« Fortune Faded » - Du feu à volonté !
lundi 21 mai 2012 - 11h55

Il y a des idées de mise en scène tellement brillantes qu’elles méritent à elles seules un petit film. Utiliser un plan séquence pour voyager à la fois dans l’espace et dans le temps au sein d’une image immobile est un défi impossible. Pour tout le monde? Presque…

Alexander Heringer s’est imposé deux contraintes fortes pour tourner son court métrage. La première est de filmer tout son scénario en un (faux) plan-séquence, tout de même ponctué d’un autre, court et final. La seconde, plus improbable encore, est de faire voyager sa caméra au sein d’un plan fixe. Est-ce possible de raconter une histoire ainsi ? Il faut croire que oui, puisque Fortune Faded parvient sans peine à faire comprendre au spectateur, en flashback, l’enchaînement d’évènements malheureux qui ont conduit à l’incendie d’une maison, le soir de Noël.

Bien sûr, une telle prouesse relève de l’exercice de style plus que de l’innovation. Alexander Heringer en a conscience, et au lieu de faire le virtuose avec son dispositif, il réalise un film bref, très bref, d’à peine plus de trois minutes. Simple, efficace, clair et majestueux, Fortune Faded est petite perle.

Gauthier Jurgensen

A voir aussi

Voir les commentaires

Commentaires

avec

Toute l'actualité
  • 29-01-2015

    VIDEO. Grève du RER A : reprise partielle du trafic vers 16h30 selon la RATP

  • 29-01-2015

    Ahmed, 8 ans, au commissariat : Vallaud-Belkacem soutient l'équipe enseignante

  • 29-01-2015

    VIDEOS. Apologie du terrorisme : le père du petit Ahmed monte au créneau

  • 29-01-2015

    Emploi : Rebsamen espère une «décrue» du chômage en 2015

  • 29-01-2015

    Le torchon brûle entre Gérard Larcher et Claude Bartolone

Toute l'actualité sur www.leparisien.fr