Ses 6 critiques
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Le 22/11/2006 à 21:19 |
A la suite d'une malveillance d'un laboratoire d'une base américaine stationnant en Corée du Sud, un monstre aquatique vient peupler le fleuve Han traversant Séoul, semant la panique sur son passage et terrorisant la population locale...mais, à la suite de la diparition d'un de ses membres, une famille va se dresser face au monstre .
Il sagit là dun film qui cultive le mélange des genres avec adresse et brio, doù il ressort un ton à la fois comique (une famille plutôt atypique qui n'hésite pas à pratiquer un humour plutôt noir!), dramatique (je peux rien dévoiler de lintrigue bien sûr mais certaines scènes font larmoyer!), fantastique (avec la présence du Monstre aquatique) et même politique avec la dénonciation de lingérence de larmée américaine dans les affaires internes de la Corée. En plus dêtre à lorigine de la catastrophe, les américains se rendent coupables de créer, entretenir et attiser la peur quant à la possible menace d'un virus. Mais le véritable thème du film reste la famille, avec un fort attachement aux valeurs familiales, à savoir que le lien indéfectible qui unit la famille permet de faire face à bien des maux.
Bref, cest un très bon film bénéficiant dexcellents effets spéciaux et servi par une bonne ambiance musicale, qui nest pas non plus omniprésente, et lon est assez loin de la logique moralisatrice dun film comme La Guerre des Mondes, assez bon film par ailleurs. Le seul bémol concerne quelques longueurs qui viennent appesantir le film, qui dure quand même pas moins de deux heures, ceci expliquant cela. A voir sans hésiter !
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| SÉRIE TV |
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Le 13/11/2006 à 16:13 |
Tout mythe a une genèse et tout héros a son passé, et c'est bien ce que nous propose la série de Gough et Millar, à savoir de découvrir la vie de Clark Kent avant qu'il ne devienne le super héros bien connu de tous, Superman. Je ne trouverai pas de mots assez élogieux pour qualifier cette série que je trouve admirable à tous points de vue, du pur bonheur... Jamais une série n'aura présenté autant de rebondissements tant la richesse du scénario est inégalée. Les chansons accompagnant la série sont elles aussi inoubliables et lui insufflent une âme, le générique d'ouverture, "Save Me" de Remy Zero, est devenu culte parce que indissociable de la série. L'intérêt de la série est que, à travers les aventures de Clark, on est amené à explorer de nombreux thèmes, toujours abordés avec beaucoup de finesse et de justesse, comme l'amour, la mort, l'amitié, mais aussi les rapports parents-enfants avec Lex et son père Lionel, ainsi que Clark et ses parents. Cette série se démarque aussi par l'excellente interprétation de ses acteurs, avec une mention particulière pour Erica Durance (Loïs Lane) et l'excellentissime John Glover (Lionel Luthor) qui campe un personnage haut en contraste en la personne du père de Lex, un rôle inédit qui apporte énormément à la compréhension du caractère de Lex. Il me tarde de voir la prochaine et ultime saison ! |
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Le 12/11/2006 à 22:43 |
Jellyfish, Akarui Mirai en japonais, est un film à la réalisation déroutante et peut surprendre le (télé)spectateur occidental par bien des aspects. Néanmoins il se dégage de cette oeuvre une force qui doit pour beaucoup à l'excellence de l'interprétation, Tadanobu Asano notamment semble exceller dans les rôles de personnages énigmatiques et un peu inquiétants.
Ce film est aussi une ode à la réconciliation des générations, caractéristique d'une jeunesse japonaise qui ne se reconnaît pas dans les rêves des générations précédentes, qui mènent leur vie au jour le jour et en quête du sens à donner à l'existence.
Loin dêtre un film qui ne raconterait rien (est-il un film qui ne veuille rien dire dailleurs?), Kurosawa nous livre avec ce film un message d'espoir où l'avenir, s'il n'apparaît pas forcément radieux, n'en est pas moins ouvert aux plus grandes espérances pour le moment que l'on garde confiance. Sans doute est-ce comme cela qu'il faut interpréter le geste de Mamoru (Tadanobu Asano) dans le message posthume qu'il laisse à son ami Yuji (Joe Odagiri) . Un film certes troublant mais qui donne à réfléchir, comme beaucoup de films de Kiyoshi Kurosawa, à linstar du très bon Charisma, film sur la relation homme/nature/milieu urbain. |
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Le 12/11/2006 à 22:25 |
"Lost Life in the Universe" est un film du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang, un véritable bijou cinématographique représentatif d'un cinéma asiatique se singularisant par sa lenteur, lenteur hypnotique qui confine à l'envoûtement. Et c'est bien ce à quoi il faut s'attendre en voyant ce film, un véritable envoûtement qui tient autant à la forme épurée de sa réalisation, la photo (confiée à Christopher Doyle, qui a travaillé sur 2046, Hero, In the Mood for Love) qu'à la qualité de la prestation des acteurs, notamment de létonnant Tadanobu Asano, qui a reçu pour son interprétation de Kenji le Prix du meilleur acteur lors du festival de Venise - A contre-courant. Un film admirable qui nous présente la vie de deux êtres perdus voguant vers lincertitude, lun en proie constante au désir de mourir, et lautre à la recherche dune autre vie suite au décès de sa sur. Alors que tout semble les opposer et que leurs échanges verbaux sont pour le moins laconiques, les deux personnages apprendront à se connaître et à sapprécier . Une belle descente dans la psychologie des personnages qui nous révèle le trouble de lâme humaine et son insatiable quête de sens. Une uvre surprenante qui ne manque pas dhumour noir ! |
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Le 02/11/2006 à 23:59 |
En reprenant pour le grand écran l'histoire vraie de Joseph Merrick, célèbre bête de foire britannique, David Lynch nous gratifie d'un véritable chef d'oeuvre, porteur d'un immense message humaniste dénonçant la méchanceté humaine, ou bien plutôt sa bêtise, fruit de l'ignorance des hommes devant ce qui leur apparaît comme différent d'eux. John Merrick, homme délicat, sensible, cultivé et intelligent, n'apparaîtra jamais aux yeux des hommes que comme le "monstre"...Et pourtant, si cet homme est un écorché vif, c'est moins en raison de ses difformités physiques qu'en raison de la manière dont le traitent ses semblables. John Hurt est émouvant dans son interprétation tout en finesse de John Merrick et le film est admirablement servi par sa bande originale troublante, composée par John Morris.
En optant pour le choix du noir et blanc, David Lynch a fait preuve d'audace à une époque où peu de réalisateurs se seraient risquer à prendre ce choix jugé "old fashioned". Et pourtant le choix du noir et blanc pour le traitement de l'image est un des atouts majeurs de l'esthétique du film, dont l'effet est de plonger le spectateur (ou téléspectateur) dans une ambiance typique de la Grande-Bretagne de l'ère victorienne. Du très grand art ! |
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Le 22/10/2006 à 16:57 |
Forrest Gump, c'est l'histoire d'un homme qui depuis tout petit est "différent" des autres. Mais si son QI est inférieur à la moyenne, ce n'est sûrement pas ce qui fait sa "différence"...
Voilà un film qui a fait date dans l'histoire du cinéma et continuera probablement de marquer les mémoires des spectateurs et téléspectateurs tant il s'agit d'un film bouleversant. Quand l'intelligence de l'esprit fait place à l'intelligence du coeur, on ne peut que ressentir sympathie et admiration pour Tom Hanks qui nous offre un de ses plus beaux rôles en campant Forrest Gump, un être qui prouve, qu'à défaut d'être d'une intelligence supérieure, sa noblesse de coeur et son innocence le rendent tout autant remarquable. Si ce film porte avant tout un message de légereté et d'espoir en dépit des difficultés auxquelles on peut être confronté, Robert Zemeckis nous dresse aussi un portrait de l'Amérique sur une période longue de vingt ans avec en focus la guerre du Vietnam, avec ses horreurs mais aussi ses aberrations.
Là où certains ont voulu voir dans ce film un pamphlet pro-américain, je répondrai que ces critiques ne tendent pas à l'objectivité, et qu'elles ne rendent pas comptent de la beauté qui émane de ce film. Ce film, loin d'être porteur d'un message politique quelconque, exprime avant tout et avec une grande force poétique les qualités exceptionnelles recelées en chacun d'entre nous, nous invitant à ne pas juger quelqu'un d'après son apparence ou son "intelligence".
Si ce film recèle une grande intensité poétique, c'est aussi par la qualité de sa musique, composée par Alan Silvestri, qui accompagne au mieux les images et grands scènes marquantes du film. C'est aussi avec plaisir qu'on retrouve de grands standards de la musique américaine, comme "If you're going to San Francisco".
Un grand film servi par une distribution excellente (du très grand Tom Hanks!) et une excellente bande originale. A voir ou à revoir avec toujours autant de plaisir! |
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