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Sa critique : A un moment le mélo prend mais c'est plutôt déprimant... ça ne m'a pas marquée, pas parce que je suis insensible. Certains plans durent trop longtemps, personne ne le critiquera du fait de la sobriété, de la gravité, de l'ambition d'une sorte de naturalisme. Je ne suis pas fan. Ceux qui ont fait ce film ont dû y croire et ceux qui l'ont vu l'ont aimé, c'est donc sûrement moi qui ai tort.
Sa critique : Si, comme cela semble être le cas, la critique française soutient ce film, la preuve aura une nouvelle fois été apportée que le meilleur moyen d'avoir de bonnes critiques consiste à réaliser un film qui soit le plus invraisemblable possible ! Sur un sujet en or (un homme et un enfant que les circonstances amènent à se rencontrer, à se découvrir, à s'apprivoiser et à s'attacher), Pierre Schoeller, dont c'est le premier long métrage de cinéma, plombe tout par des choix de mise en scène complètement tordus. Imaginez un peu : des SDF qui "campent" dans un bois près de Versailles. On est au coeur de l'hiver, il gèle à pierre fendre. Quel est, d'après vous, l'habillement de Guillaume Depardieu, l'un de ces SDF ? Gagné : bien sûr, il se ballade en en chemisette, voire, de temps en temps, torse nu ! En plus, la relation que fait Pierre Schoeller du monde des SDF est, pour le moins, un peu douteuse ! En effet, ils n'arrêtent pas de cracher sur le travail et de revendiquer le fait qu'ils ont choisi leur "liberté". Cela étant, quand ils ont besoin de travailler, quand ils souhaitent travailler, miracle, ils trouvent du travail aussitôt ! On se demande comment il peut y avoir tant de chômeurs dans notre beau pays. A part ça, le gamin (Max Baissette de Malglaive) est absolument craquant !
Sa critique : Le sujet-problème de «Versailles» (France, 2008) de Pierre Schoeller est évident : la misère des sans-abris. Le paysage que dresse le cinéaste est celui d’une France grise, déchirée entre les costumes aristocratiques, les palais somptueux et les forêts insalubres dans lesquelles domicilient un groupe de S.D.F. Tout le moteur du film repose dans le passage d’un enfant de sa mère à un pur inconnu. D’emblée Schoeller nous expose une pratique tristement courante, mais dépouillée par la réalisation de sa valeur dramatique, dans le quotidien des sans-abris : le déficit des valeurs. En laissant son enfant aux mains d’un homme qu’elle n’a connu qu’une soirée, la mère nécessiteuse fait montre de la déperdition des mœurs d’accoutumé attribué aux mères. L’enfant du film incarne un espoir de survivre pour ceux qui n’ont rien sinon leurs idéaux. Plans rapprochés dans la forêt, pour évincer l’environnement qui, exposé, serait un décor alors que le lot des marginaux et de ne pas en avoir ; plans d’ensemble lorsque dans la ville et sur les bords de Versailles, les sans-abris se perdent plus qu’ils ne s’y retrouvent dans le monde qu’ils refusent. Schoeller a la pertinence de soumettre sa grammaire cinématographique aux conditions mentales des S.D.F. Traiter d’un sujet aussi peu abordé à travers le cinéma, et de ce fait tabou, nécessite de faire reposer en grande partie l’œuvre sur les acteurs qui la composent. Car difficile, comme en tout film mais dans ses cas extrêmes notamment, de faire croire à l’intrigue si ceux qui l’incarnent n’en détiennent pas la vérité, ne réussissent pas à donner corps à l’essence de leur protagoniste. Le duo Guillaume Depardieu-Judith Chemla, comme nourri des expériences de leur personnage, apporte au film le brio de leur interprétation. Le vrai problème reste dans son recours facile à la gueule d’ange du jeune enfant. Ce n’est pas tant au sujet du film qu’à l’attendrissement de son visage que Schoeller acquiert le cœur de son public.
Sa critique : Etrange deuxième long-métrage. "Versailles" est, du début à la fin, partagé entre le meilleur et le pire, une grâce sublime dans l'abstraction du cadre et la naturalisation d'éléments romantiques, liée au constat vomitif d'une perte identitaire, culturelle et réflexive applicable sur deux millions d'êtres humains. La force de Pierre Schoeller est de savoir filmer. Son erreur est de vouloir expliquer. Expliquer pourquoi, comment, toujours dire pour les sourds et les plus lents que nous vivons dans une ère merdique parce qu'incapable de trier la justice et l'injustice, la morale et l'immoral, au détriment des hommes. C'est bien là que le film perd en crédibilité, en force ; ou quand le fictif rejoint partiellement la réalité par des bribes de dialogues mâtinées de fin du Temps, d'échec, d'abandon et de clivages sociaux. Les formules pré-fabriquées sur l'argent et la misère, alourdies par la lourde métaphore d'un Versailles-titre dont la bourgeoisie est sans cesse repoussée (jusqu'à l'inévitable scène critique du château) assènent avec insistance le rapport de l'art sur l'homme, ou la nécessité de prendre conscience. Mais comme Schoeller ne nous apprend rien, le spectateur n'a plus qu'à se rattacher à la beauté de sa mise en scène et à la justesse des acteurs. A vouloir établir une morale au lieu d'un espoir, à vouloir faire justice au lieu d'une attaque, "Versailles" semble vain. Comme un beau film vaguement prétentieux parce que quasiment certain de son pouvoir humain (grâce au thème abordé et souvent rare sur les écrans ainsi que le moment de sortie politiquement stratégique pour faire parler de lui et inciter les gens à l'accepter comme un manifeste humanitaire), et en usant pour faire passer n'importe quelle - sombre - réalité.
Sa critique : Film très décevant malgré la critique plutôt positive de la presse : bourré d'invraisemblances et beaucoup de longueurs. Seul le petit garçon mérite le détour.
Sa critique : Excellent téléfilm de M6. Mais que veut-on nous faire croire? Je commence à en avoir marre des critiques de presse qui encensent ce genre de film soir disant "social". Alors ça y'est. On touche un sujet sensible et d'actualité, bien de gauche (je le suis moi-même) et anti-social, et c'est la consécration? Oui, d'accord, mais pas quand les acteurs sont si mauvais! A part Patrick Descamps, les autres acteurs ne mettent aucune conviction dans leur jeu. Le sénario est décevant, alors que la bande annonce m'avait beaucoup plu. Beaucoup trop d'incohérences et d'ellipses non justifiées. C'est dommage. D'autant plus que le "happy ending" est pitoyable. Qui y croit?
Sa critique : Bien mis en scène, le gamin est très bien. Au niveau du propos, c'en est presque risible: ce fils à papa de Depardieu fait du torse nu en hiver, il a un beau sac a dos tout noir, le regard dur au dessus du feu de camp. Il rumine sa vieille vengeance contre la société. On sent qu'il se complait, il ne sait jouer que la rage, la révolte abrutie. C'est très mauvais. Quand je lis les critiques des journaleux, c'est pire: "film d'amour gnagnagna..."la meuf et le personnage joué par depardieu abandonnent ce pauvre gosse, je ne peux me mettre à leur place bien sûr, mais de la à parler de comportement d'amour, pffiou. Si tt le monde faisait ça, là on aurait une société bien déglinguée! Allez je me calme, et vous conseille de lire la critique 4 etoiles du frere du real, philippeschoeller, sur ce meme site, à propos de son propre boulot...ça va les chevilles??
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