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Rencontres du 3ème type a 40 ans ! Connaissez-vous ces anecdotes sur le classique de la SF signé Steven Spielberg ?
Par Maximilien Pierrette (@maxp26) — 24 févr. 2018 à 05:00
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Le caméo de R2D2, les musiques qui s'incrustent dans la bande-originale, les records, les Oscars... A l'occasion des 40 ans de la sortie française de "Rencontres du 3ème type", (re)découvrez ces anecdotes sur le classique de la SF de Spielberg.

Dans une galaxie lointaine...
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Aux États-Unis, le film est sorti en décembre 1977, pendant la semaine où Star Wars - Episode IV a ravi aux Dents de la mer le titre de plus gros blokbuster de tous les temps en terme de recettes. Une coïncidence d'autant plus drôle que Steven Spielberg rend hommage au long métrage de George Lucas à plusieurs reprises : à travers un article dans le journal que tient Roy et qui évoque les OVNI, et sur le vaisseau-mère, où l'on peut aperçevoir... un R2-D2 la tête en bas.
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Un enfant dans l'encadrement d'une porte face à une lumière vive, cinq notes de musique à jamais associées au film, une montagne dont on reconnaît immédiatement la forme... Rencontres du 3ème type fête cette année les 40 ans de sa sortie dans les salles françaises, qui a eu lieu le 24 février 1978. Mais connaissez-vous toutes ces anecdotes sur le classique de la SF signé Steven Spielberg ?

DANS UNE GALAXIE LOINTAINE...

Columbia Pictures

Aux États-Unis, le film est sorti en décembre 1977, pendant la semaine où Star Wars - Episode IV a ravi aux Dents de la mer le titre de plus gros blokbuster de tous les temps en terme de recettes. Une coïncidence d'autant plus drôle que Steven Spielberg rend hommage au long métrage de George Lucas à plusieurs reprises : à travers un article dans le journal que tient Roy et qui évoque les OVNI, et sur le vaisseau-mère, où l'on peut aperçevoir... un R2-D2 la tête en bas.

D'APRÈS UNE HISTOIRE (UN PEU) VRAIE

C'est en puisant dans ses souvenirs d'enfance que Steven Spielberg a eu l'idée de Rencontres du 3ème type. Le long métrage se base en effet sur ce moment où, sans les avoir avertis au préalable, ses parents l'ont fait monter en urgence dans leur voiture, avec ses trois soeurs, pour les emmener en pleine nuit dans un lieu où d'autres personnes étaient rassemblées, afin d'assister à une pluie de météorites.

SUR UN SCÉNARIO DE... ?

Metropolitan FilmExport
Paul Schrader, presque scénariste du film

Le scénario original de Rencontres du 3ème type a été écrit par Paul Schrader, tout juste auréolé des succès de Taxi Driver et Obsession. Voyant les nombreux changements opérés par Steven Spielberg, il a demandé à ne plus être crédité, et c'est parce qu'il fallait absolument un nom pour le remplacer que le metteur en scène a mis le sien à la place.

ORIGINE MODESTE

Avant d'être ce récit devenu un classique du genre, Rencontres du 3ème type aurait pu prendre une autre forme : Steven Spielberg envisageait, dans un premier temps, de réaliser un documentaire ou un film à petit budget sur des personnes croyant aux OVNI.

DES REFUS POUR DREYFUSS ?

Columbia Pictures

C'est alors qu'ils tournait dans Les Dents de la mer que Richard Dreyfuss a entendu parler de Rencontres du 3ème type, dont le casting était en cours. Immédiatement séduit, l'acteur a fait des pieds et des mains pour faire partie du projet, mais les producteurs ne l'entendaient pas de cette oreille, refusant les 500 000 dollars de cachet qu'il demandait. Ils ont donc proposé le film à plusieurs stars de l'époque, sans succès : Al Pacino a fait savoir qu'il n'était pas intéressé ; Jack Nicholson pensait que n'importe quel comédien serait noyé sous les effets spéciaux ; et Gene Hackman, au coeur d'un mariage compliqué, ne pouvait pas passer seize semaines hors de Los Angeles pour le tournage.

Les producteurs ont également exploré l'option Steve McQueen, qui a refusé en expliquant qu'il était incapable de pleurer à l'écran, avant de se tourner vers James Caan, dont l'agent demandait un million de dollars de salaire et 10% des recettes du long métrage. La piste a aussi vite été oubliée au profit de Richard Dreyfuss, qui a fini par être engagé après avoir accepté de baisser quelque peu ses émoluments.

LE DERNIER OVNI

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Il avait pensé à Gérard Depardieu, Philippe Noiret, Yves MontandLino Ventura ou Jean-Louis Trintignant. Mais c'est à François Truffaut que Steven Spielberg a confié le rôle de Claude Lacombe, personnage inspiré par l'expert en OVNI Jacques Vallée, non sans être surpris de voir son héros cinématographique accepter d'évouler sous sa direction et dans un film américain. Rencontres du 3ème type est d'ailleurs le seul long métrage dans lequel le metteur en scène des 400 coups joue sans être derrière la caméra en même temps.

SECRET DÉFENSE

Craignant que quelqu'un d'autre ne s'empare de l'idée pour en tourner rapidement une contrefaçon, Rencontres du 3ème type a été mis en boîte dans le plus grand des secrets et sous haute surveillance. À tel point que Steven Spielberg s'est vu refuser l'accès au plateau par les vigiles le jour où il avait oublié sa carte d'identité. Le montage a lui aussi été effectué à l'abri des regards, non pas au studio, mais dans un appartement situé à Marina del Rey, dans le comté de Los Angeles, et ce n'est que lorsque le long métrage a été prêt à être distribué que la communication a pu commencer.

LE DÉBUT EST LA FIN

La dernière scène mise en boîte par Steven Spielberg n'est autre que... la première du long métrage, celle dans le désert mexicain, au cours de laquelle Claude Lacombe et son interprète américain (David Laughlin, joué par Bob Balaban) retrouvent des débris d'un avion disparu en 1945.

APPARITIONS

Columbia Pictures
J. Allen Hynek apparaît à la fin du film

Venu pour jouer les figurants, le père de Richard Dreyfuss a passé six mois sur le plateau pour, finalement... voir ses scène coupées au montage. Il n'en sera pas de même pour J. Allen Hynek, célèbre spécialiste des OVNI à qui l'on doit l'expression "Rencontres du 3ème type", et qui apparaît dans la scène finale : il s'agit en effet de l'homme aux cheveux et costume gris, avec une barbichette pointue et une pipe, qui sort voir les personnes rappatriées.

EN ANGLAIS DANS LE TEXTE

Pour compenser les faiblesses de son anglais, François Truffaut a trouvé plusieurs astuces lui permettant de jouer ses scènes sans trop de problèmes : en collant ses répliques sur des objets qui n'étaient pas dans le champ de la caméra voire, lorsqu'il argumente avec un officier qui nous tourne le dos, en agrafant son texte sur la poitrine de son interlocuteur. Une technique qu'il avait mise au point quelques années plus tôt, puisqu'on la retrouvait dans La Nuit Américaine, mis en scène par ses soins, en 1973.

ENFANT STAR

Columbia Pictures
Cary Guffey

Une ou deux prise(s). C'est ce qu'il fallait à Steven Spielberg pour mettre en boîte les plans de Cary Guffey, tant le garçon était bon. Assez pour se faire surnommer "One-Take Cary" ("Cary la Prise Unique") et se voir offrir par le réalisateur un T-Shirt portant cette inscription. Quelques mois plus tard, la possibilité d'une nomination à l'Oscar du Meilleur Acteur dans un Second Rôle a été évoquée par l'Académie, avant que Stanley Kubrick, très impressionné, ne jette son dévolu sur lui pour le personnage de Danny Torrance dans Shining, finalement attribué à Danny Lloyd.

RÉACTIONS SPONTANÉES

Lors de la scène de dîner, qui voit Roy faire un monticule avec sa purée, sa fille Silvia jouée par Adrienne Campbell déclare qu'il y a une mouche morte dans la sienne. Une réplique qui n'était pas prévue dans le scénario et qui a failli cause un éclat de rire auprès de ses partenaires, mais que l'on retrouve dans le montage final.

De la même façon, si Barry Guiler (Cary Guffey) s'écrie "Des jouets !" lorsqu'il aperçoit les soucoupes volantes par la fenêtre de sa maison, c'est parce que Steven Spielberg lui montrait une voiture miniature hors-caméra, pour créer une réaction spontanée chez le jeune acteur. Puis, pour stimuler son étonnement face aux extra-terrestres, deux membres de l'équipe se sont cachés, hors-champ, dans des boîtes, respectivement déguisés en gorille et clown. Après avoir surpris le jeune acteur, le premier a retiré son masque pour lui arracher le sourire que l'on voit à l'écran.

DANGER IMMÉDIAT

De l'avis même de Melinda Dillon (interprète de Jillian Guiler), la scène au cours de laquelle des objets volent dans la cuisine était particulièrement effrayante à tourner. Surtout qu'il n'y avait eu aucune répétition. C'est pour cette raison que ses réactions paraissent aussi spontanées, alors qu'elle cherchait vraiment à se protéger ou à mettre Cary Guffey hors de danger. Castée à une semaine du début des prises de vues, la comédienne est passée par différentes émotions et ce jusqu'au bout, puisqu'elle a concourru pour l'Oscar de la Meilleure Actrice dans un Second Rôle, mais perdu face à Vanessa Redgrave, récompensée pour Julia. À noter que, lors de cette édition, l'Oscar du Meilleur Acteur a été remis à Richard Dreyfuss. Pas pour Rencontres du 3ème type mais Adieu, je reste.

CONTOURNER LA CENSURE

Craignant que la scène ne soit trop terrifiante pour un public encore à peine remis des Dents de la mer de ce même Steven Spielberg, surtout avec un enfant impliqué dedans, les patrons de la Columbia se sont opposés à la scène de l'enlèvement de Barry par les extra-terrestres, et ont exigé le tournage d'une version alternative dans laquelle Jillian sauve son fils. Des images mises en boîte par le metteur en scène... qui ne les utilisera pas pour autant dans le montage final.

DÉCOR EXTRA-GRAND POUR EXTRA-TERRESTRES

Columbia Pictures

Avec ses 27 mètres de hauteurs, ses 137 mètres de long et ses 76 mètres de large, le site d'atterrissage des soucoupes volantes est tout simplement l'un des plus grands décors de cinéma jamais construits en intérieur. Sa structure comprenait 6,4 kilomètres d'échafaudages, 1570 mètres carrés de fibre de verre et 2740 mètres carrés de verrière de nylon.

UNE FIN EN BOIS ?

Le film devait initialemment s'achever sur la version de "Quand on prie la bonne étoile", entendue dans le Pinocchio de 1940, et c'est notamment pour cette raison que Roy veut convaincre sa famille d'aller voir le film avant la panne de courant. Mais elle a été supprimée du montage final suite aux retours négatifs des premières projections. La chanson reste toutefois présente grâce au jouet qui en joue la mélodie alors que le héros est en train d'ériger sa sculpture, et on reconnaît quelques notes de sa mélodie dans la scène ci-dessous. Notons que Steven Spielberg reviendra vers Pinocchio des années plus tard, grâce à A.I., que l'on peut voir comme une version futuriste (et kubrickienne) du conte de Carlo Collodi.

MONTAGE DE RAISON

Steven Spielberg a déclaré que rien n'avait été plus difficile dans sa vie que le montage des 35 dernières minutes du film.

ÉDITION SPÉCIALE

Au moment de la sortie, Steven Spielberg était peu satisfait du film, auquel il manquait "un effet waouh" selon ses propres termes. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir fait plusieurs retouches et révisions, si bien qu'il y a eu en tout six fêtes de fin de tournage. Trois ans plus tard, en 1980, le cinéaste reprend son bébé en main et propose un nouveau montage, avec des scènes ajoutées et d'autres supprimées, donnant ainsi naissance à l'une des premières "Director's Cut" (ou "Édition spéciale") de l'Histoire du cinéma.

QUAND LA MUSIQUE EST BONNE...

Contrairement à ce qui se fait la majeure partie du temps dans le monde du cinéma, la bande-originale de John Williams a été composée avant que le film ne soit monté. Steven Spielberg a donc dû adapter son montage à la musique, ce qui, selon les deux intéressés, confère au long métrage son lyrisme. Et notamment lorsque sont jouées les cinq notes désormais iconiques, qui résultent d'un arrangement sur lequel le metteur en scène et le compositeur sont tous deux tombés d'accord parmi des centaines de combinaisons.

FACÉTIES MUSICALES POUR JOHN WILLIAMS

Si vous ne reconnaissez pas la musique entendue sur l'extrait des Dix Commandements que les enfants de Roy regardent à la télé, c'est normal, car il s'agit d'un morceau composé pour l'occasion par John Williams, et intitulé "The Eleventh Commandment" ("Le Onzième commandement").

Notons également que, lorsque le vaisseau-mère joue de la musique avec le tour de contrôle, nous pouvons entendre quelques-unes des notes du célère thème des Dents de la mer, auquel il est difficile de ne pas penser lorsque l'on met un pied dans la mer (à partir de 1'55).

INFLUENCE PARENTALE ?

Si les humains communiquent avec les extra-terrestres grâce à la musique et aux ordinateurs, faut-il y voir un hommage de Steven Spielberg à ses parents, puisque sa mère était musicienne et son père informaticien ? Il faut croire que non puisque c'est lorsqu'il a été interrogé à ce sujet, dans le cadre d'une interview pour l'Actors Studio donnée en 1994, que le metteur en scène s'est rendu compte de cette coïncidence.

PARLE À MA MAIN

Les signes faits par les extra-terrestres ont une vraie signification puisqu'ils sont utilisés par plusieurs professeur des écoles pour enseigner le solfège. Inventé par le Révérend John Curwen, pasteur congrégationaliste, ce langage a ensuite été adapté par le compositeur hongrois Zoltán Kodály.

EFFET NUAGEUX

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Afin de créer les nuages qui confèrent leur ambiance à certaines scènes, le responsable des effets spéciaux Douglas Trumbull a versé de la peinture blanche dans une cuve remplie par un mélange d'eau salée et d'eau froide.

RENCONTRES DU 3ÈME... SINGE ?

L'une des premières options, pour incarner les extra-terrestres, était de chausser un orang-outan de rollers. Une idée vite abandonnée car l'animal paniquait dès que les roues touchaient le sol et ne lâchait plus le bras de son accompagnateur.

FLOU DE TOI

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Lauréat d'un Oscar pour son travail sur le film, Vilmos Zsigmond a fait en sorte de surexposer les scènes avec les extra-terrestres, afin de leur donner un aspect volontairement flou et diffus. Un effet que la productrice Julia Phillips, a pris pour une erreur, demandant alors que les images retournent au laboratoire qui les avait développées. Et c'est ainsi qu'avec un contraste normal, les personnages en question faisaient vraiment faux, ce qui a déclenché la colère du chef opérateur, qui a exigé de revenir à ses instructions initiales, pour le résultat que l'on connaît.

NON MAIS HALO !

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C'est en filmant les miniatures de soucoupes volantes dans une pièce sombre et remplie de fumée qu'il a été possible de leur conférer ce halo si impressionnant, en renforçant la puissance de leurs rayons lumineux.

RECORD MONDIAL

Rencontres du 3ème type est projeté tous les soirs dans le camp situé au pied de la montage appelée "la Tour du Diable", rendue célèbre par le long métrage, ce qui en fait donc l'un des films les plus projetés de tous les temps.

RENCONTRE DU BOX-OFFICE

Réalisé pour 20 millions de dollars, le film en a rapporté 116 sur le seul territoire américain au moment de sa sortie, ce qui fait de lui l'un des plus gros succès des années 70.

OSCARS ET LA MANIÈRE

Nommé à sept reprises aux Oscars 1978, Rencontres du 3ème type est l'unique long métrage de cette édition à avoir été en lice dans la catégorie Meilleur Réalisateur... mais pas Meilleur Film. Et le seul de la carrière de Steven Spielberg à ce jour. Au final, il obtiendra deux statuettes : Meilleure Photographie pour Vilmos Zsigmond et un trophée spécial remis à Frank E. Warner par l'Académie des Arts & Sciences pour le montage sonore.

AVIS DITHYRAMBIQUES

MK2

Pour Jean Renoir, Rencontres du 3ème type se situe au croisement des oeuvres de Georges Méliès et Jules Verne. Pour l'auteur Ray Bradbury, il s'agissait du plus grand film de science-fiction jamais réalisé. Parce qu'il contient une référence à l'adaptation de son roman Fahrenheit 451 par François Truffaut ? Lorsque les détenus courent du camp vers la montagne, la musique rappelle en effet celle des pompiers dans le long métrage.

R2D2, J. Allen Hynek et d'autres petits détails cachés :

Aviez-vous remarqué ? Rencontres du troisième type
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