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    Deauville 2015 - Jour 3 : Orlando Bloom, un elfe à l'honneur
    Par Maximilien Pierrette — 7 sept. 2015 à 13:35
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    Un hommage pour Orlando Bloom, du sexe et des sentiments sur grand écran, Michael Shannon, Alison Brie et un membre du jury au micro… Retour sur la 3ème journée du 41ème Festival du Cinéma Américain de Deauville.

    Deauville 2015 : le Jour 3 en images
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    En ce dimanche 6 septembre, le soleil a fait son grand retour à Deauville ! Mais il y avait beaucoup à faire à l'ombre des salles obscures, avec pas moins de 2 films en Compétition et autant de Premières, et un hommage à Orlando 'Legolas' Bloom. Le tout avec quelques interviews de notre côté, du charismatique Michael Shannon à la charmante Alison Brie.

    Le film

    Jamais entre amis de Leslye Headland - Avec Jason Sudeikis, Alison Brie… - Sortie le 9 septembre

    La Belle Company

    La comédie américaine se porte bien, merci pour elle. Nouvelle preuve avec Jamais entre amis qui, sur le papier et malgré ses comédiens, sentait un peu le déjà-vu. Mais non. Sans révolutionner le genre, le film de Leslye Headland (Bachelorette) se distingue par son ton décomplexé, son humour, la crudité de ses dialogues et son approche très actuelle de la complexité des sentiments amoureux.

    Assez peu connus du grand public de ce côté-ci de l'Atlantique, Jason Sudeikis et Alison Brie confirment leur talent évident et parviennent à rendre leurs personnages assez attachants et crédibles pour que le film ne s'effrondre pas lorsqu'il revient dans les clous de la comédie romantique. Dans la bande-annonce ci-dessous, un vendeur les décrit comme "le couple marié le plus cool qui soit", ce qui n'est pas vraiment faux. Le mariage en moins.

    Jamais entre amis Bande-annonce VO
    Etaient également présentés

    I Smile Back (Compétition) - C'est un drame familial qui attendait les festivaliers en ce dimanche matin. 2ème long métrage réalisé par Adam Salky après l'inédit Dare (2009), I Smile Back nous emmène derrière la façade du rêve américain et les apparences, où les démons intérieurs d'une mère (Sarah Silverman) menaçent le fragile équilibre.

    Cop Car (Compétition) - Voici donc le long métrage grâce auquel Jon Watts a tapé dans l'oeil de Marvel, qui l'a choisi pour diriger le prochain Spider-Man. Avec Cop Car, le cinéaste révèle une élégante façon de filmer et dresse un joli portrait de l'enfance, au coeur d'une sympathique série B moins débridée qu'il n'y paraît. Mais c'est toujours un plaisir de revoir Kevin Bacon, en grande forme dans son rôle de shériff véreux, et la fin surprend par sa noirceur.

    Le Prodige (Première) - Comme 99 Homes hier, le nouveau long métrage d'Edward Zwick tourne dans les festivals depuis sa présentation à Toronto il y a 1 an. A l'inverse du film de Ramin Bahrani, en lice pour le Grand Prix, c'est au sein des Premières que nous retrouvons ce biopic consacré au génie des échecs Bobby Fischer et à son légendaire affrontement avec le Russe Boris Spassky sur fond de Guerre Froide. Assez classique au premier abord, Le Prodige rappelle parfois Aviator à travers la folie de son personnage principal, grâce auquel Tobey Maguire livre une performance de haute volée, dans la lignée de Brothers.

    L'hommage

    Will Turner a accosté sur les planches ! Bien qu'étant anglais, Orlando Bloom est en effet la 2ème personne à laquelle le Festival de Deauville a rendu hommage, pour son apport au cinéma américain. Une distinction que, comme bon nombre de ses prédécesseurs, l'acteur de 38 ans juge une peu prématurée, même s'il la considère surtout comme "une tape dans le dos" : "C'est une façon de me dire 'Bonne chance [en français dans le texte, ndlr], bon travail, continue comme ça', comme un coup de chapeau", nous explique-t-il quelques heures avant la cérémonie.

    "J'ai le sentiment d'avoir eu une carrière remarquable jusqu'ici, avec 3 trilogies, ce dont peu d'acteurs peuvent se vanter (rires) Pour moi, les chapitres les plus intéressants sont encore à venir : la plupart de mes choix se basent aujourd'hui sur le développement des personnages et les choses que je peux vraiment faire. J'ai par exemple vécu une super expérience grâce à Jérôme Salle sur Zulu : il m'a permis de jouer avec mes tripes et c'était très amusant."

    Jouer dans 3 trilogies a impacté l'image que les gens ont de moi

    Orlando Bloom a également cité l'un de ses derniers films, Digging for Fire, où l'improvisation était grandement de mise, chose qu'il n'aurait sans doute pas pu faire il y a 10 ou 15 ans : "Je ne sais pas si je n'aurais pas pu le faire, ou si je n'en aurais pas eu la possibilité. A cette époque, je travaillais sur de très gros films et j'ai sauté sur les nombreuses possibilités qui m'ont été proposées. Mais j'ai aussi l'impression d'en avoir raté d'autres à cause de ces gros films."

    Des "gros films" dont il a n'a pas été évident de se démarquer : "Jouer dans 3 trilogies a clairement impacté l'image que les gens ont de moi et j'ai vite senti que je devais travailler pour changer la perception que le public a de moi. Pas parce que c'est quelque chose de négatif mais parce que je voulais faire d'autres choses."

    Maximilien Pierrette / AlloCiné

    Quelques heures plus tard, sur la scène du C.I.D., l'ambiance était davantage portée sur l'humour que la rétrospective. Ce grâce à Louise Bourgoin, venue remettre le trophée en se faisant des films : "J'ai pensé que nous irions boire un verre tous les 2 dans ma chambre", dit-elle à l'adresse d'Orlando Bloom. "Mais non, je rentrerai seule au Normandy. 38 rue Jean Mermoz. Chambre 312." Une fois que l'acteur l'a rejointe au terme d'une belle standing ovation, il n'a d'ailleurs pas manqué de lui redemander son numéro de chambre.

    Le Legolas du Seigneur des Anneaux a vite enchaîné, en français dans le texte, pour remercier Deauville et ses spectateurs et rappeler son amour de la culture du pays, en anglais cette fois-ci : "J'éprouve un énorme respect envers les films français, pour les réalisateurs, les acteurs et, bien sûr, pour le public français, dont le niveau d'appréciation est de renommée mondiale. C'est pour cela, je pense, que l'on dit que les films français sont faits pour les adultes."

    Incroyable jusqu'où l'on peut aller avec une perruque blonde

    Après avoir évoqué cette époque où des oreilles pointues lui volaient la vedette, en soulignant que c'est "incroyable jusqu'où l'on peut aller avec une perruque blonde", et remercié son père, présent dans la salle, Orlando Bloom a conclu en citant un extrait du "Petit Prince", encore en français : "On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux."

    L'acteur sera prochainement à l'affiche de "Digging For Fire" :

    Au micro

    24 heures après avoir lancé la Compétition de ce 41ème Festival du Cinéma Américain de Deauville, c'est un Michael Shannon en tenue décontractée (sweat et short) qui se présente face à nous pour évoquer le très prenant 99 Homes de Ramin Bahrani. Un an après sa présentation à Venise et Toronto, il n'a d'ailleurs pas de mal à reparler de ce drame construit comme un thriller : "C'est un sujet très intimidant à aborder", nous explique-t-il. "Sur le papier, dire que l'on va faire un film sur la saisie immobilière laisse entendre qu'il n'y aura pas une longue file d'attente devant les cinémas."

    "Mais Ramin en a fait quelque chose de captivant, et ça l'est. C'est captivant de voir ces gens et ce qu'ils traversent. Avant de faire 99 Homes, je n'avais jamais vu d'expulsion de ma vie et je n'en savais rien. En théorie si, je savais ce dont il est question, mais je n'en avais jamais été témoin. Les scènes d'expulsion sont pourtant les plus puissantes du film. Surtout vu la façon dont les gens réagissent en les voyant."

    Je préfère voir un film sur grand écran

    "J'étais à New York lorsque la crise a débuté, soit très loin de la Floride [où se déroule le film, ndlr]", poursuit Michael Shannon. "On lisait ce qu'il se passait dans les journaux, mais il n'y avait pas cet impact personnel. C'était même assez incompréhensible en ce qui concerne les règlementations et les lois, comme si elles avaient été faites dans le but que personne ne les comprenne, afin de mieux pigeonner les gens."

    "Du coup, les gens n'essayaient plus de comprendre et supposaient que les banques allaient s'occuper d'eux, ce qui n'était pas le cas", conclut le comédien à propos d'un film qu'il estime que tout le monde devrait voir. Quand bien même sa sortie française est, pour le moment, prévue en e-cinema : "Je suis un peu vieux jeu", nous explique celui qui avoue lire ses e-mails tous les 3 mois. "Je préfère voir un film sur grand écran. Mais je préfère aussi qu'une personne voit le film plutôt qu'elle ne le voit pas. Si quelqu'un veut le regarder sur son téléphone, car c'est ainsi qu'il en voit, ça reste une bonne chose. Mais je ne peux pas regarder de films sur un ordinateur."

    Let's talk about sex
    Maximilien Pierrette / AlloCiné

    Sur le papier, 99 Homes et Jamais entre amis n'ont absolument rien en commun. A y regarder de plus près, les 2 films sont pourtant dans l'air du temps, puisque le réalisatrice Leslye Headland ausculte les relations hommes-femmes d'aujourd'hui, et montre que l'amitié est quasi-impossible entre les 2 sexes : "Je pense devoir dire que je suis d'accord, car c'est le sujet du film", nous répond Alison Brie, la comédienne principale, en riant. "Mais je pense que, comme toute chose, c'est plus compliqué que cela et que c'est surtout compliqué pour les hommes et femmes célibataires d'être amis. Il peut aussi arriver que l'on couche avec un(e) ami(e) avec qui l'on n'a pas envie d'être en couple (rires)"

    Un discours assez proche, dans le ton, de celui du film, qui parle librement de sexe. Un thème qui, aux outre-Atlantique, est pourtant tabou, et vaut à Jamais entre amis d'y être classé R (interdit aux moins de 17 ans non-accompagnés) : "Oh oui !", confirme l'actrice. "Le film a été plutôt bien reçu aux Etats-Unis, mais les gens parlent beaucoup du fait que les discussions sur le sexe y soient 'audacieuses'. Mais c'est en partie pour ça que le projet m'a attiré. Je trouve étrange que le sexe soit encore vu comme audacieux dans le cinéma américain, et que les personnages n'en parlent pas de la sorte."

    "En réalité, et même aux Etats-Unis, les gens parlent ainsi de sexe, de relations, des personnes avec qui ils couchent. J'ai aimé voir ça apparaître dans le paysage cinématographique, ça me semblait logique", conclut celle qui, lors de la présentation du film le soir, a dit espérer que Jamais entre amis donnera envie aux spectateurs "de tomber amoureux ou de simplement s'envoyer en l'air." Réponse à partir du 9 septembre.

    La musique

    L'une des affiches le vend comme le Quand Harry rencontre Sally des années 2010, ce qui n'est pas erroné dans la mesure où Jamais entre amis possède quelques points communs avec le classique de Rob Reiner, et se présente comme une comédie romantique très actuelle.

    C'est peut-être pour cette raison qu'on y entend "Modern Love" de David Bowie (déjà dans les BO de Frances Ha et Papa ou Maman récemment) lorsqu'Alison Brie décide de faire une danse pour canaliser l'énergie des enfants présents à un goûter d'anniversaire. On nous signale d'ailleurs dans l'oreillette qu'une grande majorité des spectateurs a craqué pour l'actrice devant cette séquence imparable pour qui veut avoir le sourire au cinéma.

    "C'était une scène très amusante à tourner", nous explique la jolie comédienne en interview. "J'avais une vidéo des mouvements à faire, et j'ai dû répéter pendant 1 heure avec les enfants. C'est sans doute l'une des scènes les plus éprouvantes que j'ai tournées car on veut vraiment la réussir quand on sait que c'est censé être une scène vraiment drôle du film. Et il y a la chorégraphie, on veut que son corps ait l'air bien (rires) Un des moments les plus éprouvants, mais aussi l'un des plus amusants."

    Parole de juré

    Le samedi 12 septembre, le Jury Révélation aura la lourde tâche de ne remettre qu'un seul prix à un unique film de la Compétition, à choisir parmi les 14 candidats. Ce qui peut s'avérer très très compliqué, comme nous l'explique Alice Isaaz, l'une de ses membres : "On va attribuer le prix à un film, mais ça peut tenir à n'importe quoi. Ça peut être un film révélé par un acteur, un réalisateur ou une histoire."

    "En fait, on l'attribue pour ce que l'on veut et ça peut aussi être global si tout dans le film nous a convaincu. Donc quand les films n'ont rien à voir entre eux, et que l'on peut attribuer le prix pour plein de raisons, c'est pas évident. En plus on ne peut pas avoir d'ex-aequo."

    Pas toujours évident de défendre son point de vue

    Un vrai challenge pour sa première participation à un jury de festival de longs métrages : "C'est un vrai exercice qu'il est bien de pratiquer plusieurs fois, car on se rend compte que c'est plus une question de ressenti. Et quand on commence à débattre avec les autres membres du jury, on sent que certains ont fait ça plusieurs fois et qu'ils commencent à avoir de réels arguments qui se basent sur des critères particuliers. Moi j'ai sans doute un regard plus jeune et plus frais, et c'est plus un ressenti général, donc ça n'est pas toujours évident de défendre son point de vue, mais c'est super."

    Alice Isaaz sera à l'affiche de "En mai, fais ce qu'il te plaît" le 4 novembre : 

     

    Ça tweete sur le planches

    Point fashion

    Festi-vache de Deauville

    Où est Malick ?

    Un selfie avec un elfe : un elfie ?

    Et sinon

    • En plus de révéler qu'il apparaîtrait seulement au début et à la fin de Pirates des Caraïbes 5, Orlando Bloom a fait part de son rêve en tant qu'acteur : jouer dans le prochain film de Jacques Audiard. Lequel va justement tourner un western en anglais. Le message est passé
    • Alison Brie, de son côté, nous a expliqué que la 7ème saison de Community n'avait quasi-aucune chance de voir le jour, mais que la possibilité d'une conclusion en film était toujours possible, histoire de respecter le mantra de la série : "Six seasons and a movie"

    Suite des festivités demain, avec notamment Experimenter, tiré des expériences de psychologie de Stanley Milgram, ou 2 autres films de la Compétition, dont le prometteur Tangerine.

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