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    The Big Lebowski fête ses 20 ans ! Découvrez nos 20 scènes préférées du film
    Par Gauthier Jurgensen (@GauthJurgensen) — 22 avr. 2018 à 10:00
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    Voilà déjà deux décennies que le public a fait la connaissance de le Dude, Walter et Donny. Entre un tournoi de bowling et un kidnapping foireux, cette comédie des frères Coen est devenue culte ! Voilà pourquoi.

    De temps en temps, il y a un homme…
    1. De temps en temps, il y a un homme… +
    Dès les premières phrases de la voix off énigmatique, on sait à quel genre de film on a à faire : le genre de film raconté par un papy gâteux qui perd le fil de son histoire. On découvre alors notre héros dans un supermarché de Los Angeles, prêt à payer une brique de lait déjà entamée… par chèque. C’est clair : le Dude (Jeff Bridges), c’est la lose intégrale.
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    Puisque nous préférons le film dans sa version originale, nous avons conservé le véritable nom du personnage principal "Dude" plutôt que sa version francisée "Duc". Les extraits que nous avons intégrés à notre article sont, eux aussi, en anglais.

    De temps en temps, il y a un homme…

    Dès les premières phrases de la voix off énigmatique, on sait à quel genre de film on a à faire : le genre de film raconté par un papy gâteux qui perd le fil de son histoire. On découvre alors notre héros dans un supermarché de Los Angeles, prêt à payer une brique de lait déjà entamée… par chèque. C’est clair : le Dude (Jeff Bridges), c’est la lose intégrale.

    L’argent ne fait pas le bonheur des pauvres

    Alors que notre héros ne semble pas avoir d’association criminelle, deux malabars lui tombent dessus à peine rentré chez lui. A plusieurs reprises, ils lui enfournent la tête dans sa cuvette de toilettes en lui demandant frénétiquement : "Où est l’argent, Lebowski ?". On sait déjà que notre héros n’a pas un rond, d’où sa réponse hilarante : "Au fond du trou, mais je n’ai pas eu le temps de bien voir !"

    Lebowski contre Lebowski

    Evidemment, ses agresseurs s’étaient trompés de cible et cherchaient un homonyme très riche. Crevard devant l’éternel, le Dude en profite pour aller à sa rencontre et lui demander une compensation. S’en suit un formidable dialogue de sourds entre notre héros et son opposé total, comme un drôle de miroir : jeune fumeur de joint contre riche vieillard.

    Bunny, chaude lapine

    La femme de Jeffrey Lebowski est une bimbo qui s’appelle Bunny (Tara Reid). A peine fait-elle la connaissance du Dude qu’elle lui propose une gâterie pour cinq cent dollars, sous le regard embarrassé du majordome Brandt (incarné par le regretté Philip Seymour Hoffman). C’est clair : elle ferait n’importe quoi pour un billet. La suite de l’histoire ne surprendra personne : la voilà qui disparaît mystérieusement. Une demande de rançon ne tarde pas à suivre !

    Mordu !

    Les meilleurs amis du Dude sont Walter (John Goodman) et Donny (Steve Buscemi). L’un cause tout le temps pour ne rien dire et l’autre n’arrive pas à en placer une. Ce jour-là, au bowling, Walter s’est pointé avec le chien de son ex-femme. Et pour couronner le tout, il a décidé que son adversaire avait mordu sur la ligne avant de lancer sa boule. Ce dernier proteste mais Walter, qui n’aime pas qu’on le contrarie, va jusqu’à le menacer avec un pistolet pour lui faire admettre son erreur !

    Doux Jesus

    Au bowling, l’ennemi juré du Dude, c’est Jesus (incarné par John Turturo !). Dans une scène de présentation épique du personnage, on le découvre dansant tout en souplesse sur une version d’Hotel California, chantée par les Gipsy Kings, après avoir fait un strike. On comprendra vite qu’il ne faut pas se fier aux apparences : l’élégance n’est finalement pas son deuxième prénom. Entre temps, Donny a confondu Lénine et Lennon.

    Le leurre en slips

    Jeffrey Lebowski cherche un pigeon pour aller livrer l’argent de la rançon et récupérer Bunny. Le candidat idéal, c’est bien sûr le Dude ! Mais voilà que son meilleur ami lourdingue Walter s’impose dans la situation et fait tout foirer en livrant aux ravisseurs son sac de linge sale dans une confusion mémorable. Quelques heures plus tard, le Dude se fera voler sa voiture avec la mallette contenant l’argent de Jeffrey Lebowski dans le coffre…

    Maud et le vagin

    Le Dude fait la rencontre de Maud (Julianne Moore), artiste peintre féministe engagée qui se présente en lui faisant à sa façon un "monologue du vagin". Les deux tomberont d’accord assez vite : Bunny s’est probablement kidnappée elle-même pour extorquer de l’argent à son vieux mari handicapé qui refuse de lui en donner davantage.

    Kidnappée toute seule !

    Avec son éternel verre de "White Russian" à la main, le Dude se fait embarquer de force dans la voiture de Jeffrey Lebowski et de son majordome Brandt. Ils exigent une explication pour la débâcle de la livraison. C’est alors que notre héros se lance dans la tirade la plus foireuse et inepte de tous les temps avant d’avouer le fond de sa pensée : elle s’est kidnappée toute seule ! Oui, mais voilà : un orteil coupé est arrivé par la poste.

    Le droit au café

    Comme à son habitude, le Dude se confie à son ami Walter qui refuse de croire que l’orteil est celui de la victime. La conversation s’envenime et Walter élève la voix dans un petit café du coin. La patronne lui demande gentiment de baisser d’un ton. Walter explose, rappelant (comme toujours) qu’il a assez servi sa patrie au Viêt-Nam pour avoir le droit d’élever la voix comme bon lui semble en buvant un café au comptoir. Ne sachant plus où se mettre, le Dude prend la fuite laissant Walter seul au comptoir, faussement ravi de l’avoir emporté sur la situation.

    La marmotte-furet

    De retour chez lui, le Dude en a plein les pattes et décide de prendre un bon bain en écoutant sa cassette préférée de chants de baleines tout en en fumant un joint. Mais les malfrats qui n’ont toujours pas leur argent s’invitent chez lui et lancent un furet (que le Dude a pris pour une marmotte) dans la baignoire !

    Fou rire à la fourrière

    La police a retrouvé la voiture du Dude ! Pas de trace de la mallette remplie de billets, par contre. Préoccupé, mais ne pouvant s’exprimer qu’à demi-mots, le Dude demande à l’agent qui lui rend son véhicule s’ils ont quelques pistes pour savoir qui a bien pu faire le coup. Hilare, le policier lui répond qu’ils ont mis quatre types sur le coup qui travaillent 24 heures sur 24 en se relayant.

    Philosophie de comptoir

    Blasé, irrité par ses imbéciles d’amis, le Dude se retrouve seul au comptoir du bowling et fait la rencontre d’un sympathique étranger (Sam Elliott). Ensemble, les deux hommes vont s’échanger de grands morceaux de philosophie de comptoir pour conclure sur un chef d’œuvre : "Quelquefois c’est toi qui cogne le bar, mais d'autres fois, et ben, c'est le bar qui te cogne."

    Le coup du joint et de la fenêtre

    Ravi d’avoir retrouvé sa voiture, le Dude déambule au volant de sa poubelle de plus en plus déglinguée, une bière dans une main et un joint dans l’autre. Mais il croit voir une voiture qui le suit dans son rétroviseur. L’heure n’est plus à la détente. Il jette son joint par la fenêtre… fermée. Le mégot rebondit et vient se loger entre ses jambes. S’en suit l’accident de voiture le plus ridicule de l’histoire du cinéma.

    Encore une voiture qui trinque

    Après avoir retrouvé la copie d’un élève sous le siège du conducteur, le Dude et Walter décident d’aller intimider le jeune garçon qui doit probablement être celui qui a volé la mallette pleine d’argent dans la voiture. Ils ne s’y trompent pas : un bolide dernier cri et garé devant chez lui ! Walter pique une de ses colères légendaires et entreprend la démolition au pied de biche du véhicule flambant neuf… qui n’était évidemment pas celui de l’ado, mais du voisin furieux.

    Le boulard du bowling

    Tel un détective privé du pauvre, le Dude se retrouve à Malibu chez Jackie Treehorn (Ben Gazzara), un magnat du porno à qui Bunny devait de l’argent. Un poil trop fouineur, il finit par se faire droguer par son hôte qui cherche à se débarrasser de lui. Le Dude plonge alors dans un bad trip où tout se mêle : industrie du porno, bowling et Saddam Hussein, le tout au son de I Just Dropped In de Kenny Rogers !

    Shérif fais-moi peur

    Retrouvé à la dérive sur la voie publique, le Dude est invité chez le shérif de Malibu qui n’est pas commode. Mais le héros est encore bien trop défoncé pour entendre un sermon. Il va falloir passer à la manière forte.

    La baston finale

    Tout ça est devenu trop compliqué. Bunny, qui s’était simplement fait la malle, est retournée quémander de l’argent chez Jeffrey Lebowski. Les rançonneurs n’ont rien eu. Pour se venger, ils achèvent enfin la voiture du Dude en la brûlant et projettent de racketter les trois compères. Evidemment, Walter ne l’entend pas de cette oreille et préfère arracher avec les dents celle de son agresseur. Mais à la suite d’une courte bagarre pathétique, le pauvre Donny meurt d’un arrêt cardiaque.

    Le vent du siècle

    Incinéré et conservé dans une boite de conserve (l’urne était trop coûteuse), Walter et le Dude vont disperser les cendres de leur ami dans l’océan. Walter, dans son discours, n’oublie pas de parler des vétérans du Viêt-Nam, comme toujours. Donny n’y avait évidemment jamais mis les pieds. Au moment d’ouvrir la boite et de jeter à la mer ce qu’il reste de leur ami, un coup de vent contraire souffle les cendres au visage du Dude qui reste stoïque.

    On ne change pas le Dude

    Comment mieux conclure toute cette affaire  que par une nouvelle conversation au comptoir du bowling avec le mystérieux étranger… qui n’est autre que la voix off du film ! En un plan séquence final, les frères Coen rappellent qu’ils ne sont pas que des rigolos, mais aussi d’incomparables cinéastes. Le Dude et l’étranger discutent, le Dude s’en va, l’étranger se tourne vers la caméra pour boucler le film et saluer les spectateurs et un figurant, dans le fond, lance une dernière boule de bowling pour faire un strike. C’est dans la boîte !

    La bande annonce de The Big Lebowski

    The Big Lebowski Bande-annonce VO

     

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    Commentaires
    • .Francky.
      Ma comédie préféré j'adore ce film que j'ai en BLU-RAYEt LOL j'ai sa veste en laine couleur crème avec les Z et barre marron
    • Javier_Rodriguez
      T'as quand même commenté plus de 6000 fois alors que je n'en suis qu'à un peu moins de 700 commentaires et que j'ai créé mon profil il y a quatorze ans. Je crois que tu souffres du syndrome du mec qui n'a que ça à foutre (aussi appelé maladie du hater).
    • Danny Wilde
      Un de mes grands films fétiches, un monument de rigolade et de surréalisme poilant, bref un film qui rend vraiment heureux et qui me fait oublier mes soucis à chaque visionnage... mes scènes préférées ? l'ensemble des dialogues entre Dude et Walter joués par 2 comédiens exceptionnels, et où tout se mêle : Vietnam, slips sales, bowling, russes blancs, antisémitisme, batte de baseball, caisse pourrie, tapis, art conceptuel, nihilistes et coolitude assumée !
    • Sicyons
      Je n'ai jamais parlé d'un modérateur. J'ai encore répondu à quelqu'un il y a peu que c'était le système de modération automatique qui était soit pourri soit mal configuré. Ça n'enlève rien au fait que ce genre de post disparait en général par magie. Et que ceux qui critiquent Webedia font partie des premiers.
    • Viriathus
      Oh non pas toi aussi...Alors comme ça tu nourris également cette parano du petit modo de chez Allociné qui scruterait derrière son écran touuuuuutes les pages du site à l'affût d'un commentaire qu'il supprimerait car jugé peu convenable? il va devenir une vraie légende du net celui-là ... -_-'Des commentaires négatifs il y en à la pelle et ils sont toujours lisible, c'est juste évident que c'est le système de messagerie DISQUS qui nous censure automatiquement. (Et je ne sais pour quelles raisons je dois bien l'avouer, j'aimerais juste connaître le lexique de mots à bannir, si du moins c'est ainsi qu'il fonctionne).Là où à la limite je pourrais te rejoindre c'est quand Allociné bloque complétement la section commentaire d'un film pour éviter qu'il ne se fasse descendre en flamme, mais ça reste extrêmement rare.
    • Javier_Rodriguez
      N'empêche... Juste pour nous faire plaisir une fois de plus : pourquoi tu continues à solliciter un service gratuit que tu n'aimes pas, déjà ? Parce que tu pourrais franchement aller voir ailleurs si le remplissage est de meilleure qualité. Apparemment, ça te ferait du bien et alors, nous... ça nous ferait des vacances !
    • Sicyons
      Je ne m'énerve jamais pour rien. On peut ne pas être d'accord avec la raison, mais il y en a toujours une. Différence fondamentale avec un hater.
    • Sicyons
      Sauf quand on considère que leurs vingt scènes préférées représentent à peu près tout le film. C'est juste un article de remplissage du week-end qui n'a rien à dire. C'est beau de voir que certains croient encore en Allobedia. (Et par pitié me sort pas le poncif du pourquoi tu viens commenter ici si tu n'aimes pas le site, car j'y ai déjà répondu vingt fois).Ce qu'il faut arrêter, c'est de se laisser prendre pour des c... en permanence. Quand tu vois ce que Webedia prévoit de produire des films et des jeux vidéos, pose-toi des questions sur le contenu du site (et de jeuxvideos.com par exemple). Je ne gueule jamais pour rien, sache-le.Question de point de vue. Mais bon, ce post ne restera pas longtemps, tu verras.
    • Docteur_Kino
      moi j'aime bien gueuler pour rien, sinon la vie serait triste pfffiouuuma spécialité, gueuler sur ceux qui s’énerve sur ceux qui cri pour rien
    • Nicano
      Decouvrer nos 20 scenes préférées du film. Y'a pas de mensonge sur la marchandise, faut arrêter de gueuler pour rien serieux.
    • Hareng rouge
      c'est sur qu'ils ont leur universEn tout cas je recommanderais pas The big dude, à part peut-être pour briller en société c'est toujours bien de cite frêre Coen- que j'ai pas trouvé excessivement drole (hormis la scene du mec qui se la raconte devant sa cheminée qui m'a plus fait rire que tout le film.. peut-être qu'il est temps que je le revois ma foiLes Coen chez moi ca fontionne 1 fois sur 2, les considérés comme des classiques n'étant pas forcément mes préférés, mais par contre Fargo est un putx1 de film, à voir au moins une fois que j'inciterais tout le monde à voir pour repondre a ta question
    • Docteur_Kino
      4 sur 10 ! parfait
    • Sicyons
      Perso j'en aime assez peu de ceux que j'ai vu. The Big Lebowski est une merveille, Le Grand Saut était sympa de souvenir, O'brother imparfait mais souvent drôle, No Country For Old Men sublime.Miller's Crossing m'a ennuyé, tout comme Fargo. J'ai touvé Intolérable Cruauté vide et Burn After Reading sans grand intérêt. Je n'ai pas capté grand chose à Barton Fink. Quant à Ladykillers c'est peut-être leur seul film que j'ai franchement trouvé raté à tous points de vue.
    • Sicyons
      Oui c'est vrai que pour une fois il y a un petit effort rédactionnel. Le Dude méritait bien ça quand même.
    • Docteur_Kino
      tu veux une situation genre '' les frangins Coen '' tu va sur l'article allociné '' La nudité, c'est HBO ...'' j'ai ajouté un commentaire '' j'ai 40 piges bla bla ... la réponse, ben je suis resté sans voix
    • Elisariel
      Il est bien, le résumé.
    • Elisariel
      ???
    • Docteur_Kino
      la question : combien de personnes aiment les films des freres Coen ... moi j'ai toute la collection mais bon ... peut-on inciter à regarder du freres Coen ... pas évident... même avec des extraits
    • Sicyons
      Quelle analyse ! C'est juste un résumé du film, quoi...
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