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La Peau douce
note moyenne
3,9
413 notes dont 60 critiques
22% (13 critiques)
45% (27 critiques)
17% (10 critiques)
8% (5 critiques)
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Votre avis sur La Peau douce ?

60 critiques spectateurs

Antonin T.
Antonin T.

Suivre son activité 32 abonnés Lire ses 48 critiques

5,0
Publiée le 09/07/2014
L'intrigue est très simple mais c'est par sa science du découpage que Truffaut donne à sont film toute sont intensité, et parvient a rendre à des situations quotidiennes un suspense haletant. Rare sont les film si bien raconté par le seul fait des images. Le résulta est unique et magistral sans parlé de la présence de Françoise Dorléac qui illumine ce film sec et douloureux.
champignac
champignac

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5,0
Publiée le 08/12/2007
L'une est de profil, l'autre de façe: tandis que Nicole joue de son chignon d'un bout à l autre de la pellicule, Franca arbore un front irréprochable d'impèratrice romaine. Cette tigresse ne permet pas que l 'on approche sa proie , un être faible et immature, qui répond au nom de Pierre Lachenay, qui sonne comme celui d'un président du conseil de la Quatrième République.Un homme étriqué et toujours pressé ,dont la nature de voyeur éclate au contact d'une jeune hotesse de l 'air , lui qui avait été jusqu'alors maintenu dans le confort sexuel du mariage. Cette histoire est à l'opposé du traditionnel adultère français: ici, point de vaudeville et une géniale inversion des caractères de l 'épouse et de la maitresse: la première est sauvage, sensuelle voire fatale, la seconde est enjouée ,tendre et raisonnable. Elle est flattée d'une liaison qui la divertit de stewards blasés et indélicats, touchée par un homme-enfant qui ferait ses premières armes. Pour elle, l'histoire restera banale; pour lui , elle est une course contre la montre fatale.Tandis que Nicole jongle avec les décalages horaires, Pierre égrène les secondes d'un feu rouge, surveille les étages d'un ascenseur, dénombre les paires de chaussures dans les hotelsou les voitures sur l'autoroute. Ce film, tout en demi-teintes, s'apparente à un drame métaphysique où un homme ,trop typé physiquement et sexuellement, rate sa reconversion: lâchement il reprend ses marques dans son restaurant habituel, et regroupe ses cigarettes dans un seul et même paquet: trop tard, on ne badine avec l 'honneur pour notre tigresse.
cinono1
cinono1

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4,0
Publiée le 31/10/2014
Grace à un montage nerveux, une mise en scène saccadée, Francois Truffaut est parvenu à donner un sentiment de fièvre, d'urgence dans la relation du couple illégitime, represénte par une Francoise Dorléac à la beauté éthérée et un Jean Desailly soucieux des conventions mais pris par ses sentiments. Histoire que Truffaut ne comprend que trop bien tant l'histoire revêt un caractère autobiographique et que sa fascination pour les femmes transparait. Si tous les film de Truffaut n'ont hélas, pas très bien vieilli, ce n'est pas le cas de La peau Douce et son absence de concession.
soniadidierkmurgia
soniadidierkmurgia

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4,0
Publiée le 19/09/2012
Quand il tourne "La peau douce", François Truffaut a déjà 4 longs métrages à son actif dont "Les 400 coups", "Tirez sur le pianiste" et "Jules et Jim" et il est en attente de réaliser "Fahrenheit 451" tiré de l'œuvre de Ray Bradbury. Le "jeune turc" de la Nouvelle Vague aux côtés des Godard, Chabrol, Rivette et Rohmer livre ici un film d'une facture classique autour du très traditionnel triangle amoureux. Dans ce qui peut constituer pour lui au vu de ses positions extrêmes un exercice de style, Truffaut excelle dans ce qui constitue à coup sûr un de ses meilleurs films. Pour accentuer encore la contradiction, Truffaut fait appel à Jean Desailly de la Comédie Française, un des acteurs emblématiques de la fameuse qualité française qui s'est "commis" dans les films de Grangier, De La Patellière ou Delannoy aux côtes du Gabin d'après-guerre maudit des "Cahiers du cinéma". A côté de l'acteur chevronné, il place la toute jeune Françoise d'Orléac à l'aube d'une carrière internationale qui vient de briller dans "L'homme de Rio" aux côtés de Belmondo et Nelly Benedetti actrice de théâtre que Truffaut a repéré dans "Les régates de San Francisco" d'Autant-Lara. La fin du film est inspirée d'un fait divers survenu en juin 1963, rue de la Huchette à Paris quand une femme tua son mari adultérin d'un coup de fusil de chasse. A partir de là, Truffaut entremêle au récit beaucoup de passages autobiographiques comme c'est toujours le cas depuis ses débuts. Pierre Lachenay, bourgeois timide et mal à l'aise avec son statut social va tomber fou amoureux d'une hôtesse de l'air rencontrée au cours d'un de ses nombreux voyages pour les conférences qu'il donne à travers le monde sur les auteurs de la littérature française. On sait qu'au moment du film le couple de Truffaut avec Madeleine Morgenstein bat de l'aile suite aux liaisons quasi systématiques que le metteur en scène entretient avec ses actrices principales. La mort de Lachenay à la toute fin du film est peut-être le châtiment que s'inflige par écran interposé Truffaut pour ses écarts, sans doute plus conformiste qu'il ne veut l'affirmer. Alors dans sa période hitchcockienne, (un livre d'entretiens sortira d'une relation de plus de trois ans), Truffaut utilise beaucoup des recettes du maître du suspense notamment pour la scène de l'ascenseur où il joue malicieusement avec la durée réelle de la montée des étages. Le film extrêmement découpé et amputé au montage de près de quarante minutes fait monter la tension au fur et à mesure que les hésitations de Lachenay vont amener les deux femmes à prendre elles-mêmes les décisions. Desailly qui ne s'est pas du tout entendu avec Truffaut montre sur ce film sa très grande justesse de jeu et sa faculté à s'adapter à un cinéma plus dépouillé que celui des réalisateurs des générations précédentes avec lesquels il avait exclusivement travaillé jusque là. Malheureusement le film d'une noirceur sans limite et donnant une image peu sympathique du personnage principal sera très mal accueilli à sa sortie et lors de sa présentation à Cannes.Le temps rendra à la "Peau Douce" son statut de film majeur dans la filmographie du réalisateur trop tôt disparu. Il faut noter enfin la très belle prestation de Françoise D'Orléac admirablement filmée par un Truffaut subjugué comme nous par la troublante beauté d'une star foudroyée en pleine ascension.
Caine78
Caine78

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4,0
Publiée le 09/09/2009
Un Truffaut mineur, qu'est-ce que ca donne? Un bon, voire un très bon film. Voila comment pourrait se résumer très schématiquement cette "Peau douce" certes en dessous de plusieurs films du grand François, mais qui n'en demeure pas moins d'un réel intérêt à bien des égards. Car si le scénario reste extrêmement classique, Truffaut réussit à le transcender à plusieurs reprises, et ce aussi bien grâce à une technique irréprochable que certaines scènes tout à fait mémorables. On ne peut en effet qu'admirer la manière dont le réalisateur réussit à amener certaines situations, et ce toujours avec une habileté et une élégance particulièrement remarquable, la mécanique s'avérant quant à elle impeccablement huilée et en définitive particulièrement convaincante... Autant de qualités qui font en définitive du film une oeuvre séduisante et douloureuse, portée qui plus est par les très belles prestations de Jean Desailly et Françoise Dorléac : du cinéma français comme on l'aime.
Juliettead
Juliettead

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5,0
Publiée le 31/12/2004
Un film d'un réalisme fort et pourtant dont la poétique traverse l'univers. Cette relation vouée à l'échec des convenances est rendue par de merveilleux acteurs. Desailly est époustouflant de vérité. Il a dit de ce film qu'il l'avait privé de tout meilleur rôle après qu'il l'ait eu joué. Il en est des rôles parfois comme de la vie : les personnages sont parfois tellement plein de vérité que le public ne peut plus oublier qu'un acteur a "été" ce rôle. Peut être tout simplement était-ce le moment pour Desailly d'abandonner le cinéma et de s'adoner au théâtre: Truffaut a tellement représenté une "nouvelle vague" cinématographique. On parle d'ailleurs dans la peau douce d'un cinéaste de l'ancienne vague : Marc Allégret. J'aime beaucoup les commentaires fait autour des films dans les versions collectors. Car finalement, on trouve encore à dire sur un film même quand tous ceux qui l'on fait ont tout dit : un film parle à chacun d'entre nous : c'est cela le génie d'un cinéaste :parler à tous ceux qui ont connu des situations identiques.Ici, l'adultère : homme, femme, trompé ou trompeur. Ils deviennent universels : donc classiques à l'instar de Mme BOVARY ou du CID. La fin est surprenante mais elle traduit bien l'inconscient collectif : qui n'a pas eu envie de prendre un fusil un jour, pour tuer celui ou celle qui l'a trompée ? On dit que Truffaut s'est inspiré pour cette fin d'un fait divers réel. La réalité dépasse toujours la fiction. Truffaut savait faire de ses fictions une réalité et de la réalité une fiction. C'était un vrai grand cinéaste.
JamesDomb
JamesDomb

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5,0
Publiée le 26/10/2004
Film impudique mais traité avec pudeur...Françoise Dorléac est sublime et n'a jamais été aussi bien filmée que dans La Peau Douce.Truffaut aime son actrice,cela se voit à chaque plan.Nettement autobiographique,Truffaut était alors en pleine crise conjugale.Un film erotique voire fetichiste parfois (la scène superbe où Jean Desailly caresse les jambes de Françoise Dorléac endormie et lui enlève ses bas...),un film à la fois tendre,beau,émouvant,réaliste soutenu par une photo splendide et la musique enivrante de Georges Delerue.Un film qui m'a beaucoup touché,qui donne envie d'aimer plus l'etre aimé,qui rend amoureux meme si le dénouement est comme souvent chez Truffaut,tragique...
MemoryCard64
MemoryCard64

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3,5
Publiée le 02/05/2016
François Truffaut appréciait beaucoup le travail d'Alfred Hitchock et il lui a consacré un livre aujourd'hui célèbre. Il est certain que le travail du maître du suspens a influencé le cinéaste de la Nouvelle Vague, et La Peau douce est un des exemples les plus frappants. En effet, le montage très rapide de ce film donne un côté pêchu à l'ensemble. L'enchaînement des plans devient même frénétique à quelques moments, mettant en place une tension tout à fait hitchcockienne (particulièrement marquante lors de l'ouverture et de la fin). Par ailleurs, le nombre important d'inserts et de gros plans permet au film de faire des raccourcis logiques et d'enchaîner les actions des personnages sans s’embarrasser du superflu. Cela apporte quelque chose au rythme, mais aussi à la représentation de l'adultère, thème central du film. Truffaut ne voulait pas faire de cette relation extraconjugale un événement positif. Il passe donc sous silence toute la romance entre Pierre (Jean Desailly) et Nicole (Françoise Dorléac) pour ne garder que le squelette de leur histoire. Toutefois, quelques traits de poésie subsistent. Le réalisateur emploie plusieurs astuces pour traduire à l'image les émotions des personnages. On se souviendra du moment où Pierre, heureux d'avoir obtenu un rendez-vous, allume toutes les lumières de sa chambre d’hôtel. Mais c'est l'idée des gros plans sur les mains qui est la plus ingénieuse. A la manière du Pickpocket de Bresson, les mains, en se touchant et se frôlant, servent de moyen de communication silencieux. Le gros plan sur l'interrupteur où Pierre éteint la lumière juste après que Nicole l'ai allumée est d'ailleurs d'une beauté rare. Cette poésie contraste avec le début de la relation clandestine, qui n'a pas lieu d'être, qui est complètement illogique. Cela permet au film de s'affranchir du manichéisme. Pierre est heureux avec sa femme et sa fille, sa carrière se porte bien, et pourtant il prend une maîtresse, sans que cela soit une décision réfléchie. De plus, il est bien mal assorti avec cette femme, plus jeune et vive que lui, et il le sait, car le bonheur et la culpabilité se lisent dans son regard lorsqu'il dévore son amante des yeux... Truffaut construit donc une histoire d'adultère complexe, où il est impossible de juger les personnages. L'issue dramatique, annoncée par la forme très inspirée d'Hitchcock, met un point final très lourd à cette histoire qui ne possède pas de réel coupable.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

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4,5
Publiée le 09/04/2015
Ce film de Truffaut boudé par la critique à sa sortie est devenu avec le temps un de ses films cultes… Cette histoire d’adultère, même si classique, mérite pleinement de figurer parmi le tout meilleur de sa filmographie du fait de la précision quasi entomologique du regard porté sur cette relation. Belle condamnation de la lâcheté un peu molle d’un bourgeois ; mais sans jugement ; Truffaut parvient à instiller le juste crescendo de la tension créée chez les trois protagonistes par une relation adultérine. Un bloggeur dissèque de manière très juste ce film : « De façon pour le moins paradoxale, La Peau douce est à la fois l’un des plus beaux films de François Truffaut et l’un des moins vus. C’est en tout cas celui où il a le mieux concrétisé dans sa propre pratique de cinéaste le principe qu’il avait relevé chez Hitchcock : “Filmer les scènes d’amour comme des meurtres et les meurtres comme des scènes d’amour.” Prenant à son compte la situation archi-éculée et quasi boulevardière mettant aux prises un homme, son épouse et sa maîtresse, Truffaut va filmer cette histoire de passion brève et violente comme un thriller du quotidien, un déséquilibre mental dans une existence bourgeoise bien ordonnée, s’attachant particulièrement aux détails et à la façon dont ceux-ci sont amplifiés dans l’imagination de Lachenay, son héros ordinaire. Les premiers regards entre les amants, leur rencontre fortuite dans un ascenseur d’hôtel, les étages qui défilent, les clés que l’on confond involontairement, l’importance que prend soudain le téléphone dans la vie d’un couple adultère, le choix entre robe ou jeans, rien n’échappe à la caméra scrutatrice adoptant le point de vue obsessionnel de son banal personnage masculin. L’important devient accessoire (le travail, la famille…), l’accessoire devient essentiel, amplifié par l’état amoureux et adultérin. Truffaut saisit magnifiquement cet incertain état de flottement par les inserts, la dilatation d’instants creux, le travail de retranchement ou d’exacerbation sonore, ou encore en situant une partie du film dans ce lieu de transit par excellence qu’est l’aéroport. Là où le film devient définitivement hitchcockien, c’est dans sa façon de créer le suspens sentimentalo-conjugal en injectant dans cette histoire d’amour un prégnant sentiment de culpabilité. Sentiment qui atteint des sommets de tension (et de drôlerie, grâce à Daniel Ceccaldi) dans la séquence rémoise, quand Lachenay se rend à une conférence en province, simple prétexte pour emmener Nicole en week-end. Lequel vire évidemment au cauchemar, chaque relation de Lachenay, chaque portier d’hôtel devenant un indic potentiel, la petite ville de province une prison, Lachenay un coupable traqué et Nicole une personne invisible. La Peau douce est aussi ce film où les lumières s’allument et s’éteignent, chaque pression d’interrupteur claquant comme un coup de feu… Envisagé comme un projet rapide en attendant de pouvoir se lancer dans Fahrenheit 451, La Peau douce est aussi un film à forte teneur autobiographique, tourné dans le propre appartement de Truffaut quelques semaines après une crise conjugale entre lui et sa femme Madeleine, quelques mois avant leur séparation définitive. Témoin de la vision truffaldienne du couple à cette époque, le film comporte de nombreux détails très personnels, notamment tout ce qui se rapporte aux jambes, aux bas et aux jarretelles (obsessions légendaires du cinéaste) de Françoise Dorléac/Nicole…….. Film de la double vie et de l’impasse du couple, du suspens adultérin et conjugal, des instants volés et des amours en transit » Un indispensable de Truffaut
Maitre Kurosawa
Maitre Kurosawa

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4,5
Publiée le 03/11/2014
Un couple respecté, à la situation aisée, et soudain le danger: le mari tombe amoureux d'une autre. Non, nous ne sommes pas chez Chabrol, mais bien chez Truffaut. Là où le premier n'hésite pas à créer des personnages sulfureux et vicieux, le second fait plus dans la tendresse pour un mélodrame fin et émouvant. Car c'est bien l'amour qui est au centre du film. Un amour qui révèle des intériorités complexes conduisant à des liens passionnels forts et des conflits inévitables. D'ailleurs, Truffaut construit son film sur cette alternance entre respiration et compression, mettant le spectateur dans une zone inconfortable et trop rarement ressentie au cinéma. La sensualité et la liberté d'un côté; la contrainte et la fatalité de l'autre, ces deux axes luttent et se mélangent à travers la parole (dialogues brillantissimes), le silence (pesant et significatif) et la musique lyrique de Georges Delerue. Enfin, au centre d'une mise en scène simple et dense, deux acteurs magnifiques (Françoise Dorléac et Jean Desailly) jouant une histoire d'amour qui ne l'est pas moins. Du grand Truffaut !
Top of the World
Top of the World

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4,5
Publiée le 31/10/2014
François Truffaut, dans ce film très personnel, raconte une histoire banale, mais le fait avec une justesse, une honnêteté et une sensibilité saisissantes. Le film semble se partager en trois temps: la rencontre entre Jean Desailly et Françoise Dorléac (géniaux) dans un style assez poétique et sensoriel, puis toute la partie centrale dans un registre plus réaliste et enfin le dénouement puissant, grave et tragique. Le tout est unifié par la fluidité de la narration, la grâce absolue de la mise en scène, la fabuleuse musique de Georges Delerue et la superbe photographie de Raoul Coutard qui font de cette oeuvre le sommet esthétique de la filmographie de Truffaut. Aussi prenant qu'émouvant, un grand film.
Estonius
Estonius

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4,5
Publiée le 26/01/2014
C'est un film sur l'adultère, mais ce n'est pas un film "moral", Truffaut n'a rien d'un moraliste et était parfaitement en situation pour savoir que la morale bourgeoise finit très souvent par entrer en conflit avec les "occasions" et que l'adultère génère des comportements dont notre éducation et les conventions sociales font qu'il est difficile d'en sortir intact (au mieux mensonges, frustrations, jalousie maladive, au pire le drame (Et 50 ans après le film ça n'a pas vraiment changé…) ). Truffaut nous montre l'absurdité de cette situation, il n'apporte pas de solution, ce n'est pas son propos, il veut juste nous faire réfléchir. En en plus c'est très beau, très bien réalisé, très bien joué (Dessailly et Dorléac sont au top).
chrischambers86
chrischambers86

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4,0
Publiée le 03/05/2009
Trois ans après le sublime "Jules et Jim", François Truffaut s'inspire d'un fait divers pour dècrire l'infidèlitè au quotidien avec son cortège de lâchetès, de mensonges et de rendez-pressès dans les hôtels minables! Par cette autopsie d'une passion et sans aucune complaisance envers son personnage masculin, il dècrit dans un style sec et incisif l'itinèraire tragique du superbe Jean Desailly, un bourgeois quadragènaire qui s'èprend de la très belle Françoise Dorlèac (de loin son plus beau rôle malgrè une courte carrière), une hôtesse de l'air! Du très grand Truffaut qui signe ici un film personnel et èlègant, accompagnè par une remarquable mise en scène notamment dans les gros plans...
Carne
Carne

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5,0
Publiée le 21/08/2006
Un film de François Truffaut dont j'ignorais totalement l'existence... Ô combien ma surprise fut grande en découvrant cette histoire d'amour racontée magnifiquement dans tout ce qu'elle a de plus beau et tout ce qu'elle a de plus glauque, notamment grâce à une musique envoutante de Georges Delerue, aux talents époustouflants de Françoise Dorléac et Jean Desailly mais surtout au style visuel particulier de ce film tragique signé François Truffaut. La Peau Douce est un film remarquable !!!
Jason_The_Butcher
Jason_The_Butcher

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5,0
Publiée le 16/08/2005
Grâce à une maîtrise absolue, Truffaut transforme une histoire à priori banale (un fait divers me semble-t-il) en un film secret, touchant, émouvant et choquant. Le réalisateur joue sur les images, et amène un léger suspense dans cette simple histoire d'amour, avec en prime une excellente chute. La Peau Douce, le meilleur film avec Dorléac, et aussi la preuve que Truffaut est un grand.
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