Sa critique :
Voulez vous être mongols? Ne répondez pas tous à la fois! Pourquoi regardez vous par terre? Pourtant, vous avez adoré les films venus de Mongolie; vous avez pleuré avec le petit chameau; vous êtes sortis du cinéma avec gratitude, une sensation d'harmonie, de gentillesse, de beauté qui vous faisait du bien quelque part. Bref, si vous avez aimé le petit chameau, vous allez aimer Tulpan, qui n'est pas du tout mongol, mais.... kazakh. Mais ce sont les mêmes steppes grises de sécheresse à l'infini, les mêmes chameaux placides (sauf parait-il, quand on leur prend leur petit, les mères deviennent... de sacrées chamelles), les mêmes yourtes, les mêmes visages asiates, les même marmots à l'irresitible petite bouille ronde. A vrai dire, il n'y a pas vraiment de scénario. L'histoire d'Asa, ce brave garçon qui après son service militaire dans la marine revient dans sa province, où il n'y a pas une seule fille à épouser, à part la belle Tulpan qui le rabroue parce qu'il a de grandes oreilles, ce qui va le contraindre à rester l'employé de son beau frère, éleveur de mouton, c'est surtout un pretexte trouvé par Sergey Dvortsevoy pour nous montrer son pays. C'est la vie de tous les jours, la petit fille qui chante tout le temps ce qui agace son père, le marmot qui d'un baton se fait un cheval sur lequel il galoppe indéfiniment, les brebis qui sont malades, les agbeaux mort-nés. Bizarrement, chez ces animaux rustiques, les femelles semblent avoir du mal à mettre bas toutes seules: elles se couchent, gémissent, et on est tout émus de cet accouchement difficile, mais, oui, le petit sera vivant. C'est rien -et c'est beaucoup