Sa critique :
Un scénario dans lequel se côtoie plusieurs thèmes : la nourriture, l'amitié, les liens du sang, le commerce artisanal, le fast-food, l'ambition, la trahison, le perfectionnisme, le rêve américain, tous traité avec humanisme et intelligence. C'est sans doute dans cette profusion de données que ce film s'alimente. Ici plus que jamais, le repas, de sa préparation à sa consommation, est un moment sacré de communion, d'échange, d'amitié ou de trahison... un moment de vie quoi, mais qui se profile comme la colonne vertébrale de la narration. Un discours au grand coeur qui n'oublie cependant pas de salir son propos et ses personnages. Le septième art s'est souvent alimenté avec talent du thème de la nourriture (« Salé sucré », « Tampopo », « La grande bouffe », etc.) et ce film-ci n'aura pas à rougir en côtoyant ses illustres frères. Un film aussi qui assombrit le rêve américain... impossible de l'atteindre si l'on ne fait pas de concession, comme une petite mort... Un film ni noir, ni optimiste, très intelligemment nuancé entre sourire et tristesse. Pour moi, un film de bonheur total que l'on peut se repasser sans cesse en y trouvant toujours de quoi se nourrir. A tout cela, il faut encore ajouter une distribution de rêve.