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Suspiria, Le Locataire, Phase IV… 10 films d’épouvante des années 1970 à découvrir absolument
Par Gauthier Jurgensen (@GauthJurgensen) — 20 juil. 2018 à 10:00
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Profitons de la ressortie en salles du chef d’œuvre de Dario Argento Suspiria, pour découvrir dix films d’épouvante de cette décennie prolifique dans le genre. En passant sur les plus célèbres comme L’Exorciste, Carrie ou Alien.

Suspiria de Dario Argento (1977)
1. Suspiria de Dario Argento (1977) +

Vous ne connaissez pas le Giallo, ce sous-genre italien du cinéma d’horreur qui faisait fureur dans les années 1960 et 1970 ? Découvrir Suspiria, c’est la promesse d’en voir l’un des plus flamboyants représentants, mis en scène par le maître du genre. Derrière cette histoire incongrue d’académie de danse maudite par une sorcière se cache une petite merveille esthétique, un véritable plaisir des yeux où l’érotisme et l’effroi font bon ménage. Vous n’oublierez jamais non plus sa musique signée Goblin et Dario Argento lui-même.

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Suspiria de Dario Argento (1977)

Vous ne connaissez pas le Giallo, ce sous-genre italien du cinéma d’horreur qui faisait fureur dans les années 1960 et 1970 ? Découvrir Suspiria, c’est la promesse d’en voir l’un des plus flamboyants représentants, mis en scène par le maître du genre. Derrière cette histoire incongrue d’académie de danse maudite par une sorcière se cache une petite merveille esthétique, un véritable plaisir des yeux où l’érotisme et l’effroi font bon ménage. Vous n’oublierez jamais non plus sa musique signée Goblin et Dario Argento lui-même.

Suspiria Bande-annonce VO

La Nuit des fous vivants de George A. Romero (1973)

Le roi du film de zombies n’a pas mis en scène que des morts vivants. Avant tout le monde, il a aussi testé le film d’infectés avec The Crazies en 1973, étrangement rebaptisé chez nous "Le Jour des fous vivants" (pourquoi des fous seraient-ils morts ?).  Cinq ans après son chef d’œuvre La Nuit des morts-vivants, il récidive avec un concept un peu différent : cette fois, il ne s’agit pas de résurrection ni d’anthropophagie, mais d’une mystérieuse épidémie de folie qui fait tomber tous les tabous sociaux à ceux qu’elle contamine. L’armée arrive pour contenir la pandémie.

Chromosome 3 de David Cronenberg (1979)

Après des débuts remarqués dans le cinéma d’épouvante avec Frissons (1975) et Rage (1977) le cinéaste canadien David Cronenberg signe un de ses chefs d’œuvre avec Chromosome 3, qui conjugue déjà la plupart de ses obsessions : évolution, paranoïa, mutations organiques et psychologie. Le film suit les expérimentations d’un psychiatre dont les méthodes révolutionnaires entrainent des effets secondaires monstrueuses sur ses patients. Préparez-vous à être étrangement dérangés !

Le Dieu d'Osier de Robin Hardy (1973)

Oubliez le remake nanardesque de 2007 dans lequel Nicolas Cage, déguisé en ours, distribue des baffes à tour de bras. Le Dieu d’Osier (The Wicker Man) est un film étrange et déroutant dans lequel Christopher Lee règne en maître sur une île à la société médiévale où les femmes sont privilégiées et les hommes réduits à l’esclavage. Mais lorsque des enfants commencent à disparaitre dans ce microcosme replié sur lui-même, un policier anglais est envoyé sur place pour enquêter. Aucun film ne ressemble à cette bizarrerie signée Robin Hardy, qui a lui-même tenté quarante ans plus tard d’offrir une suite à son chef d’œuvre : The Wicker Tree, avant de sombrer dans l’oubli et de disparaître en 2016.

Le Locataire de Roman Polanski (1976)

Le premier film en France de Roman Polanski le met en scène face à Isabelle Adjani. Il incarne Trelkovsky, un étudiant polonais à Paris qui loue une chambre de bonne précédemment occupée par une jeune femme qui s’est défenestrée. Peu à peu, il suspecte son voisinage de comploter contre lui et de pousser les occupants de cette chambre au suicide. Cette plongée dans la paranoïa et dans le fantastique promet encore de belles sueurs froides plus de quarante ans après sa sortie. En prime, on peut apercevoir au détour de quelques scènes de célèbres noms de la troupe du Splendid, comme Gérard JugnotJosiane Balasko ou encore Michel Blanc.

L'Invasion des Profanateurs de Philip Kaufman (1978)

A la fois remake et suite de L'Invasion des profanateurs de sépultures de Don Siegel (1978), cette nouvelle version invente un gimmick devenu culte dans le genre. Les extra-terrestres ayant détourné le corps d’un être humain détectent leurs futures proies et alertent leurs congénères en hurlant et en pointant les prochaines victimes du doigt. Une astuce peu coûteuse mais terrifiante, qui fournira au film un des plus célèbres et glaçants twists de fin. En prime, une galerie de visages légendaires : Donald Sutherland (M*A*S*H*), Brooke Adams (The Dead Zone), Jeff Goldblum (Jurassic Park), Veronica Cartwright (Alien), Leonard Nimoy (Star Trek) et un caméo furtif de Robert Duvall (Le Parrain) !

Phase IV de Saul Bass (1974)

Probablement le film le plus expérimental de notre liste, Phase IV est le seul film réalisé par Saul Bass, plus connu pour les plus beaux génériques de l’histoire du cinéma, comme celui de Psychose en 1960. Son unique réalisation raconte l’histoire d’un signal envoyé de l’espace au moment où, dans le désert d’Arizona, une étrange espèce de fourmis voraces fait son apparition et se développe à vue d’œil. Ici, pas d’effets sensationnels. C’est le point de vue scientifique et paranoïaque mis en scène par Saul Bass qui glace le sang.

La Dernière Maison sur la gauche de Wes Craven (1972)

Avant de faire sensation dans le genre avec ses plus grands films d’horreur comme La Colline a des yeuxLes Griffes de la nuit ou la saga ScreamWes Craven a démarré sa carrière de réalisateur avec un des plus grands représentants d’un sous-genre : le Rape & Revenge. Le programme est simple : à la suite d’un viol, la victime ou ses proches se lancent dans une vengeance meurtrière. Ici, c’est la jeune Mari et sa meilleure amie qui sont agressées sexuellement et assassinée en forêt. Leurs patents ne vont pas laisser les criminels s’en tirer à si bon compte.

Ne vous retournez pas de Nicolas Roeg (1973)

Un couple inconsolable après la noyade accidentelle de leur fille profite d’une obligation professionnelle pour aller se ressourcer à Venise, hors saison. Bientôt, le long des canaux, le mari croit distinguer une petite silhouette encapuchonnée et affublée d’un manteau rouge, comme sa fille. De son côté, sa femme noue une amitié avec une touriste aveugle qui prétend pouvoir entrer en contact avec la jeune enfant. De fil en aiguille, le doute s’installe dans le cœur des deux époux. Julie Christie et Donald Sutherland donnent chair à ces personnages écrits par Daphné Du Maurier pour la caméra de Nicolas Roeg, dont le sens du montage et de l’éclairage offre à ce film une atmosphère fantomatique inoubliable. C’est aussi avec horreur qu’on découvre la vérité le temps d’une scène qui marque à vie.

La Sentinelle des maudits de Michael Winner (1977)

Mannequin professionnelle à New York, Alison Parker emménage dans un immeuble de Brooklyn dont elle se croit seule résidente, à l’exception d’un prêtre aveugle qui vit au-dessus de son appartement. Son étrange silhouette est toujours à la fenêtre, comme s’il pouvait tout de même y observer quelque chose. Bientôt, Alison va découvrir qu’elle n’est pas si seule qu’elle le croit. La voilà prise au piège d’un étrange rituel ancestral qui fera d’elle... la prochaine Sentinelle des maudits ! Un film qui ravira les cinéphiles puisque deux générations de comédiens s’y rencontrent : John Carradine (La Chevauchée Fantastique), Ava Gardner (La Comtesse aux pieds nus), Eli Wallach (Le Bon, la brute et le truand) et Burgess Meredith (Rocky) passent le relais aux jeunes nouveaux : Christopher Walken (Voyage au bout de l’enfer), Jeff Goldblum (La Mouche) et Tom Berenger (Platoon).

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