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    De Vice à The Machinist, les transformations physiques de Christian Bale
    Par Maximilien Pierrette (@maxp26) — 14 févr. 2019 à 11:00
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    Méconnaissable dans "Vice", où il incarne Dick Cheney, Christian Bale a poussé son art de la transformation physique un peu plus loin encore. Retour sur ses faits d'armes en la matière.

    AMERICAN PSYCHO (2000)
    1. AMERICAN PSYCHO (2000) +
    Avant d'incarner Batman, Christian Bale a été Bateman. Le tueur en série né dans l'imagination du romancier Bret Easton Ellis et à qui l'acteur a donné vie sur grand écran. Pour l'occasion, il s'est sculpté une musculature aussi affûtée que la hache avec laquelle son personnage se débarrasse de Paul Allen (Jared Leto). Le Gallois profite de ce long métrage et ce rôle de psychopathe pour révéler une facette plus sombre de son talent et prouver qu'il peut également muscler son jeu.
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    Cela fait bientôt 20 ans qu'il parvient à nous surprendre, si bien que l'on devrait être habitués. Mais non et Christian Bale a encore frappé fort avec Vice, dans lequel il disparaît littéralement derrière le personnage de Dick Cheney, avec une ressemblance parfois glaçante. L'occasion de passer en revue dix des transformations physiques majeures qu'il nous a offertes depuis American Psycho.

    AMERICAN PSYCHO (2000)

    Avant d'incarner Batman, Christian Bale a été Bateman. Patrick de son prénom. Le tueur en série né dans l'imagination du romancier Bret Easton Ellis et à qui l'acteur a donné vie sur grand écran, devant la caméra de Mary Harron. Pour l'occasion, il s'est sculpté une musculature aussi affûtée que la hache avec laquelle son personnage se débarrasse de Paul Allen (Jared Leto). Si sa maturité était connue de tous depuis ses débuts, à l'âge de 13 ans, dans L'Empire du soleil de Steven Spielberg, le Gallois profite de ce long métrage et ce rôle de psychopathe pour révéler une facette plus sombre de son talent et prouver qu'il peut également muscler son jeu.

    American Psycho Bande-annonce VO
    THE MACHINIST (2004)

    Le choc et chef-d'oeuvre de Christian Bale en la matière. Sorti du tournage d'Equilibrium, mélange de SF et d'action où il affiche une musculature aussi impressionnnante que celle d'American Psycho, l'acteur perd 28 kilos pour incarner Trevor Reznik, ouvrier parano et insomniaque qui se sent persécuté. Non content d'afficher un corps squelettique qui rappelle parfois les photos de prisonniers des camps de concentration et accentue la sensation de malaise que provoque le film de Brad Anderson, le comédien ne se nourrit que d'une pomme et une boîte de thon par jour, et s'empêche de dormir pendant 48h pour être dans le même état que son personnage sur certaines scènes clés. La Méthode version extrême pour un résultat des plus marquants.

    BATMAN BEGINS (2005)

    Ça n'est pas tant la prise de muscles qui est impressionnante, puisqu'il l'avait déjà faite pour American Psycho et Equilibrium. C'est plus le fait qu'elle intervienne après The Machinist et qu'il ait presque doublé son poids dans un premier temps, passant de 54 à environ 100 kilos, avant de descendre à 90, pour afficher une silhouette plus musculeuse. Un peu trop pour l'acteur qui a avoué avoir mal vécu cette prise de poids express et prendra un peu moins de muscle pour The Dark Knight, ne serait-ce que pour être plus à l'aise dans son nouveau Bat-Costume, plus souple et fin que celui de ses débuts dans la peau de Bruce Wayne, qu'il avait trouvé inconfortable... mais utile pour capturer l'état d'esprit énervé qui devait être le sien dans ces scène.

    RESCUE DAWN (2006)

    Christian Bale aurait-il décider de jouer au yo-yo, en alternant pertes et reprises de poids ? C'est la question que l'on se pose lorsque sort Rescue Dawn, survival signé Werner Herzog dans lequel l'acteur maigrit de nouveau pour incarner Dieter Dangler, pilote de l'armée américaine qui tente de s'évader de la prison dans laquelle il est retenu, en pleine jungle, à l'aube de la Guerre du Viêtnam. Encore une fois très habité, alors que son personnage subit tortures et humiliations, le comédien impressionne car nous voyons son physique fondre au fur et à mesure que le récit progresse. Car contrairement à The Machinist, où le gros du travail avait été effectué en amont, c'est au fil du tournage que le Gallois s'est amaigri, même s'il n'a cette fois-ci perdu "que" 24 kilos, contre 13 pour son réalisateur, qui a quand même suivi un régime par solidarité avec son casting.

    I'M NOT THERE (2007)

    Chez Christian Bale, les transformations physiques passent aussi par le look. Surtout lorsqu'il joue sous la direction de Todd Haynes. Moins de dix ans après Velvet Goldmine, les deux hommes se retrouvent pour un autre film rock (mais moins glam) : I'm Not There, biopic audacieux de Bob Dylan, incarné par divers comédiens (et une comédienne, puisque Cate Blanchett fait partie de ses interprètes). Et c'est à travers la coupe de cheveux et les vêtements que l'acteur se glisse dans la peau de Jack Rollins, futur Père John, qui représente la facette accoustique et protestataire (à travers des extraits d'un discours prononcé par Dylan en décembre 1963, lorsqu'il a reçu le Prix Tom Paine de la part de l'Union Américaine pour les Libertés Civiles, et a déclaré se reconnaître en Lee Harvey Oswald, assassin de John F. Kennedy), mais également sa régénération spirituelle.

    À noter que Jack Rollins est ensuite incarné par Robbie Clark, acteur qui représente la vie personnelle de Bob Dylan autour de 1975, et à qui Heath Ledger prête ses traits quelques mois avant de faire face à Christian 'Batman' Bale dans The Dark Knight de Christopher Nolan.

    FIGHTER (2011)

    Avec 13 kilos en moins sur la balance, la perte de poids de Christian Bale n'est pas la plus impressionnante de sa carrière. La performance dans laquelle elle s'inscrit, beaucoup plus. L'acteur a en effet passé du temps avec le vrai Dicky Eklund pour étudier et reproduire sa gestuelle et aller au-delà de l'imitation selon le réalisateur David O. Russell : "Dicky a un rythme qui lui est propre, une musique", explique-t-il à propos du frère du boxeur Micky Ward, coeur du récit incarné par Mark Wahlberg. "Christian a dû comprendre comment son esprit fonctionne." Une mission accomplie haut-la-main pour l'une des meilleures performances du comédien, avec un Oscar du Meilleur Acteur dans un Second Rôle à la clé en 2011.

    AMERICAN BLUFF (2014)

    Après Fighter et le succès que l'on connaît, Christian Bale remet le couvert avec David O. Russell. Sauf qu'il n'a pas perdu mais pris du poids. Un peu plus de 18 kilos pour être exact, afin d'incarner Irving Rosenfeld, version fictive du vrai escroc Mel Weinberg, contraint par un agent du FBI de l'aider à faire tomber un homme politique corrompu. Une transformation qui n'a pas seulement bluffé le public et l'Académie des Oscars, qui l'a nommé dans la catégorie Meilleur Acteur, mais également son partenaire Robert De Niro, qui a avoué ne pas l'avoir reconnu la première fois qu'ils ont été présentés.

    THE BIG SHORT (2015)

    Cette fois-ci, la transformation physique est un peu plus discrète : Christian Bale semble avoir pris quelques kilos, mais très peu, et son look n'est pas le plus classe de sa carrière. Mais c'est dans le regard que les choses se passent : comme le vrai Michael Burry, il porte un oeil de verre, ajouté en post-production par Lola FX et que le réalisateur et scénariste Adam McKay a voulu le plus discret possible, en précisant qu'il n'était pas facile d'en déceler un dans la réalité. Bien aidé par ce rajout, l'acteur délivre une performance étonnante où beaucoup de choses passent par ses yeux, chose qu'il fera de façon encore plus poussée dans Hostiles en 2018, nous permettant de lire toute la lassitude de son personnage sans trop avoir à en faire.

    MOWGLI (2018)

    Disparaître derrière un personnage, Christian Bale sait le faire. Dans Mowgli, il ira un peu plus loin puisqu'il prêtera sa voix et ses traits du visage (que l'on reconnaît un peu dans la bande-annonce) à la panthère Bagheera, mais ne l'incarnera "que" en performance capture, sous la direction du maître en la matière Andy Serkis. L'occasion pour l'acteur de mettre en avant la partie vocale de son talent, dans une relecture du classique de Rudyard Kipling, repoussée à 2019 depuis son rachat par Netflix, qui en assurera la diffusion mondiale.

    VICE (2019)

    Il nous avait offert un avant-goût, en assurant la promotion d'Hostiles à Toronto pendant le tournage et laissant entrevoir sa (nouvelle) prise de poids. Puis les photos prises sur le plateau avaient fonctionné comme un teaser. Mais rien ne nous préparait au choc de Vice, la bande-annonce comme le film, au cours duquel il faut se rappeler plusieurs fois que nous sommes bien face à Christian Bale dans la peau de Dick Cheney et non le vrai vice-président de George W. Bush. Non content d'afficher 20 kilos en plus sur la balance, le comédien a su, comme dans Fighter, capter la silhouette, la démarche et la façon de parler de celui qu'il incarne, pour délivrer une prestation XXL qui pourrait lui valoir un second Oscar (mais le premier dans la catégorie Meilleur Acteur).

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    Commentaires
    • Arvo
      Lui-même disait dans son rôle clé dans Le Prestige de Nolan :Le sacrifice, voilà le prix d'un bon tour.Christian Bale en est la preuve vivante !
    • Hareng rouge
      en l'occurence on le voit tous les 4 matins au cinema
    • Hunnam29
      Pas du tout sous-estimé. La plupart des gens reconnaissent son talent. Il n'est pas forcément partout à montrer sa truffe, pas forcément aux Oscars & compagnie, mais tout le monde est dithyrambique à chaque film.
    • Johnson J.
      Satré acteur ! Entre les mains de bons réalisateurs, il est extraordinaire. Et l'implication qu'il met dans ses rôles est formidable.
    • Li-liandj
      Je confirme ces 2 acteurs ont le luxe de choisir leur film. Et vue leur filmographie, ils sont vraiment dans des thématique poussée au niveau de l’intellectuel et l’émotionnel.
    • Li-liandj
      Certainement et c’est vraiment pas dans l’état d’esprit de l’acteur Bâle d’avoir de la rivalité ou autre envers un confrère dans le cinéma. Mai je t’invite à regarder son interview faite par Konbini, franchement tu vas découvrir le personnage
    • fedor85
      c'est juste une rumeur, ou Bale ressentais vraiment une rivalité avec Dicaprio??
    • spielbergismygod
      Comparaison n'est pas raison. Quelle vision réductrice de Bale. En quoi en fait-il un mantra ? A défaut de connaître la filmographie de cet acteur génial, tu vas voir sur Wikipédia, et tu fais le prorata de ces performances à Oscar / je fais le yoyo avec mon poids en la rapportant à l'ensemble de sa filmo. Après, que tu ne sois pas touché par son jeu c'est une chose, le faire passer pour un acteur de seconde zone qui se fait bouffer par McConaughey ou Dicaprio, c'est, pour rester poli, un peu bas du front. Accessoirement, le travail d'un acteur est d'apporter de la chair à un personnage. Par sa voix, son regard, ses intonations, ses mouvements, par le travail des maquilleurs et des effets spéciaux parfois. Bale choisit de prendre en charge cet aspect-là des choses. Il préfère devenir gros plutôt qu'on lui colle un faux bide. L'objectif est le même. La façon d'y arriver est simplement différente. Plus radicale.
    • Hunnam29
      Pas fan de Konbini forcément, mais hier on m'a envoyé une interview de lui, où le gars en face posait vraiment des questions pertinentes, et où Bale répondait de manière vraiment intéressante. Il parle notamment de ses transformations physique. Du comment et du pourquoi il les fait. Si ça en intéresse certains.J'aime beaucoup Bale en tout cas, il va toujours puiser un peu plus dans ses limites, il sort souvent de sa zone de confort.
    • Tommy Shelby
      Jake Gyllenhaal n’est absolument pas sous-estimé je te rassure.Ce n’est pas parce que tu ne le vois pas tous les 4 matins au cinéma que c’est mauvais signe. Au contraire il a acquis le luxe de bien choisir ses films et mène plutôt très bien sa barque depuis quelques années.
    • Sicyons
      J'ai toujours eu du mal avec DiCaprio, sans jamais avoir pu me l'expliquer. Je reconnais son talent indéniable, et pourtant il ne me touche pas.
    • Sicyons
      Entièrement d'accord à la fois pour Bale et Gyllenhaal.
    • Li-liandj
      Bâle est au dessus de DiCaprio, le mec brise à chaque fois son image de beau gosse parfait (cf à Bruce Wayne) et son jeux d’acteur est puissant, il a dit lui même récemment dans une interview de Konbini, qu’il se trouve mauvais acteur comparé à plein d’autre mai qu’il bosse très dure car il ne sait pas jouer l’acteur il devient le personnage qu’il incarne. Son Film Les Brasiers de la Colère est vraiment PUISSANT il y incarne l’essence même du terme Adversité et patience que peut avoir l’homme. Et pour couronner le tout les thématiques de chacun de ces films est parfaite.Ce gars on peut dire ce qu’on veut de lui, il est déjà entrée dans la Legend du cinéma.
    • Li-liandj
      Au dessus de DinCaprio pour la part. Les films que choisit Bâle ont de meilleur thématique etc...
    • Rivals07
      J'aime beaucoup Christian Bale, notamment pour son jeu d'acteur et son implication pour incarner les différents personnages de ses films, et bien évidemment ses transformations physiques. Dans le lot de mes acteurs préférés se trouve également Matthew McConaughey, Joaquin Phoenix, Leo DiCaprio, Michael Shannon et encore quelques autresMais mon acteur favoris depuis déjà quelques années reste Jake Gyllenhaal que je trouve trop sous estimé, et qui mérite d'être reconnu à sa juste valeur car je trouve qu'il possède un grand talent d'acteur et une pléiade de très bons films, avec tout autant d'implication dans ces rôles que Mr Bale. J'aime tout particulièrement le fait de sortir de son confort et de s'essayer à des rôles différents et quand il y a des transformations physiques en plus c'est toujours impressionnant.
    • Ale56
      Niveau charisme, Bale n'a absolument rien à envier à DiCaprio, bien au contraire. Bale c'est le Dark Knight, un acteur qui excelle dans la noirceur et l'extrême. Il est monstrueux dans Fighter, American Psycho, Bad Times, Les brasiers de la colère, Hostiles, The machinist, Le prestige, American bluff, rescue dawn, Shaft, Sacrifices Of War, The big short...Il travaille comme un fou furieux pour réinventer constamment son jeu d'acteur, tel une pâte à modeler qui change complètement au gré des films. Et ça ne se résume pas à son poids, c'est toute sa gestuelle, sa façon de marcher, sa façon de parler et sa façon d'être qui change. Dicaprio est brillant, excellent même, mais en comparaison, on peut dire que c'est la figurine en plastique que tout les gamins veulent avoir, très efficace mais qui restera toujours la même.
    • display 6
      Un des meilleurs acteurs pour moi. C'est la crème de la crème. Au coude à coude avec Di Caprio.
    • x-worley
      Quel acteur!
    • David D.
      Je crois que vous avez à peu prés fais le tour, alors je ne dirai que ça: Respect MONSIEUR Bale!
    • Ale56
      Un monstre cet acteur! Sa filmo est d'une richesse exceptionnelle. Sa force c'est qu'il a toujours eu cet volonté de prendre des risques, de ne jamais rester dans une zone de confort. Hormis la comédie pur, le mec à presque tout fait (du film indé aux blockbusters, du drame, western, peplum, superhéros, comédie musicale, SF, fantastique, action, thriller, film d'auteur, film chinois...). Et pour chaque rôle son implication est au max
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