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    La Valse des pantins
    note moyenne
    3,9
    1563 notes dont 166 critiques
    22% (37 critiques)
    52% (86 critiques)
    19% (31 critiques)
    5% (8 critiques)
    2% (3 critiques)
    1% (1 critique)
    Votre avis sur La Valse des pantins ?

    166 critiques spectateurs

    L'homme le plus classe du monde
    L'homme le plus classe du monde

    Suivre son activité 231 abonnés Lire ses 395 critiques

    4,5
    Publiée le 25 mai 2013
    Je pensais regarder un scorsese mineur, mais "la valse des pantins" est presque aussi réussi que ses plus grands films. Le film entier repose sur le talent de De Niro qui campe ici un personnage à la fois pathétique et attachant qui se fantasme une vie de star du one man show en s'imaginant des discussions avec les plus grandes stars du show-business. Contrairement au titre original du film ("king of comedy"), et hormis quelques scènes cocasses, "la valse des pantins" n'est pas vraiment drôle. Voir la déchéance de ce quasi-psychopathe d'une naïveté exaspérante qui croit en ses propres mensonges, est d'une tristesse absolue.
    stebbins
    stebbins

    Suivre son activité 319 abonnés Lire ses 1 746 critiques

    5,0
    Publiée le 7 mars 2008
    L'un de mes Scorsese préférés ! Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce chef d'oeuvre, à commencer par le nom du personnage incarné par Robert De Niro : Rupert Pupkin. Ce nom étrange sonne faux de prime abord, mais l'on peut y voir une modification du mot " pumpkin " ( citrouille en anglais ), terme évoquant Halloween et par conséquent le Diable. On peut dans un second temps y voir la contraction de deux autres mots : " puppet " et " king " ( signifiant respectivement marionnette et roi ). Or, Rupert n'est ni le Diable, ni le roi de quoi que ce soit : il est bel et bien le pantin de ses propres rêves, un être maladivement touchant, un pauvre type n'ayant plus rien à voir avec le boxeur machiste de Raging Bull ou avec le paranoïaque Travis Bickle. De ces huit collaborations avec Scorsese, Robert De Niro nous offre avec The King Of Comedy sa composition la plus grincante. Il est incroyable de voir avec quelle facilité l'acteur passe d'un registre à l'autre au sein du même film : grand enfant capricieux vivant encore chez sa mère, fanatique plein d'espoir, mégalomane attachant, dangereux ravisseur...et enfin clown grotesque, clown sublime bref : acteur. Au niveau de l'épaisseur de son protagoniste, Martin Scorsese a rarement fait mieux. Ensuite, on ne reprochera pas le classicisme de la mise en scène qui sert à merveille cette critique du glamour, de la célébrité et du besoin d'être reconnu...mais aussi du constat inquiétant d'un désir flagrant d'en savoir toujours plus sur les vedettes, de pénétrer leur intimité. Jerry Lewis joue à merveille les présentateurs antipathiques, générateur involontaire du malaise de ce film drôle, cruel et pathétique. L'un des films de Martin Scorsese les plus méconnus. Malheureusement. Une mine d'or psychologique et politique. Génial !
    scorsesejunior54
    scorsesejunior54

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    4,0
    Publiée le 29 décembre 2007
    "Ca s'appelle "The King Of Comedy", c'est avec Jerry Lewis et ce n'est pas une comédie : rien que ça, c'est déjà un problème" expliquait Martin Scorsese pour justifier le cuisant échec au box-office que connut ce film très sous-estimé mais largement aussi admirable que d'autres oeuvres plus reconnues du réalisateur. Effectivement, ce n'est pas une comédie, bel et bien une compilation dans un univers nouveau des obsessions et thématiques récurrentes du cinéaste qui, s'il a globalement opté pour une mise en scène reculée (son style ne crève pas les yeux hormis pour la scène introductive suivie du générique ainsi qu'au niveau de la direction d'acteurs) n'en conserve pas moins un fond caractéristique de son auteur. Nombreux sont les échos à "Taxi Driver", de par le côté schizophrène appartenant au personnage principal et sa conception de la société. Obsédé par une mission dont il se croit investi, il tombe petit à petit dans le vice et la violence, à la recherche d'une superficielle célébrité qu'il obtiendra une fois de plus grâce à la complaisance très ambiguë des médias et la façon dont ceux-ci construisent ou détruisent une star. La population dans son ensemble n'est également pas irréprochable et ses fascinations reflètent, n'en doutons pas, notre face la plus sombre se dévoilant au grand jour par l'intermédiaire de bouc-émissaires. Malgré une analyse sociale assez proche de longs-métrages passés, Scorsese ne donne jamais l'impression de se répéter, pour la simple et bonne raison que le ton employé est complètement différent de ce qu'il a pu faire auparavant : optant pour la satire, il a construit une fable aussi burlesque qu'effrayante, teintée à chaque scène d'un humour très noir et d'un cynisme absolu. De Niro est à des années-lumières de ses autres rôles, tant physiquement que psychologiquement et il démontre avec un grand brio un don inné pour faire rire son public. Méchant mais terriblement lucide, "The King Of Comedy" est un grand film à (re)découvrir.
    Truman.
    Truman.

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    4,0
    Publiée le 6 septembre 2013
    Avec "La valse des pantins" Martin Scorsese nous plonge dans l'impitoyable monde des talk show ou un jeune homme "Rupert Pupkin" (interprété par Robert De Niro) est un fan de "Jerry Langford" (lui interprété par Jerry Lewis ) un présentateur télé de talk show, Rupert Pupkin est un personnage un peu excentrique et loufoque, il collectionne les autographes et veut rentrer dans le monde de la télé, mais par dessus tout désire avoir son numéro dans l'émission de Jerry, son idole . Un personnage un peu taré qui n'hésite pas a harceler le présentateur laissant place a plus d'une situation improbable et complètement folle . On remarquera que Robert De Niro jouera un rôle plus ou moins similaire plusieurs années plus tard avec Tony Scott dans le film "Le Fan" ou il harcèle son joueur de baseball favori . L'ambiance New York des années 80 se ressent a merveille surtout au niveau des costumes et aussi avec ses petits air de jazz par moment . De Niro toujours excellent mais il est aussi quasiment méconnaissable avec sa coupe de cheveux et sa moustache, il est presque drôle rien qu'a le regarder . Martin Scorsese ne réalise pas qu'une simple comédie hilarante c'est aussi un "drame cynique" dans le fond qui nous enfonce peu a peu dans la folie effrayante de ce personnage pour seulement dix minutes de célébrité . Je sais pas si c'est voulu mais par moment les figurants ne semble pas faire leur jobs de figurants, ils regardent la caméra, rigolent, et il y en a même un qui semble imiter les gestes de De Niro en rigolant ( scène du restaurant au début ( c'est voulu ou non ? Martin Scorsese signe ici une excellente comédie dramatique original et parfois hilarante loin de ses habitues ou son génie en découle comme les rires d'un talk show mais qui est aussi injustement méconnue, il démontre qu'il maitrise a la perfection les comédies comme les films sur la mafia . Mais au final Rupert Pupkin a t-il du talent oui ou non ?
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 25 novembre 2013
    En regardant "La Valse des pantins", je pensais regarder un Martin Scorsese mineur. Seul problème, il n'existe pas de Scorsese mineur. "La Valse des pantins" est, comme d'habitude chez le cinéaste américain, un film réfléchi et maîtrisé. Relatant l'histoire d'un comique raté qui, désespérant de ne point être reconnu à sa juste valeur, se retrouve à kidnapper son humoriste favori et à la séquestrer en échange d'un passage à la télévision. Si l'idée de l'histoire peut être simple, le scénario de Paul Zimmerman est beaucoup plus réfléchi que ça, servi admirablement par la réalisation de Scorsese. Je serai même tenté de dire que "La Valse des pantins" est l'un des films les plus pessimistes de Martin Scorsese, qui livre une véritable critique du show-business et de la mentalité de la société qui entoure ce microcosme. C'est aussi l'histoire d'une frustration, l'histoire d'un homme plutôt raté qui, malgré sa bonne volonté et ses efforts, ne parvient jamais à gagner ses galons et qui finit par péter les plombs. "La Valse des pantins" est, même dans son aspect irréaliste, un plaidoyer féroce contre l'univers du show-business et livre un portrait âpre et cruel d'un homme raté. Scorsese signe ici l'un de ses films les plus simples, le plus ancré dans la réalité, qui, grâce à la force de son scénario et à sa réalisation captive de bout en bout. Rien de plus à dire concernant "La Valse des pantins", si ce n'est que Scorsese est un véritable touche à tout, qui réalise avec un talent innée, et avec passion.
    TCovert
    TCovert

    Suivre son activité 51 abonnés Lire ses 383 critiques

    4,5
    Publiée le 28 mars 2011
    La Valse des Pantins est peut-être le film le plus oublié de la fructueuse collaboration Scorsese/De Niro et c’est un tort car même si le film n’a pas la même force il reste très bon et traite d’un sujet intéressant intelligemment. On pourrait le rapprocher de Taxi Driver ou de Raging Bull par son approche. En effet comme les deux films cités La Valse des Pantins est l’étude minutieuse d’un personnage, de sa psychologie, de son comportement, quelque chose que Scorsese sait capturer avec l’aide évidemment de Robert De Niro. Celui-ci livre ici une très grosse performance dont on entend peu parler mais qui pourtant fait facilement partit de ses meilleurs. Heureusement les seconds rôles sont à la hauteur avec un Jerry Lewis dans un contre-emploi très réussi et la peu connue Sandra Bernhard excellente dans la peau de cette femme dérangée et obsédée. Le sujet du film reste actuel par sa réflexion sur la célébrité et ses dommages, Scorsese parvient à nouveau à créer un lien direct entre le spectateur et son personnage. En effet qui n’a jamais rêvé de célébrité ? Le personnage de Rupert Pumpkin représente une pensée poussée à l’extrême tout comme le Travis Bickle de Taxi Driver.
    NomdeZeus
    NomdeZeus

    Suivre son activité 38 abonnés Lire ses 922 critiques

    4,0
    Publiée le 28 janvier 2014
    Il est assez incompréhensible que ce film visionnaire soit le plus gros échec commercial de Scorsese. La Valse Des Pantins est une comédie dramatique faussement légère qui dénonce les dérives d’une société obnubilée par l’image et la célébrité. Ce film repose en grande partie sur les épaules d’un duo d’acteur exceptionnel. De Niro tout d’abord, qui fait ressortir avec brio la dimension tragique de Ruppert Pupkin, personnage à la fois pathétique, inquiétant et bougrement attachant. Mais il ne faut pas minimiser la prestation toute en retenue de Jerry Lewis dans ce rôle de vedette blasée totalement à contre emploi. Un des autres points forts de cette œuvre, c’est sa mise en scène qui joue de manière très intelligente sur la fine frontière entre la réalité et les fantasmes de Pupkin. A tel point qu’il devient parfois difficile pour le spectateur de savoir si ce qui se passe à l’écran relève du réel ou de l’imaginaire. A ce titre, la séquence finale peut être interprétée de deux manières diamétralement opposées.
    Alain D.
    Alain D.

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    3,5
    Publiée le 25 novembre 2015
    Bonne Réalisation de Martin Scorsese. Avec un rythme lent dans sa première partie, cette comédie dramatique met beaucoup de temps a prendre son envol. Le scénario piétine, navigant entre la bouffonnerie et le fantastique sur une BOF très jazzy avec de belles insertions du Genius Ray Charles, de Sinatra, Pretenders et même de Jim Morisson ... La mise en scène est excellente et le jeu d'acteurs sublime : certaines scènes entre Robert De Niro, et Jerry Lewis sont grandioses ; De Niro est magistral en jouant très bien le mauvais acteur emphatique commandé par son rôle. Le Pitch : Ruppert Rupkin (R.U.P.K.I.N) est un "jeune talent" de 34 ans ; il fait tout son possible, et même plus encore, pour s'attirer les grâces de la vedette du comique : Lewis Langford et obtenir une invitation à son show TV.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 22 mars 2013
    Scorsese s'éloigne de ses sentiers thématiques habituels et signe l'un des meilleurs films sur le monde du spectacle. Le personnage de De Niro, sorte de pseudo-artiste dérangé, un rien psychotique, est absolument crédible. Des individus comme ça, il en existe des milliers. On ne sait jamais vraiment qui ils sont ni de quoi ils vivent mais ils sont là. Et face à ce personnage excentrique et culte à la fois, Scorsese lui oppose Jerry Lewis, rebaptisé Jerry Langford pour l'occasion, en star adulée, persécutée, victime de son propre succès. C'est audacieux, culotté, ambitieux, et il fallait le faire. De Niro, encore une fois, y est extraordinaire, et peut-être même un peu plus tant son personnage est difficile à composer. Et bien évidemment, au-dessus de cela, se trouve la mise en scène de Scorsese, New-York, un scénario réussit et travaillé, et bon nombre de scènes savoureuses qui jalonne cet excellent film. Du grand cinéma.
    Rajdevaincre
    Rajdevaincre

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    5,0
    Publiée le 14 septembre 2013
    Quelle belle surprise que La valse des pantins. Voilà un film d'un grand réalisateur qui mériterait d'être plus connu, car si Martin Scorsese est souvent assimilé au mots gangsters, mafia et drame en tout genre, il a également su réaliser une excellente comédie, certes dramatique mais qui, comme je viens de vous le dire, n'est pas son genre de prédilection. Assez de présentation et parlons de ce magnifique film. Martin Scorsese nous offre un personnage hors du commun en ce Rupert Pupkin, P-U-P-K-I-N, "beaucoup de personnes le prononcent et l'écrivent mal", qui se rêve des talents de comique et qui souhaite par tous les moyens avoir son moment de gloire en passant dans le show de Jerry Langford, son idole. Il va alors le harceler, lui présenter ses blagues minables mais très fier de lui. Jusqu'au moment où à force de le harceler et de croire que ce Jerry est devenu son ami, ce dernier va lui dire ce qu'il pense réellement de lui. Martin Scorsese réalise ce film en deux parties distinctes, la première présentant Rupert personnage drôle dans sa façon d'être mais aussi inquiétant, puis une seconde partie rapprochant quelque peu ce Rupert à Travis Bickle dans Taxi Driver, un personnage qui, pour arriver à ses fins, est prêt à tout. Au delà d'une qualité de réalisation au moins égale à celle de Taxi Driver, Martin Scorsese nous offre plusieurs scènes où nous ne pouvons distinguer le rêve du réel et où Rupert Pupkin semble en transe dans son sous sol, aménagé en salle de spectacle. Il nous offre un personnage motivé, ambitieux mais non récompensé, qui arrive à toucher le spectateur. On le soutient dans son action, même si on sait que ce qu'il souhaite faire dans la deuxième partie du film est mal on le soutient on veut qu'il passe à la télé, pour que nous, spectateurs, on découvre enfin le spectacle dont il est si fier! Bref ce film au delà d'être marrant est touchant, avec un Rupert parfaitement interprété par Robert De Niro toujours aussi grand et convaincant dans ses rôles. Enfin le final est spoiler: très proche de Taxi Driver dans les différentes interprétations que chacun peut tirer. Comme je l'ai dit plus haut nous avons parfois du mal à distinguer le rêve du réel, alors cette fin est elle réel ou est elle encore imaginer par Rupert Pupkin? Devient-il célèbre ou son arrivée en costard rouge sur scène n'est elle qu'imagination? Si peu connu et surtout moins reconnu que les Raging Bull ou Casino, ce film est pour moi un des plus beaux des années 80 et du cinéma et je ne peux que le conseiller car une fois encore, le spectateur reste maitre de l'interprétation et c'est ça le plus beau!
    conrad7893
    conrad7893

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    4,0
    Publiée le 7 avril 2014
    un très bon film avec DE NIRO qui porte le film sur ses épaules une bonne démonstration de son talent cela m'a fait plaisir de revoir également jerry lewis dans un rôle un peu différent de ceux de sa jeunesse
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    3,5
    Publiée le 8 mars 2012
    Pour une raison inconnue ce film repassait au cinéma, et bon je ne me suis pas fait prier sachant que je ne l'avais jamais vu. Je dois dire que je suis un peu partagé, il y a de très bonnes idées, comme le fait d'alterner scènes réelles et fantasmées, ce qui met un peu le doute par moments, surtout dans une scène précise, où l'on comprend seulement assez tard qu'on est pas là où on pourrait le croire. Et ça c'est vraiment pas mal, j'aime ce petit jeu, puisqu'on est dans la tête du personnage de De Niro, vu que lui semble aussi avoir du mal à différencier le fantasme et la réalité. Les scènes où il parle tout seul et s'imaginer dialoguer avec sa star favorite, je trouve ça vraiment bien rendu, assez marrant aussi. Après le personnage est vraiment pathétique, et j'ai souvent eu mal pour lui dans son ridicule, il n'est pas vraiment en phase avec la réalité. J'ai trouvé ce film bien foutu, mais malgré tout je dois dire que vers le milieu je l'ai trouvé assez longuet, et le fait d'être gêné pour l'attitude de De Niro n'a pas arrangé les choses. Il faut saluer la prestation des acteurs, on est loin des comédies actuelles de De Niro. J'aimerai bien comprendre également le titre français qui ne me fait pas vraiment sens, mais bon, j'ai l'habitude. Je dirai que c'est un bon petit film, mais pas non plus un Scorsese majeur malgré les bonnes idées.
    Caine78
    Caine78

    Suivre son activité 791 abonnés Lire ses 5 023 critiques

    4,0
    Publiée le 23 mars 2012
    « Parenthèse » dans la carrière sombre de Martin Scorsese, « La Valse des pantins » n'est pas une comédie pour autant. On retrouve même à travers ce personnage déséquilibré la passion du réalisateur des « Affranchis » pour les « héros » pas comme les autres, violent et fascinant à la fois. Mais contrairement à d'habitude, Scorsese préfère tourner ici cela en dérision, sans pour autant tomber dans la grosse rigolade. Au contraire, il est difficile d'exprimer le malaise provoqué par certaines scènes, l'insistance dont fait preuve Rupert Pupkin à de nombreuses reprises faisant froid dans les dos. Il a beau être extrêmement aimable et poli, sa façon de quasiment harceler les producteurs tant il est persuadé d'être un génie est terriblement angoissante, d'autant que Robert De Niro le joue à la perfection. Son « affrontement » avec Jerry Lewis est d'ailleurs un remarquable moment de cinéma : ils ont beau ne pas avoir tant de scènes communes, cette façon qu'à Pupkin d'idéaliser son idole est saisissante face au quasi-mépris que ressent ce dernier pour lui. C'en est presque douloureux de voir ces deux hommes talentueux vivre de cette façon : l'un dans une sorte de psychose obsessionnelle complètement déconnectée de la réalité, l'autre dans une solitude quasiment inimaginable... La « comédie » laisse à ce moment totalement place au drame, même si l'ironie dont fait preuve Scorsese dans les vingt dernières minutes vient une fois de plus remettre en cause le « registre » dans lequel nous sommes. Celles-ci sont d'ailleurs étonnantes, ni pro ni anti-show business, même si celui-ci ne sort assurément pas grandi de cette œuvre atypique, à la conclusion aussi grinçante que réjouissante : un sacré tour de force cette « Valse des pantins ».
    Plume231
    Plume231

    Suivre son activité 576 abonnés Lire ses 4 143 critiques

    4,0
    Publiée le 18 octobre 2011
    Juste après le film poil à gratter de Spielberg avec "1941", paf voici celui qui peut prétendre au même titre pour la filmo de Scorsese. Ici pas d'audace technique comme nous a souvent habitué le réalisateur, qui là se montre vraiment très discret niveau mise en scène, mais qui est largement contrebalancé par la très grande audace de son sujet et surtout de son traitement. Martin Scorsese réalise une oeuvre très sardonique sur la célébrité et la fascination, et inévitablement la surestimation, qu'elle exerce en opposant deux acteurs au sommet de l'art. Robert De Niro, totalement à l'aise dans le rôle d'un comique loser qui en dépit de, ou grâce à, son apparente bonhomie réussit pourtant à mettre encore plus mal à l'aise que son personnage de Bickle Travis dans "Taxi Driver". Face à lui, Jerry Lewis assume courageusement le rôle d'une grande vedette comique misanthrope et colérique, à qui il a peut-être ressemblé, et fait montre d'un très grand talent dramatique dans ses scènes. L'ironie comme quoi le comique loser fait plus rire que la vedette comique est très bien soulignée. Sandra Bernhard, en furie nympho, complète parfaitement la distribution. Une oeuvre au vitriol qui s'assume donc pleinement et c'est tant mieux.
    Akamaru
    Akamaru

    Suivre son activité 562 abonnés Lire ses 4 294 critiques

    3,0
    Publiée le 21 juillet 2010
    Une comédie noire et grinçante,résumant bien l'état d'esprit de Martin Scorsese au moment où il la tourna."La valse des pantins" permet aussi à Robert De Niro de prouver qu'un simple comique raté au sourire avenant vissé aux lèvres peut être plus menaçant qu'un malabar surarmé.Ce dont parle Scorsese,c'est du "quart d'heure de célébrité" auquel chaque individu est censé avoir accès au cours de sa vie,dixit Andy Warhol.Il est clair que le pouvoir des médias est surestimé,et peut conduire à se rendre malade d'illusions.Pupkin ne se rend pas compte que Jerry Lanford(Jerry Himself,en clone fatigué et ombrageux de lui-même),star d'un show télévisé,l'a éconduit.Il s'accroche à lui,pénètre de force dans son intimité,s'invente une amitié avec son idole,puis force sa gloire éphémère par ruse et immoralité.La fin,discutable,est un contre-pied à ce qui a précédé.En tout cas,une impression de malaise tenace est là.Le fait de forcer les choses,de dépasser les frontières,d'enfreindre les règles,tout cela derrière l'apparence agitée d'un De Niro,parfait en être solitaire,hors de la réalité.Un homme qui se cherche une consistance,la trouvant dans un acte déraisonné.Scorsese condamne sans appel l'importance accordée à la télévision,et stigmatise l'exclusion sociale.Une oeuvre mineure dans sa filmographie,mais une thématique obsédante.
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