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Très très beau film. Mel Gibson réalise ici un film magnifique difficilement classable. Ce n'est pas un documentaire et ce n'est pas non plus réellement un film d'aventure tel qu'on a l'habitude de les définir. C'est simplement la vie d'un homme prêt à tout pour retrouver sa femme qui est sur le point d'avoir leur enfant et quand ils se retrouvent séparés suite l'attaque d'une tribu ennemie. Pour les amoureux des forêts amazoniennes, du courage et de l'amour. Certaines scènes peuvent être choquantes comme il a été signalé dans les critiques lors de la sortie du film. Franchement, ce n'est pas de la violence gratuite. Toujours utilisée quand il faut, pour rendre du réalisme à l'histoire. Il faut ouvrir un peu les yeux sur les civilisations pré-colombiennes. Ce n'était pas toujours les jardins bucoliques que l'on a bien voulu nous faire croire pendant notre scolarité. Les rivalités et les guerres ne se faisaient pas avec des fleurs. On retrouve ici certaines rites et coutumes historiquement prouvées. Comme tous les films, pour l'apprécier, il faut y rentrer dedans. A voir sincérement.BANDE ANNONCE
Une toile pour 8 7 points.VAINQUEURRonnie : 7 points
"Nul ne peut fuir sa destinée"
Dans les temps turbulents précédant la chute de la légendaire civilisation Maya. Jeune père porteur de grandes espérances, chef de son petit village, Patte de Jaguar vit une existence idyllique brusquement perturbée par une violente invasion. Capturé et emmené lors d'un périlleux voyage à travers la jungle pour être offert en sacrifice aux Dieux de la Cité Maya, il découvre un monde régi par la peur et l'oppression, dans lequel une fin déchirante l'attend inéluctablement. Poussé par l'amour qu'il porte à sa femme, à sa famille et à son peuple, il devra affronter ses plus grandes peurs en une tentative désespérée pour retourner chez lui et tenter de sauver ce qui lui tient le plus à coeur.Ma critique : Mel Gibson (l'Arme fatale, Madmax) réalise ici l'un de ses meilleurs films. Malgré une vérité historique mise quelque peu de côté, il met en scène une aventure dure et impitoyable. Grâce à un style nerveux et rythmé, il nous entraîne dans un périple peuplé de dangers et de rebondissements. L'implacable société maya nous est dépeinte ici dans des décors somptueux avec une verve, un dynamisme et une violence omniprésente qui ne peut pas laisser de marbre. De plus, Mel Gibson s'est risquéà faire dialoguer ses acteurs dans un dialecte indigène tout au long des 2h18 !Mais elles défilent sans que l'on s'en apercoive et l'on ne peut que saluer le retour de l'aventure avec un grand A. Date de sortie en France : 10 janvier 2007 Bande-annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18715845&cfilm=61676.html
APOCALYTO, Mel Gibson et la violence
APOCALYPTO de Mel GIBSON (2006) Dans les temps turbulents précédant la chute de la légendaire civilisation Maya. Jeune père porteur de grandes espérances, chef de son petit village, Patte de Jaguar vit une existence idyllique brusquement perturbée par une violente invasion. Capturé et emmené lors d'un périlleux voyage à travers la jungle pour être offert en sacrifice aux Dieux de la Cité Maya, il découvre un monde régi par la peur et l'oppression, dans lequel une fin déchirante l'attend inéluctablement. Poussé par l'amour qu'il porte à sa femme, à sa famille et à son peuple, il devra affronter ses plus grandes peurs en une tentative désespérée pour retourner chez lui et tenter de sauver ce qui lui tient le plus à coeur.Si les acteurs, en grande majorité, se cantonnent à ce qu?ils font le mieux (jouer) il y en a cependant quelques-uns qui désirent aller au-delà de cet art. Durant les tournages, ils observent le réalisateur, le matériel, les postes secondaires, et sans avoir fait d?école de cinéma, ils apportent quelque chose de nouveau parfois. Une fraîcheur ou un point de vue différent qui font d?eux des cinéastes presque aussi bons, voire meilleurs parfois que leurs aînés diplômés. En connaissant les deux côtés de la caméra, ils s?avèrent de surcroît des directeurs d?acteurs plus compréhensifs, et de ce fait, plus facile à vivre. La tendance, amorcée il y a maintenant plusieurs décennies par Clint Eastwood, se poursuit avec Kevin Costner, Bill Paxton, ou encore Sean Penn, sans oublier bien sûr Mel Gibson, puisque c?est de lui que je veux parler ici. Depuis sa deuxième réalisation (le sublime Braveheart), Mel Gibson n?a eu de cesse d?être critiqué pour une violence visuelle montrée sans détour, et de la façon la plus crue. Sûr qu?après L?homme sans visage, on était en droit de s?attendre à autre chose qu?un écossais furieux levant une armée de fidèles pour mettre un frein à la tyrannie d?un roi sanguinaire. Mais force est d?admettre que Mel Gibson s?est trouvé un style de réalisation qui lui va comme un gant, et qui n?est finalement que le reflet de ce qu?il faisait auparavant en tant qu?acteur. Il faut bien le reconnaître, ses rôles, pour la plupart, contiennent une dose de violence sous-jacente ou carrément démonstrative. Du guerrier de la route à l?ex-marine devenu une arme fatale, en passant par le looser opiniâtre de Payback, l?indépendantiste (clone de William Wallace ?) de The Patriot, le prince torturé du château d?Elseneur (l?époustouflant Hamlet de Zeffirelli) ou le lieutenant de Nous étions soldats, Gibson a souvent, malgré sa frêle silhouette, concurrencé les plus grands en matière de films d?action. Mel Gibson a quelque chose de particulier qui le différencie des Stallone, Schwarzenegger, Van Damme ou autres Snipes et Jackman. A l?instar de Bruce Willis ou de Keanu Reeves, il représente une normalité physique, sans être bodybuildé de partout qui lui permet d?incarner des personnages ordinaires amenés à devenir héroïques et auxquels on pourrait éventuellement s?identifier. Mais il n?en est pas moins sauvage dans ses vengeances. Que l?on touche à sa famille (Sa femme et son enfant dans Mad Max, son père dans Hamlet, ses enfants dans The patriot, sa promise dans Braveheart et Payback, ou même ses amis et conquêtes féminines dans la série des Arme fatale), et le gentil gars se transforme en une machine à tuer féroce et implacable. Ex-acteur de théâtre, il semble à l?aise dans tous les styles. Y compris la comédie et le drame. Capable de faire rire ou d?émouvoir. Il le prouve avec Ce que veulent les femmes et les nombreuses répliques comiques de Maverick ou bien la sublime séquence d?ouverture de L?arme fatale, quand il tente vainement de se suicider (cette dernière me donne irrémédiablement des frissons tellement son jeu est parfait). Un acteur extraordinaire donc, que j?apprécie tout particulièrement, et à qui Jacques Frantz prête d?une manière superbe, sa voix dans la version française (il double également Robert De Niro). Côté réalisation, il privilégie une violence crue et sauvage, que ce soit dans l?action (Braveheart) mais aussi dans le drame plus intimiste avec sa troisième réalisation, La passion du Christ. Bien que cette dernière ne présente pas d?action, la violence s?étale sur près de 2 heures en racontant les 12 dernières heures du Christ. Son arrestation, sa flagellation et sa crucifixion. D?une intensité rare, le film créé une double polémique?Celle de la violence visuelle, véritable séance de torture, qui plus est sur un personnage emblématique de la chrétienté, et une autre plus axée sur la sincérité de l?auteur. Des mots prononcés dans l?ivresse qui jettent un discrédit sur une ?uvre déjà controversée. Il n?en fallait pas plus pour que les détracteurs de l?acteur-réalisateur voient en lui un bouc émissaire idéal concernant le 7 ème art et son industrie autant prolifique qu?hypocrite sur les sujets filmés. Cependant, il faut préciser que Mel Gibson s?est battu afin de présenter une ?uvre en araméen, langue parlée à l?époque du Christ, forçant les spectateurs à la lecture de sous-titres. Ce qui n?est pas des plus populaires. Gibson le sait mais en tant que réalisateur inspiré, il tient à cette spécificité particulière. Pour cela, il produit le film via sa sociétéIcon, et s?impose des contraintes drastiques pour ce qui est du tournage et de la direction des acteurs. Il n?a pas choisi la facilité?Ne serait-ce que par le sujet, sensible et on ne peut plus attendu au tournant par les historiens et les croyants, ainsi que sur les plans, nombreux et sans équivoque sur la douleur, et la chair meurtrie du prophète juif. Le film se veut donc plus un hommage à un homme qui a souffert pour nous, qu?un pop-corn movie tourné pour remplir les poches des studios. Un hommage peut-être mal perçu par la communauté juive qui ne manqua pas de mettre la pression au réalisateur. Qu?il se rassure, il n?est pas le seul, Martin Scorcese eut droit aussi aux lapidations religieuses avec " La dernière tentation du Christ ". Il est clair qu?il faut s?attendre aux critiques virulentes lorsque l?on touche à une icône religieuse aussi énorme. Rappelez-vous les caricatures du prophète Mahomet. Qu?à cela ne tienne, pour sa réalisation suivante, il se penche sur une société disparue, gage de tranquillité quant aux critiques éventuelles de descendants contrariés. Il réitère l?expérience du tournage dans la langue d?origine, le maya, pour plus d?immersion dans le projet, avec toujours autant de violence. Mais finalement, Gibson ne filme pas la violence pour attirer un public, généralement jeune, et friand de ces images sanguinolentes. Il ne filme pas une violence que l?on peut croiser dans notre vie quotidienne. Il ne montre pas les déviances psychologiques de tueurs en séries sadiques et sans âme. De par ce fait il n?influence en aucune façon une jeunesse malléable en manque de sensations fortes, comme peuvent le faire des films comme Hostel ou Captivity. Il prend pour sujet des actes qu?il plonge dans un contexte historique. Pour Braveheart et Apocalypto, un combat pour sa propre survie et surtout celle des siens. L?exécution sommaire d?une icône pour La passion du Christ. Apocalypto est avant tout une étude ethnologique sur la violence. Mel Gibson scénarise son propos pour en faire une chasse à l'homme palpitante sur fond de société disparue. On parle d'une société qui vouait un culte au dieu soleil et qui pour le satisfaire (certains clans), pratiquait les sacrifices humains. Rien de nouveau sous le soleil donc (euh ? non y?a pas de jeu de mot !). Dans la Bible elle-même Dieu demandait àAbraham le sacrifice de son fils afin d?éprouver sa foi en lui (Si ça c'est pas violent !!!). Oui c'est SUPER-VIOLENT, les critiques cinéma, les reportages télé, ou même les blogs tiens, ne font que souligner que c?est violent, donc si vous n'aimez pas la violence... N?essayez même pas de vous y frotter. D'ailleurs, la question n'est pas tant d'aimer la violence ou pas (bien qu'elle nous fascine tous) c'est juste que c'est du cinéma qui reflète une certaine réalité passée, car c'est bien cette ultra-violence qui à mis fin à cette civilisation considérée par les conquistadors comme sauvage. Les récits historiques de batailles sanguinaires ne manquent pas dans les livres d?histoire. Mais il y a effectivement un gouffre entre quelques mots dans un livre, et des images sur grand (ou petit) écran. Le cinéma ne fait que donner corps, à travers des cadres, des scènes, des maquillages, des costumes et des acteurs qui simulent, une violence qui fait partie de notre passé. Une violence qui est à la base de la liberté ou de l?esclavage. De la survie d?un peuple ou de son extermination. Une violence qui fait partie de nous, comme si nous nous sentions vivant qu?à travers elle. Qu?on se le dise, la violence est mère de notre monde, probablement autant qu?elle en sera la fin. Prenez la scène d?ouverture de 2001 de Kubrick, le peuple singe se meurt, de faim surtout. Sans cette violence qui le pousse à frapper un de ses congénères, il n?aurait jamais eu l?idée de tuer les animaux qui traînaient à longueur de temps autour d?eux, afin de pouvoir se nourrir et survivre. A l?image de ce peuple maya considéré comme sauvage, imaginez qu?un jour des extra-terrestres débarquent et voient en nous une menace potentielle? On peut lire de tout et n?importe quoi sur Apocalypto, dans les blogs ou les critiques d?internautes (ce que vous êtes en train de lire également pourquoi pas ? ;-) ) Y compris une comparaison de la scène de l?éclipse avec une scène de Tintin et le temple du soleil?. Tout comme ceux qui voient dans " 300 " une propagande gay-fasciste pro-Bush (???!!! si si je vous assure !) là, je dis stop. Faut arrêter... les éclipses existent depuis la création du monde et la civilisation maya (tout comme les égyptiens d?ailleurs) basait leur culte sur le soleil. Il est donc normal qu'un évènement majeur comme celui-ci prenne des proportions presque religieuses et mystiques pour un peuple totalement ignorant en astronomie. Hergél'a bien compris, et après documentation à forgé une référence populaire qui finalement n'en est pas une. En aucun cas le dessinateur belge s?est attribué la paternité d?une telle scène, d?un tel rite, qui existaient par ailleurs bien avant qu?il ne les dessine. Encore heureux qu?on n?ait pas vu Tintin se promener dans un champ de blé, car alors on aurait eu droit au même genre de comparaison pour Gladiator. Tout cela pour dire qu?il faut prendre le film pour ce qu?il est, un divertissement cinématographique, basé sur une civilisation réelle, aujourd?hui disparue, mais qui a laissé des traces de ses rites et coutumes ( peintures sur les murs des temples, relatées dans de nombreux livres d'histoire ), dont s?est servi Mel Gibson pour nous raconter son histoire. Alors oui, on pourra être dégoûté de voir ces indigènes manger les organes crus de la bête qu?ils viennent de tuer (Tradition millénaire pour s?attribuer forces et vertus de l?animal), on pourra être horrifié de voir tomber toutes ces têtes comme de vulgaires ballons de basket du haut d?une tour de pierre (destinée aux rites solaires et sacrificiels), on pourra être rebuté par cet accouchement dans la boue et la douleur?etc?etc? Mais le fait est que Mel Gibson nous livre des ?uvres indubitablement fortes et visuelles, tout en nous faisant réviser notre histoire. Tout comme John Boorman dans La forêt d'émeraude ou Mc Tiernan dans Predator et Medicine man, il filme la jungle à travers des plans sublimes d?efficacité, aidé en cela par des acteurs amateurs, tous très bons, filmés par des mouvements de caméra qui utilisent la jungle comme décors superbes d'une partie de chasse proprement hallucinante, accompagnée d'une musique juste et efficace. Son cinéma est on ne peut plus différent, mais possède un style unique, amenéàêtre reconnaissable dans un avenir proche s?il continue sur sa lancée (je l?espère très fortement). Et il y a fort à parier qu?une fois la polémique passée, ses ?uvres seront considérées à leur juste valeur. Loin d?une violence contemporaine bien plus choquante finalement à une époque de liberté, de tolérance et de démocratie, Apocalypto reste un grand film d?aventure, certes assez sombre dans son propos, mais d?une grande force visuelle malgré sa singularité narrative. Si la valeur n?attend pas le nombre des années, il en sera peut-être autrement pour Mel Gibson, littéralement " crucifié " sur l?autel de la violence cinématographique, qu?il représente pourtant si bien et avec tant de passion. Du grand cinoche. 18/20 image furtive issue du teaser (à 1'46)
Apocalypto, au coeur de la cité maya...
Apocalypto Mel Gibson (2007) Je me souviens que les critiques étaient mitigées lors de sa sortie en salle, certains le voyant comme un pur chef d'oeuvre de reconstitution alors que d'autres en faisait une débauche de violence. Je n'avais pas été le voir en salle, mais je suis tombé dessus hier et je me suis décidéà le visionner. Les Mayas sont une bien étrange civilisation... Patte de Jaguar vit avec sa femme et son fils dans un petit village au milieu des bois, une existence paisible où il chasse avec son père. Mais le doute et la peur lui rongent l'esprit, surtout après avoir vu des villageois fuir leur village après une attaque. Le lendemain, c'est au tour de son village d'être attaqué. Patte de Jaguar est capturé, beaucoup de villageois sont massacrés, quand à sa femme et son fils, il a juste eu le temps de les cacher au fond d'un puit. Leur périple va les mener dans une immense cité maya où lui et ses amis se verront sacrifiés pour calmer la colère des Dieux. Mais l'histoire de ce jeune chasseur n'est pas de mourrir, et les événements du hasard ne sont que sa destinée déjà tracée. Poursuivi par les barbares violents, il va parcourir toute la forêt pour retrouver sa femme et son fils. Ce film nous entraîne au coeur d'une civilisation très ancienne et aujourd'hui disparue, celle des Mayas. A travers leur quotidien, nous découvrons des gens comme les autres, en proie à des moments de joie et des moments de peine. Patte de Jaguar s'amusant avec son fils et sa femme enceinte, alors que l'un de ses frères, pourtant grand gaillard, ne parvient pas à avoir d'enfants, et provoque la colère de sa belle-mère et la risée du village. Les anciens au savoir sage raconte des histoires le soir autour du feu avant que la musique ne s'élève et que chacun danse. Mel Gibson a choisi de nous faire rencontrer cette culture en intimité avant de nous élever plus haut dans ce que nous connaissons. En fait, Mel Gibson a tenté une double approche de son film, une approche documentaire avec habitudes, des costumes, des maquillages et des bâtiments propre à ce que cette culture a pu être, mais en même temps, il cherche à ne pas nous enfermer dans une fiction documentaire, employant pour cela une trame qui a beaucoup moins d'effet, celle de ce chasseur capturé et qui fera tout pour retrouver sa femme. Ce récit lui permet ainsi de créer de nombreuses séquences d'action et suspense afin de permettre à son spectateur d'être captivé devant cette fresque monumentale. Mais ce récit devient vite lassant, on finit par comprendre que la vie d'un Maya n'est tourné que vers la traque, la chasse, et le film devient vite une immense course-poursuite, certe prenante, mais un peu lassante au bout d'un moment. Pourtant le film mérite d'être vu, au moins pour ses images magnifiques des immenses paysages, ou encore du lever de soleil. De même que j'ai trouvé l'éclipse très belle, bien que très rapide et malheureusement sans explication. Les Mayas vénéraient le soleil eux aussi, pourtant cela n'est pas tellement montré. Quoiqu'il en soit, Mel Gibson nous entraîne au plus près des personnages, dans l'intimité de cette civilisation pour nous en montrer tous les aspects et les moindres détails de leur culture. Mais quelque chose cloche au milieu de cette vision, le making of évoque l'immense travail de recherche pour que ce film se rapproche le plus possible de la réalité, se vantant d'avoir fait un travail parfait, mais voilà, tout est trop parfait, et au final, on sent un véritable décalage entre la beauté parfaite de cette civilisation que l'on peut qualifier de primitive malgré son immense savoir. On peut aussi noter que ce film a un fort caractère religieux. Les villageois étant sacrifiés sur un temple devant des centaines de fanatiques, si bien que l'on a vite l'impression d'assister à la cérémonie d'une secte. Film aussi sur la destiné et les croyances, alors que tout semble être le fruit du hasard, si ce n'est les prédictions d'une petite fille. Et jusqu'à la fin, où l'on assiste à l'arrivée de Christophe Colomb, ne cherchons pas à recoller les morceaux de l'Histoire, qui est aussi apparu comme un Dieu à cette époque. Tout cela permet à Mel Gibson de montrer cette civilisation à son plus haut niveau, peu de temps avant des changements radicaux qui mèneront à leur destruction. En fait, ce film raconte la violence d'une société. Sa cruauté pour satisfaire des dieux et des croyants fanatiques. Les pauvres se meurent, les esclaves travaillent, les filles capturées sont vendues au marché, tout jouant sur le physique et la jeunesse, les malades sont repoussés et les plus riches peuvent assister au plus près de la mort des sacrifiés. Ce n'est finalement pas une très belle image des mayas qui nous est apportée, mais plutôt l'image d'une société sectaire, égoiste et d'une cruauté sans nom, où la loi de la jungle est dominante, le plus fort gagne. Pourtant Mel Gibson affirme que l'homme n'est pas qu'un barbare mais un chasseur qui pour réussir ne doit pas devenir une proie. Comme son récit, ce film nous invite à un voyage vers une ancienne civilisation. Que l'on adhère ou non, on découvre quand même certains traits de cette sociétéà la fois paisible et capable du pire. Un rapprochement serait à faire avec nos sociétés pour voir que rien n'a vraiment changé. Un film à voir sans pour autant le vénérer.
Critique : Apocalypto (par chewie)
Synopsis : Dans les temps turbulents précédant la chute de la légendaire civilisation Maya. Jeune père porteur de grandes espérances, chef de son petit village, Patte de Jaguar vit une existence idyllique brusquement perturbée par une violente invasion. Capturé et emmené lors d'un périlleux voyage à travers la jungle pour être offert en sacrifice aux Dieux de la Cité Maya, il découvre un monde régi par la peur et l'oppression, dans lequel une fin déchirante l'attend inéluctablement. Poussé par l'amour qu'il porte à sa femme, à sa famille et à son peuple, il devra affronter ses plus grandes peurs en une tentative désespérée pour retourner chez lui et tenter de sauver ce qui lui tient le plus à coeur.Critique : A la base je n'étais pas très chaud pour voir ce film, la réputation de Mel Gibson en ayant pris un sacré coup, et n'ayant même pas regardé plus de 25 minutes de la Passion du Christ tant cela était ennuyeux. Mais je dois avouer qu'Apocalypto m'a bien surpris, c'est un très bon film. Souvent les films sur les peuples oubliés et les anciennes tribus sauvages donnent lieu à de bons films, mais que l'on doit regarder en étant bien motivé, de par la lenteur de ce qui est filmé. Ici, Gibson en fait un véritable film d'action, dont la dernière partie (la meilleure) s'apparente presque à un Rambo sauvage. Le souci d'authenticité (langage original, maquillages énormes, conditions de tournage éprouvantes) donnent encore plus de force au propos et aux images. Gibson surprend même là où on ne l'attendait pas, à savoir qu'il parsème son film de moments touchants et intimistes (le pardon de la belle mère, la naissance du bébé) entrecoupés de scènes à la violence crue et barbare. Un vrai paradoxe filmique (si je puis m'exprimer ainsi). Avec ses comédiens irréprochables, Apocalypto devient alors une expérience de cinéma unique à voir au moins une fois. Les dernières images finissent de nous prouver le respect de Gibson pour cette civilisation, et son film est un hommage venant des tripes, ça on ne pourra pas lui reprocher.
Dans les temps turbulents précédant la chute de la légendaire civilisation Maya. Jeune père porteur de grandes espérances, chef de son petit village, Patte de Jaguar vit une existence idyllique brusquement perturbée par une violente invasion. Capturé et emmené lors d'un périlleux voyage à travers la jungle pour être offert en sacrifice aux Dieux de la Cité Maya, il découvre un monde régi par la peur et l'oppression, dans lequel une fin déchirante l'attend inéluctablement. Poussé par l'amour qu'il porte à sa femme, à sa famille et à son peuple, il devra affronter ses plus grandes peurs en une tentative désespérée pour retourner chez lui et tenter de sauver ce qui lui tient le plus à coeur. N'étant un spécialiste je ne m'aventurerai pas sur le débat des approximations historiques. C'est en tous les cas sans aucune difficulté que l'on plonge dans cet univers captivant. Le spectacle est de tous les instants et la palpitante chasse à l'homme est un modèle du genre. L'acteur principal, par son seul regard arrive à faire passer l'émotion. La violence est omniprésente mais (presque) toujours justifiée. Un grand film d'aventure comme on en voit très peu. - 4 étoiles -
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