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Ryan Reynolds : de La Proposition à Deadpool, beau gosse mais pas que...
Par Jérémie Dunand — 18 févr. 2016 à 19:10
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Grâce à son rôle de super-héros trash et psychotique dans Deadpool, Ryan Reynolds égratigne pour de bon l'image de beau gosse lisse qu'il traîne à tort depuis des années. De Just Friends à The Voices, focus sur un acteur aux multiples facettes.

Deadpool (2016)
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Si Ryan Reynolds cherchait à casser une bonne fois pour toutes son image de beau gosse lisse et parfait, avec Deadpool, actuellement en salles, le contrat semble plutôt rempli. Dans ce film qui aura mis longtemps à se monter (et auquel il n'a jamais cessé de croire), Reynolds incarne un super-héros subversif et psychotique, aux accents d'antihéros, qui décide de faire justice lui-même et use pour parvenir à ses fins d'un cocktail d'extrême violence, de langage grossier, et de sarcasme bienvenu (surtout dans un genre qui se prend souvent un peu trop au séreux).

Mais l'acteur n'a pas attendu Deadpool pour parfois tenter des choses et s'aventurer hors des cases auxquelles son physique pouvait le prédestiner...
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De Sandra Bullock à Isla Fisher, en passant par Blake Lively (qu’il a depuis épousé à la ville), il les a toutes fait craquer à l’écran (et les spectatrices avec). En même temps, vu les arguments "physiques" du monsieur, ce n’est pas très étonnant. Actuellement à l’affiche de Deadpool, Ryan Reynolds pourrait pourtant, grâce à ce film de super-héros subversif et potache, parvenir à enfin se débarrasser de l’image de beau gosse lisse qui lui colle à la peau depuis (trop) longtemps.

Une image qui est en partie erronée car, même si l’interprète de Wade Wilson ne peut évidemment pas se défaire de son physique de playboy, qu’il a notamment mis en avant en tombant la chemise dans American Party – Van Wilder relations publiques ou Amityville, sa filmographie, qui l’a amené autant sur le terrain de la comédie que du drame, ou encore de l’action, prouve qu’il n’est pas juste bon à jouer les bellâtres. Voilà pourquoi il serait dommage de réduire Ryan Reynolds à son apparence de gendre idéal…

De héros romantique à (anti)héros trash

Avec la sitcom Un toit pour trois, qui signait en 1998 son premier rôle majeur aux États-Unis, et des films comme Un jour, peut-être, et La Proposition, en 2009, Hollywood a évidemment tenté de miser à plusieurs reprises sur le côté "pretty boy" de l’acteur canadien pour l’imposer en héros romantique et attirer la gent féminine en masse. Mais au-delà de sa belle gueule, ce qui nous a vraiment charmé chez Reynolds dans ces différents rôles, c’est son humour, qui démontre qu’il est un bon acteur de comédie, et pas juste un énième beau gosse de service, qui n’a que ses abdos à mettre en avant.

Walt Disney Studios Motion Pictures France

En jouant un ancien obèse (prothèses à l’appui lors de séquences flashbacks) devenu narcissique et imbuvable dans Just Friends, ou un dragueur invétéré et infidèle dans Adventureland, Ryan Reynolds a su se moquer de son image trop parfaite, pour le plus grand plaisir de ses fans. Peu à peu aussi, le trash a pris le dessus dans les comédies dans lesquelles il s’est illustré, à grands coups de grossièretés et de blagues au-dessous de la ceinture, comme dans Échange standard, avec Jason Bateman, ou Ted et Albert à l’ouest, qui lui ont offert des caméos savoureux. Avec un summum du trash atteint cette année grâce à Deadpool et son antihéros vulgaire, mégalo, et psychotique, qui repousse (quasi) toutes les limites. Évidemment, le registre n’est pas le même, mais en terme d’image égratignée, c’est pas mal.

Un acteur pas si "captif" de son image

Pour celui qui, depuis 2004, s’est notamment illustré, dans un registre plus sérieux, en chasseur de vampires dans Blade : Trinity, en père de famille frappé par une malédiction dans Amityville, ou en jeune recrue de la CIA dans Sécurité rapprochée, face à Denzel Washington, ces dernières années ont incontestablement marqué un tournant. Ryan Reynolds a en effet fait le choix de rôles plus exigeants. Dans des films sombres et "personnels", plus proches des méconnus The Nines et Fireflies in the Garden, sortis aux Etats-Unis en 2007 et 2001 respectivement, que des flops à gros budget de RIPD ou du cas d’école Green Lantern.

Le Pacte

À commencer évidemment par Buried, thriller déconseillé à tous les claustrophobes, grâce auquel Reynolds parvient à montrer une nouvelle facette de son talent en 2010, dans le rôle d’un homme enterré vivant. Un effort artistique et intimiste qui sera poursuivi en 2015 avec trois films qui, une nouvelle fois, surprennent. Émouvant dans La Femme au tableau, face à Helen Mirren, dans la peau d’un avocat qui aide une juive américaine à retrouver une œuvre d'art volée par les Nazis. Bouleversant en père confronté à la disparition de sa fille dans Captives, thriller signé Atom Egoyan. Et épatant dans le rôle dérangeant d’un tueur schizophrène, qui entend ses animaux de compagnie lui parler, dans la comédie noire The Voices, le premier film américain de Marjane Satrapi (Persepolis). Bref, 2015 était une belle année pour Ryan Reynolds, qui n’a plus à prouver qu’il est un acteur de talent.

Un avant et un après Deadpool ?

Avec Deadpool, qui est en train de s’imposer comme le gros carton de ce début d’année, Ryan Reynolds reprend le rôle de Wade Wilson, qu’il avait brièvement tenu dans X-Men Origins : Wolverine en 2009, mais cette fois-ci dans une version plus trash, plus vulgaire, plus perverse, et plus sadique du personnage, qui colle donc bien plus à ce qu’il est dans les comics signés Marvel. Un projet que le comédien a porté à bout de bras durant des années, qui marque sa cinquième incursion dans l’univers des super-héros, après Blade : Trinity, Wolverine, et Paper Man, et Green Lantern, et qui devrait sans peine le débarrasser de son image trop lisse et parfaite.

Twentieth Century Fox

Ryan Reynolds, nouvel acteur hyper bankable d’Hollywood (et icône geek de toute une génération) ? Vu le démarrage de Deadpool, on est en droit de le penser. En espérant qu’il continuera à varier les registres et à mettre en avant ses différentes facettes. Car oui, clairement, Ryan Reynolds est bien plus qu’un simple physique d’Apollon.

La bande-annonce non censurée de Deadpool :

Deadpool - BANDE-ANNONCE NON CENSUREE VOST

 

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