« Frangin » - Après le cheval, le pigeon de guerre
mardi 10 avril 2012 - 12h13

Un peu de poésie dans un monde de brute. Un petit garçon innocent voit son grand frère partir à la guerre. Ce court métrage d’animation muet nous transmet une palette d’émotions douces-amères soutenues par une composition graphique saisissante. Comme dirait Bertrand Blier : préparez vos mouchoirs !

Les pigeons voyageurs amènent parfois au cinéma une touche de poésie là où on l’attend le moins. Souvenez-vous des premiers plans de Ghost Dog: la voie du samourai, de Jim Jarmusch, où un de ces oiseaux rares survole les quartiers pauvres de New York pour revenir vers son maître. Le réalisateur de Frangin, Geoffroy Moneyron, se sert lui aussi de cet animal pour symboliser le lien qui unit un petit garçon à son grand frère soldat, dans un monde où la guerre fait rage. Inlassablement, l’enfant attache de courts messages aux pattes des oiseaux qu’il envoie au front. Mais, telle une peau de chagrin, le nombre des pigeons qui reviennent s'amenuise, et  les messagers se font rares. Il est bientôt impossible de communiquer avec le grand frère tant aimé.

Geoffroy Moneyron est un élève de l’EMCA d’Angoulême (l’Ecole des Métiers du Cinéma d’Animation). Le film est bercé par un thème bouleversant composé par Adrien Fromenteil et Tristan Domenjus.

Gauthier Jurgensen

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