ne pose pas même pas la question de savoir pourquoi ils sont devenus deux très grandes stars de cinéma puisqu'on a la réponse devant les yeux. De la poésie, des personnages attachants, deux futures très grandes stars au sommet, voilà de très bonnes raisons de regarder ce film.









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Posté le 21/08/2012 à 12:39


Paris vu par... (1965) de Jean Douchet, Jean Rouch, Jean-Daniel Pollet, Éric Rohmer, Jean-Luc Godard et Claude Chabrol





Synopsis : «Saint-Germain-des-Prés». Une Américaine est malmenée par un dragueur. - «Gare du Nord». Les premières disputes d'un couple. - «Rue Saint-Denis». Un jeune homme invite une prostituée chez lui. - «Place de l'Etoile». Un petit bourgeois se retrouve entraîné dans un cycle infernal. - «Montparnasse et Levallois». Une jeune femme est partagée entre ses deux amants. - «La Muette». Un couple bourgeois ne cesse de se disputer...





Critique : Six sketches autour de Paris qui forment un tout qui tombe volontairement dans le piège de la pseudo-intellectualité idéale pour attirer trois spectateurs dans les salles parisiennes intra-muros. Les réalisations de Jean Douchet, de Jean-Daniel Pollet, de Claude Chabrol et de Jean-Luc Godard sont trop bavardes et amateures pour pouvoir intéresser ne serait-ce qu'une seconde ; le dernier atteignant même un summun d'ennui en rien rattraper par un aspect sonore désastreux. Celui de Jean Rouch tombe aussi dans ce piège dans sa première partie mais se rattrape dans sa seconde qui se termine d'une manière inattendue et brutale. Mais le seul sketch qui soit un peu réussi et qui utilise bien la partie de la capitale qui est filmée est celui du pourtant habituellement très ennuyeux Eric Rohmer. La séquence où le protagoniste traverse rapidement et sans faire trop attention les 12 avenues entourant la Place de l'Etoile offre un beau petit moment de tension. Mais un sketch et demi un peu réussi ne suffit à relever un ensemble assez terne, inintéressant et médiocre.









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Posté le 22/08/2012 à 12:10


Outsiders (1983) de Francis Ford Coppola





Synopsis : Dans les années soixante, à Tulsa en Oklahoma, une bande de jeunes délinquants issus des quartiers pauvres affronte celle constituée par les fils des bourgeois de la ville.





Critique : Autant je suis très fan du Francis Ford Coppola des années 70 dont il a été le grand maître cinématographique incontesté, autant sa période postérieure m'emballe beaucoup moins. Coppola a un véritable flair pour donner sa chance à de futures grandes stars (la présence de Patrick Swayze, de Matt Dillon et de Tom Cruise sont là pour le prouver une fois de plus !!!), sait faire dans la belle image qui font penser autant à "Autant en emporte le vent" qu'à Terrence Malick et donner de l'intensité à ses séquences de bagarre. Mais la grande inégalité du rythme et quelques gros creux au niveau du scénario empêchent d'être vraiment pris par le film.


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"Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer." (Beaumarchais)


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Posté le 22/08/2012 à 12:33


Diabolo menthe (1977) de Diane Kurys





Synopsis : Septembre 1963, la rentrée des classes. Anne, treize ans, et sa soeur Frédérique, quinze ans, vont être confrontées à une double évolution: la leur et celle d'un monde en pleine effervescence.





Critique : Le type de film qui ne peut s'apprécier pleinement qu'en étant regardé en été, un peu comme le diabolo menthe ne peut être que savourer après une longue promenade sous un soleil de plomb (même si le titre est ici employé dans un sens "Madeleine de Proust" !!!). C'est un peu décousu, ça manque parfois de corps mais en tout cas ça ne manque pas de charme en particulier grâce à une atmosphère réussie qui parvient à faire parfaitement comprendre que Mai 68 ne demandait qu'à éclater et pourquoi. Nostalgiquement efficace même pour ceux qui n'ont connu ni l'époque à laquelle se déroule l'histoire, ni celle de la sortie du film.









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Posté le 22/08/2012 à 12:51


Beau fixe (1992) de Christian Vincent





Synopsis : Valérie convie dans sa villa au bord de la mer ses amies Armelle, Frédérique et Carine, étudiantes en médecine à Paris. Elles s'isolent à la campagne pour préparer ensemble et au calme leurs examens. Quinze jours de mise au vert devraient leur permettre de travailler efficacement. Mais la cohabitation n'est pas simple. Les manies des unes, les angoisses des autres et les corvées communes créent moult tensions. Armelle, obsédée par la réussite, se montre agressive. L'arrivée impromptue de Francis, le cousin charmant mais raseur de Valérie, vient définitivement perturber la situation. Au centre d'un manège cruel, il finit par faire éclater le groupe...





Critique : Les deux points forts du film sont des personnages d'une très grande justesse (toute ressemblance entre le cousin casse-couille de l'histoire et d'autres cousins serait pûrement fortuite !!!) et une interprétation d'un beau naturel ; Isabelle Carré, future meilleure actrice française actuelle, était déjà très convaincante. Pour ce qui est de la réalisation en elle-même, elle manque considérablement d'énergie et puis elle n'échappe pas à un côté téléfilm. Pas grand-chose d'autre à dire pour le coup...









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Posté le 24/08/2012 à 12:37



The Miser's Heart (1911) de D. W. Griffith





Critique : Court du futur réalisateur de "Naissance d'une nation" autour d'un cambriolage avec une gamine à qui ça a l'air de plaire de jouer devant la caméra et un personnage de brave voleur qui a l'air tout droit sorti d'un futur film de Chaplin. Griffith montrait déjà une bonne maîtrise du suspense pendant la scène du vol qui ne fera se confirmer dans des films comme "Intolérance", "A travers l'orage" ou encore "Les Deux Orphelines".





One is business the Other Crime (1912) de D. W. Griffith





Critique : Dans ce court très didactique, Griffith veut montrer que la malhonnêteté touche toutes les catégories sociales mais bien évidemment pour des raisons différentes. Ca aurait pu fonctionner sans un ton moralisateur et une fin très naïve.





Death's Marathon (1913) de D. W. Griffith





Critique : Court très didactique et moralisateur sur le jeu qui peut détruire la vie professionnelle et la vie personnelle ainsi que celles de son entourage. Pas un très grand intérêt même pour les admirateurs de Griffith.








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Posté le 25/08/2012 à 13:07


Le Dernier Roi d'Ecosse (2007) de Kevin Macdonald





Synopsis : Sorti depuis peu de la faculté de médecine, le jeune Nicholas Garrigan souhaite quitter au plus vite sa famille et l'atmosphère étouffante de son Ecosse natale pour aller exercer au bout du monde. C'est ainsi qu'il arrive, quelques mois plus tard, en Ouganda. Mais son enthousiasme est de courte durée quand il découvre la pauvreté des conditions de travail de l'hôpital dirigé par le docteur Merrit. Un jour, le maréchal Idi Amin Dada s'arrête dans le village. Nicholas est amené à le soigner. Le dictateur découvre qu'il vient d'Ecosse, là où il a jadis été officier. Il propose aussitôt à Nicholas de devenir son médecin personnel. Celui-ci, fasciné, accepte...





Critique : Faire coexister fiction et réalité historique n'est pas l'exercice le plus facile à faire au cinéma surtout quand le film s'appuie principalement sur une personnalité ayant réellement vécu. Et "Le Dernier Roi d'Ecosse" en est une preuve éloquente. Pourtant montrer par le biais d'un personnage fictif auquel on puisse s'identifier la figure du dictateur Idi Amin Dada était une très bonne idée. Mais le premier est vraiment trop naïf pour ne pas dire parfois carrément stupide pour que le spectateur s'y attache. De plus, le récit qui prend très vite la forme d'un thriller est assez attendu et certains éléments sont complètement inutiles à l'instar du rôle de Gillian Anderson. Reste une performance absolument mémorable de Forest Whitaker, totalement possédé par son personnage et ultra-flippant dans le peau d'un des types les plus tristement célèbres de toute l'Histoire africaine.









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Posté le 27/08/2012 à 12:17


Le Départ (1967) de Jerzy Skolimowski





Synopsis : A 19 ans, chaque heure est comme un départ vers l'inconnu. Marc a cet âge-là. Il est garçon coiffeur mais rêve de devenir pilote de rallye. Une course importante débute dans deux jours et il veut s'aligner au départ, mais il ne possède même pas de voiture et espère pouvoir piloter la Porsche de son patron. Malheureusement, ce projet tombe à l'eau. Marc n'a plus que 48 heures pour trouver un véhicule. Avec son amie Michèle, il va tout tenter pour se procurer une voiture, ou de l'argent pour en louer une. Parcourant les rues de Bruxelles, les deux jeunes gens font des rencontres étonnantes et vivent quelques aventures inattendues...





Critique : Malgré un apport inestimable et incontestable au cinéma mondial, à part François Truffaut la Nouvelle Vague et moi ça a généralement fait deux. Scénario bâclé, technique bâclée, jeu d'acteurs bâclé, voilà quasiment le lot de beaucoup de films réprésentant ce mouvement. "Le Départ", cas un peu à part car tourné en Belgique par un cinéaste polonais, est en plein dedans. Mais ce n'est pas ce qui le plus insupportable. Le plus insupportable c'est Jean-Pierre Léaud qui n'a jamais été plus agaçant qu'ici. J'ai été même obligé de couper le son (merci beaucoup à l'inventeur de la télécommande !!!) sinon j'explosais ma télé (en plus c'est pas de sa faute à cette pauvre vieille !!!) quand son personnage se mettait à hurler sans raison. Une très belle représentation de ce que peut être l'ennui, l'énervement et le vide dans un seul et même film.









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Posté le 27/08/2012 à 12:17


Le Départ (1967) de Jerzy Skolimowski





Synopsis : A 19 ans, chaque heure est comme un départ vers l'inconnu. Marc a cet âge-là. Il est garçon coiffeur mais rêve de devenir pilote de rallye. Une course importante débute dans deux jours et il veut s'aligner au départ, mais il ne possède même pas de voiture et espère pouvoir piloter la Porsche de son patron. Malheureusement, ce projet tombe à l'eau. Marc n'a plus que 48 heures pour trouver un véhicule. Avec son amie Michèle, il va tout tenter pour se procurer une voiture, ou de l'argent pour en louer une. Parcourant les rues de Bruxelles, les deux jeunes gens font des rencontres étonnantes et vivent quelques aventures inattendues...





Critique : Malgré un apport inestimable et incontestable au cinéma mondial, à part François Truffaut la Nouvelle Vague et moi ça a généralement fait deux. Scénario bâclé, technique bâclée, jeu d'acteurs bâclé, voilà quasiment le lot de beaucoup de films réprésentant ce mouvement. "Le Départ", cas un peu à part car tourné en Belgique par un cinéaste polonais, est en plein dedans. Mais ce n'est pas ce qui le plus insupportable. Le plus insupportable c'est Jean-Pierre Léaud qui n'a jamais été plus agaçant qu'ici. J'ai été même obligé de couper le son (merci beaucoup à l'inventeur de la télécommande !!!) sinon j'explosais ma télé (en plus c'est pas de sa faute à cette pauvre vieille !!!) quand son personnage se mettait à hurler sans raison. Une très belle représentation de ce que peut être l'ennui, l'énervement et le vide dans un seul et même film.









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Posté le 28/08/2012 à 12:17


L'Insoumis (1964) d'Alain Cavalier





Synopsis : Thomas Vlassenroot, luxembourgeois, ancien soldat de la Légion étrangère, accepte, après l'échec du putsch d'Alger en 1961, de participer à l'enlèvement d'une avocate qui défend la cause de deux combattants du FLN. Thomas est un peu mercenaire sur les bords, il ne croit plus à l'Algérie française. Il finit par tomber amoureux de sa prisonnière et cette relation va le mener à sa perte.





Critique : Le nombre de réalisateurs français qui ont évoqué au moins une fois la Guerre d'Algérie dans leur oeuvre peuvent largement se compter sur les doigts des deux mains pour ce qui est encore aujourd'hui un sujet tabou. Alors l'évoquer une seconde fois à une période où le conflit n'avait que pris fin qu'il y a deux ans, il faut bien avouer qu'Alain Cavalier avait une bonne dose d'audace. La première partie qui parle de désertion, d'OAS et de leurs méthodes pour parvenir coûte que coûte à leurs fins méritent rien que pour ces raisons qu'on s'y arrête. Mais la seconde avec la fuite traîne en longueur et s'avère beaucoup trop "déjà-vu" pour être à la hauteur du reste.









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Posté le 29/08/2012 à 12:21


Philadelphia (1993) de Jonathan Demme





Synopsis : Andrew Beckett, un jeune et brillant avocat qui travaille au sein d'un grand cabinet, se voit confier une affaire de toute première importance. Son licenciement brutal suit de peu cette consécration. Andrew ne se fait pas d'illusions. Charles Wheeler, son patron, ne l'a pas congédié pour faute professionnelle mais par haine viscérale des homosexuels et parce qu'il a appris qu'il était séropositif. S'appuyant sur la loi contre les discriminations, Andrew intente un procès et confie ses intérêts à un jeune avocat noir, Joe Miller, dont il ébranle peu à peu les préjugés et le conformisme. Son état de santé, cependant, se dégrade inéluctablement...





Critique : La première grosse production sur le thème du SIDA où la dureté de ce dernier ne doit surtout pas occulter le côté spectacle du film quitte à adoucir certains aspects pour ne pas faire fuir le grand public et à mettre des protagonistes bien définis dans des situations bien définies pour au contraire l'attirer. En ressort une oeuvre avec la qualité de ses défauts qui font que si l'émotion est parfois étouffée par l'hollywoodisme elle parvient à être prenante du début jusqu'à la fin. Bien évidemment on réunit un très beau casting avec Tom Hanks, Denzel Washington, Jason Robarts et Joanne Woodward. Une étape édulcorée mais qui était certainement nécessaire pour mieux faire connaître ce fléau et aller contre toutes discriminations émanant de ce dernier. Ah oui, très belle chanson de Bruce Springsteen.









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Posté le 30/08/2012 à 12:14


La Fille du RER (2009) d'André Téchiné





Synopsis : Veuve, Louise vit avec sa fille Jeanne dans un petit pavillon de banlieue, situé à deux pas d'une station de RER. Louise gagne sa vie en gardant des enfants. Jeanne cherche mollement un emploi. Un jour, Louise pense avoir trouvé sur Internet un travail idéal pour sa fille : un poste de secrétaire chez un avocat renommé, Samuel Bernstein. Jeanne ne montre aucun enthousiasme. Le nom de cet avocat lui donne alors une idée des plus étranges. Dans le RER, la jeune fille invente en effet une singulière histoire d'agression. Bientôt, les médias s'emballent et tout le monde prend fait et cause pour Jeanne. Très vite, Louise redoute que sa fille n'ait un terrible mensonge à se reprocher..





Critique : Inspiré d'un fait divers réel, André Téchiné en a tiré un film que personnellement un peu plus intéressant que la moyenne de son oeuvre. Préférant laisser l'ambiguïté que son agaçant côté "dispute de famille" habituel, le réalisateur donne lieu à des personnages intéressants, même si pas tous pleinement aboutis à l'instar du celui joué par Mathieu Demy, et à de belles interprétations, Emilie Dequenne, Catherine Deneuve et Michel Blanc en tête. Sans être un grand film, "La Fille de RER" sait parfois se faire étonnant et prenant.









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Posté le 30/08/2012 à 12:43


Yohkiro, le royaume des geishas (1983) d'Hideo Gosha





Synopsis : Jadis, Katsuzo a été amoureux d'une prostituée avec laquelle il a eu une fille. Ils avaient voulu fuir ensemble, mais les yakuzas les rattrapèrent et tuèrent devant lui sa compagne. Aujourd'hui, Katsuzo est un "zegen", un proxénète qui achète des jeunes filles pour les revendre au Yohkiro, la plus grande maison de geishas du sud du Japon. Pour oublier complètement son passé, il y avait d'ailleurs placé sa fille : entre-temps, celle-ci est devenue une grande geisha, que tous les notables de la région s'arrachent. Mais de terribles drames se jouent au sein de ce royaume des plaisirs...





Critique : Un film qui fait penser directement à l'univers de Kenji Mizoguchi, réalisateur qui a souvent abordé l'univers des geishas c'est-à-dire de la prostitution jusqu'à sa dernière oeuvre "La Rue de la Honte", sauf que loin d'être les victimes limite consentantes des oeuvres de ce dernier, les femmes d'Hideo Gosha sont des combattantes, des femmes fortes jusqu'à l'énergie du désespoir. On a le droit à deux portraits de ce type ici dans ce film qui arrive à bien tenir sa durée malgré quelques coups de mou dans la dernière demi-heure, qui donne lieu à quelques séquences assez bien maîtrisées esthétiquement et qui bénéfie d'une écriture parfois un peu confuse mais assez subtile ainsi que de la présence du talentueux Ken Ogata dans le rôle d'un personnage assez impénétrable. J'aurais bien voulu que certains personnages soient plus approfondis mais "Yohkiro, le royaume des geishas" est un spectacle de qualité.









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Posté le 31/08/2012 à 11:25


The Goddess (1958) de John Cromwell





Synopsis : Emily-Ann a jadis été victime d'une tentative d'abandon par sa mère, un acte qui l'a traumatisée. Adulte, elle rêve d'une brillante carrière d'actrice et épouse le fils d'un acteur célèbre, John, pour s'approcher de son but. Hélas, John est un névrosé, rongé par le pessimisme et le désespoir. Après la naissance de leur fille, ils se séparent. Pour réaliser son rêve, Emily-Ann abandonne à son tour son enfant et part à Hollywood, où elle se lie à des gens influents qui la transforment en starlette. Après un second mariage raté avec un boxeur, Emily-Ann devient une vedette sous le pseudonyme de Rita. Elle fait venir sa mère auprès d'elle...





Critique : Un film intéressant sur le plan scénaristiquement car il prend le parti de ne montrer une star hollywoodienne que dans l'envers du décor, ce qui fait qu'on ne voit jamais la star mais uniquement l'être humain qui se cache derrière cette façade, et qu'il s'inspire sur beaucoup d'éléments de la vie d'une certaine Marilyn. La fin de ce dernier point de vue est juste et prémonitoire. Reste que la mise en scène manque parfois de rythme et de puissance, et que si Kim Stanley à un jeu d'actrice convaincant elle n'a pas cette étincelle qui puisse faire croire qu'elle joue une personne adulée par des millions d'autres. Caractéristiques très gênantes pour cette oeuvre qui pourtant regorge de quelques qualités incontestables.









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Posté le 31/08/2012 à 15:32





Sans être entièrement convaincant, ce premier film d’Albert Lewin possède tout de même suffisamment de qualités pour nous faire passer un bon moment de cinéma. La mise en scène est plutôt réussit dans l’ensemble, mais ce que l’on retiendra le plus c’est l’excellent interprétation de Georges Sanders qui campe le rôle principal avec tout le charisme et le talent qu’on lui connaît. Dommage ceci-dit que l’histoire ne soit pas plus emballante durant la première partie et que le photographie ait prît un sérieux coup de vieux, mais bon cela est sans doute dû aussi à la qualité de la copie.

13/20











Ce que je retiendrais le plus dans ce film muet, c’est d’une part la mise en scène d’un John Ford plutôt bien inspiré ainsi que la très bonne performance d’Earle Foxe dans le rôle d’un comédien qui voit son succès lui monter à la tête. Par contre, on regrettera la présence d’une histoire bien peu intéressante.
12/20



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Posté le 01/09/2012 à 12:33


Nos enfants chéris (2002) de Benoît Cohen





Synopsis : Peu avant son départ en vacances dans la maison de campagne de ses parents, Martin, la trentaine, croise dans un supermarché son amour de jeunesse, Constance. Depuis qu'ils se sont quittés, celle-ci s'est mariée avec Arnaud et a eu deux enfants. Martin est marié lui aussi, et père d'un enfant. Quand Constance propose, au cours de la conversation, de venir lui rendre visite avec son mari car elle passe ses vacances dans la même région, Martin n'ose pas refuser. Rentré chez lui, il n'ose pas non plus en parler à sa femme, Ariane, qui voit bientôt débarquer la petite famille de Constance dans sa maison de campagne, et le prend plutôt mal...





Critique : Film qui a donné une suite sous forme de série qui est en plein ce que l'on appelle un "film de familles" avec des disputes, des protagonistes frustrés, des regrets, des traits d'humour parfois, un ou deux personnages secondaires bienveillants, patati-patata... Bref le genre de film avec un casting pas trop mal qu'on voit sur la TNT en été, qui passe le temps sans prendre la tête et qu'on oublie gentiment aussitôt après la fin. Bien que cette dernière, qui a le grand mérite de tomber dans l'indigeste "politiquement correct", laisse sur une bonne impression.









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Posté le 03/09/2012 à 12:35


Persepolis (2007) de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud





Synopsis : A Téhéran, en 1978, Marjane, 8 ans, vit dans une famille aux opinions libérales. Très proche de sa grand-mère, elle tente de comprendre les événements et suit la révolution islamique qui se termine par la chute du régime du Chah. Tout change pour elle et pour sa famille : les commissaires de la révolution contrôlent les codes vestimentaires et établissent une liste des comportements autorisés. Marjane est obligée de porter le voile et s'imagine un destin de révolutionnaire. D'autres bouleversements tragiques surviennent avec la guerre contre l'Irak. Dans le pays, la répression devient toujours plus sévère. Les années passent. Marjane part en Autriche pour ses études...





Critique : Un graphisme en noir et blanc original pour un film autobiographique qui est peut-être un peu trop lourdement politisé et manquant de rythme dans sa première moitié, mais qui a au moins le mérite de nous en apprendre sur l'histoire iranienne du XXème Siècle. Heureusement qu'au moment où l'héroïne arrive en Autriche, le dynamisme revient en force pour faire acte de présence jusqu'à la fin. Les touches dramatiques, celles d'humour, la qualité du doublage par des comédiennes prestigieuses font le reste.









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Posté le 04/09/2012 à 12:43


Sans toit ni loi (1985) d'Agnès Varda





Synopsis : Une jeune fille est trouvée dans un fossé, morte de froid. Qui était-elle? Aventures et solitude d'une jeune vagabonde (ni frileuse, ni bavarde) racontée par ceux qui ont croisé sa route, cet hiver-là, dans le Midi.





Critique : Le grand mérite d'Agnès Varda, avec un sujet hélàs tellement toujours aussi actuel qu'on pourrait quasiment tourner le film à l'identique aujourd'hui, c'est de ne pas nous sortir de schéma simplificateur ou manichéen pour répondre à un problème très complexe ; la seule chose que l'on puisse dire c'est que le pire ennemi de la protagoniste est en grande partie la protagoniste elle-même qui va payer chèrement sa quête d'indépendance et de liberté, mais là encore c'est loin d'être simple. On peut souligner aussi l'interprétation naturelle, très réaliste, de Sandrine Bonnaire qui porte remarquablement le film sur ses épaules. Et on peut donc regretter que certains seconds rôles ne soient pas du tout à la hauteur de la comédienne, avec une mention particulière pour Yolande Moreau qui parvient même souvent à titiller le ridicule. Malgré ses défauts, ce film est un constat clinique, sans fioritures, et malheureusement définitivement indémodable.









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