Ce film d'aventures vaut surtout pour son couple vedette car il faut l'avouer L'Émeraude tragique n'a rien de bien palpitant mais la présence de la délicieuse Grace Kelly est toujours un plaisir.
Bonjour Un petit film d époque 1954, action, aventure, amour sont au programme de cette chasse aux trésors L émeraude tragique est assez banal par son tempo mais a la chance d avoir 2 stars Stewart Granger et Grace Kelly A redécouvrir
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3,0
Publiée le 25 juillet 2010
Après le très mèdiocre "The Country Girl", Grace Kelly dut retourner au bercail MGM: la grande compagnie rèclamait sa vedette comme prèvu mais le scènario qu'elle lui proposait n'avait rien d'exceptionnel: "Green Fire" d'Andrew Marton est un de ces films de sèrie dont on se souvient peu vingt ou trente ans après! Cette histoire d'amour et d'aventures, dans le cadre exotique de la Colombie est pourtant fort plaisante et donne à Grace le rôle d'une propriètaire de plantation de cafè, aux prises avec un aventurier charismatique incarnè par Stewart Granger! Ce dernier ira même dire que Grace ètait mècontente car elle se rendait compte qu'il s'agissait d'un simple film commercial! En rèalitè, au fin fond de la Colombie, l'actrice rêvait dèjà de la Côte d'Azur et du prochain film qu'elle devait tourner sous la direction d'Hitchcock! Reste de "Green Fire", un film spectaculaire comme l'explosion de la montagne avec un Cinèmascope à ses dèbuts et un jeu de pètanque pètaradant et ènigmatique auquel joue Granger...
Andrew Marton prouve ici une fois de plus qu'il était juste bon à réaliser les courses de chars. Après avoir co-réalisé un mauvais remake d'un très bon film d'aventures anglais avec "Les Mines du roi Salomon", le cinéaste récidivait dans la médiocrité avec ce film d'aventures sans souffle, d'une conventionnalité effarante. Les scénaristes ont bien tenté de piquer à droite et à gauche, en particulier au "Trésor de la Sierra Madre" de John Huston, mais sans le moindre succès, scénario plat, dialogues creux, personnages caricaturaux et Miklós Rózsa qui donne l'impression d'avoir sorti une partition du fond de ses poubelles alors qu'elle aurait mieux fait d'y rester. A la lecture du synopsis, on pouvait penser qu'on aurait eu une réflexion profonde sur la cupidité humaine et ses conséquences désastreuses. Pas du tout, vous pouvez mettre vos neurones en mode "off" ils ne vont pas vous servir. Reste des extérieurs splendides, le charisme de Stewart Granger, la sûreté du talent de Paul Douglas et la grande beauté de Grace Kelly. Sans la présence de cette dernière d'ailleurs, ce film tombé dans l'oubli serait carrémant enterré six pieds sous terre. A moins que vous voulez absolument voir les onze films qu'a tourné Grace Kelly dans sa carrière, je ne vois aucune raison valable de ne pas passer à côté de ce film sans la moindre saveur.
Les tempes grisonnantes de Stewart Granger, le sourire délicieux de Grace Kelly et l'exotisme sud-américain sont les caractéristiques principales de ce film d'aventures honnête mais un peu désuet. Certains moments du film sont même agaçants tant les personnages et la dramaturgie sont convenus et artificiels. Mi-aventurier, mi-ingénieur, Rian Mitchell n'a de cesse de découvrir un filon dans les montagnes de Colombie. Et son acharnement implique dangereusement ceux qu'il a entrainés dans son entreprise. C'est le sens moral, philosophique, du film que de mettre en balance la détermination honorable mais risquée de Mitchell et la notion de responsabilité. Rien de transcendant et, parfois, l'action et ses péripéties, notamment au cœur de la mine, tiennent du remplissage. Quelques scènes du folklore colombien, la romance prévisible avec Grace Kelly et l'escarmouche finale -une dernière scène d'action au demeurant plutôt réussie -participent de ce spectacle commun mais finalement pas sans charme.