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    L'Enigme de Kaspar Hauser
    note moyenne
    4,0
    140 notes dont 26 critiques
    répartition des 26 critiques par note
    5 critiques
    10 critiques
    7 critiques
    2 critiques
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    26 critiques spectateurs

    Parkko
    Parkko

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    3,0
    Publiée le 16 octobre 2011
    Je ne savais rien sur l'histoire de Kaspar Hauser (je ne savais même pas que c'était un film inspiré de faits réels !) donc c'est vraiment sans à priori particuliers que j'ai regardé le long-métrage. On pourra bien entendu regretter une certaine confusion (suite à de trop nombreuses élipse et un scénario parfois nébuleux), mais le film n'en demeure pas moins intriguant et intéressant tout en laissant une réflexion sur la condition humaine. Et puis le film ne m'a pas laissé un très fort souvenir.
    tzara1
    tzara1

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    2,5
    Publiée le 14 mars 2011
    Histoire sur un homme ayant passé ses 20-25 permières années en prison, sachant à peine marcher et parlant avec difficulté. Herzog ne cherche pas à expliquer le pourquoi de l'enferment de cette homme, mais plutot de se mettre de son point de vue, du premier regard qu'un etre humain porte sur la nature ainsi que sur son entourage. Les plans sur la nature en mouvement (blé au vent, riviere...) sont d'une grande beauté, mais hélas le film souffre d'un rythme très lent, et certaines scènes manquent de cohérences.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    4,5
    Publiée le 13 juillet 2017
    D'une beauté profonde stupéfiante. Un talent hors pair pour mettre en scène l'éclosion d'un être. L'histoire est bouleversante mais l'art de la raconter l'est davantage. Tout est dans l'histoire de la caravane : il avance dans la nuit et c'est quand il arrive dans la ville que l'histoire s'achève. L'histoire de sa vie. Il n'a connu que la genèse de l'humanité. Elle n'avait pas commencé. C'est sublime et d'une portée philosophique incroyable.
    selenie
    selenie

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    4,0
    Publiée le 26 février 2010
    Histoire vraie, étonnante, bizarre mais vraie et la première force du film est justement une très grande fidélité aux faits historiques avérés. Herzog arrive justement a recréé une sorte d'ambiance mystérieuse (une de ses spécialités) qui colle parfaitement au destin peu commun de ce Kaspar hauser qui n'est au final pas sans rappeler un certain Masque de fer. Bruno S. qui tient le rôle principal est à la fois une force et le problème du film à cause de l'émotion... Au début surtout le côté "robot" est trop appuyé et manque d'humanité. Dommage car le chef d'oeuvre n'est pas loin. En tous cas c'est un film aussi surprenant que l'histoire qu'il relate. A voir.
    Jipis
    Jipis

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    4,0
    Publiée le 6 juin 2012
    Je suis venu, calme orphelin, Riche de mes seuls yeux tranquilles, Vers les hommes des grandes villes : Ils ne m'ont pas trouvé malin. A vingt ans un trouble nouveau Sous le nom d'amoureuses flammes, M'a fait trouver belles les femmes : Elles ne m'ont pas trouvé beau. Bien que sans patrie et sans roi Et très brave ne l'étant guère, J'ai voulu mourir à la guerre : La mort n'a pas voulu de moi. Suis-je né trop tôt ou trop tard ? Qu'est-ce que je fais en ce monde ? Ô vous tous, ma peine est profonde : Priez pour le pauvre Gaspar !. Ces vers de Paul Verlaine écrits en 1873 sont destinés à un être mystérieux, hirsute, grimaçant, au sommeil lourd. Tenant à peine sur ses jambes. Son infirmité est lourde traînée par des mains anonymes dans une nature verdoyante ondulant au rythme des vents. Gaspar Hauser âgé d'environ seize ans et découvert au mois de Mai 1828 bras gauche tendu tel une statue de pierre au milieu d'une place sous les regards inquiets d'autochtones découvrant une telle posture. Il porte une lettre destinée à un capitaine de cavalerie et ne prononce qu'une seule phrase apprise par cœur : « J'aimerais devenir un combattant comme le fût mon père." Recueilli par la collectivité Gaspar montre une ignorance inégalée, il ne sait ni lire ni écrire, recrache ce qu'il mange, n'offre qu'un regard fixe envers ses protecteurs. Un intérêt pour les bases de l'existence et néanmoins découvert, Gaspar nourrit patiemment un oiseau. Le contact de la chaleur et la douceur de la main d'un bébé déclenche des larmes. Ce jeune homme a des sens. Les progrès sont fulgurants, il apprend le mécanisme de la nature, la musique, les sons, la parole mais le destin veille entretenant un mystère contrariant un mécanisme interne évolutif. Werner Herzog habille ses œuvres d'échecs, Fitzcarraldo, Aguirre et Gaspar sont anéantis par des destins contradictoires programmés afin d'obstruer des mécanismes d'énergies, un genre de grandeur négative ou les oppositions sont des affirmations antinomiques. Gaspar ne se délecte provisoirement que de cette seconde naissance intellectuelle offerte par des mots captés et renvoyés. L'encadrement est doux, patient envers cette entité à façonner, pourtant toutes ces sollicitudes sont vouées à ne pas réussir. Ce curieux personnage emporte son parcours que l'on peut définir afin d'épiloguer sur un sujet bien mystérieux comme un bâtard le fruit d'un amour adultère escamoté à la naissance, un masque de fer gênant qu'il ne faut surtout pas faire grandir intellectuellement. Ce n'est qu'une suggestion pour conserver la maîtrise d'un dénouement que Gaspar privé du potentiel d'une intuition divine ne peut fournir faute de temps. Le mystère Gaspar Hauser reste entier pour l'éternité.
    AMCHI
    AMCHI

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    1,0
    Publiée le 3 décembre 2013
    Werner Herzog réalise un film sur l'affaire Kaspar Hauser (je connaissais l'histoire dans ses grandes lignes), sujet intéressant qui avait de quoi alimenter un film historique passionnant. Mais rapidement il s'enfonce dans des longueurs et une lenteur un peu exaspérante, une style déjà qui ne m'avait pas plu dans Aguirre par contre Fitzcarraldo et Nosferatu me plurent beaucoup. Un ton naturaliste presque documentaire froid et sans émotion.
    Nicolas L.
    Nicolas L.

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    2,0
    Publiée le 23 octobre 2018
    J'ai du mal avec Herzog. Il y a dans son cinéma quelque chose qui m'attire mais qui, une fois devant l'œuvre, finit par m'ennuyer. Celui-là n'a malheureusement pas échappé à la règle. Sujet intéressant, philosophiquement stimulant mais vieillot et très mal joué. Et une mise en scène plan plan...
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,0
    Publiée le 3 décembre 2013
    Kaspar Hauser est apparu en 1828 dans une rue de Nuremberg. Depuis lors, l'énigme autour des origines de l'adolescent qui avait passé toute son enfance dans un cachot sans aucun contact humain fait partie de la légende allemande. Pas étonnant en 1974 que Werner Herzog artisan du renouveau du cinéma allemand qui fonde son art sur l'observation des marginaux s'empare de ce fait divers extraordinaire. Comme avec "Aguirre, la colère de dieu" qui lui a amené la reconnaissance internationale deux ans plus tôt, Herzog tient à se rapprocher au plus près de la réalité pour mieux la sublimer. Son film est à mi-chemin entre le récit documentaire et le film de fiction onirique. Ce style si particulier peut tout à la fois fasciner ou irriter. Herzog dont le talent narratif et pictural est reconnu a toujours fait l'objet de vifs débats au sein de la critique internationale. Au-delà de relater l'histoire de Kaspar, il s'interroge sur l'émergence au monde d'un homme parvenu à l'âge adulte et la scène d’ouverture qui se veut une succession de vues de la campagne allemande n’a pas d’autre but que de nous mettre en lieu et place de Kaspar qui découvre pour la première fois l'univers extérieur . Bruno S acteur amateur qui fera un autre film avec Herzog prête de manière très efficace sa marginalité au récit proposé. A travers Kaspar Hauser, c'est un peu une histoire actualisée et revisitée d'Adam que nous narre Herzog. Le leitmotiv constant d'Herzog est que l'homme détruit tout ce qui lui a été donné en cadeau par la nature. Cette sublimation d'une osmose entre l'homme et son environnement a conduit certains à accuser Herzog d'une sympathie pour une partie des doctrines nazies. Pour Kaspar, comme souvent chez Herzog la suite est un long chemin vers l'abîme. Recueilli par différents nobles ou bourgeois, Kaspar un moment montré comme bête de foire ne pourra jamais réellement trouver sa place dans la société et il mourra assassiné de la main qui lui aura ouvert la porte de son cachot. Un film précieux et unique.
    stebbins
    stebbins

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    4,0
    Publiée le 19 juillet 2008
    Un très beau film, magnifiquement accompagné de la musique de Pachelbel et celle d'Albinoni. La principale révélation de cette oeuvre baroque restera Bruno S., jeune acteur amateur au passé difficile et au destin avoisinant celui de ce personnage touchant qu'est Kaspar Hauser. Plastiquement, le film est magnifique et la mise en scène de Werner Herzog est incroyablement constante dans sa maîtrise. Une très jolie fable sur l'apprentissage et le savoir, qui évite le piège du cours de philosophie démonstratif et pompeux. Ici, tout est très visuel ( comme toujours chez Herzog ) et poétique. L'intérêt de ce film réside moins dans le pourquoi que dans le comment : en effet, on ne sait pratiquement rien du passé de Kaspar Hauser et l'on n'en saura guère plus à la fin du film. Il s'agit de voir ( et c'est là toute l'originalité du film de Werner Herzog ! ) comment un bébé de 30 ans découvre le monde après toute une vie d'inaction. Il en résulte une oeuvre poignante, jamais condescendante et incroyablement sensible. Werner Herzog est décidément un artiste étonnamment moderne. Et pour cause : son film n'a pas prit une ride. Brillant.
    Sergio-Leone
    Sergio-Leone

    Suivre son activité 128 abonnés Lire ses 1 093 critiques

    4,0
    Publiée le 19 juillet 2010
    On est toujours sûr de ne pas se tromper quand on regarde un film d'Herzog, technique impeccable avec un visuel proche des peintures des plus grands maîtres et une construction narrative intéressante. Les thématiques sur l'être humain sont toujours traitées avec beaucoup d'intelligence voire d'humour dans des histoires fabuleuses partant parfois de simples faits divers comme cela semble le cas ici. Une bonne histoire et un visage intéressant et souvent peu flatteur d'une certaine humanité. Le film pourrait ressembler à une adaptation cinématographique de l'idiot de Dostoïevski où un personnage d'une pureté "maladive" est confronté presque malgré lui aux autres.
    Moorhuhn
    Moorhuhn

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    3,5
    Publiée le 8 octobre 2011
    J’aime beaucoup les deux Herzog que j’ai vu (Aguire et Fitzcarraldo) et l’énigme de Kaspar Hauser n’est pas fondamentalement différent de ces deux films même si le sujet traité est différent. C’est sur la forme qu’on reconnait immédiatement Herzog. Des plans avec son personnage dans la nature avec pour seul fond sonore les bruitages naturels, des passages plus troublants, Herzog aime semer le doute au détour d’un plan (Une pensée pour ce mystérieux personnage tout de noir vêtu). Il y a des scènes que j’aime beaucoup, comme l’introduction et la scène suivante sous ce magnifique canon de Pachelbel. Plusieurs scènes sont marquantes de par leur beauté, la musique est aussi utilisée de manière pertinente et rend le tout encore plus beau. L’histoire nous raconte l’incroyable destin de Kaspar Hauser, séquestré durant toute son enfance, ne connaissant aucune éducation et étant ainsi une sorte d’homme sauvage à son arrivée dans le monde civilisé. Il est amusant de constater que Hauser rejette ce milieu qu’il ne supporte pas, Herzog pointe avec malice l’hypocrisie de cette société pas foncièrement différente de l’actuelle mais il a ce côté critique envers la religion et sa fâcheuse tendance à posséder l’esprit de Hauser qui ne croît pas en Dieu, on ne lui a jamais appris son existence avant et il ne pense pas qu’il y ait un être supérieur qui régule tout. Le film est également assez touchant, il y a cette très belle scène où Hauser découvre un bébé et s’amuse à le bercer, c’est touchant de le voir découvrir enfin la vie à travers des petits instants plutôt banals. Il y a un zeste d’humanité et d’invitation à la tolérance, j’aime bien ce film, ça manque juste de rythme à mon sens mais globalement c’est vraiment beau, le personnage est attachant et il y a un fond intéressant. Vraiment bien.
    Eowyn Cwper
    Eowyn Cwper

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    4,5
    Publiée le 17 avril 2018
    septiemeartetdemi.com - Revenu d'horizons lointains (ayant tourné au Pérou) comme d'idées moins exotiques par l'endroit comme par la forme (Les Nains aussi ont commencé petit était tout à fait étrange), Herzog ne pouvait guère se permettre de perdre le rythme. Défi réussi avec Kaspar Hauser. Rarement un réalisateur aura mieux su mettre « à sa sauce » une histoire réelle. Malgré les atours que le scénario arbore et qui peuvent nous laisser supposer cette nature originelle, l'histoire est tellement idiomodelée – et cela sans tricherie ou liberté d'adaptation – que c'en est presque invisible. Elle est comme un ballon rempli complètement d'une œuvre du septième art géniale, sans qu'il paraisse prêt à exploser ou que le film semble en dépendre comme d'un support. « Rien ne vit plus en moi que la vie », dit Kaspar... « Rien ne vit plus en mon film que l'histoire », pourrait en dire l'auteur. Comment croire que des personnages si éclatants de personnalité puissent avoir été vrais, ou être nés du glauque ? D'où les acteurs tirent-ils cette ferveur et ce naturel qu'on sent dans leur jeu ? En tout cas, s'étant octroyée une belle marge de manœuvre, cette réussite générale n'a pas empêché le réalisateur de mettre sa griffe en supplément gratuit, ce cocasse un peu aigre et ces caméos adressés au connaisseur qui rendent certains passages normalement fades drôles et la fin normalement anonyme marquante.
    benoitparis
    benoitparis

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    5,0
    Publiée le 29 mai 2010
    De tous les cinéastes allemand de la grande génération des années 70-80, Herzog doit être le plus marqué par le Romantisme. Il se trouve que l’action de son film se situe en Allemagne à l’époque du romantisme tardif. Kaspar Hauser a d’ailleurs les caractéristiques d’un personnage de ce courant : une individualité lunaire, innocente, victime de la société, ne distinguant pas entre le réel et le rêve, un personnage venu de nul part. Il ressemble à la fin à une sorte de pythie ou de fou voyant racontant ses visions. C’est formellement, le film le plus sobre de son réalisateur, qui peut avoir tendance au pathos, mais un des plus radicaux sur le fond. Bruno S. est terriblement émouvant. La scène ultime peut être vu comme de la dérision acide.
    ygor parizel
    ygor parizel

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    4,0
    Publiée le 14 janvier 2013
    Une histoire incroyable (qui est revenu dans l'actualité d'ailleurs) sur un homme incroyable. Conte philosophique moderne, le film est très réussi mais moins subjuguant que certains autres films d'Herzog, réalisation impeccable .
    gnurff
    gnurff

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    5,0
    Publiée le 18 mars 2008
    Un chef d'oeuvre !!!!!! CAvec les memes elements que truffaut et son "enfant sauvage" (acteurs non professionnel, meme époque, histoire similaire) Herzog nous sort un film bien plus intérressant bien plus prenant bien plus violent (au bon sens du termes) un grand bravo et à voir en V.O meme si le peu de VF que j'ai testé semble respectueux
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